Flandres-Artois-Hainaut-Picardie, grande Région de notre futur !

Assemblée générale à Lille, ce jeudi 28 mai 2015, au Crown Plaza. Des noms qui sonnent la cloche de l’époque nouvelle que nous vivons. J’y participais, pour y représenter, comme vice-président, le Comité Régional du Tourisme et sa présidente Régine Splingard, élue estimée liée à l’histoire de notre région boulonnaise.

Incontestablement, et c’est bon pour le Nord-Pas de Calais, Lille est devenue la métropole régionale. Elle est même en train de se donner l’ambition d’un Lyon, au nord de la France ! Et Martine, la maire, n’est pas la seule à en avoir l’appétit ! Au fil des rendez-vous des conseils d’administration des trop nombreux organismes en la capitale des Flandres, j’ai pu juger, à quel point la métropole concentre la vie économique sur Lille et sa Communauté urbaine.

Le pouvoir entraîne les pouvoirs

Comme l’argent entraîne l’argent.

Soyons heureux de la progression de cette métropolisation de notre ancienne ville grande bourgeoise Lille-Roubaix-Tourcoing.

Il est bon que la capitale de notre Région, d’autant plus qu’elle va s’étendre à la Picardie, devienne une métropole influente à l’échelle de notre Union Européenne, dans une économie de plus en plus mondialisée ! Nous avions, en nos mandats d’élus, et personnellement, en famille, partagé partiellement la vision de notre ami d’origine audomaroise Bruno Bonduelle, en soutenant cet objectif. Mais…

Car il y a un Mais

Déjà, lorsque j’étais rapporteur de la Commission du Plan et du développement économique au Conseil régional, j’avais proposé que l’étroitesse géographique, et le peuplement record de notre Nord-Pas de Calais permette de partager la fonction économique et sociale de la métropole ! J’avais même titré mon rapport, compte tenu de la solidarité humaine, de base ouvrière liée à notre passé minier : « Pour une Région-Métropole européenne équilibrée ! »

Bien sûr, Lille doit exercer la fonction centrale de la métropole du Nord-Pas de Calais. Mais, dans notre esprit à l’époque, les villes proches géographiquement, à caractère spécifique, faisaient équipe avec le grand Lille pour assumer les fonctions de centrales d’énergie motrice en fonction de leurs différentes vocations au profit de notre économie régionale…

L’évolution de la vie régionale n’a hélas que partiellement entraîné le suivi de ce partage ; même si des mini-capitales comme Arras, Valenciennes et Dunkerque ont eu le mérite de faire effort pour jouer un rôle dynamisant dans leurs fonctions urbaines fédératrices d’activités créatrices de vie et d’emplois.

Il est plus que temps de rééquilibrer la vie économique et de corriger les excès de la concentration des pouvoirs. La fonction métropolitaine peut et doit faire du nord de la France, une grande région locomotive.

Et s’il faut des noms plus attractifs et plus compréhensibles, en toutes langues, la nôtre pourra par exemple, s’appeler, en étant fidèle à ses origines provinciales historiques, non pas Flandres-Picardie, comme je l’ai entendu proposer par Luc Doublet, ce jeudi 28 mai 2015, à l’assemblée générale du tourisme d’affaires, mais Région Flandres-Artois-Hainaut-Picardie ou FAHP ! La liaison entre les quatre atouts géographiques est certes un peu longue mais facile à prononcer et à lire et respecte l’Histoire !

Ce sera le devoir de tous les élus, à tout niveau, de développer et d’équilibrer les fonctions métropolitaines et les sources de vie à partir des principaux pôles urbains des 5 départements de cette grande Région, dont la force d’entraînement et de rayonnement demeurera toujours, outre sa situation géographique privilégiée, sa richesse humaine !

Léonce Deprez


2 Commentaires

  1. alteirac

    Je connais trop mal la région pour émettre un jugement mais tout ce qui va dans le sens d’un regroupement des anciennes structures me convient parfaitement.

  2. Merci Léonce pour ton apport au débat.
    En homme de communication, je suis partisan de la simplification et je trouve que la « Picardie » est déjà un nom court, connu et fédérateur. Un nom de région, c’est comme une marque.
    On peut s’appeler Picardie, avoir le siège à Lille et donner toute sa légitimité à chaque territoire (Flandre, Artois, Hainaut, Côte d’Opale…)
    Il y a tant de choses à faire rien qu’en « Artois » pour fédérer Arras, Lens, Hénin, Béthune, Douai.

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