Du Pas de Calais à Madrid …

De l’humain au divin…

Elle apparaissait, comme un défi relevé en nos campagnes, cette église de Bonnières, par son style et son allure moderne, en ce canton très rural d’Auxi le Château, ce samedi 20 aout 2011.

Pierre Harduin , celui auquel on était venu dire merci , était une des figures de proue du Ternois , au cœur de notre Pas de Calais. Son sourire voulait dire : La vie est belle ! Et il voulait qu’elle le soit aussi en son village .Il manquait un terrain de football ? Il l’aménagea sur ses propres terres familiales, avant de l’offrir à sa commune. Stade, salle des fêtes, église , habitats pour les jeunes foyers, Bonnieres aporte la marque de générations trouvant leur bonheur dans le vivre ensemble , le contraire du chacun pour soi.

La dynamique de vie créée par un maire , amoureux de son village et de la nature , est souvent un formidable stimulant pour ceux et celles qui lui succèdent .Comme en toute commune ,quand les élus partagent l’esprit et la volonté de leurs prédécesseurs de réaliser les projets devant donner une valeur ajoutée à leur territoire…

En réalité, il a trouvé le mot juste, ce Pape au doux sourire, invitant le million et demi de jeunes rassemblés à Madrid par leur foi commune, en leur proposant de se considérer comme en mission. Le pouvoir n’est pas un bien personnel, et dont on peut user et abuser en le cadenassant. La démocratie, c’est le contraire. Elle donne mission, le temps d’une confiance accordée par le peuple, de servir l’intérêt général.

Quand le pouvoir est accaparé et verrouillé, comme l’exemple extrême est donné en Lybie, en Syrie, son détenteur est le contraire d’un missionnaire .C’est ainsi que le peuple , comme il l’a fait en Tunisie et en Egypte , ne peut que se révolter et lutter , au prix de sang versé, pour retrouver le pouvoir de vivre en liberté et de se faire entendre.

Nous avons tous, en toute commune, un héritage, avec le devoir de le sauvegarder et de le valoriser. Héritages en espaces de nature ou en espaces construits. Et le premier des biens communs pour toute l’humanité, c’est la terre .Un héritage qui nous donne des devoirs, à tous les niveaux de nos communautés de vie.

Ainsi, une station touristique, par exemple, a le devoir de considérer, comme son premier capital, les arbres faisant la valeur de son environnement, plantés par les générations précédentes. Les

Jardins entourant le Palais de l’Europe au Touquet représentent un bien commun inestimable .Ils ont d’ailleurs été classés jardins remarquables du Nord-Pas de Calais. Autre exemple, à l’échelle de notre littoral breton , que l’actualité vient de mettre en évidence : Nous nous devons de veiller à protéger de l’invasion d’algues , nées de la pollution des nappes phréatiques, les plages de simple fin qui font la beauté naturelle des sites et le bien être des familles en vacances.

Mais notre devoir d’héritiers ne touche pas que la nature, nos terres et nos mers. La mission évoquée, aux Journées mondiales de la Jeunesse, par Benoit XVI à Madrid, et qu’il rappelait aux jeunes, c’était pour eux, de réveiller en notre monde le sens du respect de l’humain.

Si Dieu a voulu, à travers le Christ, prendre la condition humaine, au prix de mourir sur une croix, c’est parce qu’il a voulu que l’humain soit l’expression et la garantie de la continuité de l’œuvre de la création. Aux jeunes d’en prendre conscience et, d’ici leur prochain rendez-vous mondial, au Brésil, de se sentir en mission, ni seuls, ni solitaires. Et l’homme en blanc, de plus de quatre fois vingt ans et plus, de les exhorter à s’impliquer durablement dans les communautés humaines au milieu des quelles ils vivent, qu’ils doivent apprendre à aimer, comme elles sont, c’est-à-dire très imparfaites…

Le même week-end de cette fête de la jeunesse à Madrid, nous vivions une autre expression de la capacité d’élévation de l’humain à un niveau qui donne confiance dans le futur. C’était au rendez-vous d’un Festival des meilleurs musiciens de Russie et du monde, au Palais de l’Europe du Touquet.

Nous pouvions y faire la réconfortante constatation que, d’une décennie à l’autre, quand il y a la volonté de viser le haut, l’enthousiasme de la création peut survivre et donner la conviction que l’humain, en interprétant Ravel, Brahms, Paganini, peut tendre à se rapprocher du divin.

Merci Nicolai Luganski, merci Vadim Rudenko ! Léonce Deprez


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Sous le soleil de Rostand ….

Les chiffres parlent, plus que les mots. Plus d’un professionnel sur deux, dans le Nord-Pas de Calais, estiment, dans l’hôtellerie à fin juillet, que les résultats sont mauvais, en chiffre d’affaires. Les statistiques le confirment. Et pour le mois d’août, la conclusion tend à être la même. Les restaurateurs ne se sont pas satisfaits. Et les commerçants, non plus, dans les villes et villages accueillant une clientèle de saison d’été. L’appel que m’adresse un commerçant du Touquet a un caractère émouvant. Ceux qui bossent ne se sentent pas écoutés. Les rues payantes font fuir les clients. Et pour les séjours de tourisme d’affaires et de rencontres internationales, dans les saisons de printemps, d’automne et d’hiver, la non réalisation des nouveaux projets prévus prive Le Touquet de la clientèle européenne que la situation géographique et l’attractivité environnementale de la station méritent.. L’avenir imposera de donner au Touquet -Paris-Plage des ailes européennes. La station se les donnera en mettant à profit son «Espace nouveau siècle », en relançant des lignes aériennes avec la Grande -Bretagne voisine , et en faisant réaliser , par les investissements privés à sa portée de l’autre côté de la Manche , le Port-Nature qui lui manque , à partir de l’ancien camping municipal, qui jadis était ouvert à la mer, à la pointe de l’estuaire .

Au-delà des lieux de vacances en France, les entreprises industrielles, de patrimoine familial, souffrent en première ligne.

De ces constats, je veux dégager un enseignement principal à retenir de cette baisse d’activités économiques et du moral des troupes. Ces troupes qui, globalement, représentent le peuple, à tous les niveaux de la population urbaine et rurale qui en constitue le tissu humain.

C’est trop facile de dire et de répéter : c’est la faute à la crise! Et d’ajouter, en ce qui concerne l’économie touristique, « c’est la faute à l’absence de soleil » !

Le soleil, il faut d’abord l’avoir en soi. Et le communiquer autour de soi, C’est la fonction première de la démocratie .Il ne suffit pas que le soleil brille dans le ciel, pour faire le bonheur des populations. Le soleil, c’est l’intérêt général, qui doit éclairer le chemin des détenteurs de tout pouvoir.

Le pouvoir d’un seul, qu’on appelle le pouvoir absolu, ne peut répondre à l’exigence de l’intérêt général. Les peuples arabes, si longtemps soumis à des pouvoirs personnels, couverts ou non par un parti, inévitablement unique, le démontrent en cette année 2011. Et, pour certains, comme le peuple libyen ou syrien, au prix de tragédies. L’Europe, au vingtième siècle, a, pour sa part, payé le prix de la volonté de ses peuples de se libérer des dictatures, nazie d’abord, soviétique ensuite.

Tout pouvoir personnel, tout parti unique, aboutit à priver le peuple de sa participation à l’éclosion de sa cité, au développent vital de l’économie de son territoire, à l’étouffement de ses libertés, au bafouement de toute justice sociale

Si nous perdons des points aujourd’hui dans la compétition économique, si les dettes s’accumulent, si le soleil de la croissance économique ne brille plus, si notre vie industrielle perd ses racines en notre sol, au point que nous en sommes à une croissance zéro en France, c’est pour une raison première : c’est parce que nous souffrons d’abord, à tous niveaux des rouages de notre République, d’un défaut de démocratie, d’un manque de volonté politique, de la part des citoyens et de leurs élus, de voir leurs gouvernants servir d’abord l’intérêt général !

C’est vrai en France , mais c’est aussi vrai en notre Union européenne, qui tarde beaucoup trop à vouloir se donner une gouvernance économique et une harmonisation des charges sociales, fiscales et environnementales qui doivent être intégrées dans toute vie économique , là où cette vie économique se veut au service de l’humain, d’abord.

Si j’ai , personnellement , et en équipes successives ,depuis plus de quarante ans , voulu créer les conditions d’une économie touristique quatre saisons , au Touquet , sur notre côte d’Opale , c’est parce que c’est la volonté du peuple , c’est à dire la démocratie , qui doit offrir des chances de soleil , c’est à dire de travail , de progression , dans la vie des humains , comme Dieu a voulu en offrir dans la vie de la nature. La nature qui vit quatre saisons.

Nous devons cesser de subir, comme des résignés, la souffrance de la privation de soleil, en nous et autour de nous,. Ce soleil qui doit illuminer nos vies et que représente l’espérance dans le futur pour les jeunes, et pour ceux et celles qui veulent le rester. Ce soleil sans lequel , comme le disait Rostand , les choses ne seraient que ce qu’elles sont … Grâce à notre ami audomarois Vincent Tavernier et à sa troupe des « Malins plaisirs » , Cyrano est venu nous rappeler , en ce mois d’août, au théâtre de Montreuil, que la lutte contre les égoïsmes , contre l’obsession de soi, contre les hypocrisies, contre les abus de pouvoir , à l’égard des femmes , mais aussi à l’égard de la vie des autres, étaient de toutes les époques …

Merci Cyrano ! Merci Edmond Rostand, Merci Vincent Tavernier ! Mais de grâce, habitants de toute commune, de tout département de France, faisons en sorte que la démocratie retrouve vie et vigueur en France, en notre Europe ! Et qu’elle l’emporte à travers le monde, face aux pouvoirs captés au détriment de l’intérêt général, et du bien commun, pour que le soleil, à nouveau, à travers nous tous, de chez nous …à la Libye, de la Tunisie à l’Egypte, de Madrid à Paris, se lève sur nos jours !

Léonce Deprez


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Les Noces de diamant de Léonce et Eliane Deprez



L’événement valait d’être célébré. Léonce Deprez et son épouse Eliane sont trop attachés aux valeurs de la famille et de l’amitié pour ne pas marquer les grandes étapes de leur vie familiale, ce qu’ils font d’habitude… en famille. Mais leurs soixante années de vie commune, ils ont voulu les partager avec tous les leurs, au sens large du mot. Les proches étaient très nombreux, dimanche, sur les pelouses du centre Léonce Deprez. Au côté des enfants et petits-enfants du député-honoraire, M. et Mme Deprez avaient réuni des amis de tous horizons, de toutes générations, de tous bords. La réception fut à l’image des hôtes : joyeuse, chaleureuse, détendue. Auparavant, une messe avait été célébrée à l’église Jeanne d’Arc et Monseigneur Noyer, un proche du député honoraire lui aussi, avait rappelé avec finesse l’engagement de couple au service de l’intérêt général.

L’enracinement dans le Pas-de-Calais

Au CLD, c’est l’émotion mais aussi les souvenirs et surtout la tendresse et l’humour qui ont donné le ton des hommages que les quatre enfants ont rendu à leurs parents. Marguerite-Marie, Léonce-Michel, Marie-Antoinette et Christophe, citant des anecdotes liées au multiples facettes d’un parcours si bien rempli, mais solidement enraciné dans le Pas-de-Calais. Les petits-enfants ont également exprimé, souvenirs à l’appui, l’affectueuse admiration qu’ils éprouvent envers leurs grand-parents.

Le mot de la fin appartenait bien sûr à Léonce Deprez. Le «¬maire des quatre saisons¬» a invité son auditoire du jour à vivre pleinement ses quatre passions… qui sont finalement un peu plus que quatre et qui se résument simplement dans la passion de la vie. Puis, autour d’un buffet authentique de nos terroirs, la fête s’est prolongée en rires et en musique, pendant que le soleil couchant allongeait dans une douce fraîcheur l’ombre des arbres de la forêt du Touquet.

Notre journal s’associe à ce bel événement et souhaite à M. et Mme Deprez de vivre encore longtemps côte à côte…

P.L.


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Le nuage noir de la chute de la confiance

Les nuages, quotidiennement pluvieux, qui assombrissent le ciel de cette saison d’été touristique, ne parviennent pas à cacher le vrai gros nuage qui barre l’horizon, en toutes parties de notre monde, en cette veille de 15 Aout 2011.

Ce gros nuage noir, appelons le par son nom : c’est la chute de la confiance en l’autorité politique. Une chute qui se ressent sur presque tous les continents de notre planète. Elle ne se traduit pas seulement par les émeutes des générations nouvelles voulant, dans les pays arabes, accéder à la démocratie .Elle se traduit aussi par le désarroi des milieux financiers et par les cascades de chutes des valeurs boursières enregistrées jusqu’à Wall street .

Fort heureusement pour nous, le président de la Banque Centrale européenne Jean-Claude Trichet

a pris (enfin !) le taureau de la défiance des citoyens et des investisseurs par les cornes. Et il a décidé de faire acheter par la BCE sur les marchés des emprunts souverains : ceux que les Etats nationaux souscrivent pour soutenir la croissance ou faire acte de soutien envers les Etats en difficulté financière, dans l’espoir du retour d’une reprise économique et d’un profit spéculatif.

Mais Jean-Claude Trichet n’a pas encore l’autorité politique suffisante pour apaiser les inquiétudes des créanciers, face à cette crise croissante des dettes souveraines.

Disons le franchement : il faudrait qu’il devienne le ministre des Finances d’une véritable gouvernance fédérale européenne ! Au côté d’un président Van Rumpuy qui soit vraiment le président de cette gouvernance !

Jugez vous-même la nécessité d’autorités politiques qui aient la taille et l’autorité à l’échelle de grande puissances !; Les mesures prises par Obama lui-même, grand président démocrate, que les Républicains américains ne pensent qu’à affaiblir, sous la poussée d’extrémismes préoccupés déjà du prochain rendez- vous électoral, manquent d’impact sur l’opinion publique, sur les épargnants -prêteurs et sur les investisseurs ! De ce fait, les Etats -Unis d’Amérique, avec leurs déficits publics abyssaux, risquent de ne pas parvenir à relancer la croissance dont ils ont besoin pour se maintenir au rang de première puissance économique mondiale. Même, vus d’Europe, les U.S.A. semblent au bord de la récession de leur économie qui risque d’entraîner des conséquences négatives mondiales !

Ma conclusion renforcera donc celle que j’exprimais, la semaine dernière ; Rien n’est pire que les tergiversations européennes. C’est à l’Union européenne de prendre la tête de la sortie de la crise que nous vivons. Elle est d’abord, cette crise, morale et politique .Il s’agit de rehausser la politique au niveau où la Démocratie doit retrouver l’ambition de la remettre : celui de l’intérêt général .Et l’intérêt général, c’est de servir la première richesse de la création qui est, en mariage avec la nature, la richesse humaine.

Léonce Deprez


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LE Point du 3 Aout 201

D’un concert d’orgue … à la fin de la cacophonie européenne

Nous n’étions que 200 ce dernier dimanche de Juillet sur la côte d’opale pour apprécier ce qu’un nouveau grand orgue, signé en 2007 Pascal Quoirin, peut apporter à une station touristique et aux passionnés de musique . La station touristique du Touquet a fêté ses 100 ans , il y a trente ans . Mais, née de la commune de Cucq et de paternité franco-britannique, elle a voulu accéder à l’indépendance …communale en 1912 . Nous étions trop indépendants, ce dimanche 30 juillet. Trop privés d’être nombreux, ensemble, pour ce rendez-vous dominical estival culturel ! Les frontières séparant les territoires, les classes sociales, les générations sont devenues ringardes ! Attention ! Les jeunes
générations s’en rendent compte…
C’est vrai ! Nous aurions donc du être 2000…à venir applaudir ces deux jeunes femmes venant, en l’église Jeanne d’Arc, révéler ce qu’un duo d’artistes peut offrir en émotions et en enrichissement pour l’esprit, 130 ans après la naissance de la station du Touquet Paris-Plage.
Les musiciens invités par l’association des Amis de l’orgue et de la musique, supportrice des efforts réalisés, sous la municipalité 2001-2008, par la Ville du Touquet, en faisant l’investissement d’un nouvel orgue pour enrichir le patrimoine culturel de la station, étaient des figures de rayonnement européen . Elise Rollin a donné des récitals d’orgue, de Notre Dame de Paris à l’orgue historique de Saint Ursanne en Suisse et a été applaudie en Espagne, en Hollande, en Italie. Et Claire-Lise Bardot-Hug a obtenu, à la flûte, le premier prix de la Ville de Paris. Elles forment un duo d’artistes de haut niveau .Toutes deux méritaient un auditoire à l’échelle de leurs talents. Un auditoire européen en un pôle touristique à vocation européenne.
Mais la saison d’été 2011 le confirme ; la stagnation et même le déclin économique sanctionnent l’absence d’une gouvernance à la hauteur des capacités que notre société porte en elle, à tout niveau.
L’Union européenne tarde trop à se donner une politique industrielle commune. Et une gouvernance économique commune avec un budget fédéral. Les U.S.A. sortiront de leur crise, parce qu’ils ont un puissant budget fédéral ! Nous devons mettre notre horloge à l’heure du 21 è siècle ! Nous manquons de gouvernants ayant la vision de ceux qui ont été à l’origine de notre Communauté européenne du charbon et de l’acier. Fort heureusement- et enfin – nos chefs d’Etat commencent à se rendre compte que l’un d’entr’eux doit fédérer les efforts. Et ils viennent de proposer au Président des 17 nations de la zone euro, actuel président du Conseil des 27 nations européennes, d’assumer la fonction de véritable président européen.
Le très honnête Belge, M.van Rompuy, a déclaré qu’il acceptait de conduire ainsi progressivement les vingt-sept à devenir de véritables Etats-Unis d’Europe .
J’ai personnellement pensé depuis longtemps que l’avenir, c’était de faire de l’Union européenne, une grande puissance politique et économique et un modèle de démocratie sociale. Nous allons y être obligés en ce monde qui voit les puissances émergentes d’Asie nous rejoindre et accueillir les productions industrielles qui, en s’affaiblissant de plus en plus en France , appauvrissent de plus en plus nos Régions et les privent des emplois dont notre jeunesse a besoin.
Je suis de ceux qui, pensent que le grand thème mobilisateur des élections présidentielles de 2012 doit être et sera celui-là !
Pour faire face au futur, notre avenir doit être européen . L.D. .


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Des heures qui donnent…
de la beauté et un sens à la vie !

L’évêque Jacques Noyer qui a marqué récemment l’histoire de la Picardie dont l’un et l’autre, nous sommes proches et même issus, est un de ceux qui, par leurs propos, laissent des traces dans les esprits. Sa chevelure, très vite devenue blanche, ajoute au respect que chacun de ceux qui le connaissent, et surtout qui l’entendent, ressent pour lui,
Les chemins auraient pu séparer et écarter de lui, tout au long de leur existence, ceux qui se retrouvaient en ce dimanche 24 juillet 2011, en l’Eglise Jeanne d’Arc au Touquet Paris –Plage.
Leur profession, leur origine familiale, leur vie sociale en divers départements du Nord de la France ne les amenaient pas à croiser leurs réflexions avec celles de ce prêtre de grande taille. Mais voilà ! Un formidable trait d’union humain est né dans leur vie. Il se nomme Le Touquet –Paris Plage .Et l’art de vivre quatre saisons… offert par la station porte en lui, en une église née il y a déjà cent ans , la possibilité d’un temps de vie spirituelle . Temps de spiritualité de plus en plus ressenti nécessaire et appréciable à cette époque de bafouement de la personne humaine.
Le drame de la fusillade de 75 jeunes gens en assemblée travailliste en Norvège vient, cette semaine , de nous le confirmer tragiquement. Nous ne pouvons pas ne pas partager le deuil des Norvégiens. Comme celui des milliers de mères d’enfants somaliens mourant de soif, victimes du drame de la sécheresse, sur les chemins menant à l’espoir d’un point d’eau au Keynia.
Où va le monde ? Que voulons-nous faire de notre monde ? Et de notre vie mondialisée d’aujourd’hui ? De notre vie individuelle et collective ? …interrogeait, ce Dimanche 24Juillet, Mgr Jacques Noyer ? Allons-nous faire de nos champs de blé …des champs de mauvaises herbes, l’ivraie étouffant le bon grain ? clamait- t-il, ailleurs, un autre dimanche, en commentant un autre évangile …
Issus de toutes régions et de quatre générations, les jeunes, les moins jeunes, les toujours jeunes, écoutent et cherchent en eux, dans le silence de leur conscience, la réponse à la question posée..
En nous posant ces questions de la vie, nous avons pensé, l’un et l’autre, qu’il serait d’actualité de croiser nos réflexions.
Sans doute , cette idée nous est elle venue parce que le partage de notre année de naissance, 1927, n’est pas le seul point commun qui nous relie .Un même attachement , depuis notre enfance , au territoire devenu , depuis 130 ans, station touristique attirant Parisiens , Nordistes et Britanniques , est la deuxième raison de notre décision . Notre but est de répondre, en un même livre, et chacun à partir de son expérience de vie, aux sujets de fond qu’une actualité bouillonnante contribue à rendre de plus en plus confus dans la tète des nouvelles générations et même… des plus anciennes.
Dimanche 24 Juillet, Mgr Jacques Noyer a rappelé , au coté du nouveau pasteur qui assure la continuité de la vie spirituelle de la station , que soixante années de vie commune , entouré d’enfants et de petits enfants , et de Touquettois ayant partagé la même ambition de progression la station , cela valait bien une messe d’action de grâce …
Je ne terminerai donc pas les lignes écrites, au lendemain de cette journée de fête familiale , que soixante années partagées avec ma femme Marlène , années de bonheur , mais aussi d’efforts et d’épreuves, ont permis de vivre, sans reprendre ce qu’avait écrit , dans son journal de bord , au retour d’un voyage à travers le monde , alors qu’elle dirigeait Les Echos du Touquet , notre fille Marguerite , l’ainée de nos quatre enfants.
… « Rien ne vaut la vie que la vie ! »

Léonce Deprez


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