Une Fin Août Qui Permet De Reprendre Confiance !

Fin août. Il s’agit désormais d’être sérieux. Et à tous niveaux de la vie collective.

Les bains de mer ne peuvent plus effacer les traces des excès, en tous genres, que la griserie, très passagère, des rayons de soleil donne la tentation de s’offrir…

Les bronzages, en cabines spécialisées, faute de soleil, pour ceux qui visent les pages des magazines, les rendez-vous d’août, clôturés de champagne, la fête de la rose, là où elle survit… ce que vivent les roses, l’espace d’un matin… ou d’un week-end, tout cela ne peut durer que le temps d’une saison d’été ! Et… tout cela représente un coût, difficile à supporter.

Arnaud Montebourg ne pensait pas qu’il serait aussi élevé pour lui ! La perte de son ministère !

Il savait, pourtant, que le nouveau Premier ministre s’appelait Valls ! Un tempérament de Catalan ! Ce nouveau Premier ministre a donc dit STOP aux tentatives de ce coéquipier, trop préoccupé, comme d’autres, des élections présidentielles prochaines !

 

Je connais bien Montebourg

Son verbe précède souvent sa réflexion. Il oublia, de respecter, à sa fête de la rose, le programme exposé par son Premier ministre, depuis plusieurs mois, à l’Assemblée nationale !

C’est comme si un pianiste interprétant merveilleusement un programme mélodieux de Debussy, avait décidé, soudain, et pour faire plaisir à ses amis belliqueux, de jouer du Wagner ! Montebourg, lui, en sa fête républicaine, a voulu jouer du Montebourg, d’origine frondeuse gauche de la Gauche !

Le Premier ministre de nos « Pianos folies » du Touquet, Yvan Offroy, aurait dit « Non ! Votre contrat n’est pas respecté ! »

Le très passionné Yvan Offroy et son épouse Nadia, d’origine russe, nous avaient entraîné, avec mon adjoint à la culture, Philippe Leleu, et nos épouses, à les suivre, jusqu’au Bolchoï de Moscou, pour mettre au point un programme de festival !

Ce sont les noms célèbres des pianistes russes et la renommée du programme retenu, qui avaient incité notre station touristique à nommer Yvan Offroy, organisateur de notre festival international de musique ! Et j’ai été très heureux qu’il le reste, dans l’intérêt général !

Quand il y a une continuité, en esprit, d’une politique, clairement exprimée, d’une décennie à une autre, cette politique finit par entraîner un public, par mériter sa confiance et par fidéliser  ce public ! Nous en avons eu l’exemple, lors des récentes soirées musicales du Touquet !

Montebourg, aussi bon avocat soit-il du « Made in France », a donné l’exemple contraire, en quittant volontairement, dans ses prestations verbales, le registre du nouveau Premier ministre, Manuel Valls. Il a donc été invité à quitter la scène gouvernementale !

 

Trop parler nuit !

Il avait déjà déraillé, par imprudence verbale, en pleine séance plénière de l’Assemblée nationale. C’était à la suite d’une de mes interventions, dans un débat sur la politique de soutien de l’État que je demandais pour la Presse écrite, dont je pressentais déjà, il y a sept ou huit ans, qu’elle allait souffrir, de plus en plus, des chaînes d’information continue, à la télévision, et du développement des réseaux d’information par internet.

Arnaud Montebourg, demandant la parole, en réplique, et croyant, faire « tilt, » déclara que mes propos ne l’étonnaient pas, puisqu’ils émanaient d’un représentant du Groupe Hersant. A la séance suivante, il demanda, à nouveau, la parole, pour s’excuser de sa déclaration, ses propres amis de Groupe, lui ayant confirmé que notre entreprise était tout à fait indépendante du Groupe Hersant.

Arnaud Montebourg en a, évidemment, trop dit, aussi, et trop vite, à la fête estivale de la rose, pour tenter de s’attirer des voix de la gauche de la Gauche !

Il s’était certes excusé, à mon égard, et m’avait dit avoir regretté ses propos.

Le Premier ministre Valls, n’eut droit, lui, à aucune excuse, car là, il cherchait une occasion de préparer, par ses déclarations, l’élection primaire pour l’élection présidentielle de 2017 !

Mais déjà, au début des année 2000, il voulait se faire connaitre et repérer, dans les médias, par des interventions dans des polémiques politiciennes, touchant souvent Jacques Chirac ou Alain Juppé. Ce que les Français aiment de moins en moins entendre, aujourd’hui !

Le mérite de cet avocat est de reconnaitre ses erreurs. Mais, en raison des futures présidentielles, il ne cherche plus à s’en excuser. Car désormais, ses propos  s’insèrent dans un « système » de captage de voix ! A vouloir transformer en profession, en métier, l’exercice du mandat de représentation des citoyens… on déforme la fonction politique.

Elle devient de moins en moins l’art de conduire la cité, taille locale, ou la cité, taille régionale, ou la cité, taille nationale. Elle transforme le sujet, qui sert une cause, en objet, à promouvoir… Au lieu d’être un programme exaltant d’action pour les autres, la politique est en train de devenir un programme obsessionnel d’action pour soi.

 

C’est une figure, d’une toute autre personnalité, qui lui succède

La nomination d’Emmanuel Macron à la tête de ce ministère, c’est sans doute, pour la France, la meilleure nouvelle de l’été 2014 !

Car, ce nouveau ministre, à la tête bien faite, incarne la génération des leaders d’une économie nationale appelée à saisir les chances de la mondialisation, au lieu de continuer à s’en plaindre !

Nos destins réciproques ont fait que, depuis le jour où il me demanda de célébrer son mariage au Touquet, comme officier de l’état-civil, j’ai pu juger sa valeur humaine et sa maîtrise des problèmes de la vie économique et des solutions à leur donner, dans une Union Européenne imposant une gouvernance politique, et une France d’esprit réformateur, à la fois social et libéral.

La salle d’honneur de l’Hôtel de Ville ne fut pas trop grande, ce jour de 2007. L’heureux futur qu’il incarne, s’il parvient à se faire entendre, comme véritable Ministre de l’Économie, doit redonner espoir à ceux qui ont eu tendance à le perdre.

Car Emmanuel Macron sait, lui, que l’euro est passé de 1,38 dollar cet hiver, à 1,32 en cet été 2014, soit 3%de baisse.

Il sait, lui, que les chefs d’entreprises jugeaient nécessaire, la réduction des charges pesant sur le coût du travail. Une réduction de charges sociales et fiscales qui commence à se vivre.

Il sait, Emmanuel, et il nous le confirmera, que la zone euro joue de plus en plus son rôle efficacement, en empruntant à un taux devenu très intéressant. La France en effet, s’endette à 1,4%, à 10 ans, en ce mois d’août, contre 2,3% en février dernier. Il faut le faire savoir !

« Il faut cesser d’entretenir des doutes, chez les investisseurs chinois et japonais, chez ceux qui détiennent deux tiers de la dette française, » vient de rappeler Mario Draghi, Monsieur Euro, en lançant un appel à la Presse française ! En précisant que les crédits à nos P.M.E. commencent à reprendre !

Mais Emmanuel Macron lui, va certainement désormais, vouloir rappeler aussi que l’impôt a déjà tué l’impôt en France ! Tant il rapportait moins.

On commence enfin, à comprendre, en France, car notre peuple a du bon sens, que c’est l’excès fiscal français qui pèse sur la croissance et qui fait craindre une déflation, qui risquerait d’être très nocive pour notre économie. Car les prix baissant, c’est toute la chaîne de la vie économique qui s’affaiblit et la France qui s’appauvrit encore plus !

Voici donc un été qui se termine dans une prise de conscience, majoritaire en France, qu’il faut accélérer le rythme des réformes, au lieu de les retarder ! Leur but, urgent, est de réduire les dépenses publiques et d’alléger, en les renégociant, le coût annuel des intérêts d’emprunts.

Conclusion ? Aujourd’hui, il s’agit de redonner du moral aux Français et confiance en la France. La menace de la déflation, il faut la balayer de nos conversations ! Il faut que les Français la chassent de leurs têtes !

Et qu’ils dépassent leurs divisions, pour faire triompher la vie de nos Régions sur leur mort lente et les raisons de reprendre confiance en leur avenir !


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