Pourquoi le D.O.O. fait-il si peu recette ?
Lundi soir 5 mai, salle  du deuxième étage du théâtre de Montreuil sur mer, réunion publique organisée pour la présentation du Document d’Orientation et d’Objectifs  du  Schéma de cohérence territoriale, dit « S.C.O.T. »  du territoire   de   quatre  communautés de communes de l’arrondissement.
Pourquoi si peu de monde ? Et  même, si peu d’élus ?  Au point où Jean-Marie Krajewski, longtemps conseiller général, et actuel maire  de Berck, ne peut qu’en exprimer des regrets ! Il s’agit  pourtant, officiellement,  de la présentation des objectifs  à atteindre pour assurer le futur du territoire et donc des  populations qui  y vivent !
Explication première : c’est  la porte- parole d’une société d’études, extérieure  au territoire, qui vient dire   ce que doit devenir ce territoire. L’exposé  semble le résultat d’observations que les gens du Pays  ont déjà dans l’esprit, puisqu’ils  y vivent.
Le thème « Bien Vivre » peut être développé  sur chaque parcelle de territoire des régions de France. Et les élus sont bien  en mesure de savoir ce qui manque à la vie de  leur territoire, puisqu’ils y vivent ! 
 Donc, ils ne viennent pas apprendre ce qu’ils savent…..
Surtout, depuis ces dernières années  de croissance zéro,  ce qui manque, à leurs yeux et aux yeux de tous les citoyens  de leur commune, c’est d’abord des sources de travail, donc des  emplois. Des logements aussi, sans doute, mais pour pouvoir en payer  le prix, même de location, les jeunes ménages doivent-ils d’abord être assurés de trouver la garantie d’un  travail !
La vérité, c’est donc que les élus savent que l’essentiel, pour le futur  de leur  territoire, c’est  que leur commune soit bénéficiaire, dans le cadre        leur communauté de Communes, d’une politique  de développement économique, porteuse d’avenir, ce que l’on appelle désormais le « développement durable ».
Or, si j’avais proposé de donner le nom de « Pays maritime et rural du Montreuillois », au territoire des communes regroupées sur quatre pôles géographiques, Berck, Montreuil, Etaples- Le Touquet, Hucqueliers, c’est parce que ce nom révèle, avec le Pays voisin dit «  des sept vallées », des  atouts formidablement attractifs. Car  ce territoire a une situation privilégiée au sud de la Côte d’opale, au sud de Londres, à l’ouest de Bruxelles, et au nord de Paris. Et ses atouts, rassemblés et  joués  dans une  politique basée sur l’attractivité  de l’environnement maritime, rural, et patrimonial, permettent  d’en faire le pôle de compétitivité principal de l’économie touristique de  la Région Nord-Pas de  Calais.
Pourquoi ? Parce qu’il est  reconnu comme  un pôle  d’excellence, fort  d’abord des capacités de séduction de la nature , entre mer, forêt et vertes collines .Et parce que, depuis plus de quarante années, à partir de ses stations  touristiques et de ses villages,  élus et professionnels de groupes privés se sont attachés à  créer  des séjours offerts… durant les quatre saisons. Des séjours générateurs de  vie économique diversifiée, à partir  d’une hôtellerie accueillante d’esprit Nord-Pas de Calais, de commerces et d’artisanat  de qualité France. A partir, aussi,  d’activités publiques et privées liées à la santé et de  temps de vie culturelle  et sportive ou de séjours de formation, de congrès, de cures marines ou thermales ou de randonnées, à caractère régénérateur. Régénérateurs pour l’esprit et pour le corps. Mais oui, beaucoup plus régénérateurs que dans le midi !
Le résultat  de cette politique a été salué  récemment  à Lille, par le président du Conseil régional, Daniel Percheron, parce qu’il s’était traduit par le  taux  de création d’emplois  le plus élevé du Nord-Pas de Calais. Mais pour  continuer à garder ce résultat , il faut que les élus et les créateurs de vie économique se reprennent par la  main et expriment eux-mêmes  plus que jamais, la volonté de faire de ce territoire,  un modèle exemplaire de  l’enfantement  que doit générer  au 21èmesiècle, en  France, le mariage durable   entre  deux politiques, deux ambitions,  à ne plus désormais   séparer : la politique et l’ambition environnementielle, dont la nature doit être la base, et la politique  équipementielle, tel, pour  prendre un seul exemple,…..  un port-nature Canche de plaisance… à la pointe de notre estuaire .
Ce sont  ces deux ambitions, ces deux politiques qui doivent   désormais  motiver les efforts et les talents humains et entraîner  les élus  à se rassembler  et à se  mobiliser,  pour  concevoir et préparer   leur devenir sur ce territoire français qui est un don de Dieu et de notre Histoire.   L.D.
                                                                                                             


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Générations nouvelles, c’est à vous de vouloir !

Et si nous tentions, mettant à profit  des premiers  rayons de soleil tant attendus,  d’insérer un peu de   printemps dans les esprits            ?  Je le ressens presque comme un  devoir,  de retour de Paris où, autour d’une table ronde rassemblant journalistes et élus, j’ai pu juger  la dégradation  du  contenu  des  débats démocratiques. Les conversations étaient amenées à se limiter à s’abaisser  aux commentaires  suscités par la publication des comptes   en banques des  ministres, en attendant ceux des parlementaires. Au lieu d’éclairer  les citoyens  sur les étapes à franchir dans leur  marche vers le futur.
Dans cette marche d’une France divisée et qui  ne voit pas clair face à son avenir, les plus  privés de boussoles, ce sont les générations nouvelles. C’est  donc à elles que  je dédie,  prioritairement, ces lignes, cette semaine.
La première  boussole, pour elles,  doit rester la famille.  Même   si son unité a pu souffrir, depuis ce début de siècle , sous l’effet  des  novations technologiques et des formidables progrès  des communications  qui font  vivre dans un monde  de plus en plus ouvert et accessible,  la famille demeure un point de repère , de rapprochement   et  de solidarité de base de notre vie en société. Certes,  peut-elle  être conçue, en notre société de liberté, pour être vécue différemment, selon le choix de ses composantes, à plusieurs niveaux. Mais  la base de la famille est et restera   faite des liens que  la loi  de la nature génère, en accouplant des êtres de sexe masculin et féminin. Des liens qui se renforcent à partir  des enfants et des  petits-enfants.
 A cet égard, la France d’aujourd’hui démontre qu’elle  est toujours consciente de la fonction vitale des familles. Avec un taux de fécondité de 1,97 issu des   accouplements masculin-féminin, la   France continue de démontrer à d’autres  pays de  notre Union européenne l’efficacité de politiques familiales actives et la possibilité de concilier, en famille,  vie professionnelle et enfantement .Et  elle donne , sur ce point un bon exemple à l’Allemagne.
L’Union européenne permet et impose  même  que chaque peuple s’inspire des  politiques qui ont   fait leur preuve, à l’échelle de chaque nation .Ce doit être  le cas,  à partir de l’exemple français, pour la natalité. Ce doit être aussi le cas, à partir de l’Allemagne, pour la politique permettant la compétitivité des entreprises, et la  réduction du fléau du chômage.
La seconde  boussole, nécessaire aux jeunes,  est  le  développement économique durable   que chaque Région de France doit se donner comme objectif, dans une compétition qu’ils savent  devenue  mondiale…
Ces  jeunes,  en fonction de leur formation  et au- delà   de  leurs études, se sentent  attirés   par les Régions de France ou les pays dont les entreprises  révèlent leurs capacités d’assurer des emplois durables  et des chances   d’avenir professionnel. C’est une de mes petites filles, au prénom d’Hélène, devenue architecte, qui me confiait cette vérité comme une confidence, exprimée, comme à  regret, mais avec la conviction des 27 ans éclairés par la bougie de son anniversaire.
C’est  pourquoi, plutôt que d’attiser le feu  des raisons que nous avons de nous opposer à l’Allemagne , aujourd’hui , ou demain , devons- nous entendre l’appel du président  de la Fondation Robert  Schuman , Jean-Dominique Giuliani, en nous attachant à concilier nos exigences entre France et Allemagne pour aboutir à une politique  européenne faisant gagner des points à  notre  vie commune ,  industrielle, agricole, maritime  et touristique .
 La  troisième boussole,  qui manque aux yeux des jeunes,  et à notre société en marche cahin-caha, est la boussole d’une force démocratique européenne. C’est cette force qui  doit  relancer la croissance,   durablement, en France  et au-delà de nos frontières,   en  harmonisant   progressivement, entre Etats de notre Union européenne,   les charges sociales,  environnementales et fiscales pesant sur le cout du travail. Et ,  en  imposant , au niveau de  la compétition mondiale ,   le respect , par Mittal  y compris, dû  à une   force de frappe financière qui, sans gouvernance politique suffisante, mais en additionnant toutes les interventions de sauvetage ,  a su être capable d’atteindre le financement de trois Plans Marshall ! Rappelons- nous qu’un plan Marshall est évalué représenter 1 000 milliards de dollars actuels…
Comment les citoyens  européens pourraient – ils hésiter encore  à se  donner l’autorité d’une gouvernance politique commune européenne, quand on  sait qu’aucun autre ensemble politique dans le monde ,entre le début de cette crise, en 2008, et aujourd’hui ,  n’aurait  été capable de mettre en  disponibilité  autant  de ressources   financières ?
La vérité, c’est que les élus actuels ne s’attachent pas suffisamment à convaincre  les peuples. Les grandes voix  de notre passé tragique  du vingtième siècle manquent  pour se faire entendre. Mais le moment est venu    ce sont les  jeunes générations qui vont devoir exiger, de leurs élus, qu’ils aient le courage d’exprimer  une  volonté forte et entrainante, dépassant les considérations partisanes et les obsessions personnelles de pouvoir :  la volonté de donner à  notre  Union européenne  la force politique, démocratique , humaniste,  économique , financière,   susceptible d’assurer l’équilibre de  notre monde, en ce 21ème siècle.
 Jeunes générations, c’est à vous, désormais, de  vouloir créer la grande Démocratie Européenne qui sortira la France  et ses Nations- sœurs d’Europe…du  tunnel de la croissance zéro !
Est-ce un objectif dur à atteindre que de mobiliser les générations nouvelles pour convaincre et vaincre les résistances s’opposant à ce grand dessein ?
C’est un but moins difficile et demandant moins de sacrifices que le but de la victoire à remporter dans les guerres de tranchées meurtrières et fratricides du siècle dernier, après l’arasement de villes entières sous les bombes des nations belligérantes. Vivent donc ceux et celles qui sauront rendre l’espoir, dans notre 21éme siècle, aux générations montantes !                          L.D.
                                                                                                                                              


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Légion d’honneur justifie et oblige !
Assemblée générale  de l’ordre de la Légion  d’honneur, samedi 6 avril  2013, en la capitale administrative montreuilloise du sud de la Côte d’Opale, là- haut , sur la carte de France . Là où le Pas de Calais révèle sa  vérité humaine maritime et  rurale. Une double  vérité qui, au sud de Londres et de la côte anglaise, par-delà la Manche, donne à ce territoire privilégié, dont Le Touquet est le phare,  une vocation   de  pôle de  compétitivité de l’économie  touristique de la Région Nord-Pas de Calais.
 Du haut de ses remparts, perçant la brume matinale,  la cité ancienne  nous rappelait qu’il avait  eu  raison, récemment à Lille, à la première conférence  régionale du Tourisme, de soutenir  l’ambition  de ce Montreuillois, notre  président du  Conseil régional, Daniel Percheron.
Pas de Nord sans… Pas de Calais ! Ce Pas de Calais qui, de ses terrils entourant désormais le Louvre –Lens, rappelle désormais à des millions  de Français  que  la terre de ces montagnes noires,  il a fallu que des  générations de mineurs   aillent la creuser pour en extraire   l’énergie nécessaire à la France, durant plus d’un siècle !
  Ces médaillés de la Légion d’honneur, honorés  en leur rassemblement  par le sous- préfet et  le maire de la Ville, une ville marquée  de l’empreinte de Victor Hugo, se retrouvent , avec  leurs  conjoints, pour un déjeuner en commun en l’ancien Hôtel-Dieu , heureusement pérennisé et rajeuni   en hôtellerie quatre étoiles. 
Ces figures, regroupées pour leur  rendez-vous annuel,  représentent,  par le parcours de leur vie, un formidable faisceau de valeurs humaines, reconnues  par la République, comme autant de rayons de lumière éclairant leur temps et leur région. Des rayons de lumière…en ces semaines  de  ciel gris, où les Français  peinent à ressentir, face au futur, les chances  qu’ils ont d’être  la France.
En les écoutant, en entendant leur président départemental, un   militaire  qui a gagné ses galons, de caporal-chef à… général, au service de la France, en étapes de deux ans, et soutenu jusqu’en Roumanie, au temps du rideau de fer, par une épouse  et  mère de  famille admirable,  je me posais une question. Je me demandais  pourquoi, dans chacune  de nos Régions, ces chevronnés,   dont  la vie a mérité le tableau d’honneur, n’étaient pas davantage appelés, en notre  République, pour     éclairer  les chemins de leurs concitoyens. Et pour  stimuler les énergies en vue de  gagner les combats de la vie.
Je me demandais pourquoi, en nos démocraties, on enfermait  dans leur passé, distinctions  méritées une fois  reconnues,  des hommes et des femmes, dont  la preuve  des qualités  a  pourtant été démontrée ….
Faut-il laisser croire aux citoyens que  l’intérêt général et le  bien commun   ne sont   l’affaire  que   de ceux  dont on dit, en déformant  d’ailleurs son  sens, qu’ils font  de la politique ?
Il suffit  de vivre quelques heures autour d’une table de  ces serviteurs de la République,  reconnus efficaces et exemplaires, dans  tel ou  tel domaine  de la vie, militaire ou civile,  économique, sociale  
éducative,  culturelle, pour comprendre à quel point leur expérience, leur sens de l’intérêt général, pourraient éclairer utilement   les élus, à tout niveau des décisions à prendre , des projets d’avenir à réaliser , du niveau local au niveau régional ou national .
C’est que  la Démocratie, pouvoir du peuple, se  laisse trop facilement enfermée derrière  les cloisons  d’intérêts de partis ou d’obsession personnelles,qui l’asphyxient  et la privent  de l’air  pur dont elle a besoin, à partir  des qualités   humaines    qui font  la   force d’une  nation. Des qualités  humaines qui représentent , sous le signe  de l’ordre de la Légion d’honneur  ou du Mérite national, au service de  l’intérêt général, une réserve d’énergies et de compétences  et qui sont  insuffisamment  mise à profit au service  du bien commun de notre République .
A l’heure où l’actuel gouvernement  recherche la voie à tracer  et les concours à rassembler pour  aboutir à une nécessaire moralisation  de l’action publique, pourquoi  ne pas associer à cet objectif , souhaité par  tous les Français,  cette   formidable  cohorte que représentent, en valeurs  humaines de nos Régions de France, les meilleurs serviteurs  de nos grandes causes nationales.  Et pourquoi, plutôt que de contenir leurs compétences  et le fruit de leur expérience dans la commémoration du passé, ne pas les consulter et les associer à la construction du futur ? La France a des valeurs humaines qui ne doivent plus demeurer seulement des témoins du passé et   qui   sont en mesure d’être encore des bâtisseurs  d’avenir.
Légion d’honneur  justifie et  oblige.    L.D.
                                                                                                                                                          


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Un Pape François…bienvenu 
La fumée noire s’élevant  sous  le ciel  romain, en cet   hiver qui n’en finit   pas   de nous coiffer de  ses nuages gris, nous semble déjà lointaine. Nous ne pensons plus  qu’à la fumée blanche …
Mais aussi … au silence qui  l’accompagna après l’annonce  du  nouveau Pape élu.
Son nom n’était pas attendu. Et la foule, … dont  nous,  devant  nos téléviseurs,  se demandait : «  qui est-ce ? »
C’est que l’Esprit Saint n’a pas de  porte-parole. Et  la voix secrète qui  a inspiré le vote final des 125 cardinaux   les incita  à choisir le successeur de Benoit XVI à l’autre bout  du monde…Cette voix   leur a dit : «  Ne pensez pas qu’à vous ! Et à ceux qui vous sont les plus proches ! Pensez à ces six milliards  et demi d’humains qui constituent votre monde  d’aujourd’hui ! Aux  plus  d’un milliard d’humains  qui  partagent  votre foi catholique, mais  aussi aux plus de cinq milliards d’autres humains qui , de tous pays ,   à travers notre globe terrestre , sont   attachés à une autre  religion , ou ne connaissent pas   la chance d ‘une foi en une puissance divine au-dessus de leur tête ! Pensez à ces peuples qui souffrent !  Et dites-vous bien que votre Christ, à  travers ses  paroles  et celles de ses apôtres, que vous transmettez  depuis Pierre,   ouvre  sur la croix ses bras à tous ! »
Et c’est ainsi quel le nouvel homme en  blanc, sur le balcon du Vatican, s’est  retrouvé être la haute silhouette  d’un archevêque  venu  de l’Amérique du sud, porteur du prénom de François ! Un prénom  choisi, pour la première fois de la part d’un  Pape, parce qu’il voulait  inscrire  ses pas   dans la continuité de ceux de Saint François d’Assise !
Un saint, qui  s’est voulu être  au 13ème siècle  un supporter passionné de l’œuvre divine de  la création, de la beauté et de la diversité de la nature et de la  première richesse qu’elle a engendrée   pour la   valoriser   et la pérenniser   qu’ est la  richesse humaine. Une richesse humaine qui impose le respect de sa dignité  à travers  la diversité des  peuples et   des  religions  qui ont fait jusqu’à  ce 21   siècle, et d’un continent  à l’autre,  la trame de l’histoire   du monde…
Ce François, à l’ouverture tant attendue du printemps en cette année 2013,  semble  apporter  le souffle  bienfaisant d’un esprit de fraternité, de chaleur fraternelle,  en ce monde d’aujourd’hui perturbé par  tant d’affrontements et par tant  de  tentations d’enfermements. Oui, j’insiste  sur le mot d’enfermements ! Je  veux les préciser. Car ils  risquent d’asphyxier les ardeurs de nos jeunes générations.
 Enfermements des  citoyens en eux-mêmes, dans la  coquille de leurs individualismes et  de leurs égoïsmes, en nos nations européennes dont on dit  qu’elles se déchristianisent…Enfermements  des électeurs et électrices  derrière   de fausses cloisons   partisanes   qu’on   dresse,    en créant une dangereuse coupure de  la France en  deux,  pour satisfaire, à tout niveau,  des  carriérismes  électoralistes … plus que l’intérêt général et le bien commun. Un intérêt général et un  bien commun  qui pourraient pourtant rassembler les Français  ne partageant  pas les  positions de partis extrémistes…dont on sait qu’ils ne gouverneront jamais. Enfermements   de nos vingt-sept  peuples  européens derrière de nouveaux murs, à ciment  d’origine nationaliste, évocateurs  pourtant  d’un siècle  de tragédies de guerres affreuses  et de dictatures odieuses…  Enfermements sous les voiles d’un fanatisme islamiste… interprétant faussement  le coran, de peuples  méditerranéens    ou moyen- orientaux   qui  aspirent à vivre libres et indépendants et que l’on  condamne à  vivre en guerre permanente, et  jusqu’à  la guerre  civile, comme en Syrie.
Ce nouveau Pape semble venir nous dire « Halte là ! » Et,  même  s’il n’a pas le sourire  imprégné de douceur de son prédécesseur Benoit XVI,  il  nous  rend le service  de dire, avec une grande  simplicité, qu’ils doivent faire preuve de plus d’humilité… ceux qui ont  voulu être aux postes de responsabilité. Et  il leur rappelle, avec insistance,  qu’ils    doivent penser agir  d’abord pour ceux et celles qui vivent dans la pauvreté.  
Mais attention ! Penser aux pauvres, ce n’est pas seulement  leur tendre la main,  c’est se solidariser  pour vaincre cette pauvreté. Cette pauvreté qui permet, comme le dit  ce François,  de s’attacher à l’essentiel. C ’est  créer des sources de vie  économique nouvelle , d’emplois nouveaux,  durant   des  mandats  à  court   terme, mais  pour  un développement   durable, c’est à dire à long terme. Ce qui impose de   vouloir unir  les forces  pour y parvenir,  au lieu d’entretenir  des divisions qui affaiblissent  l’énergie motrice d’une  communauté humaine.
 Lui, François, se battra pour unir. C’est pourquoi, il témoignera  de  sa volonté  de maintenir  le cap  de l’œcuménisme, dans le sillage de ses prédécesseurs.  Et c’est pourquoi, aussi, il exprimera sa  détermination  de réaffirmer l’engagement du dialogue dans toutes les directions.
Ainsi donnera-t-il l’exemple, en incitant les « mondains » de notre temps à sortir  de leurs enfermements.
 Qu’il soit donc le bienvenu, ce Pape François,  d’un  bout à l’autre  de notre monde ! Et qu’il puisse ainsi inciter  notre Union européenne à sortir  de ses crises actuelles. Crises économique, financière, sociale, mais aussi et surtout morale  … dans lesquelles, par   manque d’esprit d’union des  forces et  par oubli   du  sens du mot , républicain  autant que chrétien,de fraternité, elle s’est elle-même, France comprise, enfermée !   L.D.
                                                                                                                                                 


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Serge Perard
C’est selon votre souhait que  le maire honoraire que je suis désormais, mais aussi le grand ami de votre famille, adresse,  ce vendredi 15 Mars 2013,   un dernier  adieu  à  votre mari, chère Marguerite, et à  votre père, chère Colette.
Je   suis sûr que , vous tous  , membres de sa famille, prêtres , évêque,  élus , amis , compagnons de travail  qui ont connu Serge Perard, ici rassemblés en cette église Jeanne d’ Arc, vous partagez   l’émotion que je ressens  pour lui  dire au revoir et  merci.
Votre assistance  en témoigne : La vie de Serge Pérard est de celles qui ont fait honneur à  la Région Nord-Pas de Calais. Mais, à une  époque où s’expriment tant de désespérances, elle  honore aussi    la France.  Ce que représente la société française, dans la vérité de sa vie, depuis 1920, date de la naissance de Serge Perard.
Vous , habitants de Dannes  et des villages voisins, qui avez vécu au côté  de la famille de cinq enfants, nés à Dannes et dont  le  père était ouvrier à la cimenterie  , toujours en vie en 2013, vous devez être fiers de voir aujourd’hui autant  de  monde  autour du cercueil de Serge Perard. Et vous devez vous dire : Il a vécu une jeunesse de fils de travailleurs ! Et, par son courage, son esprit d’entreprise, sa passion pour  son métier, pour sa famille, pour son territoire,  il a eu le mérite de devenir une figure de proue de la station du Touquet Paris-Plage !
Vous  , Etaplois,  dont la vie   professionnelle et familiale est axée sur les produits de la mer,  vous avez du être étonnés , puis admiratifs, de voir un fils de travailleurs de l’usine de Dannes  se retrouver au côté de vos familles  étaploises, pour les rejoindre ,  chaque jour, vers 5 heures du matin  au port de Boulogne  pour prendre livraison des produits de leurs Pêches. Et  vous  avez dû être heureux,  de voir ce  Dannois, s’engager  pour vendre   les produits de mer  et s’attacher à les valoriser.
Vous, Touquettois   , qui avez vu Serge Pérard   , s’engager   dans le métier  de commerçant , en commençant par vendre  le poisson sur un étal  au marché couvert du Touquet ,en 1952 et 1953 ,    vous devez  penser aux étapes qu’il a dû franchir. Vous le revoyez, certains d’entre vous, lancer  une petite  poissonnerie, rue de Metz, quand le Touquet ne vivait que le temps d’une saison d’été.  Vous l’avez vu, entre 1960 et 1964,   vouloir, sans tarder,  acquérir le magasin voisin pour créer un restaurant spécialisé  dans l’offre  des  produits de la mer, commerce spécifique qui  manquait  au centre- ville de la  station.
Vous l’avez vu ainsi pouvoir créer, joint à son commerce, le restaurant de  poissons  susceptible   de devenir un rendez- vous   apprécié au cœur du centre-ville.  Et  dès les années 65 et 66 vous , Touquettois, vous l’avez vu devenir un des  premiers animateurs  des efforts  que la station devait faire ,  avec le concours des commerçants ,  des Hôteliers  et des   restaurateurs, et sur l’impulsion municipale, pour que    le Touquet Paris Plage  se valorise  et se vitalise, en  épousant les quatre saisons de la nature  .
 J’ai pu juger, intimement  ,  comme premier  adjoint  au maire  ,puis comme maire , le courage , la ténacité et le talent   dont Serge Pérard fit preuve,  en duo avec son épouse, et avec  son équipe ,  pour  créer, avec  toutes  les forces vives de  la commune , la dynamique des quatre saisons du Touquet Paris-Plage. Et je peux dire aujourd’hui, en exprimant la reconnaissance officielle du Président et des élus la Région Nord Pas de  Calais, que Serge Pérard  fut , au fil de quarante  années que j’ai vécues à ses côtés, un  des pionniers  de la transformation  progressive du Touquet Paris-Plage , station de vacances
 d’été, en station  européenne des quatre  saisons. Oui , européenne, car Serge Pérard le comprit très vite . Il visa la     clientèle européenne pour développer le succès de son restaurant.Et il savait que la clientèle anglaise, puis, la clientèle Belge, Hollandaise ,  allemande  , attirées par la renommée de la soupe de  poisson qui porte son nom ,  pouvait ,  et devait ,par les attraits de la station, devenir la chance d’avenir du Touquet,  et celle de la Côte  d’Opale.
Mais la renomée de la fabrication  de  la soupe   de poissons  fut telle que  nos déjeuners de travail, autour d’une  lotte à l’oseille  , qu’il  me recommandait  toujours, tendirent , au fil de débats sur dix  années,  à le convaincre de  décentraliser sa fabrication  dans une  entreprise  moderne et  très spécialisée    créée par la Ville, sur la Zone économique voisine de l’aéroport.
Ce fut la dernière étape de la remarquable réussite de la vie de Serge Perard.
Mais la vie   est faite aussi de drames, et d’affreuses injustices. Et  l’accident, qui couta la vie, quelques jours après l’inauguration de la nouvelle entreprise,  au fils  de M. et Madame Perard, qui portait le même prénom que son père, fut un des drames et des grands malheurs  que nous avons vécus au Touquet au cours de ces trente dernières années.
Il  fallut le courage de M. et Madame Serge Perard pour surmonter cette terrible épreuve. Il fallut aussi que l’amour  de  leur fille Colette et  son union avec Lionel, fils ainé de Rose Courchel, Hôtelière à Etaples, viennent à leur secours.
Ces deux familles de chez nous, partagent  la même passion  et la même volonté de vaincre face à la vie. Leur union , dans un même esprit de respect de la valeur du travail, a permis  à l’usine de poissons de répondre aux espoirs placés en elle, et dans  le labeur quotidien de ses dix salariés.
Et aujourd’hui,  c’est plus d’un million de bocaux par an qui sortent de l’usine, en trois gammes de soupes devenues réputées à travers la France, et même au- delà de ses frontières.
Vous tous, ici, rassemblés dans cette église Jeanne d’Arc, que vous veniez de Dannes, d’Etaples , des villages voisins du Montreuillois ou du Touquet, vous continuez  à vivre par la pensée  le rayonnement  de  la personnalité de Serge Perard . Et tout ce que nous lui devons.
C’est pourquoi, au nom de tous, je lui dis, Merci,  ami Serge,  vous  continuerez de vivre en nous.
Et avec la reconnaissance qu’ils méritent,  nous embrassons  ceux  qui continueront votre œuvre.
                                                                                                         Léonce Deprez


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Redemptor Hominis !
Puisque la neige  nous  prive du train qui devait nous mener à Paris , cette semaine ,  au rendez- vous  que je devais vivre , au sein de délégation de la Fondation Robert Schuman, à l’ hôtel de la présidence de l’Assemblée nationale,  je vous suggère de vivre ce rendez- vous,   sans nous déplacer,   en une réflexion à  partager   .Tout problème illustrant les  difficultés de  notre   temps  impose  en nous et entre nous   le devoir de  recherche de vérités et de solutions pour sortir  de l’enfermement  de ceux et celles qui en souffrent … dans la morosité ou  la désespérance. Rien  n’est pire que le renoncement  à la lutte pour la vie sur le terrain de   cette vie, sous la pression   d’une majorité silencieuse  d’égoïsmes  ou d’indifférences.
Je me suis battu, face à Chaban,  à l’époque de la fermeture des puits de mine  en notre Pas de Calais, pour aboutir à l’implantation de l’usine Firestone à Béthune. Il s’agissait de convertir la région ouest du Bassin minier du Nord- Pas de Calais. Du peignage Dewavrin à Auchel …aux usines de productions équipementières   de l’industrie automobile, dont Ducellier, devenu Valeo à Etaples,   ce fut un combat  mobilisateur et d’union des forces, au long de vingt années tres stimulantes.
 Devenu  ,plus de vingt-cinq ans après, député du Pas de calais et reçu , à l’Assemblée nationale, par le  même Chaban,   je  n’ai jamais oublié à quel point je fus impressionné  par  son style très chevaleresque  .Un style qui faisait l’homme.  Chaban  me dit :« Votre région minière de Béthune a battu Bordeaux. Mais   le Pas de calais avait encore plus besoin de cette victoire, que  la région de Bordeaux.    L’implantation de l’usine Firestone à Béthune , ce fut l’avenir en marche pour votre Région .Et je m’en suis réjoui pour les fils de vos familles de mineurs. »
C’était l’époque où, avec Olivier Guichard, la politique  se traduisait d’abord  par un devoir d’amé- nagement du territoire.  A  cette  même époque, Amiens avait su attirer l’usine Good Year, puis l’usine Dunlop.
En ce début  de l’an 2013, l’usine Firestone,  japonisée à Béthune, sous le nom de Bridgestone continue d’être  un  pilier central de la vie industrielle de  la région de Béthune. Nous y avons vécu , en 2010, dans de une atmosphère heureuse  de nouvelle société,  la fête de ses cinquante ans !
 Dans la Région Picarde                  , voisine du Pas de Calais, en cette même année  2013, Amiens vit le  bienfait de  la survie de l’usine Dunlop,  et l’angoisse de l’annonce de la chute de l’usine Good Year. Il s’agit pourtant, de deux usines  fabriquant, chacune, comme à Béthune, des pneumatiques, et de plus, implantées sur la même zone industrielle amiénoise. … De quoi faire  réfléchir les Français !
Les deux usines font pourtant partie du même groupe ! Mais à Dunlop, il y a eu négociation et recherche d’un compromis sur les 4-8, en rythme de travail. Et  l’usine Dunlop , après un  accord Direction-Salariés en mars 2008 ,a entrainé un investissement de 45 millions d’euros   dans l’usine.  Ce qui, entre les Syndicats et la Direction de Dunlop, garantit l’emploi des salariés du site de cette usine jusqu’à  la fin 2014. Il faudra, alors,   réouvrir un cycle de négociations.
 C’est que, dans la compétition devenue  mondiale, et l’Allemagne l’a démontré,  l’exigence de la compétitivité des entreprises, à tout niveau de  leurs dimensions  , impose  le dialogue social et l’union des forces et des volontés dans l’entreprise.
 Mais  ce qui est vrai , au sein des entreprises, est vrai aussi au niveau des  forces vives des  nations , et des unions   politiques qu’elles sont obligées de constituer, désormais , en  chacun des cinq continents, pour gouverner et  assurer l’équilibre du monde. Comment ?   En   œuvrant, en Union fédérale des Etats, pour que la vie économique, vécue en démocratie, dépasse les idéologies matérialistes   qui ont mené aux guerres et aux tragédies  des cent dernières années.  Et pour que cette vie économique    donne à l’humain une primauté absolue.
 Jean Paul II, le Pape Polonais qui fut à l’origine de la chute du mur de la honte,  l’avait  rappelé, dès 1979, dans son encyclique. Et  Benoit XVI, le pape au doux regard  imprégné de  bonté , qui  a transmis le même  esprit  , fut son digne successeur, en invitant à ne pas croire en l’autosuffisance de l’homme , mais à croire, pour s’élever, à son aptitude  à  la transcendance. A la transcendance de l’amour.  Cette capacité de l’humain à  exprimer la parcelle de divin qu’il a en lui.  
Redemptor Hominis ! Ce titre d’encyclique, d’une brulante actualité, ne  mérite-t-il pas, en 2013, d’être entendu, tel un cri d’alarme, d’un bout à l’autre du monde ?
                                                                                                                         L. D.


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