Du Portugal… à la Côte d’Opale

Rien de tel que de sillonner l’Europe pour comprendre ce que l’Union Européenne a apporté depuis dix ans aux territoires et aux peuples de ses récents pays membres.

Le Portugal en est une saisissante illustration. Tout comme Bilbao l’a démontré en Espagne, non loin de la frontière française.

D’un pays à l’autre, c’est le même océan qui bordure les rivages. Un océan source de vie au Portugal, comme il l’est en Espagne basque, et comme il devrait l’être davantage sur notre littoral français.

L’économie touristique est devenue la principale source de vie de cette terre du sud. Et des familles portugaises, riches au départ seulement de leur courage, et de leur esprit d’entreprise, ont compris que là où la langue lusophone est le fruit de l’histoire, là pouvait être l’axe de leur volonté et de leurs capacités de développement économique.

Le groupe Pestana, témoignage impressionnant du génie humain qui peut être exprimé par un homme créatif d’origine très modeste et d’éducation « à la dure » est ainsi devenu un des premiers groupes européens de construction d’hôtels. Et au-delà des hôtels, des fabriques de boissons et de bières, et même des entreprises d’électricité portent aujourd’hui le nom de cet homme au visage de paysan courageux dont j’ai eu l’occasion dans les années passées de mesurer la valeur humaine.

De Lisbonne à Madère, l’effort public, soutenu financièrement par l’Europe à travers aménagements de routes, de tunnels, d’aéroports et de… ports de plaisance, a entraîné la construction de très beaux hôtels 4 et 5 étoiles faisant de Funchal aujourd’hui un pôle touristique européen au niveau le plus élevé.

Ces hôtels font le plein en mettant à profit, de plus en plus quatre saisons, au versant des montagnes, les cascades de terrains hier plantés de bananiers face à l’océan.

Bien entendu dans les travaux prioritaires, il y a l’intelligent et fructueux mariage entre la terre et la mer. Et le chantier en cours à Funchal, du port de plaisance, démontre la possibilité de faire de l’accueil des bateaux des passionnés de la mer un atout touristique autant qu’un attrait environnemental, ce qui donne une double valeur ajoutée à un site maritime.

Ainsi la contribution financière apportée par l’Union Européenne apparaît-elle comme une récompense autant que comme une condition de cette mise en valeur et en vie de cette ville de Funchal.

On a sous- estimé, avec nos œillères de Français, l’avance prise depuis vingt ans par nos voisins méridionaux en investissements privés consécutifs à des investissements publics favorisés par la politique de l’Union européenne.

Résultat : leur compétitivité en équipements hôteliers et en autres structures d’accueil est telle qu’il ne faut pas s’étonner de voir notre pays rétrograder en chiffre d’affaire touristique et en chiffres du commerce extérieur.

Conséquence évidente : la clientèle anglaise fortunée, dont les capacités financières ont progressé chaque année, est restée la première clientèle de l’île de Madère, devant la clientèle allemande.

En cette île qui affiche fièrement sa stratégie « des quatre saisons » sur les pages des revues à papier glacé, la démonstration est faite qu’un peuple peut sortir d’un état de pauvreté et qu’une économie peut connaître un développement durable à condition qu’il y ait, à la tête des territoires, comme depuis trente ans à Funchal, des hommes et des femmes se mobilisant pour l’intérêt général et exprimant la volonté de ce peuple de vivre et de faire vivre.

A Funchal, les restaurants regorgent de clients et les commerces expriment une très grande vitalité en se réjouissant de l’augmentation annuelle d’un chiffre d’affaire que l’adoption de l’euro a favorisée.

Madère a su conserver la beauté du patrimoine naturel de ses sites de montagnes boisées et de ses collines fleuries, grand jardin des plantes compris.

C’est un tel jardin des plantes que nous avions prévu au Touquet, en équipe municipale, dans l’espace « Nouveau siècle » devant le nouveau collège, face à un hôtel 4 étoiles et au futur auditorium Jean-Claude Casadesus, dont le nom a été choisi avec les autorités régionales comme symbole d’une ambition commune et d’une complémentarité nécessaire entre le Nord et le Pas-de-Calais, entre la métropole Nord et la côte d’Opale, entre Lille et Le Touquet Paris-Plage.


21 Commentaires

  1. Anonymous

    … mais fort heureusement, après les élections municipales, la ville du Touquet a donné un coup d’arrêt clair à ces projets pharaoniques et très probablement ruineux pour les finances de la ville, déjà extrêmement mal en point après la dernier mandat municipal > car qui va subir et combler combler les défaillances futures très probables des amis investisseurs privés choisis par l’ancien maire ??? > toujours les mêmes : les contribuables.
    Et ne parlons pas de la défiguration continue de la nature et des espaces remarquables du Touquet d’une politique de construction sauvage qui est arrivée (heureusement) à son terme.

    La comparaison du Touquet avec l’île de Madeire fait sourire > la comparaison avec l’Islande me semble mieux appropriée …

  2. Anonymous

    Le précédent anonyme pourrait il nous donner le nom de l’adjoint aux finance pour la période dont il parle?

  3. Toujours de la déformation et des fausses polémiques… Veuillez relire l’article concernant les détails du projet, de son financement et de son éco-compatibilité mais surtout consolider vos propos par des documents officiels (même si vous n’en trouverez pas !)

  4. Anonymous

    Ce qui est surtout intéressant dans les propos de monsieur/madame l’anonyme, c’est son caractère totalement contradictoire et pleinement assumé..
    on apprend ainsi qu’il est mis fin aux « projets pharaoniques » et que, dans un même temps, les « contribuables » vont « combler les défaillances futures très probables des investisseurs privés ».
    Le problème, cher(e) anonyme, c’est que ces acteurs privés (dont on ne sait pas bien ce que vous pensez d’eux, dans la mesure où vous semblez ne pas aimez la dépense publique et ne faites pas non plus confiance aux forces privées..) n’ont pu effectuer les investissements qui étaient programmés à la suite de longues négociations ayant permis d’aboutir à des projets optimisés et viables financièrement. Vinci, Barrière, ou Vizzion europe, ne sont pas prêts d’être défaillants, et n’ayez crainte pour vos impôts ou votre épargne, ils n’en pâtiront pas. Si ceux-ci devaient en revanche être mis à contribution, par hausse des prélèvements ou dépréciation de vos actifs immobiliers consécutive à une baisse d’attractivité du « site » Touquet, cela pourrait ne provenir que du manque d’investissements publics et privés qui ont permis la réussite du Touquet, les rentrées fiscales nécessaires à son équilibre et les dépenses publiques nécessaires à celui de l’ensemble de l’arrondissement.
    Merci par ailleurs de lever votre seconde contradiction, qui immplique que le contribuable viendrait couvrir les défaillances d’un Barrière ou d’un aménageur. Ne confondez pas les problèmes systémiques actuels de la sphère bancaire et le reste de l’économie réelle. Ou expliquez-nous que tel ou tel promoteur ou hôtelier est soutenu financièrement par la ville..
    Enfin, rassurez-vous en vous rappelant que le PLU prochainement voté par la nouvelle municipalité, même vidé de son intérêt pour l’avenir du terrioire par la suppression de l’espace prévu pour un port de plaisance sur la rive gauche de la Canche, consacrera ce qui a été préparé et concrétisé depuis trente ans, i.e la préservation de 50% du territoire communal en zone non constructible, qu’il soit de dunes, de sable, de parcs ou de forêts. S’il vous semble que la nouvelle municipalité va dans le bon sens sens, alors rassurez-vous également en relisant les actes du fameux (fumeux?) Grenelle du Tourisme de juin dernier; vous y apprendrez que notre « Belle endormie » rend cependant jalouse sa cousine Deauville par ses espaces de nature… Décidément, choisissez un point de vue, mais par pitié, évitez l’anathème qui vous amène à de trop nombreuses contradictions; elles finissent par ruiner le sens de votre propos.
    Bien à vous,
    Q.c

  5. Anonymous

    Bravo a cette réponse brillante.

    Nous avons compris : la nouvelle équipe ne veut pas s’investir dans le dévelloppement pour l’avenir. Elle va se contenter de gérer les affaires courrantes en essayant de faire plaisir aux foules qui l’ont soutenus enivrées de belles promesses. « Communication communication », le maire ne voit que cela. C’est normal, c’est son agence de communication qui lui a permis de ravir les places de maire et de député. Nous, les contribuables continuons a payer chérement cette communication.
    Le pire c’est que cette agence a adopté le « bleu » (nostalgie de l’époque COTREL?)pour le logo 4 saisons, et que « LE TOUQUET PARIS PLAGE » écrit en bleu est totalement illisible sur les véhicules minicipaux. J’espère que M. FASQUELLE ne va pas s’appuyer sur cette agence pour régler l’énorme problème du Touquet Tennis Club et du C.N.T et de leurs 2 clubs houses. (promesse électorale devant 700 personnes au Westmister!!!!)

  6. Anonymous

    Comment se fait il que la communication du député soit payée par le contribuable TOUQUETTOIS ? C’est scandaleux. Nous aimerions avoir quelques réponses de M. FASQUELLE mais il est certainement trop débordé.

  7. Anonymous

    pourquoi affirmez-vous que la communication du député est payée par le contribuable touquettois? vous avez des doutes ou vous avez des preuves?

  8. Anonymous

    Nous avons compris que M. FASQUELLE a tout misé sur la communication au point de verser 100.000 € par an à celui qui a fait sa campagne. Qui l’accompagne le dimanche, seul jour où il est présent dans la 4EME pour briller dans les foires et éviter les réunions compliquées des ouvriers de MARESQUEL ? Alors Merçi au « contribuable »….. Pendant ce temps, au C.N.T et au Touquet Tennis Club, on peuc dormir tranquille.

  9. Anonymous

    …qui n’a pas fait « sa » campagne, mais qui a fait « ses » campagnes!!
    celle des législatives + celle des municipales!
    il lui devait donc bien un gros salaire pour services rendus…que l’argent public est en mesure de pouvoir financer!

  10. Ce commentaire a été supprimé par l’auteur.

  11. Êtes-vous saut au point de revendiquer que ceux sont les contribuables touquettois qui ont financé le budget communication de la campagne législative de Daniel Fasquelle ? Connaissant la formation du député, il serait étonnant qu’il soit commis une telle faute mais étant donné qu’il a déjà fait preuves d’impostures tout reste envisageable. Même l’illégalité des financements de campagnes électorales ?

  12. Anonymous

    De quels impostures parlez vous ?

  13. Anonymous

    Cher jean-gabriel,
    on facture ce que l’on veut bien facturer.. et on peut remercier le travail « bien » fait par un contrat de 100 000 euros annuels.. il n’y a là aucune imposture ni illégalité. Simplement un rendu de monnaie. Un peu limite, certes!

  14. Les campagnes électorales des législatives sont financées par les propres deniers du candidat puis remboursées par l’Etat dans la limite d’une certaine somme. En aucun cas le budget communication de la campagne des législatives ne peut être financé par les contribuables touquettois… J’entends par imposture le fait que l’on prétende être un homme d’action (cf.  » avoir l’audace de Léonce Deprez ») alors que la réalité (abandon de nombreux projets de grande qualité, financés par des partenaires privés!) démontre le contraire.

    PS : veuillez m’excuser pour les fautes de frappe de mon premier commentaire.

  15. Anonymous

    Puisque vous parlez « communication », et au cas où vous seriez amnésiques, c’est le même chargé de communication qui avait fait la campagne de Léonce Desprez en 2001 !

  16. Anonymous

    Léonce « Desprez » qui, vous l’avez remarqué, ne lui avait pas ensuite refilé un contrat « Ville du Touquet » (actuellement environ 100 000 euros annuels tout de meme..)
    nuance, non?

  17. Anonymous

    Ok Deprez sans « s », par contre les fautes d’ortographe de Jean-Gabriel personne ne dit rien…..Quel courage !
    La communication, ça ne s’improvise pas ! Monsieur Deprez l’a hélas oublié et en a fait les frais…
    Et le dépenses inutiles faites par l’ancien maire, vous voulez qu’on en reparle ????? non, je ne joue pas à ce jeu….
    Ridicules ces polémiques, ce ne sont pas vos propos stériles qui feront que les commerçants pourront assumer leurs prochaines échéances financières….Bougez vous en faisant venir des gens à fort pouvoir d’achat au lieu de verser dans la critique systématique.
    Il s’agit de la survie des Touquettois et non de promotion personnelle dont il est question.
    L’ère Deprez est terminé, soit vous attendez un peu plus de 5 ans en vous tournant les pouces ou vous ramez dans le même sens que les autres car c’est
    l ‘intérêt général qui compte avant tout.

  18. Anonymous

    Ok pour votre soif de proposition et votre ras le bol des critiques; il n’empêche.
    Le problème n’est pas de savoir s’il est bien ou non de payer une agence de com’. Et vous avez raison de dire que cela ne s’improvise pas. La question doit en revanche être éclairée au moyen de ces trois éléments: ladite agence de com’ n’est pas spécialisée en économie touristique; elle est celle qui a fait les deux dernières campagnes du député-maire; il existe un service communication à la mairie.
    Chacun de ces trois éléments oblige à une réflexion pour justitifier de plus de 6000 HT par mois. Je pense que le citoyen a le droit de se poser ces questions et mérite des réponses claires, afin d’être rassuré quant à l’utilisation de l’argent public.
    Il n’y a donc là aucune référence à une quelconque ère Deprez, ni aucune volonté d’opposition systématique.
    Concernant les autres points souvent portés à la critique, il est vrai, sur ce blog, permettez moi de vous faire remarquer que nos points de vue et nos attentes convergent; c’est en effet de la survie des commerces dont il dépend, et donc du dynamisme économique que l’on souhaite insuffler. Vous demandez du haut pouvoir d’achat pour permettre aux commerces l’accès à une clientèle qui leur offre leur survie. Tout à fait d’accord. Mais quand nous critiquons ici le refus de parkings souterrain, le refus d’un auditorium, le refus d’un port de plaisance, le refus de nouveaux hotels 4étoiles, la mauvaise gestion d’opalopolis, du pont vert, de maresquel, etc.. c’est précisément parce que l’ensemble de ces investissements étaient vecteur de richessses, de croissances, d’emplois, et également capables, en améliorant notre attractivité, d’aller « chercher avec les dents » une clientèle internationale à haut pouvoir d’achat.
    Critiquer les dépenses de fonctionnement nouvelles, critiquer l’abandon des projets structurants, critiquer les dépenses qui ne créent pas directement ou indirectement de la richesse à plus ou moins long terme, et le tout en période de crise, ce n’est pas critiquer de façon stérile
    C’est éclairer et faire comprendre combien le touquet ne vit que par le dynamisme insufflé par l’action publique et relayé par le secteur privé. Ce ne veut pas dire se tourner les pouces.
    Vous souhaitez enfin que tout le monde rame dans le même sens. Soit. Mais ne pensez-vous pas que nous avons le droit d’alerter quand la direction prise semble mauvaise?
    bien à vous,
    q.c

    PS: jean gabriel a lui même précisé qu’il s’excusait pour ses fautes d’orthographe.. donc aucun rapport avec le courage.

  19. Anonymous

    La nouvelle équipe a oublié ses projets, plus de piscine, plus de concours international, plus d’auditorium, rien pour le centre ville. Pourtant très « communiquant », RIEN sur ces promesses. J’ai voté FASQUELLE. Je suis déçue.

  20. Anonymous

    Beaucoup sont déçus !

  21. Anonymous

    Attention, ce n’est pas une mais trois campagnes de communication pour Le Touquet dès ce mois dont une copie d’un slogan trouvé par un Ministre. 100.000 € ne suffit pas pr être inventif visiblement. Navrant. J’espère que le coût de ces brillantes campagnes est pris en charge par le conseiller sinon quel est son vrai rôle ?????….

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