Mon pays, c’est la vie

Le premier choc bienfaisant des J.O, c’est la grande émotion que provoque le rassemblement en un même lieu de ce que le monde entier peut offrir de meilleur dans son expression physique et athlétique. Cette émotion, je l’ai ressentie en défilant jadis sous l’uniforme de la délégation française aux Jeux Olympiques d’Helsinki. Elle imprègne l’esprit de ceux et de celles qui l’ont vécue pour toute une vie. Mais la compétition sportive, à l’échelle mondiale, a un autre effet. Elle stimule la volonté des peuples de faire honneur à leurs pays respectifs en se surpassant. Et à travers ce surpassement qui se traduit en nombre de médailles, il apparaît dès aujourd’hui très vite que la Chine est en train de prendre la tête. Mais l’ascension asiatique n’apparaît pas comme la vérité en marche dominant notre 21èmesiècle que sur le seul terrain du sport.

« The world is open for your business » lit-on au long des kilomètres de surfaces de commerces modernes bordurant les pistes de l’aéroport de Singapour. Et une concurrence pacifique semble battre son plein au long des espaces alléchants de restaurants dominant la grande rivière menant au port de plaisance et à l’Océan. La compétition économique semble y être le moteur du progrès de la vie des peuples et non la cause de leurs peurs du futur. Pour incarner l’heureux prolongement de la compétition sportive sur les terrains de la compétition économique, les Chinois ont choisi, pour allumer la flamme olympique, un de leurs grands champions devenu leader d’un groupe économique en pleine expansion, producteur d’articles de sports. Signe des temps ! A cet égard, le creusement du déficit du commerce extérieur de la France est plus révélateur encore de l’ascension asiatique que le nombre de médailles de la Chine aux J.O. de 2008.

Disons le franchement : les 40 milliards d’euros de déficit du commerce extérieur que la France risque de compter avant la fin 2.008 doivent nous préoccuper beaucoup plus que les 40 médailles imprudemment espérées officiellement pour la France aux J.O.de Pékin. Il nous faut faire comprendre autour de nous que c’est par des projets issus d’investissements publics et de plus en plus privés que nous pourrons assurer en France la vitalisation de nos territoires , rendre notre économie nationale compétitive et accueillir dans l’environnement attractif de notre littoral du Pas de Calais les entreprise s créatrices d’emplois e t de ressources financières nouvelles dont nous avons tant besoin pour répondre à l’attente des générations nouvelles.

« Mon pays, c’est la vie ! » chantait mardi soir au palais de l’Europe du Touquet Gérard Berliner avec un talent remarquable et l’âme d’un disciple de Serge Reggiani. Notre Pays, avec les J.O., prend soudain la dimension de notre planète. Et c’est un hymne à la vie que les Chinois semblent avoir voulu offrir aux milliards de téléspectateurs lors de la cérémonie d’ouverture télévisée. Terrible contraste que nous présente le monde d’aujourd’hui, tandis que la Russie tente de reprendre à la Géorgie, bombardements à l’appui, le droit de vivre libre en notre Union Européenne en marche vers son avenir.

L.D.


3 Commentaires

  1. Anonymous

    Cher Monsieur Deprez,

    Et de quatre…! Après l’abandon brutal des projets de parkings souterrains et de port de plaisance, clairement assumé pour les premiers et paré, en guise d’excuse, des avis négatifs des services de l’Etat pour le second, deux nouvelles annonces viennent d’être officialisées lors de la réunion des propriétaires. Le Touquet ne disposera pas d’un auditorium construit et géré via une formule PPP sur le site de l’espace Nouveau siècle, et il n’étoffera pas non plus ses capacités hôtelières haut de gamme sur le marché de niche que constitue la clientèle aisée britannique, puisque le maire n’aurait donc pas donné suite au projet de construction d’un ôtel 4étoiles par le groupe Barrière sur le flanc du Palais de l’Europe.

    Que nous indiquent ces décisions? Plusieurs éléments.

    Le premier est avant tout politique; ces quatre projets furent approuvés, défendus et votés par l’équipe municipale en place, dont faisait partie le nouveau maire. Jamais, jamais il ne s’est prononcé en défaveur de l’un d’entre eux; à la fin seulement du mandat a-t-il voulu prendre ses distances et a-t-il fait savoir qu’il n’approuvait plus la DSP avec Vinci. Cependant, jamais il n’avait remis en cause le principe de la DSP ni même la nécessité de parkings souterrains en front de mer. Les comptes-rendus des conseils municipaux tenus durant 7années doivent pouvoir en attester. 7années durant lesquelles des projets ont été:
    – réfléchis et pensés, car contrairement à ce qui est aujourd’hui proféré, et repris malheureusement dans la presse, tous ces projets ne sortirent pas des cartons du jour au lendemain, mais furent précédés de longues heures de travail de réflexion et de concertation avec la population et les professionnels. Ainsi, le projet d’auditorium était-il clairement énoncé dans vos engagements de campagne en 2001. De même, la nécessité de parkings souterrains fut-elle le fruit d’une logique mise au point à la suite des travaux du cabinet Carudel en 2001 et des « Projets pour demain » exposés au Palais de l’Europe plusieurs semaines et qui recueillirent l’avis des touquettois. Toutes ces études furent effectuées et payées par les Touquettois. IL est tout simplement honteux d’entendre aujourd’hui qu’il « faut tout repenser, tout reprendre depuis le début et agir en conséquence » et donc payer à nouveaux cabinets et consultants..Afin qu’ils aboutissent à des conclusions différentes plus en accord avec les vœux de la municipalité.
    – mûris et perfectionnés, car nombreuses furent les réunions internes, les rdv en mairie ou à l’assemblée avec les professionnels. Aujourd’hui, ce sont ces longues heures de discussions et de négociations que l’on enterre, celles avec les exploitants de parking, ou celles encore avec le groupe Barrière, que vous avez réunis plusieurs fois en groupe de travail. Comment les touquettois, comme ce fut le cas lors de cette réunion des propriétaires, peuvent-ils être aussi peu conscients de ce travail, des fruits de ce travail, et applaudir celles et ceux qui annoncent que l’on met fin à tout et que l’on perd sept années de projets! Qui sont ces hommes et ces femmes (en réalité les vrais touquettois, permanents, présents dans la salle, n’applaudissaient pas tant que les autres) suffisamment servis par leur patrimoine ou leur profession pour vouloir empêcher à un territoire pauvre (car le Touquet est en NPDC et le NPDC est pauvre) les investissements structurants qui sont l’essence de sa pérennité et de sa compétitivité dans la concurrence mondiale de l’économie touristique? Un port, un auditorium, un hôtel, chaque projet auquel on met fin fait perdre à notre commune des chances d’avenir pour elle et des emplois pour les siens. Quelle ville serait suffisamment aveugle ou d’une outrecuidance morbide pour refuser de tels investissements? Ce fut triste, ce samedi, d’entendre des clameurs à l’annonce de la fin de ces projets. Ce fut triste, également, d’en entendre autant lorsque leur était promise une piscine futur déficitaire dans sa gestion. La sagesse et la bonne gestion de l’argent public auraient exigé d’un homme politique responsable qu’il expliquât à ses concitoyens qu’un tel investissement n’était ni rentable ni productif, et surtout qu’il existait à Etaples une piscine intercommunale (donc financée en partie par les touquettois) et entièrement rénovée et sécurisée ces derniers mois. Ces 7 années de travail pour mûrir les projets étaient d’une cohérence implacable: l’argent public se faisant rare, et les impôts ne pouvant augmenter, on ne le dépense qu’à bon escient. Ainsi, on mutualise les efforts pour la piscine (toutes les piscines de France sont déficitaires) en les communautarisant. On concentre l’argent public touquettois sur des projets économiques viables et rentables, comme la rénovation du centre ville (qui augmente notre attractivité et donc les retombées économiques) et la constructions d’équipements sportifs (comme la halle omnisports au tennis ou la base nautique sud, qui nous permettent d’attirer une clientèle spécifique et d’accueillir des manifestations d’envergure), ou des projets d’intérêt général, comme la construction d’un nouveau collège par le conseil général sur un terrain communal, ou l’intensification des efforts envers les habitants permanents et le logement social qu’ils attendent. La cohérence prenait ensuite corps dans un second temps, en comprenant que l’heure des investissements prévus prenant le relais de l’effort public était arrivée, et que le rôle de la municipalité était désormais, après avoir créé les conditions de cette venue, de négocier avec les partenaires privés et de monter des projets viables équilibré financièrement et à fort potentiel de développement économique pour l’ensemble du territoire. C’est cette cohérence là que la nouvelle équipe municipale est en train de mettre à mal. Elle met également à mal d’autres logiques et cohérence (nous aurons peut-être l’occasion d’y revenir dans un de vos prochains articles.. plus de cohérence en matière de stationnement, pas de cohérence sur Opalopolis et le pont vert, pas de cohérence sur la fusion des deux Pays, etc..).
    – aboutis et finalisés, car effectivement la DSP avec Vinci était prête à être définitivement adoptée et signée, car les négociations avec Barrière aboutissaient favorablement, car les études montraient que le port de plaisance n’était pas si impossible à mettre en œuvre dans le respect des règles juridiques et environnementales et des contraintes financières..et sur le plan intercommunal, car le projet Opalopolis avait enfin trouvé consistance et viabilité dans un projet financièrement équilibré.

    Au delà de la seule question politique, qui n’intéresse que peu (à savoir : comment un élu peut-il voter pendant sept années pour défendre et soutenir les quatre projets d’envergure du mandat, et, une fois aux commandes, et en mesure d’y apporter le point final, ne pas y donner suite et les abandonner?) c’est la question de l’avenir de notre station qui est en jeu.

    Il serait faux et injuste d’affirmer que le nouveau maire n’a pas de projets. Comme tout élu du peuple, le maire a un projet, qui consiste à ne pas donner suite aux projets antérieurs pourtant finalisés, et à en proposer d’autres. Malheureusement, les pilules de somnifères de discours officiel et de communication semblent inhiber le jugement critique des citoyens et de la presse. Il est légitime que certains approuvent entièrement cette politique et souhaite le statu quo pour le Touquet, que celui-ci reste un hochet du week-end, un jardin dans lequel ils aiment évoluer, sans aucun égard pour ceux qui vivent du Touquet et ceux qui souhaiteraient (et pourraient) en vivre, qu’ils soient Touquettois, Etaplois, Berckois ou venus du bassin minier ou de la métropole. L’individualisme égoïste et bourgeois-conservateur est sans doute le grand mal de notre démocratie; mais il faut l’admettre et l’accepter, car il est, répétons-le, légitime. Mais que personne ne s’élève pour le contrer, et affirmer qu’il n’est catalyseur d’aucune dynamique économique, qu’il n’est générateur d’aucune vie, est porteur d’un grave danger. (voyez que je rejoins votre édito.. votre pays c’est la vie..et la vie il faut l’améliorer, l’embellir, l’adoucir, ce que Le Touquet sait faire, mais la vie il faut aussi la créer, et Le Touquet ne le fait plus).
    Il faut donc plus que jamais, tout en respectant le choix qui est fait actuellement et tout en espérant qu’il évolue sensiblement ces prochaines années, exprimer nos désaccords avec cette vision du Touquet.

    Et affirmer, haut et fort, qu’on ne peut pas renoncer à ces quatre grands projets, et, en contrepartie, ne mettre en avant que:
    – une piscine déficitaire, un concours d’architecte pour la vitalisation du front de mer (ne jugeons pas trop tôt, peut-être émergerons d’intéressants projets) et une rénovation du Palais de l’Europe : tels sont les deux grands projets du mandat, en termes d’investissements, annoncés lors de la réunion des propriétaires

    Le reste des annonces, c’est un « passeport santé » (un papier avec les numéros d’urgence et ce qu’il faut dire aux secours), c’est une grosse vingtaine de caméras de vidéosurveillance (1ère phase d’un projet qui en comptera deux..), une webcam sur le front de mer, un site internet modernisé, un FIGRA qui doit changer de nom, des bancs repeints pour s’assortir à la couleur des candélabres, des évènements qu’il faut dépoussiérer parce qu’ils ont plus de vingt ans et qu’ils ont fait leur preuve, un porte clef distribué à tous les présents à la réunion etc etc etc…

    Ne moquons pas l’ensemble de ces décisions, certaines d’entre elles ne sont pas inutiles, et même parfois intéressantes (pas toutes..)La seule question, cependant, qui se pose, reste toujours la même : ces « projets » sont-ils en mesure d’assurer au Touquet, au Sud de la Côte d’Opale, et aux hommes et femmes qui y vivent ou qui en vivent, l’attractivité nécessaire qu’il nous faut aujourd’hui acquérir et pérenniser pour demeurer compétitif sur le marché concurrentiel de l’économie touristique? Question sous-jacente : Le Touquet met-il en œuvre aujourd’hui la politique nécessaire pour se développer et offrir à ses habitants des chances de vie professionnelle et privée durant les autres saisons de l’année?
    Quand on voit l’action menée actuellement par la région Nord-Pas de Calais pour donner à son territoire les chances d’un avenir de progrès, d’attractivité et de cohésion, on peut légitimement craindre que les réponses à ces deux questions ne montrent que la nouvelle politique municipale n’est pas à la hauteur des enjeux de ce nouveau siècle.

    Bien à vous, cher Monsieur Deprez

    Quentin.

  2. Anonymous

    Merci au jeune étudiant qui m’a fait part de ses réflexions ,à la suite de la réunion dite des propriétairesau Touquet.Si ces propriétaires ,1500 lorsque j’ai entrepris comme 1er adjoint, de créer Le Touquet des 4 saisons , 9.600aujourd’hui, ont décidés au fil des ans d’investir au Touquet depuis 1969 jusqu’a aujourd’hui, c’est certainement parceque les projets successifs de mise en valeur et en vie du territoire , pour y faire vivre 4 saisons , les ont attirés et les ont convaincus , l’autoroute A 16 venant en permettre l’acces à pârtir de Paris et de Picardie, de choisir Le Touquet comme cadre de leur résidence de week-end et de vacances trimestriellees.Je compte revenir sur le fondement de la poursuite de cette politique de valorisation et de dynamisation économique de notre pas de Calais littoral au cours d »une conférence que je projette de faire . Il est bon que les jeunes générations prennent conscience que l’avenir se construit au fil des ans et que les chances de vie future , comme les médailles olympiques , doivent se mériter , sans relache dans les efforts et les projets durant plusieurs années. Quand ily a la volonté, il y a le chemin . Mais il faut d’abord vouloir et convaincre de vouloir ensemble.L.D.

  3. Anonymous

    Bravo Quentin.Voici un jeune qui
    réagit et pense à l’intérêt général du Touqett et réfléchit à son avenir. Le Touquet souffre aujourd’hui du vieillissement de sa population venue investir pour y vivre sa retraite car elle en apprécie le cadre de vie. Elle rend hommage aux differentes municipalités de Léonce deprez pour le travail effectué . Mais aujourd’hui elle soupire de satisfaction à l’abandon de projets d’avenir.Il ne lui faut plus que des bancs pour se reposer, des caméras de sécurité. Elle ne se satisfait que de ce qui existe ,craint le changement, le mouvement.Déconnectée de la vie économique, elle ne pense plus que la station doit faire face à une compétiton économique internationale et que seul l’ivestissemnt peut assurer le maintien de son standing actuel.
    Bon courage à Quentin qui s’interesse au devenir de la station.
    un propriétaire qui vient de prendre connaissance du Blog de L.Deprez

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