Non au protectionisme, Oui à la création de valeur pour attirer une clientèle hors Hexagone


Nous avions voulu donner le nom de Jean Monnet à la grande rue du centre Ville du Touquet-Paris-Plage. Car c’est lui, Jean Monnet, qui fut le père de l’Union Européenne. Une Union qui avait pour but, selon ses propos, « non pas de coaliser les Etats, mais d’unir les hommes et les femmes de cette Europe ». Nous avions voulu aussi, après avoir donné le nom de Palais de l’Europe au bâtiment ancien du Casino de la Forêt, aménagé en Centre de congrès et de vie culturelle, baptiser Robert Schuman, Adenauer, ou Churchill ses principaux salons.
Et, avec un noyau d’élus municipaux clairvoyants, et de militants regroupés autour de Fernand Bernard et de sa dynamique épouse au charme germanique, nous avions créé le Mouvement Européen du Touquet, en ses débuts limité à un simple comité fondateur.
Il est heureux que ce Mouvement Européen du Touquet se soit développé. Et que les jumelages que j’avais fait naître entre plusieurs communes du Pas de Calais et des « sœurs » (Schwesterstädte) allemandes, ou belges soient demeurés bien vivants. Il est aussi indispensable que les animateurs du Mouvement Européen, tel le président Gilles Crochet au Touquet, s’attachent à continuer à organiser assemblées et conférences pour renforcer l’esprit européen.

Plus que jamais, en ces temps de crise financière et économique, mais aussi sociale et morale, la prise de conscience doit être forte chez les Français de ne pas céder à la tentation d’un repli sur soi, sous le prétexte de cette crise. C’est la tentation du protectionnisme. Ce protectionnisme présenté comme un remède ne ferait qu’aggraver le mal.
En effet, nous devons vouloir permettre aux pays de l’est, nouveaux membres de l’Union Européenne, de pouvoir poursuivre leur croissance économique.
Car l’élévation du niveau de vie de ces peuples doit ouvrir à nos entreprises françaises des clientèles dont elles ont besoin pour assurer leur développement mais aussi atténuer à terme l’écart de compétitivité et les tentations de délocalisation .
Il nous faut sans cesse rappeler que ce sont les entreprises qui assurent la croissance économique. Et que les Etats de l’Union Européenne doivent s’entendre pour assurer les conditions économiques et sociales équitables de cette croissance, dans une politique commune de développement durable.
Il ne faut pas oublier par exemple que Gaz de France et ses travailleurs, comme ceux de son nouvel associé Suez, bénéficient désormais de la distribution gazière en Slovaquie. Un récent séjour en la capitale hongroise nous a confirmé que l’Europe n’avait pas vocation à n’être qu’un patrimoine culturel commun. Elle doit être aussi l’expression d’une dynamique économique à partir d’un marché qui doit être étendu peu à peu à 500 millions d’habitants. Si on refuse aujourd’hui à la Hongrie l’avance de 160 à 190 milliards d’euros à son profit et à celui de certaines économies voisines, ce sont nos entreprises françaises qui en subiront le contrecoup.

Participant cette semaine à Lille comme vice-président du Comité Régional du Tourisme, aux conclusions à tirer de l’évolution et de l’extension possible des clientèles, je ressentais à quel point, pour une station touristique du niveau du Touquet, et pour une Région comme le Nord- Pas de Calais, géographiquement très bien située, l’avenir était européen.
ll est évident que l’économie touristique, bien sûr, impose une élévation et non une réduction du pouvoir d’achat des citoyens. Le constat de la baisse de fréquentation britannique, depuis quelques mois de nos hôtels, bars, restaurants et commerces est durement ressenti. Il ne s’agit donc pas de faire croire aux Français que c’est en se protégeant et en évitant la concurrence qu’on assure son avenir. C’est en offrant plus de capacités d’accueil d’une clientèle plus large et sans cesse renouvelée au fil des années. C’est en méritant d’attirer et s’efforçant de satisfaire une clientèle, exigeante en qualité, en provenance des pays voisins européens.
Conclusion à retenir : c’est un devoir urgent pour les nouveaux élus du Touquet de continuer à mettre à profit ses 18 hectares du secteur « Nouveau Siècle », en renforçant avec des projets d’intérêt touristique , l’attractivité de la station et en enrichissant son territoire d’une grande valeur ajoutée.


LD.


2 Commentaires

  1. Anonymous

    Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

  2. Anonymous

    La vérité est que c’est le libre-échangisme mondial qui est destructeur d’emplois, par la concurrence étrangère et les délocalisations d’entreprises qu’il entraîne. Ce sont au contraire les pays qui se protègent qui réussissent le mieux au niveau économique.

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