Sous la signature de Pierre Leduc

Léonce Deprez ne comprend pas le recul de la municipalité pour les parkings

« Les Touquettois doivent savoir ce à quoi les élus « ne donnent pas suite »!

De tous les points évoqués lors du conseil municipal de samedi, Léonce Deprez n’en a retenu qu’un seul : l’abandon de la procédure de délégation de service public pour les parkings soutérrains. Et pour lui, les conséquences sont lourdes..
Dans sa forêt du Touquet, Léonce Deprez n’a plus les « leviers « pour agir mais il a conservé sa liberté de parole et compte bien s’en servir chaque fois que les dossiers d’avenir seront remis en cause par la municipalité. C’est précisément le cas depuis que samedi, le conseil municipal a décidé de « ne pas donner suite » à la procédure de parkings. Difficile de dire si cette délibération balaie d’un revers de main le projet engagé pendant la deuxième partie du précédent mandat. Au mieux, elle le reporte aux calendes grecques puisque de nouvelles études doivent être engagées et que la négociation devra être recommencée.
L’ex député maire a du mal à digérer que par une simple formule »décide de ne pas donner suite », on remette en cause plusieurs années de travail et deux années de négociations avec les opérateurs.
« Les touquettois doivent savoir ce à quoi on »ne donne pas suite » dit-il, le ton grave. »La précédente municipalité avait réussi à atteindre un objectif fondamental : faire financer par un groupe privé un équipement d’avenir pour la station. La compétition entre les groupes étaient finalisée et j’avais laissé à la nouvelle équipe la responsabilité de donner suite ».
L’ancien député, mais surtout l’ancien maire du Touquet, pense que les conditions obtenues par la ville étaient inespérées. »La négociation au terme de la deuxième procédure avait abouti et la proposition retenue était la plus favorable qu’une station touristique puisse obtenir ». Pour Léonce Deprez, seule une station offrant des garanties d’avenir pouvait convaincre un investisseur privé de se lancer dans un tel projet. »Quand les investissements sont financés par des fonds privés, c’est la récompense de vos efforts. Cela montrait que nous étions considérés à la pointe européenne ». Il rappelle que le projet offrait 11500 m2 de parc souterrain, avec 520 places sur deux niveaux, et un espace vert en surface. Il comprenait également l’embellissement du parc en enclos et des parcs de stationnement de la digue basse ».Ces derniers étant réalisés par les services techniques. »Réalisez aussi que dans le cadre de la gestion du stationnement aérien, l’exploitation remplaçait la totalité des horodateurs, et créait un atelier de maintenance. Nous avions obtenu que les tarifs, variables selon les périodes l’année, soient dégréssifs en fonction de la durée, le maintien de la vignette à 50 euros pour les Touquettois. Et pour le stationnement de surface, c’était la municipalité du Touquet qui fixait les tarifs. » Léonce Deprez ne compred pas qu’on renonce ou qu’on remette en cause un projet de cette envergure. »Le montant des investissements engagés était à lui seul un formidable apport : 11.9 millions pour le parc Saint Jean, 3.49 millions pour le parc Quentovic, 6.16 millions pour le parking du Palais de l’Europe, etc. »
Et à ceux qui lui disent que les études vont précéder les décisions, Léonce Deprez rappelle que toutes les études avaient été réalisées en 2001 par le cabinet Carudel pour l’aménagement du centre -ville, puis par Madame Lancrenon pour le PLU et les flux de circulation. »Ces études ont été faites, payées et présentées aux Touquettois à travers de multiples réunions animées par Jean Gillet » rappelle-t-il. L’ancien maire se refuse à personnaliser de débat et à porter la critique sur son successeur. »Ce qui compte, ce sont les dossiers. Et je veux au moins que les touquettois sachent ce dont ils vont se priver en ne donnant pas suite au projet de parkings ». Il compte bien s’exprimer chaque fois que des choix péseront sur l’avenir de la station. Si je me taisais , je me sentirai coupable vis à vis de ma conscience ».
Daniel Fasquelle est sans doute soulagé de ne pas avoir Léonce Deprez dans son opposition municipale, mais il a, parmi ses administrés, une voix qui compte bien se faire entendre..et qui porte. Car Léonce Deprez estime que son expérience, sa longévité à la tête de la mairie, son bilan et son expertise l’autorise au moins à dire tout haut ce qu’il pense être bon pour le Touquet. « Si non, Léonce Deprez ne serait plus Léonce Deprez »dit-il avec humour…


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