Merci à nos Policiers et Gendarmes

Tout au long de mes années de directeur de l’Avenir de l’Artois, hebdomadaire de notre Pas-de-Calais minier, j’avais compris l’importance que la sécurité représentait aux yeux de la population laborieuse de notre grande région du nord. Et chaque semaine, je m’attachais à rendre visite aux gendarmeries ou aux commissariats de police dont les professionnels, par un zèle sans défaillance, garantissaient l’efficacité de l’action au fil des jours et des nuits. On faisait une « tournée » pour récolter les infos ; cela créait des liens !

Devenu maire du Touquet, j’ai vite compris que mon 1er devoir était d’obtenir l’étatisation de la police municipale, créée par mon prédécesseur, le docteur Pouget. Et cette police municipale, je me suis attaché avec mes collègues à la situer au cœur du centre-ville du Touquet. C’était vouloir démontrer qu’il ne peut y avoir de bonheur de vivre, sans la garantie de dormir tranquille la nuit et du regard de l’Etat, durant les journées de travail, assurant la quiétude de la vie de chaque foyer.

Mes relations avec Robert Pandraud me donnèrent très vite le sentiment, que la sécurité, c’était le 1er devoir de l’Etat de l’assurer, car c’était la 1ère attente des citoyens au sein de leur famille. Au nom des stations classées de France, j’ai soutenu les efforts de Guy Petit, leur président, en vue d’assurer à la vie touristique la 1ère condition d’un bonheur de vivre au fil des jours et des nuits, d’une année de labeur. Et j’ai vite compris que les temps libres devaient devenir la préoccupation de l’Etat tout autant que les temps de travail.

C’est ainsi que les stations classées de France ont pu renforcer leur attrait par les garanties qu’elles offraient en matière de sécurité aux clients français et étrangers aimant les découvrir et les fréquenter périodiquement.

Guy Petit, maire de Biarritz, m’a été reconnaissant de l’action menée dans ce but. Et il me fit confiance au point de suggérer aux maires des stations touristiques de me donner le pouvoir de les représenter. J’ai ainsi assuré la continuité de son action dans l’Hexagone.

Les graves heures que vit aujourd’hui notre pays, sous la menace d’attentats qui perdurent et parfois endeuillent la vie des Français, imposent aux gouvernants de considérer plus que jamais la police, comme la garde nationale de la vie des citoyens.

Ce n’est que justice que de donner aux policiers, une des 1ères places dans l’ordre des valeurs qu’exige la vie nationale, à l’échelle d’un pays comme la France.

Je pense en écrivant ces lignes, à la vie de nos commissariats et de nos gendarmeries du nord de la France, au sein desquels j’ai appris à connaître les risques de la vie. Et ma pensée rejoint tout particulièrement les visages des épouses et des enfants des policiers et gendarmes qui, au fil des ans, en servant nos populations, connaissent et surmontent les risques que leur profession leur impose d’affronter.

Il est juste qu’aujourd’hui, ces professionnels soient souvent dans la presse mis à l’honneur. Et il est souhaitable que les jeunes générations, en lisant les titres des journaux et la chronique des faits divers, décèlent en elles une vocation professionnelle susceptible d’assurer leur avenir. Le tragique dénouement d’une intervention récente dans la région parisienne m’a incité à rappeler dans cet éditorial, ce que nous devons à nos policiers et gendarmes. Leur dévouement justifie l’expression de la sensibilité des Français face aux dons que font policiers et gendarmes de leurs ressources humaines, au service de l’intérêt général.

Léonce Deprez


Un commentaire

  1. jean françois PORQUET

    bonjour Léonce C’est vrai qu’il faut les respecter On a besoin d’eux plus que jamais ils ont une mission tres difficile Quelle erreur d’avoir reduit le rôle dela police de proximité!

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