Et le rêve est devenu réalité…

Si j’ai proposé au conseil municipal du Touquet, le 11 mars 1991, de me permettre de signer, au nom de la Ville, le contrat de l’acquisition de l’église Jeanne d’Arc, c’était d’abord pour garantir son entretien et son avenir dans le patrimoine de la station. Mais c’était aussi parce que je voulais tenir une promesse faite à une belle figure touquettoise, passionnée de musique, qui parmi ses dons, avait celui d’être un talentueux organiste.
Jean Cau, expert- comptable Lillois renommé, portait en lui une culture et une sensibilité musicales dont il avait l’art de donner à ses amis l’envie d’en partager les fruits.
Il était, à justes raisons intelligemment exposées, de ceux qui estimaient qu’une station, dont il pressentait l’avenir comme celle du Touquet-Paris-Plage, ne pouvait pas supporter la médiocrité, même à partir du jeu d’orgues de son église.
Encouragé par sa brune épouse, maman d’une jolie jeune femme fondatrice et animatrice d’un club de danse moderne, Jean Cau avait réussi sans mal à me convaincre de défendre la cause de doter l’église du Touquet de nouvelles orgues.
Ce fut le point de départ de dialogues très passionnés avec les prêtres successifs dont la valeur sacerdotale et humaine a fait honneur au Touquet jusqu’à ce jour.

L’abbé Mortreux, trop mathématicien pour oser y croire, l’abbé Debret, ancien camarade de collège, à l’âme aussi musicale que sa parole, l’abbé Jacques Noyer, brillant futur évêque dont la chevelure blanche et la foi rayonnent jusque dans le cœur de la population de sa ville natale, l’abbé Westelynck, à la chaleur humaine si stimulante, l’abbé Leprêtre enfin, qui par sa vie et son langage donne envie de le suivre dans sa marche spirituelle jusqu’au ciel. Tous renforcèrent, à tour de rôle, le rêve que je partageais avec Jean Cau et quelques amis amoureux de la musique sacrée.

Avec mon adjoint à la vie culturelle , Philippe Leleu , et le soutien de l’équipe municipale élue en 2001, nous avons encouragé la création d’une association que Jacques Berrod , puis Madame Lasson et un comité de paroissiens dévoués eurent le mérite d’animer jusqu’à cette année 2008.
Bien entendu, il fallait commencer par réaliser la remise à neuf de la nef de l’église Jeanne d’Arc et de la tribune devant accueillir l’imposant buffet conçu par le maître d’œuvre Jean- Pierre Decavele et réalisé par la société Pascal Quoirin du Vaucluse que nous avions sélectionnés pour un orgue de trente- sept jeux et trois claviers. Le conseil municipal a courageusement décidé d’intégrer le coup de ces investissements dans ses budgets des années 2006 et 2007.

La générosité et la foi des Touquettois ont contribué à couvrir 17% de l’investissement. La qualité de notre projet et le rayonnement culturel qu’il doit avoir ,en valeur artistique et en vie spirituelle dans le Pas de Calais, ont convaincu , après deux ans de démarches et de contacts fructueux, le ministre de la Culture , Renaud Donnedieu de Vabres et la commission nationale spéciale du Ministère , puis le président Dupilet et le Conseil général de notre département, que les subventions demandées apporteraient un enrichissement de la valeur humaine et touristique de notre Cote d’Opale pour plusieurs siècles.
Merci à tous ceux qui ont démontré, une fois de plus, que lorsqu’il y a la volonté, il y a le chemin.
L.D.


2 Commentaires

  1. Anonymous

    « Et le rêve est devenu réalité … »

    En effet, M Deprez, et bravo pour votre énorme clairvoyance pour avoir favorisé cet achat d’orgue qui, sans aucun doute, va nous faire rêver tout au long des quatre saisons.

    Et merci aussi pour votre nouveau blog qui nous permet de continuer à revivre avec les quelques amis qui vous restent les époques glorieuses anciennes du Touquet, et surtout de rêver et d’imaginer ce que le Touquet serait devenu si la grande majorité de ses habitants irrévérencieux et ingrats n’avaient pas voté autrement que pour votre liste.

    Continuez à nous faire rêver !

  2. Anonymous

    Merci du commentaire qui rappelle le pourquoi d’un mandat donné par une population , surtout quand il s’agit d’une commune à vocation touristique.Seules comptent les réalisations apportant une valeur ajoutée au territoire de cette commune et à la vie de ceux qui y vivent ou y séjournent.Merci de le faire comprendre.L.D.

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