Que les élus et réélus n’oublient pas leur mission

Toute la fin de l’année de l’an 2013, que nous venons de vivre, avec vous, nous l’avons lu, entendu , ressenti : c’était toujours la même analyse, la même introduction, ou la même conclusion des discours ou des écrits, au fil du quotidien des jours et des nuits, à la télévision, dans la rue ou dans les autres lieux de vie en commun.

Thème général : Les Français perdent le moral. Ils sont inquiets, angoissés même, tant ils craignent l’avenir, le déclin de leurs espérances et de leurs conditions de vie, demain et dans les décennies de ce nouveau siècle ! Et surtout pour leurs enfants !

J’avais tant pressenti, ces dernières années, que l’état de dépression du moral de nos concitoyens ne ferait que s’aggraver, qu’au-delà de cette chronique adressée à plus de 2000 destinataires amis, j’ai pensé, écrire et publier un livre sous le titre « L’envie du futur » dont les chapitres sont plus que jamais, d’actualité.

Mais le mal s’aggravant en France autour de nos clochers et beffrois, depuis 2010, en duo avec Mgr Jacques Noyer, nous avons pensé que la crise émanait des esprits et des âmes, autant que de la vie économique, sociale et sociétale !

Et nous avons décidé de réagir ! Et de reprendre, à bras le corps, la vie ! A nous deux, sans nous concerter, et en fonction de nos expériences réciproques, nous avons voulu donner sens à toutes les étapes, à tous les aspects, à toutes les valeurs de ce bien le plus précieux du monde qu’est la vie ! Des valeurs jugées en voie, ou en risque de dégradation! Pendant plusieurs mois, côte à côte, de Lille à Arras et à Berck, des Librairies d’Etaples et de Montreuil sur Mer au salon du livre du Touquet, de la très belle librairie d’Abbeville à celle d’Amiens, nous avons dédicacé notre ouvrage à des acheteurs très divers.

Point commun à nos lecteurs : un besoin de retrouver confiance dans la vie ! Et l’année s’est achevée pour nous, dans le sentiment partagé de la conviction que nous devions continuer à contribuer à relancer le moral des troupes !

Puis Noël est venu ! Les yeux tout éblouis par ses lumières, nous avons ressenti que la plus perçante et la plus apaisante venait des lueurs de la crèche… Et le lendemain de la nuit, à l’heure de l’angélus, un homme en blanc est apparu de son balcon de Rome.

C’est lui, qui a marqué du sceau de sa silhouette élancée, l’année 2013 ! C’est lui, au nom de François, qui a fait comprendre, à partir de son message du Vatican, dans un langage très simple, la vérité de notre temps. Cette vérité, c’est qu’en se grisant dans sa mondialisation, l’humanité perdait le sens du respect du divin dans l’humain. Ce divin qui explique aussi l’origine et la beauté de la nature.

Depuis ce message de Noël 2013, il nous arrive de penser que cette nature, à travers ses déchaînements, comme pour leur faire la leçon sur leur planète, rappelle aux hommes l’horreur des violences dont elle est capable de les faire souffrir ! Comme des milliers d’humains, en perte de conscience, font souffrir d’autres milliers d’humains, qui, tels en Syrie, ou en Centre Afrique, aujourd’hui, voient bafouer le sens de leur dignité.

Ces assassins de notre temps ne font en vérité, que renouveler le sacrifice de la croix où des tueurs ont cloué les mains d’un Jésus qui se disait enfant de Dieu, après avoir voulu prendre la condition humaine.

Il est venu le temps de le rappeler en ce début d’année.

II est venu aussi le temps de rappeler la mission divine des humains, qui est la continuité de l’œuvre de la création! Ce que trop d’élus oublient aujourd’hui… Qu’ils soient croyants ou incroyants, ils oublient que la vie, au fil des siècles, est une œuvre de création continue.

Ils oublient, en effet, qu’il s’agit d’abord, pour eux, surtout en République, de valoriser et de vitaliser les territoires dont ils ont la responsabilité de servir la cause du travail et du bienêtre des populations !

Conclusion, que j’aimerais écrire, en lettres d’or, de cet éditorial de l’an nouveau. Notre sortie de la crise actuelle , à toutes les échelles de nos vies, dépend d’abord de la croissance économique qu’il s’agit de rétablir, par les réformes et les efforts dont l’exemple nous est donné par nos voisins allemands. Comme par le grand peuple américain dont la production a repris la voie du développement.

Mais il nous faut, nous, français, pour atteindre le même but, comprendre que notre futur dépend d’abord de nous : c’est-à-dire de la confiance de notre peuple en ses capacités à faire effort pour s’unir, en vue d’assumer, gouvernants en tête, à tout niveau de notre démocratie, ses devoirs de créativité.

L.D.


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