La preuve vient d’en être donnée, discrètement, mais sûrement. La Région Nord-Pas de Calais et son Comité Régional du Tourisme viennent de  révéler une prise de conscience essentielle.

Notre région publiera désormais, au fil des quatre saisons de l’année, les résultats de son économie touristique.

Avant de nous en réjouir, rappelons une vérité première :

Après des décennies d’étapes et d’efforts de conversion de son bassin minier à travers des zones industrielles nouvelles, le Nord-Pas de Calais, à  tous niveaux de son organisation territoriale, a pris conscience de l’urgence d’une priorité préalable : le soutien, qui s’impose à la vie de ses entreprises industrielles.

Un soutien dont l’Etat et trop de municipalités ont trop tardé à comprendre qu’il devait impérativement se traduire par un allègement de charges que les gouvernements successifs ont fait peser, sans cohérence, sur le coût du travail en France.

Or – les courses hippiques nous le démontraient encore tout récemment  le 14 juillet, sur notre bel hippodrome du Touquet – impossible pour cavaliers et chevaux, de gagner des courses, quand le handicap, qu’ils supportent en charges, est devenu  trop  lourd !

Depuis plus de dix ans, notre grand partenaire allemand a donné l’exemple, sous des gouvernements de coalition, incarnés hier par  le duo Schröder – Merkel, traduisant, réformes de base à l’appui, la grande idée-force gaullienne de l’association  capital – travail.

Résultat : non seulement, depuis ses chanceliers Kohl et Schmidt, cette Allemagne a réussi sa réunification. Mais elle est, de plus, aujourd’hui, en tête du peloton des nations de l’Union européenne. Il est urgent que la France suive cet exemple.

Comment ?

1. En commençant par comprendre, à tous niveaux, que les peuples doivent unir leurs forces et  non les affaiblir, en les dissociant en deux camps hostiles, et en les déchirant en campagnes politiciennes permanentes, alors qu’il s’agit d’atteindre le but de  faire gagner  le match de la vie !

C’est-à-dire… le match de la production et du développement durable qui mobilise les capacités de nos industries, de nos agriculteurs, de nos exportateurs de produits made in France. Le but est de vaincre ainsi le double fléau du chômage et de notre endettement croissant.

2. En entraînant notre Union Européenne à devenir une force politique d’équilibre entre les continents  en  mutation  de notre 21èmesiècle, en faisant respecter par les concurrents les règles du jeu : sociales, environnementales, fiscales  et  les droits de l’homme,  dans la  compétition économique mondiale.

Ce rappel étant fait aux lecteurs de cette chronique, en souhaitant qu’il soit transmis à la réflexion des Français en vacances ou en recherche du bienfait de la fraîcheur matinale ou vespérale de la nature, je veux souligner  l’importance d’une autre prise de conscience  nécessaire.

Le Tour de France, remporté par un champion longiligne de notre autre grand voisin anglais, né au Kenya, vient  d’en donner l’impressionnante démonstration. La France, à travers ses sites, ses montagnes, son littoral, ses campagnes, sa géographie et son histoire, est aujourd’hui le pays le plus capable de devenir le champion du monde de l’économie touristique !

Tout en haut de cette France, la Région Nord-Pas de Calais vient de démontrer qu’elle est déterminée à mettre à profit les ressources naturelles de son territoire, en coulant désormais son économie touristique dans le moule des quatre saisons de la nature.

Saison d’été, saison d’automne, saison d’hiver, saison de printemps : élus gestionnaires des territoires et  professionnels de toutes les activités constituant les racines et les branches de l’économie touristique devront désormais, dans le Nord-Pas de Calais, insérer leurs résultats de fréquentation, de chiffre d’affaires, d’emplois de leurs salariés,  dans le cadre des quatre saisons de l’année. Bravo  pour cette heureuse évolution !

L’économie touristique, faite des temps libres des uns… générateurs du temps de travail des autres, en épousant désormais les 4 saisons qui font la beauté changeante de la  nature, cessera ainsi d’apparaître comme une  source de vie économique, sociale et sociétale précaire et donc d’intérêt secondaire, économiquement, socialement, financièrement… et donc  humainement  et politiquement.

Ayant œuvré  pendant des décennies  pour convaincre  qu’écologie et économie devaient  s’unir dans un même mariage d’amour   et de raison,  en ce beau  pays au climat tempéré et aux charmes variés qu’est la France, je ne peux que me réjouir de voir le Comité Régional du Tourisme Nord-Pas de Calais   décider  de se donner une  vocation  nouvelle.

La vocation de faire comprendre que les temps de déplacements et de séjours  touristiques  devaient  devenir une nouvelle source de   vie économique  et sociale durable.

La vocation de faire de cette source de vie qu’est le tourisme, une des premières chances d ’avenir  du monde de demain, à condition que les peuples, les éducateurs, les enseignants, les corporations professionnelles    et les gouvernants  aient l’intelligence et la volonté de faire, de cette économie touristique, le fruit des épousailles entre les quatre saisons de la nature et celles de la vie humaine, à l’échelle d’une année et à l’échelle d’une existence.

Par cette décision, la Région révèle qu’elle entend s’ouvrir, et à juste titre, à son avenir européen.


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Pour gagner les matches du futur !
Merci à ceux et celles qui  sont attachés à cette chronique  qui jalonne, au fil des quatre saisons de l’année,  leur parcours, sur ce territoire privilégié de notre planète qui s’appelle l’Europe !
Le soleil  est enfin   venu nous rejoindre pour  illuminer nos journées  d’été ! Il faut dire         que nous en avions  tous besoin ! Oui, besoin de rayons de soleil, à une époque où les âges de la vie  tendent, à tort,  à trop séparer les générations !
 C’est une vérité que je veux m’attacher à rappeler. Les plus anciennes  générations  ont besoin des plus jeunes, et vice-versa, comme la forêt a besoin, au fil des années, de se régénérer  pour conserver sa vitalité et sa beauté ! Elle ne tiendrait pas le coup porté par  les tempêtes, les intempéries , et  même,   par les  incendies, cette forêt,  si  la force de vie des arbres les plus âgés n’était  pas là , pour donner la résistance nécessaire  aux atteintes  à l’existence des jeunes  pousses ! 
Un film remarquable l’a démontré, cette  semaine, à la télévision, sur la 5, sous le titre de la renaissance de  la nature, qui révélait  les dégâts  causés par l’embrasement  de milliers d’hectares de  forêt, en Australie.
Les plus petits animaux, comme les plus jeunes végétaux, ont pu survivre   ou renaître   en prenant abri  dans la charpente ou sous la protection des arbres les plus anciens. Ceux qui ont pu  surmonter les épreuves du temps, en développant  leur énergie vitale à partir de leurs racines…
Combien de grands-parents  semblent protéger leurs  petits-enfants  ou arrière-petits-enfants sur nos  plages,  durant ces journées   d’été ensoleillées,  par le simple regard qu’ils portent sur leurs ébats !
La vie  impose d’apprendre à  créer la vie, à la développer, à l’enrichir, à l’embellir, à l’adoucir, à partir de toutes les ressources humaines  à la base de l’existence d’un territoire. Et c’est la démonstration du  contresens  de la démocratie qui est actuellement vécue, en Syrie, aussi bien qu’en Egypte…Les guerres  civiles qui  en résultent sont les conséquences dramatiques de l’obsession  d’un accaparement  de pouvoir par une partie de la population contre l’autre.
Le progrès d’une civilisation doit s’exprimer par la capacité des  peuples à associer leurs forces physiques, morales, intellectuelles, scientifiques , pour servir la vie du plus grand nombre des citoyens qui, en démocratie,   doivent assurer  le pouvoir à travers ceux qui ont été délégués  pour les représenter. Il faut en déduire  le devoir de  recherche de l’intérêt général et du bien commun , à l’échelle la plus large  possible, à tous les niveaux de la vie en communauté, en communautés de  travail, dans les entreprises , publiques et   privées,   mais aussi  dans toute communauté  territoriale, à tous niveaux , du niveau local au niveau continental entre nations à unir.
Nous avons franchi    fort heureusement  le cap, en notre 21ème siècle, des guerres entre nations pour la conquête de territoires, sources de  tant  de drames, de souffrances et de tueries vécus par les générations qui nous ont précédés !  Comment ne pas comprendre que la chance et le devoir des générations qui coexistent aujourd’hui, dans un siècle de paix entre les nations,  ne sont pas  d’œuvrer    pour aboutir à créer une véritable   union, aussi large que possible,  au profit  des peuples donnant vie à  toutes les parties du  monde ? Comment continuer à se donner comme objectif une France coupée en deux, alors que l’on  sait que l’on a besoin de toutes ses forces  pour la rendre compétitive, dans une  vie économique mondialisée ? Comment  ne pas rechercher la paix et donc le dialogue , entre les religions, en vue de  créer une France de partenaires,   sur le plan économique et social , alors que le but à atteindre est de faire progresser le niveau  de production et le niveau de vie de  nos peuples, en Europe  et dans les autres parties du monde ?
Si je m’attache à poser ces questions,  ce 10 juillet 2013, jour de mon anniversaire, c’est tellement   j’en ressens    plus que jamais le devoir, en pensant  aux générations  qui  nous suivent   et qui , pour rendre leur vie passionnante,   devront  gagner les  matches du futur !
                                                   L.  D.


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Le Point du 19 Juin 2013
Une France de Partenaires ?
Faut- il  attendre  le pire pour  qu’elle le devienne ?
 Nous étions côte à côte,  dédicaçant à Abbeville durant deux heures d’affilée un récent dimanche,  notre   récent ouvrage « A nous deux , la Vie ! », Mgr Jacques Noyer et moi…  
Abbeville, encore imprégnée, depuis son hôtel de ville et sa grand place, de l’image de celui qui fut son  maire, mais aussi un grand  ministre de la Défense  du gouvernement du général de Gaulle : Max Lejeune ! Une figure qui évoque une part de l’histoire politique de notre Nord de la France. Et… une époque, où les fonctions d’élus du Peuple, au lendemain des années de souffrances des guerres, exigeaient, de leur part, le culte du service de l’intérêt général et du bien commun.
Max Lejeune  incarnait  les qualités  humaines qui imposaient le respect. Et quand il  demanda à son  cadet que j’étais,  ardent  militant, comme lui, de la mise en valeur et en vie la Côte d’Opale,   de traduire  l’esprit commun qui nous animait,   dans un  livre    intitulé  « Le Partenariat , pour  faire gagner la France », il savait que je lui répondrai « Oui », comme un disciple à un de ses professeurs.
 Il avait perçu, au fil du chemin,  que nous visions tous deux   le même objectif : rassembler les forces vives de nos régions du Nord-Pas de Calais et de la Somme, pour  réussir leur conversion  à des activités économiques nouvelles  et  aboutir à  en faire une grande région  du Nord- Ouest de  l’Union Européenne,  dont nous ressentions, aux  premières années de la mondialisation,  qu’elle était  la voie de notre avenir.
La librairie Ternisien, qui   accueillait chaleureusement  notre  duo,  nous est apparue, comme un véritable point de rencontre  entre la Picardie et notre Région  Nord-Pas de Calais. A tel point qu’une question se posait  dans mon esprit ;  A l’heure où cette Union Européenne assure  deux années de plus à la France pour sortir de son très grave déficit annuel, n’est-il  pas temps que les gouvernants  aient le courage   de décider les réformes de structures fondamentales qui conditionnent  la diminution   annuelle de nos dépenses publiques  et le rétablissement  de  notre économie nationale   par un allégement   des   charges pesant sur le coût du travail dans  les entreprises ?…Ces entreprises, de toutes dimensions ,..…qui font vivre nos régions !
 Les Français  ont compris que le report  de ces réformes, d’une législature … à l’autre,  était la cause première du  déclin économique de la France. Et que la réforme de l’organisation  territoriale   structurelle de notre Démocratie  et la réduction des circonscriptions électorales, ne pouvaient  plus être différées. Sinon,  ce sont les élus eux-mêmes, de tous niveaux, qui condamnent la France à s’enfoncer dans la crise  et les Français, dans un chômage durable .Et de plus en plus grave de conséquences  économiques et sociales.
Le rapport  Gallois, la Cour des Comptes, dont le président est issu  des mêmes rangs que le Président de la République, ont rappelé que l’économie de la France ne peut plus  supporter   le  poids de charges financières résultant  du  report  de ces réformes qui s’imposent   .
Nous devons donc, dans notre économie mondialisée, réduire le nombre  des structures territoriales, qui se superposent, le nombre des circonscriptions électorales,  la multiplication  des   sources de charges,  qui handicapent  les entreprises françaises par rapport aux entreprises allemandes notamment. Et  les Français , qui veulent préserver notre modèle social, ont compris aussi le handicap du  poids financier  de l’excès – record d’Europe- des lois et décrets servant  les obsessions   liées à  des carriérismes politiciens  qui se sont additionnés  depuis trente ans et jusqu’ à  ce mois de juin 2013.
La   vérité  qu’ils sont en train  de partager,  ceux qui ne  recherchent pas le pire, en soutenant   les  groupements  extrémistes  dont ils savent qu’ils ne gouverneront    jamais la France,  c’est que la démocratie impose des disciplines  que  l’Allemagne a su , sous des gouvernements de coalition,   considérer  comme l’expression de la volonté de son peuple.
A  ceux qui veulent  gouverner la France    de convaincre aujourd’hui  son  peuple    que   les Français  sont capables de faire de  leur République une vraie « cause commune ». Et que cette vraie cause commune, cette vraie res publica, doit  transformer  les esprits, dans  une compétition mondiale qui sera durable  et qui doit   être profitable au plus grand nombre d’humains. Et  chez nous, en France comme en Allemagne.
Profitable à une condition ; que nous parvenions,  par nos réformes de structures démocratiques,  dans  l’objectif  d’un développement économique durable, à faire une France  de Partenaires  et à ne pas   enfermer nos énergies et nos talents dans   une France coupée en deux que refusait déjà un Max Lejeune , au  soir de sa vie  de  combats.
                                                       L. D.
                                                                                  


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Le sens bienfaisant  de la Pentecôte
Cette Pentecôte 2013 nous a privés de soleil. Les quelques rayons que notre ciel nous a  offerts ont pu illuminer  toutefois quelques réunions  appréciées en famille, ou entre amis. Nous  avons vécu l’une d’elles qui  rassemblait, pour son mariage samedi dernier avec un  beau jeune   homme , pur   produit  d’une  famille   alsacienne,  la petite fille   d’une maman  du Montreuillois  , et celle-ci,  au nom de Guerville, entourée  de ses sept  filles  et  d’un frère, en l’église Jeanne d’Arc du Touquet…
Le sentiment qui s’en dégageait en nous était un sentiment de respect pour  le courage que cette famille avait demandé à tous ses membres, dont  la récompense des efforts  se traduisait  sur  tous les visages de ses enfants  rassemblés autour de la grand maman. Et,  à cette occasion, on pouvait se poser  une question.
 Les temps de la vie d’aujourd’hui n’ont-ils pas besoin de plus de lumière venant du ciel que de progrès… toujours plus perfectionnés venant de  technologies nouvelles ? La recherche,  souvent  obsessionnelle, de jouissances personnelles,  de satisfactions  le plus souvent égoïstes ou de  possessions de  biens matériels, imposant de l’argent, n’enferme t- elle  pas notre société dans la prison du chacun pour soi ? Et le bonheur est-il plus vécu, à partir d’une vie dégagée d’efforts quotidiens,  partagés le plus souvent en famille,  qu’à partir d’une existence laborieuse, difficile,  où le don de soi,   d’une mère et d’un père, entraîne sous leurs regards , la constitution progressive d’une couronne de sourires d’enfants et de petits-enfants ?
Chacun répondra en lui-même à cette question. J’ai eu l’occasion d’y réfléchir,   comme à d’autres  questions de fond, de notre époque,  en vivant quelques heures   en  duo,    avant de dédicacer le   livre,  écrit , sur sa suggestion,  avec notre  grand évêque émérite,  Mgr Jacques Noyer, dont je partage l’année de la naissance. Notre angle de  prise de vues de la vie était différent. L’un, à partir d’une église,  l’autre, à partir   d’un hôtel de ville. Mais notre regard, pour la juger, était tellement complémentaire, que nous avons pris goût, tous deux, à   traiter  cette vie dans un  même ouvrage,   publié  sous la responsabilité  professionnelle de Cathy Henry, un nom lié à l’histoire de notre Côte d’Opale.
En vérité, cette vie, qui est un tout, passionnant d’un bout à l’autre du chemin à parcourir par chacun d’entre nous, est   un don de Dieu, à l’échelle de l’univers. Et un héritage  reçu de ceux qui nous ont  précédés.   L’essentiel, quand on veut y réfléchir, c’est de  la  multiplier, autour de nous, de la faire croître et embellir, au fil des  années  et, de générations en générations, pour qu’elle se propage dans  le sens d’un  esprit   qui vient de plus haut que nous… Cet esprit  qui  descendit du ciel pour éclairer  les apôtres, et qui manque tant  à notre monde d’aujourd’hui ! A un tel point que  le nouveau Pape, au nom  choisi, par lui,  de François, venu de Buenos-Aires,  a voulu  rappeler,  de Rome, le sens de la fête de la Pentecôte.
A une époque où les Humains  s’abaissent à oublier  ce que les générations passées  ont souffert en guerres ,  civiles ou nationalistes , en sang versé, en destructions, en épreuves et en sacrifices de toutes sortes, individuels ou collectifs, et où, aujourd’hui, la haine , la violence et les obsessions personnelles de pouvoir, d’égoïsmes  ou de nationalismes  tendent à envahir à nouveau  les esprits, ce François vient rappeler à notre humanité  que le mot-clé de son futur, l’amour, à  condition de ne pas en gâcher le sens, oui … «  Seul , l’ amour    nous sauvera ! ». C’est sous ce  titre et sous  sa  signature, que je viens de lire de quoi stimuler nos énergies, en ce week-end de la Pentecôte. Je vous en recommande la lecture. Vous en trouverez  le livre à la maison de la Presse du Touquet  (Editions du Rocher).   Elle vous fera oublier le ciel gris.
Je n’en extrairai que cinq lignes, page 54, pour vous convaincre :
« L’amour nous invite à accepter qu’en notre faiblesse même, réside toute notre capacité à nous reconstruire, à nous réconcilier, à grandir.
Loin d’être  un sentimentalisme banal, et une simple impulsion, l’amour est une tâche essentielle, sublime, et irremplaçable, qu’il devient aujourd’hui indispensable de proposer à notre société déshumanisée. »                                                                                       
                                                                                                                                              Léonce Deprez


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 Pourquoi le D.O.O. fait-il si peu recette ?
Lundi soir 5 mai, salle  du deuxième étage du théâtre de Montreuil sur mer, réunion publique organisée pour la présentation du Document d’Orientation et d’Objectifs  du  Schéma de cohérence territoriale, dit « S.C.O.T. »  du territoire   de   quatre  communautés de communes de l’arrondissement.
Pourquoi si peu de monde ? Et  même, si peu d’élus ?  Au point où Jean-Marie Krajewski, longtemps conseiller général, et actuel maire  de Berck, ne peut qu’en exprimer des regrets ! Il s’agit  pourtant, officiellement,  de la présentation des objectifs  à atteindre pour assurer le futur du territoire et donc des  populations qui  y vivent !
Explication première : c’est  la porte- parole d’une société d’études, extérieure  au territoire, qui vient dire   ce que doit devenir ce territoire. L’exposé  semble le résultat d’observations que les gens du Pays  ont déjà dans l’esprit, puisqu’ils  y vivent.
Le thème « Bien Vivre » peut être développé  sur chaque parcelle de territoire des régions de France. Et les élus sont bien  en mesure de savoir ce qui manque à la vie de  leur territoire, puisqu’ils y vivent ! 
 Donc, ils ne viennent pas apprendre ce qu’ils savent…..
Surtout, depuis ces dernières années  de croissance zéro,  ce qui manque, à leurs yeux et aux yeux de tous les citoyens  de leur commune, c’est d’abord des sources de travail, donc des  emplois. Des logements aussi, sans doute, mais pour pouvoir en payer  le prix, même de location, les jeunes ménages doivent-ils d’abord être assurés de trouver la garantie d’un  travail !
La vérité, c’est donc que les élus savent que l’essentiel, pour le futur  de leur  territoire, c’est  que leur commune soit bénéficiaire, dans le cadre        leur communauté de Communes, d’une politique  de développement économique, porteuse d’avenir, ce que l’on appelle désormais le « développement durable ».
Or, si j’avais proposé de donner le nom de « Pays maritime et rural du Montreuillois », au territoire des communes regroupées sur quatre pôles géographiques, Berck, Montreuil, Etaples- Le Touquet, Hucqueliers, c’est parce que ce nom révèle, avec le Pays voisin dit «  des sept vallées », des  atouts formidablement attractifs. Car  ce territoire a une situation privilégiée au sud de la Côte d’opale, au sud de Londres, à l’ouest de Bruxelles, et au nord de Paris. Et ses atouts, rassemblés et  joués  dans une  politique basée sur l’attractivité  de l’environnement maritime, rural, et patrimonial, permettent  d’en faire le pôle de compétitivité principal de l’économie touristique de  la Région Nord-Pas de  Calais.
Pourquoi ? Parce qu’il est  reconnu comme  un pôle  d’excellence, fort  d’abord des capacités de séduction de la nature , entre mer, forêt et vertes collines .Et parce que, depuis plus de quarante années, à partir de ses stations  touristiques et de ses villages,  élus et professionnels de groupes privés se sont attachés à  créer  des séjours offerts… durant les quatre saisons. Des séjours générateurs de  vie économique diversifiée, à partir  d’une hôtellerie accueillante d’esprit Nord-Pas de Calais, de commerces et d’artisanat  de qualité France. A partir, aussi,  d’activités publiques et privées liées à la santé et de  temps de vie culturelle  et sportive ou de séjours de formation, de congrès, de cures marines ou thermales ou de randonnées, à caractère régénérateur. Régénérateurs pour l’esprit et pour le corps. Mais oui, beaucoup plus régénérateurs que dans le midi !
Le résultat  de cette politique a été salué  récemment  à Lille, par le président du Conseil régional, Daniel Percheron, parce qu’il s’était traduit par le  taux  de création d’emplois  le plus élevé du Nord-Pas de Calais. Mais pour  continuer à garder ce résultat , il faut que les élus et les créateurs de vie économique se reprennent par la  main et expriment eux-mêmes  plus que jamais, la volonté de faire de ce territoire,  un modèle exemplaire de  l’enfantement  que doit générer  au 21èmesiècle, en  France, le mariage durable   entre  deux politiques, deux ambitions,  à ne plus désormais   séparer : la politique et l’ambition environnementielle, dont la nature doit être la base, et la politique  équipementielle, tel, pour  prendre un seul exemple,…..  un port-nature Canche de plaisance… à la pointe de notre estuaire .
Ce sont  ces deux ambitions, ces deux politiques qui doivent   désormais  motiver les efforts et les talents humains et entraîner  les élus  à se rassembler  et à se  mobiliser,  pour  concevoir et préparer   leur devenir sur ce territoire français qui est un don de Dieu et de notre Histoire.   L.D.
                                                                                                             


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Générations nouvelles, c’est à vous de vouloir !

Et si nous tentions, mettant à profit  des premiers  rayons de soleil tant attendus,  d’insérer un peu de   printemps dans les esprits            ?  Je le ressens presque comme un  devoir,  de retour de Paris où, autour d’une table ronde rassemblant journalistes et élus, j’ai pu juger  la dégradation  du  contenu  des  débats démocratiques. Les conversations étaient amenées à se limiter à s’abaisser  aux commentaires  suscités par la publication des comptes   en banques des  ministres, en attendant ceux des parlementaires. Au lieu d’éclairer  les citoyens  sur les étapes à franchir dans leur  marche vers le futur.
Dans cette marche d’une France divisée et qui  ne voit pas clair face à son avenir, les plus  privés de boussoles, ce sont les générations nouvelles. C’est  donc à elles que  je dédie,  prioritairement, ces lignes, cette semaine.
La première  boussole, pour elles,  doit rester la famille.  Même   si son unité a pu souffrir, depuis ce début de siècle , sous l’effet  des  novations technologiques et des formidables progrès  des communications  qui font  vivre dans un monde  de plus en plus ouvert et accessible,  la famille demeure un point de repère , de rapprochement   et  de solidarité de base de notre vie en société. Certes,  peut-elle  être conçue, en notre société de liberté, pour être vécue différemment, selon le choix de ses composantes, à plusieurs niveaux. Mais  la base de la famille est et restera   faite des liens que  la loi  de la nature génère, en accouplant des êtres de sexe masculin et féminin. Des liens qui se renforcent à partir  des enfants et des  petits-enfants.
 A cet égard, la France d’aujourd’hui démontre qu’elle  est toujours consciente de la fonction vitale des familles. Avec un taux de fécondité de 1,97 issu des   accouplements masculin-féminin, la   France continue de démontrer à d’autres  pays de  notre Union européenne l’efficacité de politiques familiales actives et la possibilité de concilier, en famille,  vie professionnelle et enfantement .Et  elle donne , sur ce point un bon exemple à l’Allemagne.
L’Union européenne permet et impose  même  que chaque peuple s’inspire des  politiques qui ont   fait leur preuve, à l’échelle de chaque nation .Ce doit être  le cas,  à partir de l’exemple français, pour la natalité. Ce doit être aussi le cas, à partir de l’Allemagne, pour la politique permettant la compétitivité des entreprises, et la  réduction du fléau du chômage.
La seconde  boussole, nécessaire aux jeunes,  est  le  développement économique durable   que chaque Région de France doit se donner comme objectif, dans une compétition qu’ils savent  devenue  mondiale…
Ces  jeunes,  en fonction de leur formation  et au- delà   de  leurs études, se sentent  attirés   par les Régions de France ou les pays dont les entreprises  révèlent leurs capacités d’assurer des emplois durables  et des chances   d’avenir professionnel. C’est une de mes petites filles, au prénom d’Hélène, devenue architecte, qui me confiait cette vérité comme une confidence, exprimée, comme à  regret, mais avec la conviction des 27 ans éclairés par la bougie de son anniversaire.
C’est  pourquoi, plutôt que d’attiser le feu  des raisons que nous avons de nous opposer à l’Allemagne , aujourd’hui , ou demain , devons- nous entendre l’appel du président  de la Fondation Robert  Schuman , Jean-Dominique Giuliani, en nous attachant à concilier nos exigences entre France et Allemagne pour aboutir à une politique  européenne faisant gagner des points à  notre  vie commune ,  industrielle, agricole, maritime  et touristique .
 La  troisième boussole,  qui manque aux yeux des jeunes,  et à notre société en marche cahin-caha, est la boussole d’une force démocratique européenne. C’est cette force qui  doit  relancer la croissance,   durablement, en France  et au-delà de nos frontières,   en  harmonisant   progressivement, entre Etats de notre Union européenne,   les charges sociales,  environnementales et fiscales pesant sur le cout du travail. Et ,  en  imposant , au niveau de  la compétition mondiale ,   le respect , par Mittal  y compris, dû  à une   force de frappe financière qui, sans gouvernance politique suffisante, mais en additionnant toutes les interventions de sauvetage ,  a su être capable d’atteindre le financement de trois Plans Marshall ! Rappelons- nous qu’un plan Marshall est évalué représenter 1 000 milliards de dollars actuels…
Comment les citoyens  européens pourraient – ils hésiter encore  à se  donner l’autorité d’une gouvernance politique commune européenne, quand on  sait qu’aucun autre ensemble politique dans le monde ,entre le début de cette crise, en 2008, et aujourd’hui ,  n’aurait  été capable de mettre en  disponibilité  autant  de ressources   financières ?
La vérité, c’est que les élus actuels ne s’attachent pas suffisamment à convaincre  les peuples. Les grandes voix  de notre passé tragique  du vingtième siècle manquent  pour se faire entendre. Mais le moment est venu    ce sont les  jeunes générations qui vont devoir exiger, de leurs élus, qu’ils aient le courage d’exprimer  une  volonté forte et entrainante, dépassant les considérations partisanes et les obsessions personnelles de pouvoir :  la volonté de donner à  notre  Union européenne  la force politique, démocratique , humaniste,  économique , financière,   susceptible d’assurer l’équilibre de  notre monde, en ce 21ème siècle.
 Jeunes générations, c’est à vous, désormais, de  vouloir créer la grande Démocratie Européenne qui sortira la France  et ses Nations- sœurs d’Europe…du  tunnel de la croissance zéro !
Est-ce un objectif dur à atteindre que de mobiliser les générations nouvelles pour convaincre et vaincre les résistances s’opposant à ce grand dessein ?
C’est un but moins difficile et demandant moins de sacrifices que le but de la victoire à remporter dans les guerres de tranchées meurtrières et fratricides du siècle dernier, après l’arasement de villes entières sous les bombes des nations belligérantes. Vivent donc ceux et celles qui sauront rendre l’espoir, dans notre 21éme siècle, aux générations montantes !                          L.D.
                                                                                                                                              


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Légion d’honneur justifie et oblige !
Assemblée générale  de l’ordre de la Légion  d’honneur, samedi 6 avril  2013, en la capitale administrative montreuilloise du sud de la Côte d’Opale, là- haut , sur la carte de France . Là où le Pas de Calais révèle sa  vérité humaine maritime et  rurale. Une double  vérité qui, au sud de Londres et de la côte anglaise, par-delà la Manche, donne à ce territoire privilégié, dont Le Touquet est le phare,  une vocation   de  pôle de  compétitivité de l’économie  touristique de la Région Nord-Pas de Calais.
 Du haut de ses remparts, perçant la brume matinale,  la cité ancienne  nous rappelait qu’il avait  eu  raison, récemment à Lille, à la première conférence  régionale du Tourisme, de soutenir  l’ambition  de ce Montreuillois, notre  président du  Conseil régional, Daniel Percheron.
Pas de Nord sans… Pas de Calais ! Ce Pas de Calais qui, de ses terrils entourant désormais le Louvre –Lens, rappelle désormais à des millions  de Français  que  la terre de ces montagnes noires,  il a fallu que des  générations de mineurs   aillent la creuser pour en extraire   l’énergie nécessaire à la France, durant plus d’un siècle !
  Ces médaillés de la Légion d’honneur, honorés  en leur rassemblement  par le sous- préfet et  le maire de la Ville, une ville marquée  de l’empreinte de Victor Hugo, se retrouvent , avec  leurs  conjoints, pour un déjeuner en commun en l’ancien Hôtel-Dieu , heureusement pérennisé et rajeuni   en hôtellerie quatre étoiles. 
Ces figures, regroupées pour leur  rendez-vous annuel,  représentent,  par le parcours de leur vie, un formidable faisceau de valeurs humaines, reconnues  par la République, comme autant de rayons de lumière éclairant leur temps et leur région. Des rayons de lumière…en ces semaines  de  ciel gris, où les Français  peinent à ressentir, face au futur, les chances  qu’ils ont d’être  la France.
En les écoutant, en entendant leur président départemental, un   militaire  qui a gagné ses galons, de caporal-chef à… général, au service de la France, en étapes de deux ans, et soutenu jusqu’en Roumanie, au temps du rideau de fer, par une épouse  et  mère de  famille admirable,  je me posais une question. Je me demandais  pourquoi, dans chacune  de nos Régions, ces chevronnés,   dont  la vie a mérité le tableau d’honneur, n’étaient pas davantage appelés, en notre  République, pour     éclairer  les chemins de leurs concitoyens. Et pour  stimuler les énergies en vue de  gagner les combats de la vie.
Je me demandais pourquoi, en nos démocraties, on enfermait  dans leur passé, distinctions  méritées une fois  reconnues,  des hommes et des femmes, dont  la preuve  des qualités  a  pourtant été démontrée ….
Faut-il laisser croire aux citoyens que  l’intérêt général et le  bien commun   ne sont   l’affaire  que   de ceux  dont on dit, en déformant  d’ailleurs son  sens, qu’ils font  de la politique ?
Il suffit  de vivre quelques heures autour d’une table de  ces serviteurs de la République,  reconnus efficaces et exemplaires, dans  tel ou  tel domaine  de la vie, militaire ou civile,  économique, sociale  
éducative,  culturelle, pour comprendre à quel point leur expérience, leur sens de l’intérêt général, pourraient éclairer utilement   les élus, à tout niveau des décisions à prendre , des projets d’avenir à réaliser , du niveau local au niveau régional ou national .
C’est que  la Démocratie, pouvoir du peuple, se  laisse trop facilement enfermée derrière  les cloisons  d’intérêts de partis ou d’obsession personnelles,qui l’asphyxient  et la privent  de l’air  pur dont elle a besoin, à partir  des qualités   humaines    qui font  la   force d’une  nation. Des qualités  humaines qui représentent , sous le signe  de l’ordre de la Légion d’honneur  ou du Mérite national, au service de  l’intérêt général, une réserve d’énergies et de compétences  et qui sont  insuffisamment  mise à profit au service  du bien commun de notre République .
A l’heure où l’actuel gouvernement  recherche la voie à tracer  et les concours à rassembler pour  aboutir à une nécessaire moralisation  de l’action publique, pourquoi  ne pas associer à cet objectif , souhaité par  tous les Français,  cette   formidable  cohorte que représentent, en valeurs  humaines de nos Régions de France, les meilleurs serviteurs  de nos grandes causes nationales.  Et pourquoi, plutôt que de contenir leurs compétences  et le fruit de leur expérience dans la commémoration du passé, ne pas les consulter et les associer à la construction du futur ? La France a des valeurs humaines qui ne doivent plus demeurer seulement des témoins du passé et   qui   sont en mesure d’être encore des bâtisseurs  d’avenir.
Légion d’honneur  justifie et  oblige.    L.D.
                                                                                                                                                          


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