Répondre Aux Exigences Et Aux Espoirs De Notre Temps!

Question essentielle, imposant réponse, à vingt-cinq jours d’une élection dite municipale, en une ville, qui m’est tout particulièrement chère :

Quelle est la raison de la création et du développement économique nécessaire d’une station touristique ?

Je me suis posé la question depuis le jour où le Docteur Pouget, maire du Touquet dans les années d’après-guerre, ami de mon père, notaire à Béthune, m’avait demandé de lui venir en aide, alors que j’étais président national des Jeunes Chambres Économiques.

Objectif : 24 ans après la guerre 39-45, et face au spectacle persistant et attristant de grands hôtels démolis par les bombardements, redonner vie et avenir à la station.

J’ai compris, éclairé par le docteur Pouget, qu’une station touristique avait une fonction économique et sociale formidablement passionnante ! Celle d’offrir, à partir d’un territoire, surtout maritime, ce dont les humains ont besoin.

Ils ont besoin de beauté. Ils ont besoin de santé. Ils ont besoin de respirer la liberté. Oui, ils ont besoin de découvrir un art de vivre, de vivre mieux, au-delà de leur lieu de travail quotidien.

Un art de vivre des séjours heureux, séjours de détente de l’esprit et du corps, en duos, en famille, en clubs, en groupes d’entreprises, ou de corporations… Ils ont besoin d’aimer. De s’aimer .D’aimer la vie ! En se la rendant plus belle ! Plus tonique !

Tout cela, je l’ai ressenti, depuis ma jeunesse, puis, un peu plus, chaque année, entouré de ma femme et de mes enfants ! Puis, un peu plus encore, au cours de mes mandats d’élu, assumés à tout niveau, dans une volonté de création de vie économique et sociale nouvelle , mais aussi de trait d’union humain.

Car il faut une volonté d’union des forces motrices pour tirer le train de la vie et lui faire franchir les chemins montants, souvent sablonneux, malaisés de l’existence. Depuis l’âge de 15 ans, sur la piste du stade de Lyon, j’ai aimé franchir les haies, pour offrir un titre de champion de France à ma ville natale de Béthune

Ce qui est vrai sur les terrains de sport est aussi vrai pour faire progresser toute entreprise ou toute station touristique.

La fonction d’une station touristique, en effet, c’est de faire gagner la population de sa région!

Mais pour atteindre ce but, il lui faut, au fil des ans, équilibrer son budget et sa vie. C’est -à-dire, à travers cette vie, celle de ceux qui la font vivre. Les uns, en y séjournant, les autres en y travaillant.

Sa fonction économique, c’est, en vérité, d’offrir un art de vivre les temps libres de ses clients, de toutes origines géographiques, durant les quatre saisons de l’année. La vie des humains, en effet, comme celle de la nature, est faite pour se vivre sur douze mois. Et pour s’épanouir, un peu plus, de décennie en décennie.

Une commune, comme Le Touquet, n’existe que grâce à la source de vie qu’est la station. Car au commencement il y a eu la station… avant la commune ! La station qui est la grande entreprise commune, fédérant efforts publics et privés, professionnels et associatifs, pour générer une vie économique et sociale, en attirant, en méritant et en fidélisant une clientèle de touristes. Et de visiteurs s’y attachant, au point d’y investir et de vouloir y revenir en qualité de résidents !

Si la station ne rayonne pas quatre saisons et ne réalise pas des projets créateurs de vie à un niveau d’excellence , attirant la clientèle européenne à sa portée, grâce à la mer, et à sa situation géographique privilégiée, la commune perd sa population active. Et la station, peu à peu, perd une part de sa clientèle nationale et internationale. Et son image se ternit.

La chance que je me suis attaché, à faire saisir par les Touquettois habitants et résidents, et leurs élus, c’est que Le Touquet était fait pour gagner une médaille d’or des stations maritimes, aux Jeux Olympiques du tourisme. C’est d’autant plus vrai en ces temps si difficiles de la mondialisation du tourisme.

Aujourd’hui, Le Touquet, à l’instar de nombre de stations touristiques maritimes doit prendre en compte une population quasi permanente, et donc non touristique, de plus en plus nombreuse de retraités ! Cette population représente de nouveaux besoins spécifiques qu’on englobe dans la « silver économie ». Ces besoins peuvent certes être source d’emplois.

Cela fait le bonheur des familles ; notamment aux périodes de vacances car les grands-parents peuvent offrir un cadre exceptionnel à leurs petits-enfants. Mais cela rend la station moins attractive dès que l’école reprend… sauf du côté du lycée hôtelier, où on voit toujours avec tant de plaisir les jeunes en uniforme, déambuler aux inter classes.

Par ailleurs, ces seniors dont ma femme et moi faisons partie… par définition, ne régénèrent pas la clientèle et sont moins consommateurs que les touristes.

Attention donc à garder un équilibre intergénérationnel dans la fréquentation de la station.

Pour garder ceux qui visent un avenir professionnel, que ce soit dans le domaine de l’économie touristique ou en d’autres branches de la vie artisanale ou commerciale, activités liées au paysagisme, à la rénovation urbaine, aux professions libérales ou technologiques… avant un toit, c’est un emploi qu’ils doivent se procurer.

Il s’agit donc de créer les conditions de création d’emploi par des équipements complémentaires, ou à valoriser et d’attirer au Touquet la clientèle internationale que la station doit mériter de plus en plus.

J’ai écrit il y a fort longtemps un livre intitulé « Les communes touristiques, mieux que Trigano… » (le fondateur du Club Méditerranée).

Le Touquet ne doit pas devenir un « Club Med pour le 3è âge » avec ses GO et ses GM, mais avoir une vraie stratégie pour la station et poursuivre son développement pour rester attractive.

La « com » ne suffira pas. Certains, fort heureusement, l’ont compris…


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