L’esprit de la Résurrection

Nous avions besoin d’un printemps. Il est venu enfin le 21 mars.

Les ciels gris, jours après jours, avaient envahi nos regards durant plusieurs mois. Et la télévision en avait été, chaque soir, l’obsédant reflet.

Mais n’est-ce pas plutôt ce ciel trop gris, le reflet de la difficulté des Français à porter leur regard au-delà de leur Hexagone ?

Trois chiffres devraient convaincre gouvernés et gouvernants de mobiliser leurs forces, pour rendre à la France une volonté de rejoindre les niveaux de travail, atteints pour les jeunes dans les pays voisins. Prenons l’exemple du Danemark et de l’Allemagne.

En France,  le taux de chômage des jeunes atteint 25% ;  au Danemark il est de 10,3% et en Allemagne, il oscille entre 5,2 à 6,5% d’une année à l’autre.

Ces chiffres devraient suffire pour éclairer notre peuple, et élever son regard au-delà des frontières partisanes.

Ce peuple français ne supporte pas en effet, en football, que son  équipe nationale ne se situe pas dans les meilleurs d’Europe.

Comment peut-il continuer à supporter, face au terrain de la vie économique, qu’il se situe pour nos jeunes notamment, en queue de peloton, dans la compétition européenne ?

Le gouvernement de Manuel Valls avait décidé de prendre des mesures de redressement, pour mettre fin à cet échec qui angoisse nos jeunes et leurs familles.

Un mois après la décision prise par Manuel Valls, de réformer le droit du travail, qu’en reste-t-il en ce mois d’avril 2016 ?

Ce ne sont pas, en vérité les travailleurs qui refusent les réformes, ce sont des appareils de syndicats qui ne représentent qu’une minorité d’entre eux.

Il est temps que le bon sens populaire reprenne le dessus, et incite le gouvernement à franchir les barrages qu’on leur fait craindre dans les rues de Paris, si les réformes l’emportent sur le conservatisme dans tous les milieux.

Le dialogue social est une base de la réussite des entreprises, autant que de la mise au point et l’application  des réformes, dont celles-ci ont besoin pour relancer leurs activités.

Mais ce dialogue qui doit être vécu dans chaque entreprise ou chaque branche de la vie professionnelle doit cesser d’être dévoyé avant le but à atteindre des réformes nécessaires.

Les émissions de télévision et les déclarations partisanes aboutissent trop souvent à faire oublier l’essentiel : la dynamisation de notre vie économique et la création d’emplois par nos entreprises.

Il est temps de dire halte aux diviseurs qui créent le désordre dans les esprits, pendant que des clans de terroristes s’attachent à en créer dans les rues de nos capitales.

Le pape François  a lancé de son balcon de Rome, le jour de Pâques, un appel au peuple d’Europe pour que l’esprit de concorde l’emporte sur les haines que des fanatismes de certains clans tentent aujourd’hui de raviver, en dévoyant la religion musulmane.

C’est l’Union européenne qui doit désormais incarner le pouvoir d’assurer la sécurité des citoyens et la neutralisation des forces du mal qui tendent à déséquilibrer notre monde et à étouffer les valeurs de notre civilisation d’origine chrétienne. Mais aussi les principes qui ont et qui restent à la base de la vie de notre République.

La première page du « Point » présentait le 17 mars, le visage du nouveau président de notre région, Xavier Bertrand, sous un casque blanc, au-dessus d’un titre évoquant pour lui, les douze travaux d’Hercule.

Son prédécesseur, Daniel Percheron, avait eu d’autres obstacles à franchir pour entreprendre et réussir la conversion économique du Nord-Pas-de-Calais. Elle n’est pas achevée.

Pâques vient de nous rappeler que l’esprit de la résurrection doit stimuler chaque année notre vie.

Cet esprit doit être en nous, ce que le soleil nous apporte dans le ciel.

Léonce Deprez


3 Commentaires

  1. DELHAY Jean-Claude

    pour réussir une équipe de foot. à besoin d’un bon entraineur !

    un Pays(le notre) à grand besoin d’un bon guide, qui doit indiquer au peuple la direction du mouvement pour avoir la réussite « promise », en clair indiquer le cap et s’y tenir, ne pas diverger en permanence au gré de la mauvaise humeur de quelques uns…etc.
    mais je constate que nous avons fait le choix, il y 4 ans, d’un mauvais entraineur…
    ceci est d’une grande tristesse. (pour faire simple)

  2. d'Hallewin Bernard

    Léonce te lire est toujours une sagesse

  3. Cher Leonce vous avez toujours une fine analyse de la situation comment peut on avancer avec nos syndicats qui ne sont que politisés c est désespérant je viens de voir un jeune de 20 ans un chômeur à la télé qui dit je ne suis rien c est horrible d entendre ça comme si un être humain n était rien!! Amitiés jean francois.

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