Le Point du 6juin 2010
L’ascension du génie humain

Les impressionnants espaces portuaires de Singapour nous avaient fait découvrir en 2008 le formidable dynamisme économique résultant du croisement de cinq continents. Ce croisement des races et des ressources humaines, nous l’avons retrouvé en mai 2010 de Dubaï à Abou Dhabi, où le grandiose des mosquées et la spécificité élégante de chaque tour dressant sa tête vers le ciel expriment l’ascension du génie humain.
A Singapour, comme à Dubaï, où ont été crées les deux plus beaux aéroports du monde, notre 21ème siècle révèle qu’il n’est plus fait pour la guerre. Il est fait pour révéler la part de divin qu’il y a dans l’humain. Les murs ne sont plus tolérables en notre temps.
Bien sûr, la richesse est venue des gisements de pétrole. Comme elle est venue du charbon, en notre Nord-Pas de Calais et en d’autres régions de France, au siècle précédent. Mais, charbon ou pétrole, ce sont des sources de vie dont le travail des hommes a su faire un devoir de continuer l’oeuvre de la création.
La richesse dégagée démontre que l’argent est respectable, quand il est créateur. Et quand on voit des milliers de travailleurs venus de l’ile Maurice , de l’Inde, du Vietnam ou des émirats arabes, assurer l’accueil et le service raffiné de touristes ou d’hommes ou femmes d’affaires venus du monde entier en des hôtels à caractère de palais d’Arabie, c’est un sentiment de respect que l’on éprouve. Aussi bien pour les investisseurs, architectes et entrepreneurs à l’origine de ces édifices que pour celles et ceux venus de loin pour y gagner leur pain quotidien, dans l’espoir d’un avenir.
Tous les 30 mètres, les cargos, venus de l’océan indien attendent leur tour pour entrer au port, à Singapour. Le défilé est impressionnant. Et on comprend, au spectacle des espaces et des équipements nécessaires et des containers à extraire des navires, pourquoi nos ports de Boulogne, de Calais et de Dunkerque doivent fusionner d’urgence en un grand port du Nord-Pas de Calais . Mais ce qui frappe les occidentaux, en admirant le port de Dubaï , comme celui de Singapour ou les grands centres commerciaux, c’est l’entretien parfait de l’environnement et de tous les lieux ouverts au public. Ici, la main d’oeuvre semble intégrée dans les équipements, comme un atout les valorisant. Et la politesse asiatique apparait comme une valeur ajoutée.
Mais nous venons de trouver d’autres sujets d’admiration de la part que l’humain peut apporter à un site doté par la nature, en nos régions de France.
La récente découverte de parcs et jardins en Bretagne avec l’association E.B.T.S. présidée par le
touquetto-picard, Patrick Salembier, révèle l’enrichissement que le travail des hommes et la passion de femmes peuvent offrir à un territoire, privé ou public..
C’est pour renforcer l’attractivité du Touquet Paris-Plage que nous avions conçu, sur les 18 hectares reconquis à l’aéroport et entourés de surfaces boisées, un « Espace Nouveau siècle » susceptible d’attirer une clientèle internationale , avec hôtel 4 étoiles , résidence de tourisme, auditorium et jardin des plantes offrant , grâce au travail de nos employés communaux et des experts en topiaires , une oeuvre d’art exprimant la qualité France …
C’est une telle ambition qui doit donner de quoi mobiliser les énergies en Nord-Pas de Calais, comme on le fait ailleurs dans le monde aujourd’hui et de quoi stimuler … dans les nouvelles générations …l’envie du futur. L.D.


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Un exemple qui doit faire réagir

C’est à Abou Dhabi et aux Emirats Arabes Unis que se construisent les cathédrales du 21è siècle.. . Celle que je viens de découvrir a demandé douze ans d’efforts et de courage individuel et collectif de peuples qui méritent le respect .On appelle désormais ces cathédrales, des mosquées. Et celle que j’ai tenu à visiter, avec ma femme, Marlène, portant une mantille noire autour de la tête, est certainement la plus belle du monde !
Celles d’Istambul m’avaient déjà impressionné il y a quelques années. Le monde chrétien en semblait certes plus proche. Il faut nous battre pour que ces deux mondes monothéistes ne se séparent pas et ne s’opposent pas. Et dans ce but, Il nous faut dégager les leçons des constats de l’évolution de notre humanitéCette grandiose mosquée d’Abou Dhabi n’est pas que la traduction de la richesse récente des Régions du monde détentrices des sources d’énergie fossile que nous n’avons plus chez nous. Elle est aussi le signe d’une formidable motivation de construire l’avenir de peuples émergents réduits jadis à vivre dans le désert de leurs espaces et dans la pauvreté. Ces peuples révèlent, comme hier nos bâtisseurs de cathédrales, des valeurs morales et une foi qui imposent le respect. Des valeurs morales et une éthique dont nos démocraties
occidentales ont terriblement perdu le sens.
Obama a voulu réagir, lui, à partir des U.S.A. Et il gagne en autorité à travers le monde. Car l’autorité d’un chef doit être d’abord morale. Et pour l’avoir, aux yeux des peuples, il faut la mériter. Par une valeur humaine qui doit se ressentir dans la réalité et le vécu de l’être.
Ces valeurs morales, cette capacité à les incarner, la France de 2010, les peuples des nations
de notre Union européenne, n’ont pas le sentiment de les ressentir suffisamment dans leurs élus d’aujourd’hui,
tant ceux ci semblent plus préoccupés d’eux-mêmes que de l’intérêt supérieur. Un intérêt supérieur qui devrait les dominer, de la hauteur des tours de nos cathédrales et des dômes des mosquées nouvelles. Etqui devrait occuper
leurs esprits durant leurs jours et leurs nuits.
Nous, la France, nous l’Union européenne, nous piétinons, depuis des années, alors que la crise devrait nous stimuler, devant l’impératif d ’une gouvernance économique et politique de notre Union européenne qui, seule, pourra sauver l’euro et nos Etats européens du naufrage, ces vingt prochaines années ! Et ce manque de courage et de détermination de notre Démocratie, son rabaissement sous l’emprise d’intérêts ne correspondant pas toujours à l’intérêt général, nous font juger négativement à travers le monde.
Nous donnons l’impression de Nations incapables de dépasser leurs divisions et leurs peurs du futur, tant les luttes politiques évoquées par les media ne semblent plus axées, de droite à gauche, que sur la perspective des élections présidentielles, en France. Et tant les obsessions personnelles et les prédominances partisanes semblent occuper les esprits, en nos démocraties, plus que l’intérêt général et le Bien commun
En, vérité, notre Démocratie française est malade de la perte de ses valeurs morales qui font la personnalité d’un peuple.
Le devoir d’un élu responsable n’est pas le « pouvoir » pour s’installer dedans. C’est le «vouloir», pour permettre aux différentes composantes de la société de vivre ensemble dans le but d’une vie plus stimulante et plus juste.
Je prends, en ce début de la saison d’été, un seul exemple à partir du territoire du Pas de Calais.
J’avais, après trois ans d’études et de recherche en Communauté de Communes Terre et Mer d’Opale , obtenu un vote à l’unanimité pour assurer le devoir d’accueil obligatoire des grandes cohortes annuelles des gens du voyage sur un terrain de trois hectares, à la sortie de l’échangeur de l’autoroute A 16, hors de toute agglomération .
Pour une raison, à visée électoraliste, et pour satisfaire un intérêt individuel, contraire, d’ailleurs,au Plan Local d’Urbanisme de la Ville d’Etaples, l’achat de ces trois hectares de la clairière entourée d ‘arbres et garantissant une sécurité à tous égards, fut abandonné en 2009..
Tous les maires avaient pourtant donné leur accord. Et, après un an de réunions et de visites des lieux, les élus de la Communauté de Communes étaient heureux, fin 2008, accord sur le prix d’achat compris, après rencontres
avec la Chambre d’Agriculture, d’avoir abouti à cette entente sur une solution durable. Ce terrain d’accueil de plus de 150 à 200 caravanes, donnait l’assurance de ne plus perturber chaque année la vie de centaines de foyers, comme ce fut, trop longtemps le cas sur la Cote d’Opale …
Conséquence, en ce début d’été et pour les prochaines années, du regrettable abandon de la solution du projet d’achat de cette clairière à la descente de l’autoroute A 16 : ce sont les populations du Touquet, d’Etaples et de Cucq-Trépied, qui souffriront des perturbations liées à l’obligation légale d’accueil des grands rassemblements
des gens du voyage.
C’est aussi le Conseil général du Pas de Calais (et donc les contribuables du département !) qui va devoir, dés cette année, payer la note des dégâts causés aux bâtiments du magnifique collège ouvert depuis deux ans, sur l’Espace Nouveau Siècle .Car ces grands rassemblements de caravanes ne peuvent pas éviter les débordements nocturnes de jeunes qui y vivent .Ou de ceux qui viennent les rejoindre. …
Il est évident que de tels renoncements aux projets conçus et votés précédemment, risquent d’empêcher les générations nouvelles de voir parvenir, au niveau européen de l’excellence qu’elles doivent ambitionner d’atteindre, la station des quatre saisons et les communes de la côte d’opale sud. L’avenir reste ouvert, bien sûr….. Il s’agit seulement, à tout niveau, de nos communes et de nos Régions …au niveau européen , de se mobiliser pour empêcher de le fermer. LD


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Vouloir vivre la démocratie désormais
à l’échelle de notre union européenne

Notre monde demande aux gouvernants, à tout niveau, beaucoup de réflexion et moins de déclarations électoralistes. Car à force de vouloir communiquer pour attirer des voix ou des pourcentages de sondages en plus, ou essayer d’en récupérer, on aboutit à ne plus être crédible. Et mon adjoint Jean Gillet, qui avait travaillé à mes côtés à préparer le P.L.U (Pan Local d’Urbanisme) de la Ville du Touquet, l’a rappelé opportunément au Touquet , la semaine dernière, en évoquant un exemple fâcheux de déclaration non sérieuse . Il faudra en revenir, au Touquet, à ce P.L.U.que nous avions préparé, de 2001 à 2008, dans une vision commune européenne .Une vision partagée par une équipe municipale pendant six ans , unie autour
d’une ambition commune pour notre station des quatre saisons. Une station touristique unique en son genre dans le Nord de la France. Et fidèle à l’esprit de ses fondateurs.
Le parler vrai au niveau local doit être aussi, et de plus en plus, une exigence au niveau national et européen .
Exemple : ils font sourire les gens qui travaillent sérieusement les problèmes de notre vie économique, ceux qui, aujourd’hui, vitupèrent contre les marchés. Ils oublient que, si les marchés ont pris tant de pouvoir, au point de nous faire trembler, et de faire vaciller notre euro, c’est parce que nos Etats européens ont eu de plus en plus besoin d’emprunter pour compenser le manque de ressources financières excédentaires provoquées annuellement par leurs déficits.
C’est, en provenance des Etats étrangers, que des capitaux disponibles ont progressivement acheté, comme on dit, de la dette grecque, espagnole, et même de plus en plus française, au fil des ans , pour en tirer des taux d’intérêt rémunérateurs. Ces taux étaient raisonnables, ces dernières années. Ils ont cessé de l’être. Car les déficits se sont accumulés… .L’argent emprunté
est donc devenu de plus en plus cher. Par peur du risque de ne pas le voir remboursé. D’où l’angoisse qui nous saisit. Après avoir saisi les professionnels de la finance… dont les banques qui n’ont pas hésité à être complices pour faire de l’argent.
Les Américains ont usé et abusé de ces déficits et de ces emprunts pour payer leur désastreuse guerre d’Irak, et c’est la Chine qui est devenue la créancière des U.S.A. Mais il y a des limites qui entraînent les sonnettes d’alarme. ! Les cours de bourses les font résonner. Jusqu’ à faire peur, enfin, aux gouvernants …
Tout cela ne se ressentait pas trop, tant que la croissance économique parvenait à dégager, chaque année , des richesses en plus , des emplois à travers le monde et , chez nous , en Europe .
Mais on a été trop loin aux U.S.A. d’abord, puis en Europe du Sud, au point où les Banques ont du faire appel aux Etats pour disposer des capitaux nécessaires. Si bien que les Etats, en Europe, à force de cumuler les déficits, ont du faire appel à notre Union européenne, pour qu’elle vienne à leur secours . Au point où notre monnaie commune, l’euro, perde elle -même sa crédibilité et où cet euro qui nous a protégés risque lui-même de s’effondrer.
Il a donc fallu que nos Etats européens se décident, en tardant trop, à se donner une volonté commune de redressement, en mobilisant 750 milliards d’euros pour rendre confiance aux préteurs à travers le monde , qu’ils soient américains , chinois ,
japonais ou européens . Les Français, tout particulièrement, ont manqué de gouvernants leur disant que c’était leur endettement croissant qui avait provoqué le recours à des emprunts nationaux pour équilibrer leurs budgets de fonctionnement .Et la domination progressive des prêteurs. Ces préteurs qui ne prêtent qu’aux riches.
Heureusement pour nous, nous étions encore classés parmi les riches. Contrairement à la Grèce .Et à l’Espagne et au Portugal. Deux pays qui ont abusé, en développant leurs activités immobilières, de l’attrait de leur soleil et qui ont oublié les leçons de leurs succès en football.
Les Espagnols auraient du comprendre que le foot peut être un exemple à suivre. Au niveau gouvernemental national, ils ont vécu trop de déficits annuels et croissants. Ils ont ainsi perdu la confiance des prêteurs.
Pour attirer les foules qui viennent à Barcelone ou à Madrid applaudir Messi et ces deux formidables équipes qui viennent d’élever le football au niveau d’un grand art , source de victoires et de regards admiratifs à travers le monde , il a fallu que leurs deux équipes remarquables gagnent des points, chaque année, et assurent, à chaque match, une marge importante de buts , entraînant des victoires et , à partir d’elles ,la confiance de leur public et des investisseurs qui financent ces deux clubs.
Comme les clubs, comme les entreprises, les Economies nationales doivent mériter la confiance des investisseurs et des prêteurs. Mais attention ! Ce n’est pas avec de la décroissance qu’ils la gagneront ! Il faut donc viser le juste milieu… entre jouer l’attaque, c’est à dire la croissance, et le marquage de buts … et la discipline défensive, en réduisant nos déficits, c’est-àdire en prenant moins de buts et en perdant moins de points chaque année dans la compétition mondiale .
En vérité, Il faudra en venir, pour tenir bon dans le championnat mondial des prochaines années, à comprendre que notre salut, notre lutte finale, notre victoire finale, imposera de gagner et de retrouver la confiance demain au niveau de notre Union européenne, et non plus, chaque peuple , au niveau de nos Etats-Nations. La Coupe du monde économique, sociale et financière, c’est au niveau de notre Union européenne que nous pouvons désormais la jouer et nous donner des chances de la gagner .
Autrement dit , ou bien nous nous enfermerons , chaque nation , dans nos déficits et dans notre endettement, donc dans un déclin certain, faute de compétitivité et de moyens financiers , ou bien nous donnerons à nos générations nouvelles la perspective de redevenir gagnantes dans la compétition difficile du 21ème siècle , en devenant de véritables Etats-Unis d’Europe . Il faut à notre Union européenne une gouvernance économique et politique commune. Alors, nous n’aurons plus à craindre la domination des marchés. ..Et nous pourrons sauver notre Union monétaire.
Il faut avoir le courage, aujourd’hui de le dire et de le vouloir. Au nom de nos peuples d’Europe, s’ils veulent rester souverains, comme le veut la Démocratie. Et si ces peuples sont capables de vouloir vivre cette Démocratie, désormais, à l’échelle de notre Union Européenne.
De quoi, non pas nous plaindre, mais au contraire nous donner….. l’envie du futur. L.D.


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9 mai 1950-9 mai 2010

un 60è anniversaire d’une grande actualité
Nous n’étions malheureusement que cent, dimanche 9 mai, au Palais de L’Europe du Touquet. Il mérite son nom, ce Palais, avec ses salons Robert Schuman et Konrad Adenauer, baptisés dans la même vision du futur par des municipalités imprégnées de la vocation européenne de la station.
Le docteur Olivier Carreau, un esthète parisien de Tigny-Noyelle, initiateur du rendez-vous, y avait certainement pensé ; en nous offrant, un 9 mai 2010, deux heures musicales de haut niveau, sublimées par lavoix de Marie- Christine Barrault, il nous faisait penser que nous vivions à cette occasion le soixantième anniversaire de l’appel historique de Robert Schuman.
Au côté de Konrad Adenauer et de Jean Monnet, le 9 mai 1950, en effet, dans le salon de l’Horloge du Quai d’Orsay, Robert Schuman proposait à l’Europe de s’unifier et de mettre fin à un siècle de guerresfratricides. Il ouvrait aux nations européennes la voie de soixante années de paix et de progrès économique et social. La voie d’une prospérité continue et croissante, jusqu’à ces dernières années d’une crise mondiale venue d’Amérique sous la pression coupable d’un capitalisme déshumanisé. La voie d’une libre circulation des personnes et des produits.
La voie d’une monnaie commune, pour douze nations postées en avant-garde, qui facilite la vie et les échanges entre les peuples et qui protège des crises monétaires du passé. ..
Robert Schuman et Konrad Adenauer avaient voulu commencer cette unification de l’Europe par une exploitation commune du charbon et de l’acier. Formidable défi relevé. Formidable acte de foi, que nous avons vécu, intensément, dans le Nord-Pas de Calais.
Nous pensions à ces années de combat pour la vie en écoutant dimanche les sept dernières paroles du Christ en croix, évoquées en un oratorio de Joseph Haydn, conçu en 1787 sous forme de neuf mouvements de quatuor à cordes .Et cette musique trouvait son prolongement à travers les cordes sensibles qui font la force première de l’âme en tout être humain, de siècle en siècle.
Les sept paroles du Christ en croix, évocatrices de la souffrance humaine, demeurent perçues sur tous les continents de notre monde. Et Marie-Christine Barrault sut nous le rappeler à travers le texte de Michel Serres, en jouant de ses talents de grande dame du théâtre français.
Mais nous devons retenir le message des fondateurs de notre Union européenne et cesser de n’ouvrir les yeux et les oreilles des générations nouvelles que sur le noir des nuages venant d’Irlande ou de Grèce …
Il était temps qu’ils réagissent en héritiers responsables de notre Union Européenne, les gouvernants d’aujourd’hui des Etats-Nations, dont les tergiversations depuis quatre mois, face à la crise grecque, démontrent qu’ils n’ont pas encore suffisamment compris que leur puissance commune, c’est désormais l’Europe !
Il était temps qu’ils comprennent que leur devoir, c’est de donner à l’Europe une gouvernance économique, pour assurer la stabilité et la solidité de l’euro. Et il est temps qu’ils donnent à leur Union une gouvernance politique permettant à l’Europe de rappeler ce qu’elle représente en ce nouveau siècle.
Pour rendre confiance en notre euro et en l’avenir de l’Union Européenne, rappelons donc que cette Union, avec ses 27 nations et ses 500 millions d’habitants, c’est 22,6% du P.I.B. mondial, devant les U.S.A., 21%. Cette Union, c’est la 1ère puissance économique du monde dont six des Etats- membres figurent dans la liste des
pays les plus riches en P.I.B. par habitant. Nous avons encore des points faibles. Mais pour sortir de notre faiblesse, par rapport aux autres puissances en marche, il nous faut passer de l’addition d’Etats à gouvernance seulement nationale, à une Union d’Etats- nations à gouvernance européenne.
Je concluais récemment à la frontière de la Somme et du Pas- de- Calais, à Nempont- Sain t Firmin, une conférence devant les clubs du Lionisme international à ce sujet, en lançant un appel aux consciences. Je le résume ici : « Il nous faut donner à notre Union Européenne un idéal démocratique ! Comment ? En commençant par vouloir redonner un sens à la politique : celui de l’intérêt général et du bien commun. Un sens trop souvent étouffé par les individualismes et les arrivismes politiciens. En voulant aussi régénérer la démocratie, pouvoir du peuple, trop souvent accaparé par d’autres pouvoirs, dont celui de l’argent ou celui d’appareils partisans.
La démocratie, il faut, dès l’école, dans nos collèges, nos lycées et nos universités, en faire réapprendre le sens. Et les qualités humaines qu’elle impose à ceux et celles qui veulent la servir et l’honorer. » LD


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Le bel exemple de Gravelines
Pour un développement durable au niveau européen

Avec effarement et consternation, nous venons de le voir confirmé sur un premier panneau… En dépit de l’intervention de mon ancienne adjointe Nathalie Herbaut, faisant comprendre en Conseil municipal, tout récemment , que débaptiser le Palais de l’Europe du Touquet, pour lui donner un nom commun, était impensable, on voit aujourd’hui Le Touquet tourner le dos à l’avenir .
Ils ont oublié que c’était l’Europe qu’il s’agissait d’attirer au Touquet Paris-Plage, ceux qui s’entêtent à commettre cette faute.
Ils ont oublié que les municipalités précédentes avaient voulu, au bout d’une avenue De Gaulle, à
travers ce bâtiment « art-déco » d’avant- guerre, aménagé et acquis par la Ville, donner à la station touristique du nord de Paris la dimension convenant à sa situation géographique et à sa vocation de trait d’union européen.
Nous avions voulu au fil des ans entreprendre de faire du Touquet un point fort européen de la Région Nord-Pas- de- Calais. En donnant de grands noms de bâtisseurs de notre Union européenne aux salons de ce Palais, au côté des noms de Molière et de Shakespeare attribués aux salles ouvertes aux débats et à la vie culturelle, la Ville du Touquet s’était postée à la pointe du futur. La clientèle européenne se sentait chez elle .Et d’autres étapes devaient suivre, avec le concours de groupes privés avec lesquels j’étais en contacts pour des investissements décisifs. Il est évident que débaptiser ce Palais, aux dimensions très humaines, et dont le même nom de Palais de l’Europe n’a été choisi, dans la moitié Nord de La France, que par la Ville de Strasbourg, amènera la population touquettoise et les propriétaires qui ont investi au Touquet, à rendre demain à ce Palais le nom qui l’honore et qui honore le Nord-Pas de Calais .Mais Il n’est pas trop tard pour empêcher d’officialiser cette bêtise. Je doute par ailleurs que ce changement de nom qui se traduit par une banalisation soit porteur d’une nouvelle clientèle dite d’affaires !
On comprend d’autant moins une telle erreur de jugement que La Ville du Touquet s’est postée , depuis quarante ans, avec l’appui de son Mouvement Européen, toujours très actif , et à travers ses jumelages , à la pointe des efforts à faire et des rencontres à organiser pour construire l’Europe du peuple européen et pour devenir une des premières stations touristiques du Nord-Ouest de l’Europe .
Territoire aimé des Anglais, mais aussi des Belges, des Néerlandais, Le Touquet est appelé de plus en plus à devenir un Davos et un site de grands concerts et de réunions internationales pour une clientèle européenne… Notre projet, préparé depuis quinze ans , était de réaliser demain, en ambition régionale, avec le soutien du grand chef d’orchestre lui-même, et de l’architecte lillois , Pierre –Louis Carlier, un auditorium qui fait cruellement défaut actuellement sur le littoral, qui aurait eu pour nom Jean –Claude Casadesus ,en amont du futur Port Nature Canche Etaples –Le Touquet.
Le Touquet – Paris- Plage mérite, en effet, de voir dans le futur son nom s’élever au niveau des principaux rendez-vous européens .Comme l’avaient déjà conçu les fondateurs franco-britanniques de la station, bâtisseurs de grands hôtels et d’un Hôtel de Ville à leur niveau …dans un environnement séduisant entre mer et forêt.
Ces équipements touristiques et culturels de haut niveau, conçus par la municipalité précédente , pour faire vivre et rayonner notre Pas de Calais littoral, paraitront d’un coût bien modeste pour la France et pour l’Europe , par rapport aux milliards d’euros que l ’Union européenne s’est enfin décidée à prêter à la Grèce pour la sauver de la faillite ! D’autant plus que Le Touquet est une valeur sûre, vitrine d’avenir de la Région, susceptible d’attirer des groupes d’investisseurs privés et justifiant un soutien financier public et privé. Nous étions sur le point d’aboutir en 2008……..
Non loin de nous d’ailleurs , le Nord-Pas de Calais a montré à Gravelines qu’un investissement de niveau régional et national, avec un stade nautique qui sera unique en France , était la voie d’avenir à suivre pour donner à la Côte d’Opale l’avenir européen que sa situation géographique et son attrait lui permettent d’ambitionner dans le futur dans la compétition mondiale .
Si vous doutez, allez voir la belle démonstration donnée à une heure de route ! Quand des maires se succèdent, avec la même volonté, en suivant la même ligne, et quand ils ont le courage de leurs ambitions pour leur station, c’est leur commune, leur communauté de communes et leur région qui gagnent et qui assurent leur avenir et celui de leurs populations. L D


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D e la forêt de Soignes…à la forêt du Touquet,
un même mariage d’amour !

La baronne Guy de Béthune est d’origine autrichienne. La maison ancienne face au parc où elle nous reçoit, porte la signature de la date de sa construction en style renaissance flamande à un jet de pierre de Courtrai : 1655. Nous y retrouvons en Belgique notre Lys, irriguant, à l’heure de ses débordements, un havre romantique de paix où on se sent devenir Chateaubriand ouMusset.. On comprend que les Jésuites avaient choisi de venir ici puiser chaque année de nouvelles forces spirituelles au 18ème siècle……
Quand je dis au propriétaire des lieux, Guy de Béthune, que parmi ses visiteurs, il y a quatre personnes nées à… Béthune, il nous évoque que c’est le lin qui fut à l’origine de la réussite de sa famille. Et que son anoblissement est lié à ses succès dans la production de toile de lin.
Mais à l’époque, la religion, plus que l’argent, suscitait bien des vocations. Et ses trois frères le prouvèrent … qui avaient choisi de devenir prêtres ou moines. Guy de Béthune, au profil austère d’un homme de vertu, semble avoir partagé une part de leur vocation en nous faisant méditer les initiales I.H.S. qui anoblissent la façade en pierres blanches de sa maison : I. H. S. Iésus Hominum Salvator.
Traduction en 2010 : Jésus Sauveur du monde. Et Guy de Béthune d’ajouter …Par sa mort et ses souffrances.
Il faut venir à Courtrai pour entendre un propriétaire terrien parler ce langage sacerdotal en accueillant ses visiteurs. Quels sont-ils ? Des amoureux de la nature rassemblés par une association née en Belgique et développée en France et en Grande-Bretagne sous le nom de E.B.T.S.( European Boxwood and Topiary Society), Le président et animateur est un passionné de parcs et de jardins . Il méritera… la croix du Mérite.
Il a la chance d’avoir une femme dynamique qui partage sa profession d’agent immobilier et qui lui permet de démontrer que les intégristes écolo n’ont pas le monopole du cœur …en direction de la nature.
En attendant cette croix, Patrick Salembier, amiénois d’origine, touquettois d’esprit et de cœur , mérite le soutien fidèle des membres de son club. Il vient en effet d’arrêter les bras de jardiniers de la Ville du Touquet que des ordres malencontreux … d’on ne sait qui… allaient amener à entamer l’enlèvement des plantes topiaires plantées avec art il y a quatre ans dans le parc central du Palais de l’Europe ! Un Palais de l’Europe qu’il serait tout aussi effarant de débaptiser pour lui donner un nom commun, alors qu’il est connu sous cette appellation de tous et que c’est l’Europe que Le Touquet doit avoir l’ambition d’attirer sur son territoire !
La découverte de l’art du paysagisme et de la beauté des arbres va renforcer certainement la résistance de celles et de ceux qui, en ce Touquet cité en exemple à travers la France, comme station touristique séduisante, voudront sauvegarder son caractère attractif entre mer et forêt. La visite guidée des parcs et jardins de la région bruxelloise, sous la conduite de vrais amoureux d’espaces à la fois verts et humanisés, a démontré que la main de l’homme pouvait être le prolongement de l’œuvre du Créateur. C’est un mariage d’amour autant que de raison qu’il faut vivre de plus en plus désormais, entre la nature et ceux et celles qui l’aiment passionnément. Le but est de faire… des arbres… des compagnons de vie et de faire …du vert la couleur, non pas d’une idéologie nouvelle, mais du rêve de vie heureuse des amoureux de cette nature au fil des quatre saisons de l’année.
Merci à l’association E.B.T.S. d’apprendre à ses membres du nord de la France et d’ailleurs à aimer ce mariage entre la vie et la nature. Et… en des morceaux choisis de territoire, de révéler la valeur ajoutée que l’effort humain peut offrir à la nature.
La forêt du Touquet, œuvre à la fois humaine et naturelle, mérite d’en faire la démonstration à ceux qui font de l’écologie un sujet de communiqués de presse ou un thème médiatisé de caractère électoraliste, en instrumentalisant des procédures judiciaires administratives.
Il nous faut, sans tarder, susciter parmi les membres d’ E.B.T.S. ou d’autres associations d’amis de la nature, des vocations de futurs élus du peuple. Léonce Deprez


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