De la montagne…à la mer

Vue fascinante que celle de cette eau claire descendant généreusement de la montagne sous l’effet d’un beau soleil de mai.
L’Isère, en son val, a créé la vie. Une vie qui vient de haut. Une vie qui vient de l’eau.
L’eau source de vie, rappelait Claude Allègre, dans la nuit de lundi, à la télévision.
La formidable nécessaire continuité de l’œuvre de la création, c’est une vérité qui m’envahit depuis mes premières missions officielles nationales, appelé à relier, à partir de nos régions de France, ce que la nature a apporté à l’homme et ce que l’homme doit créer à partir de la nature.
Cette continuité de la création, elle a pour nom Val d’Isère, en Savoie, comme elle a pour nom Le Touquet, Clairmarais ou Noeux les Mines…en notre Pas- de- Calais.
Elle porte le nom de Urgersheim, en Alsace, autant que Mont Saint Michel sur la côte de la Manche.
Au départ, il y a toujours un acte de foi.

Cette union entre le don de la nature à l’homme et le don de l’homme à la nature, j’ai pensé intensément qu’elle pouvait faire naître une source de vie nouvelle. Une station thermale, de montagne, ou maritime, ou de ville d’art et d’histoire, ou un pays d’attrait touristique rural intercommunal…jusque dans notre Région Nord Pas de Calais.
Cette source de vie nouvelle, il s’agit de lui donner une continuité, une force de jaillissement, une cohérence, une cohésion, une ambition, sous le nom d’économie touristique

Notre vingt et unième siècle n’est qu’une étape de plus, depuis le commencement d’une Histoire née à partir d’une terre que le monde entier qualifie de sainte, depuis plus de 2000 ans.
En se faisant homme, Dieu a voulu que le cosmos prenne une dimension humaine.
Et c’est ainsi qu’au stoïcisme des philosophes grecs, s’est substituée une philosophie imprégnée de christianisme.
La croix, en haut du Golgotha, est devenue autant un symbole du chemin de l’humain sur la terre qu’un signe du mystère de l’union voulue par le Créateur entre le divin et l’humain.
Cette union peut et doit donner naissance à un monde porteur de vie bienfaisante et même séduisante. Mais dès qu’on lui tourne le dos, l’humanité subit les terribles expressions de la domination du mal sur le bien.
Une domination du mal, quand le pouvoir devient le but et non le moyen de ceux qui gouvernent, quand le pouvoir des hommes s’identifie à l’argent ou veut s’identifier à celui d’Allah.

J’écris ces lignes en quittant les espaces embellis par la montagne alpine et enrichis par la vie que les Savoyards ont su faire naître et développer en les rendant attirants et accueillants à ceux qui ont besoin de nature et de bon air pour équilibrer leur vie.
Sur notre côte d’Opale, nous avons voulu, nous aussi, créer de la vie économique et sociale en équilibrant celle des autres.
Il s’agit, bien sûr, de continuer cette œuvre, là où la mer vient rejoindre la terre pour y nourrir la vie des hommes.
Comment, de la montagne…à la mer, pourrait-on dissocier l’humain du divin… quand on observe les trésors de bien-être et d’enrichissement que les humains sont capables d’apporter à cette nature à condition de l’aimer comme un bien qu’ils portent en eux, et comme eux,d’origine divine ?
De la montagne…à la mer, en la retrouvant comme un autre régal des yeux, je ressens cette évidence que l’humanité perd le sens de la vie, dès lors qu’elle perd la boussole de la spiritualité qui doit la guider.
J’ai lu quelque part que Saint Jean, dans ses messages d’apôtre, avait évoqué ce grand mouvement qu’est la vie entre ce que l’on reçoit et ce que l’on rend, en apportant, en créant.
Notre chance, en ce nouveau siècle, c’est de pouvoir et de devoir apporter en développement durable. C’est-à-dire en bien commun pour demain
Et en espoir de futur pour les générations nouvelles.

L.D.


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