La fin du suspense approche…

Il faut en prendre conscience : Notre pays n’est plus au premier rang de la compétition économique européenne.

Les Allemands, à cet égard, nous regardent de haut. Au moins de plus haut.

Retenons un seul chiffre : notre dette publique a atteint 93,5% de notre Production Intérieure Brute en 2013 (P.I.B.). Mais n’oublions pas non plus que la France demeure, aux yeux du monde, un pôle d’espérance vers le futur.

Ils viennent par dizaines de milliers, les étudiants originaires de nombreux pays d’Europe et d’Afrique afin de finaliser leurs études en France pour jouer leurs chances d’avenir professionnel.

Exemple tout proche de nous : le lycée Hôtelier du Touquet (dont j’espère voir restaurée bientôt la tour mise en lumière)…

J’avais voulu le créer dans l’objectif d’en faire un pôle de rayonnement d’une éducation hôtelière et touristique… à la française.

La classe de mise à niveau en vue du B.T.S. d’hôtellerie et de restauration accueille d’ailleurs cette année un étudiant vietnamien.

Du lycée hôtelier du Touquet, ma pensée bondit vers les marches de l’Elysée… Car c’est à l’Elysée que va se jouer bientôt l’avenir de nos jeunes…

L’élection à la présidence de la République est la responsabilité principale que les citoyens Français ont à assumer dans leur vie démocratique.

Nous en sommes aujourd’hui à quelques semaines du renouvellement du choix du futur Président de la République.

Les Français n’ont pas arrêté leur choix. Le problème, le vrai problème c’est qu’aucune personnalité nationale ne s’était imposée jusqu’alors aux yeux des citoyens. Il apparaît que les figures de proue manquent, en nos temps présents, pour déterminer la décision des Français, plutôt enclins à voter contre que voter pour.

Car ce sont les Français qui doivent ressentir le besoin de s’unir autour d’une personnalité digne de leur confiance, pour assurer la continuité de notre République et du pouvoir national qu’elle impose à la tête du pays.

La presse le démontre, elle-même, multipliant les sondages relatifs aux 5 principaux candidats, au fil des alliances… le jeu reste ouvert… pour le pronostic du second tour.

Il faut donc en revenir à la base des critères susceptibles d’entraîner la proposition finale des citoyens pour assurer la conduite du pays.

Il est certain que ce n’est plus tel ou tel parti politique qui est en mesure désormais d’éclairer les consciences et de provoquer le rassemblement nécessaire avant une élection présidentielle. Et ce n’est d’ailleurs pas le sens du scrutin présidentiel qui implique la rencontre d’un homme (ou d’une femme !) et du peuple.

C’est plus que jamais le rôle des media et de la Presse d’information en particulier, d’éclairer et d’offrir la lumière nécessaire dans le ciel de France jusqu’au rendez-vous national du printemps.

J’avais assumé avec passion pendant des décennies, ma mission d’éditorialiste de nos hebdos du Pas de Calais. Aujourd’hui, en tant qu’ancien, je suis incité à préparer au moins le terrain, avant que surgisse le nom de celui qui est susceptible d’entraîner les suffrages de nos concitoyens.

La vérité que ressentent les Français, tout au moins ceux de ma génération, même s’ils ne sont plus très nombreux… c’est qu’aujourd’hui la France manque non seulement bien-sûr d’un De Gaulle qu’elle ne retrouvera jamais, mais qu’elle hésite à choisir une figure de proue ayant mérité d’être un de ses successeurs en 2017.

Nous ne sommes pas en train de vivre un « siècle des lumières ». Nous manquons même des clignotants suffisants pour éclairer la route. Le lent processus des primaires a eu pour mérite de clarifier… Mais en radicalisant les choix et en éliminant les plus rassembleurs, il a en même temps biaisé le processus de la Constitution de la 5è République. Il a en tous cas mis en évidence et confirmé le profond désir de renouveau auquel aspirent les Français.

La réflexion qui s’impose à mes yeux, c’est que ce sont à la fois les jeunes et les aînés qui vont devoir d’ici quelques semaines se prononcer.

Alors quelle est la figure nationale capable de motiver la passion de ces jeunes et la responsabilité de leurs aînés les 23 avril et 8 mai ?

Quelle est la figure nationale, capable d’incarner le renouveau, de rassembler les générations ? Il semblerait qu’un candidat, originaire des « Hauts de France », et donc proche de nous, ait compris les attentes d’une bonne partie de la population… Cela n’était pas arrivé depuis le Général, qu’une figure attachée à notre territoire ait la volonté et semble avoir la capacité d’entraîner le peuple de France.

Les semaines à venir s’annoncent décisives. Je m’attacherai à continuer à vous éclairer.

Léonce Deprez


6 Commentaires

  1. Aerts

    Félicitations pour cette remarquable synthèse
    Amicalement
    Dominique AERTS

  2. JOULIE

    Cher Léonce,
    A ton âge tu devrais avoir un peu de réalisme et d’abord séparer l’économie du sociétal et de l’humain.
    Si les Allemands sont actuellement (depuis 20 ans) « économiquement performants » (aujourd’hui cela se joue à quelques %, ce qui n’est pas forcément fondamental pour un « sage » !), c’est bien que la chute du rideau de fer leur a permis de se recréer un vieil empire avec tout ce que l’on appelle « l’Europe de l’Est » (Tchéquie, Pologne, Slovaquie, Slovénie, Hongrie, Lituanie, Ukraine, Biélorussie, Bulgarie….): main d’oeuvre formée, pas chère et qui parle allemand ! La France, elle, n’a plus d’empire; ce qui, par ailleurs, est normal.
    Tu mets en épouvantail la dette nationale; mais regarde en face : la dette nationale, c’est 10% du patrimoine des Français (2 000 Mds sur 20 000 Mds), soit pas grand chose. Cet argent « sur emprunté », destiné dans un 1er temps au fonctionnaires, aux RMIstes, aux chômeurs, aux malades…. n’est pas resté longtemps dans leurs mains. Il est reparti chez leur propriétaire, chez leur fournisseur d’énergie, …. et puis dans le clan Mulliez (ou l’un de ses 4 concurrents et autres distributeurs). Ces primo destinataires de l’argent public, au bout de trente ans, n’ont pu, malgré les aides de l’état, accumulé un quelconque patrimoine. Par contre, le clan Mulliez, ses concurrents et autres distributeurs, ont accumulé un énorme patrimoine, entre autres en détournant, à leur profit cette publique. En outre, ils vont la cacher à 10 km de la frontière !!! J’ai personnellement un petit patrimoine. J’ai reçu, dans ma vie, un peu d’argent de cette dette publique (formation initiale gratuite de la maternelle jusqu’à mes diplômes d’ingénieur), j’ai bénéficié du déficit de la Sécurité Sociale, de la SNCF, de EDF, d’allocations chomage, des investissements en infrastructures de l’Etat endetté….. Je suis prêt à payer 10 % de mon patrimoine pour ramener cette dette (dont j’ai perçu directement ou indirectement des + financiers) à zéro. Ramener son apurement en 5 ans, par exemple, par les détenteurs de patrimoine Français, aurait, en outre l’avantage « d’internaliser » cette dette, au lieu d’en avoir 70% à l’étranger. Donc tout ceci est un faux problème, sauf que tous ceux qui se cachent derrière leur petit doigt (et les plus riches derrière les frontières) pour ne pas voir la situation en face ne cessent de tourner en rond dans leur microcosme, dans leur petit cercle (Fillon dixit : mais, c’est légal, tout le monde fait cela; c’est d’autant plus légal que c’est moi, en tant que député qui l’ai rendu légal !). Le clan Mulliez (70 Mds de chiffre d’affaires et le profit à 2% de marge nette), tout cela à 10 km de la frontière, c’est légal aussi ! et pour réduire la dette, tu es probablement partisan d’augmenter la TVA, pour que les insolvables la réduisent à 0(ceux qui prônent cela sont sûrs de ne jamais y parvenir!).
    Comme tu le dis De Gaulle n’est plus là ! Jamais De Gaulle n’aurai embauché Yvonne (il ne lui avait même pas prévu une retraite d’état !, au cas où elle aurait été veuve !). Jamais, il n’aurait acheté un croissant le dimanche matin à Colombey les Belles avec l’argent de l’Etat. Il a su être quasiment seul en 40, 41, 42 avec quelques rares « suiveurs » situés dans les colonies, en se battant contre Churchill et Roosevelt, pour qu’ils ne se partagent pas la France et son empire colonial. A la fin de la guerre (et il en avait déjà le programme dans la tête, dès 42), il a créé la Sécurité Sociale, le principe de la participation des salariés aux résultats de l’entreprise, les comités d’entreprise… Quel candidat d’aujourd’hui aux élections de mai prochain (en dehors de Bayrou et de Mélenchon) a, dans son programme, y compris en politique étrangère, des idées gaulliennes ?
    C’est peut être ce genre d’analyses concrètes et véritables qu’il faut écrire. Ne penses tu pas ?

  3. Colonna

    Merci pour lta synthèse cher Léonce. Pour moi l’urgent ét l’essentiel c’est une loi de moralisation drastique impactant d’abord les parlementaires àvec une forte réduction de leur nombre mais plus largement l’ensemble des élus et élues.alors…si celui qui va la « porter » est originaire des hauts de France pourquoi pas! L’essentiel etant pour l’ancien député de l’extrême sud que je suis,c’est qu’elle s’impose sévèrement comme en Suède.

  4. Francis Dec.

    Cher Leonce
    J attendais ta lettre mais tres peu font une syntese plein de bon sens
    qu il manque aujourdhui
    Merci

  5. Guérin Mahieuw TH

    cher Léonce quand je vois ce qui se passe et comment on descend un homme qui avait un programme capable de relever la France, je suis ecoeurée ! je vois que tu restes optimiste ! tant mieux pour toi …. moi je vois les magouilles pour que la gauche gagne encore et cela me navre ! je pense à nos enfants …. amicalement à toi et à Lily TH

  6. SIMPHAL olivier

    Cher Léonce,
    François FILLON est descendu médiatiquement par ses opposants.
    C’est le seul à avoir un programme crédible pour la France.
    Aujourd’hui , ce n’est pas bien vu d’être catholique et de défendre la famille qui est pourtant la base de notre société.
    Notre pays a besoin de PME pour recréer de l’emploi sur l’ensemble du territoire.
    Les habitants des campagnes se sentent abandonnés: l’entretien des routes et des réseaux électriques est sans cesse reporté, l’accés à l’internet haut débit ne fonctionne pas, on supprime les services de l’état, la réforme des communes trop petites n’a pas été faite…
    Il nous faut un président courageux appuyé par une bonne équipe pour faire évoluer la France.
    ton neveu,
    olivier

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