Lettre Personnelle Pour Faire Le Point… De l’Artois à La Côte d’Opale

Pour la première fois, cette semaine, en ce mercredi 2 avril 2014, face à mon ordinateur, je ferai une exception, avec la complicité de ma femme Marlène, qui vous adresse, périodiquement, cet éditorial. Comme à plus de 2.000 autres destinataires…

L’exception sera de donner à mon éditorial le caractère d’une lettre à des compagnons de route… La route de la vie !

Il s’agira, cette semaine, de ma vie familiale…

La famille ne demeure-t-elle pas, en vérité, la réalité de base de ce « Vivre ensemble ! » proposée sur bien des affiches des élections municipales ?

Le film inaugural de notre F.I.G.R.A. 2014, issu de la terre boulonnaise, et projeté ce mercredi 26 mars au Palais de l’Europe du Touquet vient de nous le révéler ! Bravo à mon ami Georges, de notre Côte d’Azur, avec lequel j’ai voulu lancer, puis relancer en 2001, ce festival, sur notre Côte d’Opale, de nous avoir présenté ce film imprégné d’humanité !

Nos hebdomadaires du Pas de Calais, dont L’Avenir de l’Artois, Montreuil Hebdo, et les Echos du Touquet furent l’œuvre de plus de huit décennies d’efforts au sein de notre Imprimerie familiale. Une entreprise que nous avons dirigée, à l’ombre du beffroi de Béthune, puis sur la zone industrielle d’Annezin les Béthune, en première phase d’un développent industriel.

Un développement industriel qui se prolongea dans le temps et dans l’espace, en deux nouvelles tranches de vie, de la zone industrielle de Ruitz (1989) à celle d’Arras (2006), sous la conduite de deux de nos enfants.

Ce sont aujourd’hui, 165 techniciens de l’impression de magazines qui y travaillent sur deux sites.

Deux de ces usines modernes dont nos régions de France ont tant besoin aujourd’hui. Les Français, face aux drames du chômage et de l’appauvrissement de leurs territoires, comprenant enfin, que l’industrie doit demeurer une source de vie de base et d’emplois.

La Voix du Nord (aujourd’hui le groupe belge Rossel), comme d’autres grands journaux quotidiens régionaux, s’est employée, à partir des années 90, à regrouper les hebdomadaires locaux de sa Région pour mutualiser les dépenses et renforcer son leadership.

Pendant toutes les années où j’ai eu la confiance des électeurs, jamais un centime d’argent public, que ce soit sous forme d’abonnement, de vente d’exemplaires, d’annonce légale ou d’achat d’espaces publicitaires n’est rentré dans les comptes de notre entreprise. Les audits de la Chambre Régionale des comptes l’ont attesté.

Depuis 2001, il n’y a plus aucun lien capitalistique, contrairement à ce que nombre de Nordistes, voire touquettois, pouvaient encore penser, entre le groupe La Voix du Nord (et donc les hebdos qui lui sont rattachés) et l’imprimerie Léonce Deprez (D’ailleurs le traitement de l’actualité la semaine dernière aura achevé de les convaincre).

Si les fonctions des groupes Industriels et celles de la Presse ne doivent plus être désormais entremêlées, par contre, les communes, et notamment les stations touristiques classées, à vocation économique, ont plus que jamais besoin de l’expérience et du dynamisme créatif de chefs d‘entreprise.

Léonce-Michel Deprez a une triple expérience entrepreneuriale de 30 années, consulaire de 20 années et d’élu local béthunois. Devenu dimanche dernier conseiller municipal touquettois, il saura la mettre à profit dans l’intérêt de la démocratie locale. Mieux que quiconque, il connait les devoirs de la Presse, mais aussi des élus locaux, dans le respect de la séparation des Pouvoirs.

Ces devoirs sont clairs et nets : Ils imposent à ces élus locaux d’exercer leurs pouvoirs, par respect des citoyens en se libérant des emprises partisanes et au-delà des intérêts particuliers, au seul service de l’intérêt général et du Bien commun, en direction du futur.

Ce futur, aux couleurs des quatre saisons, que j’avais voulu, entouré d’équipes dynamiques et passionnées, garantir… parfois au détriment de ma carrière personnelle, de ma vie familiale ou de chef d’entreprise.

Cette lettre personnelle, je ressens le devoir de ne pas la conclure, sans remercier les élus du Touquet et de la Côte d’Opale, qui m’ont apporté le concours de leur foi, de leurs compétences, de leur courage, pour en faire un atout touristique principal de la Région Nord-Pas de Calais. J’ai leur nom dans l’esprit.

Certains ne sont plus là. Les autres peuvent témoigner de ce que nous avons réussi à faire, pour que les 4 saisons prennent vie, rayonnement et renom sur ce territoire, dont la vocation de station touristique européenne a été ressentie il y a 130 ans, par ses fondateurs.

En 40 projets réalisés ensemble en 40 ans et que la Société Académique, garante de la mémoire touquettoise, s’est attachée à rappeler, ces élus ont signé de leur main, l’heureuse évolution de la station du Touquet Paris-Plage.

A celles et ceux qui viennent d’être élus, pour assumer et renforcer cette vocation de pôle touristique, je souhaite courage, intelligence économique, esprit créatif et ténacité, en leur disant que pour une station touristique comme pour une entreprise, les responsables ne peuvent et ne doivent se dire, que :

« Nous sommes ce que nous faisons ! »

Ce sera le titre du livre des mémoires que je vais m’attacher à écrire en ce printemps 2014.


Un commentaire

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