De l’attrait culturel, du Touquet……. à Budapest !


En lançant il y a 28 ans un salon du livre au Touquet aux vacances de Toussaint, nous avions dans l’esprit une idée-force ; donner un attrait culturel à notre station tout au long de l’année ; un attrait et une intensité de vie culturelle aussi réels que ceux que Le Touquet a acquis sur le plan sportif de par ses équipements et ses espaces verts. C’est ainsi que les initiatives se sont développées : de la rénovation du théâtre Victor Boucher aux causeries de l’hôtel de ville et aux « heures musicales ». Fort heureusement, nous avions, avec les municipalités successives, anticipé.

Car en notre Europe réunifiée, dont les capitales sont devenues de véritables pôles de vie touristique, l’attrait culturel est devenu une des grandes motivations des séjours. Prague avait donné l’exemple. Mais Budapest lui a emboîté le pas et  a remarquablement mis à profit les grands monuments emblématiques  que le beau Danube sépare entre Buda la ville haute et Pest la ville basse. Eiffel, l’architecte de notre célèbre tour, y a laissé sa trace… mais le groupe Hilton a su mettre à profit les ruines d’un monastère dominicain du XIIème siècle pour y  planter son hôtel. Bien sûr de telles capitales sont-elles devenues touristiques par le prestige sauvegardé de richesses architecturales liées à la longévité du règne des richissimes et puissants Habsbourg (1686 -1918). Mais après la chute du mur de Berlin, les chaînes hotelières modernes telles Sofitel, Marriott, Méridien, Kempinski, Radisson y ont investi intelligemment, comblant ainsi le terrible retard provoqué pendant les quarante années de l’ère soviétique.

J’ai eu la chance de vivre en 1949 (il y a près de soixante ans !) comme gardien de but sélectionné en national, les jeux mondiaux universitaires. J’y avais déjà apprécié au cours de mes footings matinaux d’entraînement les espaces forestiers des hauteurs de Buda, l’immense parc du Bois de  Ville , les espaces verts  de l’île Margit (Marguerite) et le Grand Hôtel qui nous hébergeait , nous les sportifs tout en accueillant parallèlement  la «  Nomenklatura » hongroise de l’époque. Et ce souvenir  de ce séjour hongrois qui m’avait  beaucoup marqué ne fut certainement pas étranger à la réalisation, avec  Louison Bobet et quelques amis lillois nommés  Cornillot, Caroni, Derély de l’institut de thalassothérapie. Je demeurais longtemps marqué par l’attrait des sources thermales et les bienfaits des traitements par l’eau au côté d’équipements hôteliers, dont Budapest était précurseur, dès l’après guerre. Les grands patrons et les animateurs  de l’hôtellerie locale l’ont compris : en associant au confort de leurs établissements les saveurs d’une restauration raffinée et les capacités d’accueil de la basilique Saint Etienne, de l’église  St Matthias ou de la synagogue  Dohany, ils ont fait de Budapest une impressionante source de vie touristique.

 

En écoutant deux versions de l’Ave Maria, celui de Gounod et celui de Schubert, accompagnées d’un talentueux trompettiste, sous la voûte rénovée de Saint  Etienne où de majestueux jeux d’orgue attirent les amateurs de musique, je me disais qu’avec Philippe Leleu et l’association qui a milité pour doter l’église Jeanne d’Arc du Touquet de nouvelles orgues, nous avions utilement contribué au  rayonnement  présent et futur de la station et à l’attractivité touristique du Pas de Calais. Mais fort heureusement que, pendant les décennies où il fallait sauvegarder la grande piste de l’aéroport et la marche de la société d’économie qui la gère, nous avons aussi permis d’assurer la vie présente et future de cette infrastructure internationale. Un aéroport d’où peuvent désormais s’envoler des charters pour Prague, ou Budapest , vers l’est de notre Europe, là où il y a  beaucoup de  nouveau.

LD


5 Commentaires

  1. Anonymous

    M. Le Maire honoraire
    Nous vivons dans un pays étonnant. Voici que le tribunal administratif vient d’annuler tardivementle permis de construire du collège du Touquet dont les travaux sont achevés et qui est ena ctivité depuis la rentrée scolaire.
    Cette décision fait les choux gras des médias, jubiler quelque esprit vieillissant et chagrin en mal de notoriété, conservateur au point que rien ne doit bouger, ou quelque ranceur tenace.
    Ce qui est réconfortant c’est la satisfaction des utilisateurs plus encore la présence de détracteur du projet en première ligne sur la photo de la cérémonie d’inauguration du bâtiment. Qu’en pensez vous?

  2. Anonymous

    Le Touquet, c’était une véritable « république bananière » : le fait accompli, aucune concertation, … les lois c’est pour les autres, …
    Le commentaire ci-dessus le prouve une fois de plus : quel pays étonnant avec quels tribunaux étonnants qui osent juger ce qui rend « satisfaction » maintenant, même si …. c’était illégal à l’origine …
    Qu’en pensez-vous ?

  3. Anonymous

    Le propos insultant pour la municipalité que j’ai présidée de 2001 à 2008 ne peut etre signé que par un anonyme . Propos insultant aussi d’ailleurs pour le Préfet qui a signé le permis de construire du collège.Et pour le Président du Conseil général , M.Dominique Dupilet qui va faire, bien sur, appel. Car la loi a été respectée. Et l’interet général l’a emporté avec la construction de ce collège . L’anonyme qui n’ose pas dire son nom , s’il publie sous son nom le propos tenu de « République bananière », méritera un proces en diffamation . Mais il mérite , en attendant , le mépris de ceux qui sont aujourd’hui tres heureux de voir le nouveau collège ouvert à la jeunesse et aux Enseignants sur l’espace Nouveau siècle.L.D.

  4. Anonymous

    Le nouveau collège du Touquet a été construit… illégalement

    mardi 11.11.2008, 05:01 – La Voix du Nord

    Ouvert à la rentrée de 2septembre, le nouveau collège a été inauguré trois semaines plus tard. Ouvert à la rentrée de 2septembre, le nouveau collège a été inauguré trois semaines plus tard.

    Au terme de deux ans de procédure, l’Association de sauvegarde de la forêt et des dunes du Touquet et de la Côte d’Opale (ASFD) a gagné : le tribunal administratif de Lille a annulé le permis de construire du nouvel établissement scolaire. Même si le bâtiment ne risque pas d’être détruit, le conseil général va faire appel de cette décision… embarrassante.

    Le contexte.- Le 2 septembre, 350 élèves ont fait leur rentrée dans un nouvel établissement, bâti en un an et demi sur l’espace Nouveau siècle, à proximité immédiate de l’aéroport (nos éditions des 2 et 3 septembre). Une implantation voulue par Léonce Deprez, alors qu’il était encore député-maire du Touquet, et vivement contestée par les tenants d’autres options, qui voyaient dans le choix de ce site « l’amorce d’un projet de promotion immobilière » sur l’espace reconquis par le déclassement de la petite piste.

    En dépit de recours gracieux adressés au préfet puis de recours contentieux devant le tribunal administratif de quatre associations contestant le permis de construire accordé par le préfet le 15 novembre 2006, le conseil général, maître d’ouvrage, faisait ériger l’édifice dès mars 2007.

    Le jugement.- Après un an et demi d’instruction concernant le recours de l’ASFD (les autres associations se sont désistées), le tribunal administratif a rendu sa décision le 23 octobre. Les parties en ont eu connaissance en fin de semaine dernière : sur la forme, le juge indique que la procédure de convocation des membres de la commission de sécurité n’a pas été régulière sur le fond, il souligne que le code de l’urbanisme n’a pas été respecté du fait d’une « exposition au bruit » dans un périmètre proche de l’aéroport qui n’avait pas été exclu du plan d’exposition au bruit (PEB) en vigueur au moment de la délivrance du permis.

    Pour faire simple, l’ASFD considère que le collège n’aurait jamais dû être bâti sur une zone inconstructible et le tribunal administratif lui a donné raison.

    Les conséquences.- L’ASFD, par la voix de son président, Sylvain Gouz (lire les réactions ci-dessous), se réjouit d’avoir obtenu gain de cause, tout en prévenant qu’il n’y aura pas de demande de destruction du collège. « En principe, on ne détruit pas un édifice public », concède l’avocat de l’ASFD, Benoît Busson (qui a obtenu dans un autre dossier la suspension des travaux de construction d’une résidence secondaire du publicitaire Jacques Séguéla, en Corse, à partir d’un permis délivré illégalement par l’État).

    « Contrarié » par ce jugement, le président du conseil général du Pas-de-Calais, Dominique Dupilet, a décidé de faire appel. Le projet de section bilingue au sein d’un « collège franco-britannique » au Touquet est en effet soumis à la possibilité d’ériger un internat… qui ne pourra voir le jour si le permis concernant le collège reste illégal. •

  5. Anonymous

    vendredi 14.11.2008, 05:08 – La Voix du Nord

    Un collège si proche.-

    Un Boeing 737-800 a connu des difficultés, mardi soir, pour atterrir au Touquet. Ramenant des touristes ayant passé quatre jours à Budapest, l’appareil a été pris dans de fortes turbulences, avec un vent cisaillant de sud-ouest, au moment de se poser. Le pilote a remis les gaz, préférant refaire un tour en l’air avant de toucher le sol, de manière un peu brutale. Les 87 passagers, parmi lesquels Léonce Deprez, en ont été quittes pour quelques sueurs. En fait, l’ancien maire était surtout contrarié d’apprendre, le jour même dans nos colonnes, l’annulation par le tribunal administratif du permis de construire du nouveau collège, jugé trop proche de la grande piste de l’aéroport. Effectivement, 400 m, c’est assez peu.

    tL. B.

    > Qu’en pensez-vous ???

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