Le Point du 15 février 2012


Un baptême (de l’Enduro) …pour deux prêtres

Oui, c’est une histoire vraie. Vraie parce que vécue, ce tout récent dimanche 5 février 2012, marqué jusqu ’aux 20 Heures des journaux télévisés, par le 39 ème Enduro du Touquet.

Cet Enduro que j’avais proposé de rebaptiser,en 2005 « L’Enduropale du Touquet-Pas de Calais », tant il se reflétait, depuis sa création, dans le miroir de cette mer tonique, couleur d’ opale. Une mer qui donne à nos vastes plages, tout en haut de la France, l’envie de les aimer, au long des quatre saisons des années de nos vies.

De l’estuaire de la Canche à celui de l’Authie, depuis que l’Enduro est né, ils sont des centaines de milliers de Français, de Belges, d’Anglais, de Hollandais, d’Allemands à avoir découvert que la nature est belle…. même en saison d’hiver. Des collines du Boulonnais qui dominent la Manche…. aux rivières gracieuses qui nourrissent la Canche, l’Enduropale du Touquet-Pas de Calais a rappelé que de nouvelles sources de vie et de travail sont à notre portée en France à partir de territoires dotés par la nature du pouvoir de séduire.

Cette année 2012, pour m’accompagner, à l’arrière d’un 4X4, ma femme Marlène était entourée de deux prêtres. Ils découvraient l’Enduro. Et nous nous disions très heureux, à travers eux, d’avoir le Bon Dieu avec nous, pour bénir et protéger les pilotes…

Comme chaque année, bien sûr, nous avons voulu vivre le parcours, en précédant les pilotes au long de la vaste plage, face aux kilomètres d’espaces dunaires qui séparent Le Touquet de Stella , puis de Merlimont. Et toujours avec la même émotion, en voyant s’élancer les mille motards, j’ai évidemment pensé à mon coéquipier Thierry Sabine dont le nom honore, au nord de la plage, comme celui de Louison Bobet, au sud, une avenue de la station. Il y a ainsi des visages, à valeur de symboles, qui continuent de stimuler nos vies !

Désireux d’apporter au nouvel apôtre, animateur de la vie religieuse de la station , l’éclairage … temporel dont les œuvres humaines ont besoin pour compléter la grande œuvre divine de la Création, je m’efforçais de couvrir le bruit de notre Jeep moderne pour expliquer à nos deux accompagnateurs comment le travail humain était parvenu, à partir des vastes étendues dunaires créées au fil des décennies par le grand vent du large, à maîtriser et à valoriser le don des espaces naturels fait, au fil des ans, à notre littoral du Pas de Calais.

« Vous voyez, Monsieur le Curé, disais-je, ces milliers d’hectares dunaires, aujourd’ hui verdoyants ,reliant le sud de la digue du Touquet …à Merlimont-Plage, fixés par des oyats que vous voyez frissonner, caressés par le vent, sous des dentelles de neige…, c’est le fruit du travail de plantation, réalisé au fil des ans par les équipes d’employés de la Ville du Touquet…En plantant de leurs mains des centaines de milliers de brassées d’oyats , Ils ont mérité la médaille de la Ville. Mais ils ont mérité aussi la médaille du mérite écologique qu’il serait opportun d’invente ! Car ces espaces dunaires, devenus verts participent de la valorisation de la nature… »

Les deux prêtres m’ont offert, en réponse, leur silence. En eux, tout naturellement, le spirituel rejoint le temporel. Et le divin inspire et rejoint l’humain…

Quand ils ont vu les mille motards vaincre le froid et mordre dans la vie, avec la passion du sport au contact de la nature, au cœur de cette froide saison d’hiver, je veux croire qu’en eux-mêmes, ils devaient rendre grâce à Dieu !

Au fil de nos jours, Il y a des histoires vécues qui donnent le moral …

, L.D.


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