Du bonheur individuel … au bonheur collectif

« Il n’est de richesses que d’hommes ». Et de femmes, ai-je tenu à ajouter, depuis longtemps au long des mandats que j’assumais En effet , qu’il s’agisse de créer une activité ou d’assumer un travail, et à travers cette activité , ou ce travail , de générer de la vie , et le bonheur que cette vie fait naitre , tout part d’abord de l’humain. La vie d’une commune , d’une entreprise, d’une région dépend d’abord de sa richesse humaine .Mais cette richesse humaine , elle-même , dépend de l’éducation que les parents et que l’école , puis le collège, puis le lycée , assurent durant les quinze premières années de leur vie aux jeunes appelés à devenir adultes et à constituer , après leur formation , la base de l’enrichissement d’une société. Comme en notre foret du Touquet, sans jeunes pousses naissant à partir de la terre nourricière, pas d’arbres qui grandissent et qui la vitalisent et la valorisent !
C’est pourquoi, avec Nathalie Herbaut en tête, nous nous sommes tant battus, à partir d’un espace bitumé, devenu improductif, mais situé dans un encadrement boisé remarquable, pour permettre la création par le Conseil général du Pas de Calais d’un nouveau collège.
C’est pourquoi, aussi, nous avons , en équipes municipales successives, voulu créer sur des terrains qui appartenaient à la commune les lotissement s et les résidences à loyer modéré qui , en quarante ans , ont presque quadruplé la population permanente de la commune . C’est pourquoi enfin récemment, avec Jean Gillet, adjoint à l’Urbanisme, en tète, la municipalité précédente a voulu donner à des morceaux de territoire sans vie et sans propriétaires privés la valeur ajoutée de nouveaux foyers pour développer la population permanente et l’enrichir de nouvelles énergies humaines.
C’est ainsi qu’un colonel des pompiers, qui avait fait la preuve de son attachement au Touquet et à sa vie sportive, a pu fixer son nid familial dans un coin de foret. Idem pour une belle athlète au nom devenu bien connu de Karine Baillet, devenue ainsi propriétaire au Touquet et sans laquelle les Raiders, de tous âges et de toutes localités du Nord de la France n’auraient pas connu, ce dernier week-end d’avril, comme chaque année, depuis dix ans , le bonheur de s’ébattre dans la nature .La popularité de ces deux figures contribue désormais à la vitalité de la station . Ceux qui ont pris l’initiative de faire des recours contre la vente de terrains , récupérés par la Municipalité précédente pour permettre le logement de foyers voulant vivre en permanence au Touquet, doivent se dire qu’ils auraient du être tout aussi heureux de voir trois autres foyers acquérir dans les mêmes conditions que le colonel des pompiers et la championne Karine, pour y vivre en permanence , trois autres terrains qui seraient restés sans vies sans l’initiative prise par la municipalité précédente de les insérer dans le domaine communal. En les vendant volontairement sans vouloir faire de surenchères, parce que tout foyer nouveau vivant en permanence au Touquet, c’est une nouvelle source de vie.
La vitalité d’une commune, a fortiori d’une station touristique, si elle dépend d’abord de ceux qui la peuplent, dépend aussi de la qualité des espaces et des équipements qui attirent les clients et les visiteurs. Le centre sportif du Touquet, comme notre hippodrome, ou comme les golfs privés, ou comme nos espaces de plage de sable fin, avait gagné au fil des ans une renommée telle qu’elle a contribué à attirer au Touquet une clientèle à la recherche de l’excellence. Les spectacles offerts sur le terrain d’honneur du Centre sportif étaient un régal pour les yeux, comme celui des greens des golfs. Ce n’est plus le cas. Sans pelouse de grande qualité, très bien entretenue, très bien nivelée , très bien tondue, qui faisait la fierté du Touquet et qui fait chaque semaine la beauté du spectacle des matches en Angleterre, en Allemagne, en Italie ou au Parc des Princes , projetés sur Canal plus par satellites, pas de jeu à terre rasant le gazon, et pas de possibilité d’élever ainsi le football au niveau d’un ballet d’artistes du ballon rond . C’est le public qui en souffre autant que les acteurs sur le terrain. Et c’est la station du Touquet Paris-Plage qui y perd de son attrait et de sa réputation.
Dans la vie, on a besoin de bonheur individuel. Mais on a besoin aussi de bonheur collectif.

L.D.

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