Automne 2016

La vie, c’est un feu qui brûle. L’humanité en est un témoignage. C’est un feu continu.

Les flammes viennent du cerveau et du cœur des humains. Ces flammes symbolisent l’énergie que chaque citoyen ressent et développe en lui. J’écris ces lignes au contact de la mer, également source d’énergie.

Cette énergie, pour donner vie à cette station, comme à toute entreprise, doit rester collective, en chaque saison de l’année.

Le rédacteur en chef des Echos du Touquet, préoccupé de la vie économique, évoquait récemment dans son billet hebdomadaire, l’abaissement du nombre des emplois générés par l’économie touristique dans la station.

Pierre Leduc le regrettait dans la mesure où Le Touquet était devenu au fil des dernières décennies, une source de travail et d’emplois, durant les 4 saisons de la nature.

Le but de la belle entreprise qu’est devenue la station, a été de produire des séjours valorisant les temps libres de la vie.

Chaque saison, il faut le répéter, a son attrait, dans la mesure même où la nature change de couleurs.

Ces couleurs au Touquet sont celles de la forêt. Et leurs pouvoirs de séduction complètent celui que la mer offre à quelques lieues et à longueur d’année, de marée en marée.

Cette mer qu’on voit danser, enrobée de sa plage.

Une plage plus belle que jamais quand la robe est transparente et n’offre aux yeux envieux que des reflets couleur d’opale.

Le nord de la France a un privilège ; Il offre en vérité un spectacle continu au-delà des vacances d’été : le spectacle de la vraie nudité de ses plages.

En même temps et en retour, celles-ci offrent la garantie de l’air pur soufflé par le vent marin. Je l’ai ressenti en ce mois de novembre 2016, en cheminant devant la mer, au côté de mon fils Léonce Michel, au long de 2 kms de marche… sous un soleil bienfaisant.

C’était au lendemain de la Toussaint. Une Toussaint qui fait penser à celles et ceux qui ne sont plus, surtout sur cette plage, si chargée des souvenirs de tous ceux et celles qui nous ont accompagnés. Mais qui fait penser aussi, devant la mer, à un infini qui apparaît comme un bien commun éternel.

A nous en ce 21ème siècle, de comprendre ce qu’une plage peut apporter à chaque être humain en plénitude.

Jeunes ou moins jeunes, riches ou pauvres, et les urbains d’abord, ont besoin de respiration. La plage l’offre généreusement, peut-être plus encore à l’automne qu’en été.

La France est le pays le plus riche du monde dans le domaine touristique, de par son littoral. Aux maires des communes maritimes de faire comprendre que la mer offre à leurs clients le plus beau des spectacles, que notre climat tempéré permet de côtoyer à longueur d’année. Et ceux qui vivent à ses côtés ont aussi un devoir commun : offrir aux autres la chance d’en bénéficier des attraits.

Léonce Deprez


4 Commentaires

  1. Bomy Paul

    Merci pour ce nouveau billet
    J ai toujours plaisir a vous lire

  2. Très beau texte.Très juste.Toujours une aussi jolie plume.

  3. André Diers

    Cher Léonce; Est ce parce que la France a le plus riche patrimoine touristique que « l’on » va détruire les sites marins par la construction de « forêts » d’éoliennes dites industrielles alors quelles devraient se nommer gadget à moindre rentabilité ? Effectivement profitons vite de ces merveilleux sites comme celui du Touquet, de Yport – Fécamp, du Tréport et même de la baie de St Brieuc avec la proximité de l’Ile de Bréhat, un autre paradis … Mais soyons conscient que nos petits enfants n’auront pas cette chance même si certaines municipalités se battent contre les lobbies tant écoutés par les pseudos écolos et autre Sego !!!!

  4. Merci et Bravo LEONCE de nous faire profiter de tes réflexions et des suggestions et qui les accompagnent

    ALBERT.

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