Le Point du 18 aout 2010

Je me demande si …….

L’information a été officialisée, en cette semaine du 15 août.
« Au deuxième trimestre 2010, l’économie d’Outre-Rhin réalise sa meilleure performance depuis vingt
ans ! » oui, depuis vingt ans !
Bien sûr, cette semaine a-t-elle été marquée aussi par les superbes victoires remportées par nos
athlètes à Barcelone et nos nageurs à Budapest, aux championnats d’Europe ! Vive donc le sport ! Et vivent les beaux gars et les belles filles qui offrent aujourd’hui au monde le sourire vainqueur de la génération actuelle de la France des vingt ans !
Mais pourquoi la France se retrouve-elle doublée aussi nettement par l’Allemagne, sur le terrain de la vie économique ? Cette vie économique qui conditionne, au fil des ans, le bien-être des Français, la sécurité de leurs emplois et l’amélioration de leur niveau de vie ….
En notre monde du 21ème siècle, les professionnels de la politique ont trop oublié que la richesse d’un peuple dépend d’abord de la capacité de production de ces milliers d’entreprises de dimension moyenne, grande ou petite, qui représentaient le tissu industriel de notre pays.
Sans industries, une économie nationale n’a plus de colonne vertébrale. Or la France est en train de perdre ses capacités de production industrielle. Et elle stagne en capacités de production touristique.
Pour parvenir à rendre de l’oxygène aux Industries et à les rendre capables de produire plus et mieux, il faut commencer par alléger les produits « made in France » du poids handicapant de charges sociales beaucoup plus lourdes que celles supportées par les entreprises allemandes,. Il faut donc comprendre la nécessité de faire supporter les charges sociales exprimant la nécessaire solidarité nationale par un autre support que les produits fabriqués et vendus par nos industries. Industrie hôtelière comprise.
Une politique industrielle impose, de plus, de stimuler fiscalement la recherche et l’investissement, en vue de productions de produits nouveaux et de l’ouverture de nouveaux débouchés, de nouveaux clients étrangers à nos entreprises.
On en revient donc à une double conclusion.
1) Celle d’une urgence de donner à l’Union européenne une gouvernance économique et politique
assurant une harmonisation des politiques sociales et fiscales, en mettant à profit la qualité de main d’oeuvre et les capacités de créativité des 27 nations de civilisation avancée représentatives de plus de 500 millions d’habitants . Quelle force dans le monde si cette Union devient politique !
2)Celle d’associer, dans un même gouvernement de la France, les compétences humaines de
différentes familles de pensée ayant démontré , comme l’Allemagne l’a fait , sous Schroeder, puis
Angela Merkel, des capacités de gouverner, avec le soutien majoritaire d’une grande coalition politique , représentative de la population laborieuse aussi bien que des forces vives dirigeantes des différentes branches de l’économie nationale .
L’élection présidentielle, au lieu d’être, comme c’est le cas jusqu’à ce jour, un barrage à une telle
tentative d’union nationale, devrait provoquer l’occasion, au moins en 2012, d’exprimer la volonté du peuple français de tendre ses forces vives, dans un but de salut public, vers l’objectif de rejoindre l’Allemagne dans la compétition de la production industrielle et du commerce international . En l’égalant dans le domaine de la production de services. Et en la dépassant dans le domaine de la production agricole et du développement de l’économie touristique.
Le résultat serait de revenir au plein emploi des Français. Et la victoire sur le chômage en France.
Le monde entier serait remué positivement par une telle démonstration de la France de surmonter ses divisions partisanes d’un autre temps pour entraîner l’Europe à montrer aux peuples des autres continents la voie du redressement économique, du progrès possible des conditions de vie pour tous , donc de la justice sociale et de la capacité des démocraties à relever les défis de notre temps.
Je me demande, en ce mois d’août, fait de cieux porteurs d’inondations dramatiques en Asie ou de feux tragiques en Russie, et chargé d’annonces politico -sécurito-judiciaires répétées quelque peu excessives en France,oui, je me demande si l’actuel juge-arbitre des finances mondiales, aux initiales de D.S.K. , ne doit pas se dire à New-York que la France et l’Europe valent bien la messe salutaire de cinq années d’une véritable large union nationale et d’une vraie gouvernance européenne, pour sortir de l’impasse grave dans laquelle nos peuples et leurs gouvernants sont actuellement enfoncés. L.D.

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