L’intervention de Léonce Deprez,
devant le District 103 du Lions Club International,
à Fresnes les Montauban, le samedi 10 décembre 2011

Etant un de vos plus anciens Lions, à ce rendez-vous final de notre année 2011 de notre district 103 Nord du Lions Club International à Fresnes les Montauban, j’ai accepté, stimulé par la passion de la vie qui m’anime, la fonction de Président de zone que quinze des nôtres assument également pour couvrir notre région Nord de la France.
Le Gouverneur, notre ami Alain, m’ayant proposé quinze minutes pour une intervention que lui a suggérée notre ami Eric Fourmanoir, le Président de la zone de ma ville natale de Béthune, j’ai pensé faire ce que je fais très rarement : écrire ce que j’ai à cœur de vous dire. Pourquoi ?
Parce que je me suis dit que « verba volant, scripta manent » et parce que je souhaite offrir à ceux et à celles qui ne sont pas là, ce samedi 10 décembre 2011, la possibilité de participer à ce temps de réflexion souhaité par notre Gouverneur.
Je pense vraiment qu’un mouvement international, comme le Lionisme, doit tirer du « mal » des crises que nous traversons, le « bien » d’un élan nouveau et d’une force d’entrainement nouvelle que nous devons donner à notre mouvement.
J’ai vécu, depuis un an et demi, au sein de la zone 32 et au-delà, avant de dédicacer mon livre « l’envie du futur » au sein des clubs qui me conviaient, une vingtaine de rencontres chaleureuses. Elles me permettent aujourd’hui de dégager l’essentiel de ce que j’en retiens pour vous en faire partager le profit.
Au point de départ de ma réflexion, une idée-force de base :
Nous vivons une époque où les trois générations que nous regroupons dans nos clubs expriment, très spontanément, en tour de tables de nos diners, des inquiétudes. Des inquiétudes justifiées par le profond désarroi que provoque l’évolution de notre Société, l’évolution de notre vie économique, l’évolution des échelles de notre existence, de nos communautés de communes à notre communauté humaine mondiale.
Notre monde d’aujourd’hui, à travers les bouleversements qu’il connait, les compétitions qu’il entraine, les incertitudes qu’il fait naître dans l’esprit de toutes les familles professionnelles et sociales, soulève des interrogations, et souvent de véritables peurs du futur. Les questions qui en résultent, que nous nous posons et que nous posons à ceux qui nous entourent se résument le plus souvent ainsi. Qu’allons-nous devenir ? Vers où marchons-nous ?
Je pense très sincèrement que ces interrogations, ces peurs, envahissent d’autant plus les esprits que nous ressentons face à elles, un certain vide.
Un vide qui s’aggrave, qui s’accentue au fil des ans et qui nous inquiète de plus en plus, tant les crises traversées se prolongent, s’imbriquent les unes dans les autres, et nous donnent l’impression, ces crises, qu’elles toucheront non seulement les temps de nos vies, mais aussi ceux de nos enfants et de nos petits-enfants.
Un vide, de plus en plus ressenti, pourquoi ?
Parce que, les points d’interrogation dans ce monde en pleine évolution, occupent ce vide sans que les réponses ne viennent à nous, de têtes pensantes « au-dessus de nous ou à côté de nous ». Quel que soit le niveau où notre destin professionnel ou familial nous situe, nous nous ressentons déboussolés !
Les médias ne cessent de souligner la coupure existant de plus en plus entre le peuple, dont les uns et les autres nous sommes une expression, et le milieu politique, qui nous apparait de plus en plus politicien. C’est-à-dire que la politique, au lieu de demeurer la recherche de l’intérêt général et du bien commun, aux différentes échelles de notre existence, apparait de plus en plus, à travers ceux qui la représentent, un métier générateur de carrières. Il en résulte que la politique se dénature, en obsession personnelle, au lieu de nous offrir les visions de l’intérêt général et du bien commun qu’elle a pour objet de présenter aux citoyens.
Les querelles partisanes et les ambitions personnelles, envahissant le terrain des médias, surtout télévisés, nous offrent de moins en moins les réponses nécessaires à la compréhension des problèmes de notre vie, à notre désir de savoir où nous en sommes, et vers quel futur nous nous dirigeons. L’espoir pour ce futur que représente l’Union Européenne est lui-même mal traité et, de ce fait, mal compris.
Nous ressentons aussi que les lumières, nécessaires aux citoyens, viennent de plus en plus difficilement, des portes paroles des religions, tant celles-ci en Europe s’attachent de plus en plus, dans le respect du principe républicain de la laïcité, à ne pas aborder les questions liées au pouvoir temporel.
Nous ressentons par contre, et avec inquiétude, qu’en d’autres parties du monde, certaines religions tentent de s’intégrer dans le pouvoir politique et de l’imprégner. La mondialisation entraine ainsi par le fait des émigrations qu’elle suscite, un changement d’état d’esprit et des tensions diverses provoqués aussi bien par l’image de femmes voilées dans nos rues que par la construction de mosquées dans nos villes.
Nous ressentons enfin, que la famille, la cellule familiale, point de repère et base de nos vies en société dans le passé, est de moins en moins en mesure d’assurer les chances d’avenir des générations qui nous suivent.
Ajoutons à ces évolutions que la complexité des problèmes de notre temps et des solutions à y apporter entraine de plus en plus dans les esprits des confusions et des interprétations contradictoires, accentuées par la multiplication des moyens d’information et de communication, liés au développement de l’Internet.
C’est à partir de ces constats que nous devons tirer des raisons de développer l’intérêt de l’existence de nos Clubs et de la fonction qu’ils doivent assumer dans l’embrouillamini de notre vie en société. Le Lionisme doit tendre aujourd’hui à apporter des réponses aux points d’interrogation de ce monde en mouvement de notre XXIème siècle.
Le service qui apparait le plus indispensable, à l’heure où l’on n’y voit de moins en moins clair, c’est le service de la pensée. Le Club-service, pour les ainés que nous sommes et pour les plus jeunes générations, doit mettre à profit la formidable centrale de matière grise que chaque Club représente. Nous devons en avoir plus conscience. C’est la diversité des professions et la jonction des générations que nous regroupons qui nous donnent le devoir d’offrir à notre monde l’intelligence nécessaire à l’orientation de nos existences.
Nous avons le devoir de penser en commun et d’élever nos esprits au-dessus de la société de consommation, qui tend à nous faire oublier qu’elle se doit d’abord d’être une société de production, à partir de nos territoires.
Nos Clubs se constituent et se perpétuent à partir de choix de recrutement que nous nous imposons. Nous devenons un Club, dans l’esprit du Lionisme, dans la mesure où nous donnons un sens aux initiatives et aux initiales qui en résument cet esprit.
Liberty and Intelligence Our Nations Safety : après le mot Liberté, le mot Intelligence est donc le mot fondateur de nos Clubs, celui qui doit éclairer notre existence personnelle, notre vie de Club et la vie des autres qui nous entourent.
Notre monde a besoin d’intelligence aux sens les plus larges.
L’intelligence économique, l’intelligence sociale, l’intelligence environnementale, l’intelligence qui fait naître l’esprit de recherche et d’innovation.
Mais notre intelligence, et nous le démontrons à travers nos actions, pour que notre vie soit complète et réussie, doit être aussi l’intelligence du cœur. La preuve, c’est que notre devise essentielle est « we serve », « nous servons ». C’est-à-dire que pour nous vivre, c’est servir des causes. Et la cause principale, c’est, comme l’a dit un grand français, le combat pour l’homme.
Nous devons donc nous dire, à chaque réunion de Club, dans ce monde de plus en plus difficile, que nous devons assurer le service de notre pensée, de nos réflexions, nourries par notre formation respective mais aussi par l’expérience résultant de notre vie professionnelle, de notre vie familiale, de nos vies associatives. Chaque réunion de Club, chaque diner doit être un enrichissement pour chacun d’entre nous dans la mesure où un thème de réflexion est au menu de nos diners et permet à chacun d’exprimer l’essentiel de ce qu’il pense sur le sujet évoqué.
Plus les temps que nous vivons sont difficiles, plus le Lionisme doit avoir sa raison d’être et de se développer.
Plus notre monde éprouve le besoin d’un humanisme à vivre, et d’un développement durable, à viser, plus nous devons faire du Lionisme, une école internationale de diffusion et de partage d’une éthique. En écrivant ces lignes, je me sens prolonger les réflexions sur l’éthique de notre ami, ancien Gouverneur Gabriel Paita, mon mentor touquettois dans le Lionisme.
Cette éthique, il s’agit de la vivre et de la communiquer autour de nous, tout au long du chemin de l’existence. C’est le mot clé de l’avenir du Lionisme. Bien plus, c’est le mot clé de l’avenir de notre humanité.
Mon souhait, je vous le dis, au nom d’une famille industrielle, autant qu’en Président de zone du Lionisme, en cette très dure année 2011 qui se termine et à travers ces réflexions, c’est de nous inciter à renaitre en 2012 et à permettre à chacun et à chaque Club de contribuer, sur son territoire, à faire partager le gout de vivre mieux ensemble « le présent » et de donner autour de nous « l’envie du futur ».


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En vers et contre tout …ce qui rend le monde fou

Et si nous nous disions…en ces années de crises

que l’esprit de parti…ne doit plus avoir prise

à l’heure de l’élection…dite présidentielle.

Les oiseaux , dans le ciel, ont besoin de deux ailes !

Ils s’unissent, les Français, quand il y a les guerres

Les guerres militaires… dont ils ont tant souffert…

La guerre économique peut devenir… enfer !

Nous devons en tirer une vérité première.

Deux mots sont essentiels …en notre dictionnaire

qui doivent être compris de notre France entière

Produire , c’est le premier, nous l’avons oublié

A partir des usines, qui firent notre passé…

Instruire est le second, comme le clame partout

A travers sa campagne, le professeur Bayrou.

Il est temps de se dire, qu’elle a besoin, la France

De reprendre un chemin, celui de la croissance !

Il faut donc qu’elle se donne cette priorité,

Dans une Europe forte qu’il nous faut fédérer.

Au-delà des frontières, donnons-nous l’espérance

D’un futur où l’Europe doit être notre chance !

Dans ce monde où l’humain doit être le vainqueur

Pour que l’humanité puisse sortir de ses peurs

Enfants de tous pays, attachés à la vie ,

Disons-nous que la vie, pour tous, n’a pas de prix !

L.D.





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Un baptême (de l’Enduro) …pour deux prêtres

Oui, c’est une histoire vraie. Vraie parce que vécue, ce tout récent dimanche 5 février 2012, marqué jusqu ’aux 20 Heures des journaux télévisés, par le 39 ème Enduro du Touquet.

Cet Enduro que j’avais proposé de rebaptiser,en 2005 « L’Enduropale du Touquet-Pas de Calais », tant il se reflétait, depuis sa création, dans le miroir de cette mer tonique, couleur d’ opale. Une mer qui donne à nos vastes plages, tout en haut de la France, l’envie de les aimer, au long des quatre saisons des années de nos vies.

De l’estuaire de la Canche à celui de l’Authie, depuis que l’Enduro est né, ils sont des centaines de milliers de Français, de Belges, d’Anglais, de Hollandais, d’Allemands à avoir découvert que la nature est belle…. même en saison d’hiver. Des collines du Boulonnais qui dominent la Manche…. aux rivières gracieuses qui nourrissent la Canche, l’Enduropale du Touquet-Pas de Calais a rappelé que de nouvelles sources de vie et de travail sont à notre portée en France à partir de territoires dotés par la nature du pouvoir de séduire.

Cette année 2012, pour m’accompagner, à l’arrière d’un 4X4, ma femme Marlène était entourée de deux prêtres. Ils découvraient l’Enduro. Et nous nous disions très heureux, à travers eux, d’avoir le Bon Dieu avec nous, pour bénir et protéger les pilotes…

Comme chaque année, bien sûr, nous avons voulu vivre le parcours, en précédant les pilotes au long de la vaste plage, face aux kilomètres d’espaces dunaires qui séparent Le Touquet de Stella , puis de Merlimont. Et toujours avec la même émotion, en voyant s’élancer les mille motards, j’ai évidemment pensé à mon coéquipier Thierry Sabine dont le nom honore, au nord de la plage, comme celui de Louison Bobet, au sud, une avenue de la station. Il y a ainsi des visages, à valeur de symboles, qui continuent de stimuler nos vies !

Désireux d’apporter au nouvel apôtre, animateur de la vie religieuse de la station , l’éclairage … temporel dont les œuvres humaines ont besoin pour compléter la grande œuvre divine de la Création, je m’efforçais de couvrir le bruit de notre Jeep moderne pour expliquer à nos deux accompagnateurs comment le travail humain était parvenu, à partir des vastes étendues dunaires créées au fil des décennies par le grand vent du large, à maîtriser et à valoriser le don des espaces naturels fait, au fil des ans, à notre littoral du Pas de Calais.

« Vous voyez, Monsieur le Curé, disais-je, ces milliers d’hectares dunaires, aujourd’ hui verdoyants ,reliant le sud de la digue du Touquet …à Merlimont-Plage, fixés par des oyats que vous voyez frissonner, caressés par le vent, sous des dentelles de neige…, c’est le fruit du travail de plantation, réalisé au fil des ans par les équipes d’employés de la Ville du Touquet…En plantant de leurs mains des centaines de milliers de brassées d’oyats , Ils ont mérité la médaille de la Ville. Mais ils ont mérité aussi la médaille du mérite écologique qu’il serait opportun d’invente ! Car ces espaces dunaires, devenus verts participent de la valorisation de la nature… »

Les deux prêtres m’ont offert, en réponse, leur silence. En eux, tout naturellement, le spirituel rejoint le temporel. Et le divin inspire et rejoint l’humain…

Quand ils ont vu les mille motards vaincre le froid et mordre dans la vie, avec la passion du sport au contact de la nature, au cœur de cette froide saison d’hiver, je veux croire qu’en eux-mêmes, ils devaient rendre grâce à Dieu !

Au fil de nos jours, Il y a des histoires vécues qui donnent le moral …

, L.D.


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La France a mal…. à son Industrie !

Deux chiffres suffisent pour éclairer les futurs électeurs d’avril prochain.

La France, depuis 10 ans, a perdu 500.000 emplois industriels. Et le déficit de son commerce extérieur, révélé cette semaine, atteint le consternant record de 69 milliards d’euros ! Face à ces deux chiffres, devoir de vérité !

Ce n’est pas la crise qui a provoqué cette chute. C’est la coupure, accentuée depuis trois ans, entre la France qui bosse et ses élus dont le métier est devenu de faire de la politique. Quand la politique se décroche de la vie économique quotidienne et du développement durable qu’elle doit générer, en termes de production et d’emplois, elle perd son sens. Et elle s’abaisse au niveau d’un exercice de communication, à caractère électoraliste, pour occuper les esprits, les colonnes des journaux, les émissions télévisées, dans l’obsession d’une carrière politicienne.

Cette déviation de la politique tend à faire oublier aux citoyens l’essentiel… !

L’essentiel de la politique, en démocratie, c’est, en effet, par délégation donnée par le peuple, de créer, de stimuler et d’orchestrer des sources de vie, de travail, d’emplois et donc de progrès social et d’épanouissement familial, à partir du territoire que les élus représentent durant la durée d’un mandat. Ou d’un deuxième, quand ils l’ont mérité !

Le peuple français n’a pas été suffisamment informé, au fil des ans, de la gravité de la perte de ce pilier de base de la fondation de son économie nationale qu’est le pilier industriel. On commence seulement à parler vrai. J’ai entendu mercredi 7 février à France-Inter, un analyste enfin reconnaître : « Le tissu industriel se vide de sa substance ! » C’est bien là le premier mal français !

Et il faut avoir l’honnêteté intellectuelle de dire que cette dégradation croissante de notre vie industrielle, basée en nos Régions de France, sur des PME industrielles de 50 à 300 emplois, indépendantes ou sous-traitantes de grands groupes, n’a pas été l’objet de la mobilisation nationale qu’elle mérite. Mobilisation des esprits, des énergies, des volontés et des moyens financiers qu’elle aurait dû provoquer.

Les lecteurs, fidèles à cet éditorial, savent à quel point, vivant humainement, en notre Nord-Pas de Calais, de Bruay-Ruitz à Arras, ce problème de la gravité de cette absence de véritable politique industrielle, je n’ai cessé, au fil des mois, de tirer la sonnette d’alarme. Comme je l’ai souvent fait et avec une inquiétude croissante, alors que j’étais secrétaire de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale…Mais dès 2007, à la tête de l’Etat et dans les préoccupations exprimées au Parlement, les esprits étaient davantage branchés sur la prochaine « présidentielle » et les conflits qu’elle suscitait… que sur la vie de nos petites et moyennes industries….

Il a fallu attendre la nouvelle élection pour entendre annoncer, après le « D’abord Produire » de François Bayrou, et son impact médiatique réel, la décision, exprimée par les deux concurrents en tête des sondages, de la création d’une « Banque de l’ Industrie » , spécialement attachée au financement des investissements des entreprises industrielles qui ont fait des efforts méritoires en matière d’équipements nouveaux et lourds, et d’engagement de personnel..

Voilà enfin, en haut, l’expression d’une politique volontariste nationale, « l’Etat », comme l’a rappelé Jean-Louis Beffa, président d’honneur de Saint-Gobain, « se devant de donner le cap » !

C’est, bien sûr et d’abord, par des mesures fiscales tendant à moins faire peser sur le coût du travail, des charges de solidarité qui doivent être du domaine des impôts, que l’Etat permettra aux entreprises industrielles d’être plus compétitives et de mieux faire face à leurs charges salariales, environnementales et financières.

Ce qui nous amène à la conclusion que, notre Union Europénne devant désormais épouser la cause industrielle des 28 Etats la constituant , va devoir se donner une gouvernance politique aboutissant à une harmonisation des politiques économiques, sociales, environnementales, fiscales, nous permettant de remonter en haut des marches de l’économie mondiale ! Quel programme passionnant devant nous ! L.D.



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Le capital humain ,d’abord, sur tous les terrains de la vie !

Leçons de vie, en ce début d’année.

La première, qui doit nous donner le moral, je la formulerai en une ligne :

Le premier capital, qui doit occuper les esprits, après des années trop vécues sous le signe de l’argent-roi, c’est le capital humain.

Le premier capital qui crée des revenus, c’est le capital humain. Il ne s’agit donc pas d’opposer capitalisme et travaillisme, puisque c’est le capital, que doit représenter tout être humain au travail, qui doit générer un capital en valeur d’argent, ou de bien- être. Je l’ai dit et redit , au fil des ans , pour faire comprendre, par exemple, pourquoi il fallait, chaque jour, quatorze équipes de quatre ou cinq travailleurs communaux, passionnés par leur tâche, pour entretenir, boiser, fleurir, végétaliser, valoriser le territoire du Touquet-Paris-Plage , espaces dunaires , de plage, forestiers ou urbanisés compris. Et pour rendre la station séduisante, à partir de ses 1600 hectares, durant les quatre saisons de l’année. Je répondais ainsi à tel ou tel qui aurait voulu profiter du Touquet comme d’un beau jardin public ouvert à l’année, doté de tous équipements sportifs et culturels, d’une forêt et d’une plage, d’hôtels et de restaurants, sans en payer le prix. En vérité, le choix du Touquet, comme lieu de vie, secondaire ou principal, est lié à l’attrait quatre saisons de la station. Il s’agit donc de comprendre que c’est le travail des uns qui fait le plaisir d’y vivre des autres. Il faut être totalement imprégné d’égoïsme pour ne pas le comprendre. Autrement dit : A la base de toute réussite, cherchez le travail, cherchez l’homme ou la femme, ou les deux, cherchez l’humain !

Le premier investissement qui valorise un territoire, c’est donc l’investissement humain .C’est vrai en général : chaque entreprise industrielle, agricole, maritime, touristique, de services, artisanale ou commerciale confirme que sa valeur première est la valeur humaine .S ‘il n’y avait pas eu Steve Jobs , il n’y aurait pas d’I-Pad ! Sans les courageux marins, il n’y aurait pas eu le port d’Etaples ! Sans les créateurs et gestionnaires d’Imprimeries ou d’hôtels, il n’y aurait pas de techniciens à l’emploi durable dans les ruches que sont ces sources de vie !

Ce capital humain, au niveau d’une nation, il a révélé la force qu’il représente, ce récent dimanche de Janvier, quand il y a 20.000 personnes rassemblées au Bourget ! En démocratie, c’est cette force qui est la première porteuse d’énergie et d’espérance. Tout le Nord de la France le sait : Au stade Bollaert de Lens, la première force du club, c’est le peuple des tribunes dont les voix semblent jaillir du fond des puits de mine.

L’humain, c’est à la fois l’alpha et l’omega. Le point de départ et la finalité. C’est le chemin et le but.

Vivant , cette semaine, une assemblée de club sportif , faite de multiples visages dont le plaisir de vivre et de vaincre a tendu, ces cinquante dernières années, à regarder dans la même direction la couleur de l’équipe porteuse d’un maillot vert, en un centre sportif de rêve d’une commune qui m’est chère, je ressentais, au côté de mes deux ardentes voisines, la gravité et l’intensité de l’affrontement opposant les uns aux autres. J’ai donc pensé nécessaire de rappeler que la richesse première est la richesse humaine. Celle d’un club de football, aussi bien que celle d’une entreprise, d’une station touristique, ou d’une République. Quand un club perd ses valeurs humaines, de dirigeants et d’équipiers, affirmées au fil des ans, il perd ce qui a fait son unité et son âme. Et ses capacités de résistance aux coups de vent. Car, sans union créant une unité et une dynamique, c’est-à-dire, sans une force d’esprit commun, rien ne dure !

Quand on y a été attaché pendant quarante ou même vingt ans, Il n’est pas supportable de voir son club se dévaloriser. La vie sportive est faite pour viser la victoire. Cette victoire impose un déploiement d’énergies dans le même sens. Un déploiement durable. Comme le Touquet-Athletic Club l’a vécu pendant ces vingt dernières années.

La tête, les jambes, le cœur, la passion des dirigeants et des supporters, la sécurité d’esprit d’un emploi pour les équipiers du club, c’est le tout qui fait la valeur et la continuité d’un club. Et qui entraîne, au cours des saisons sportives, les contrats de publicité des entreprises régionales, permettant l’équilibre final des budgets … Et, en récompense pour la ville nourricière, une contribution appréciable à sa promotion.

Quand il n’y a plus de rassemblement possible de ces énergies, par suite de visions opposées sur les objectifs et les moyens, que faire ? Le bon sens impose, dans un club, de faire appel à un groupe restreint de « sages Anciens », anciens joueurs ou anciens dirigeants, qui représentent l’histoire du club C’est à ces Sages de proposer à ceux qui s’opposent aujourd’hui la voie la meilleure pour sortir de la crise. Et, dans le calme retrouvé, c’est à l’assemblée générale du club d’approuver, ou de compléter, si besoin, le plan conditionnant la survie. Et de permettre l’avenir.

C’est aussi vrai, pour remettre les humains en marche, dans une Commune ou dans une République… En démocratie, la décision finale, re-mobilisatrice, ne peut venir que du peuple. Mais, avant le vote, ce peuple doit être bien éclairé et bien comprendre les données du problème et les solutions qui peuvent lui être apportées, à court terme et à long terme.

Quand le terrain cesse d’être occupé par ceux qui s’opposent, il s’agit, en quelque sorte, de l’ouvrir à nouveau , à la joie de vivre, aux émotions de la compétition, de remettre la pelouse en état , les talents en capacité de marche, les dirigeants et les supporters côte à côte dans la tribune, l’arbitre et la balle… au centre du terrain ..C’est alors l’humain, sur ce terrain, qui se mouille le maillot, l’humain qui permet de marquer des buts ou d’empêcher d’en prendre !

L’humain qui fait gagner, l’humain qui rassemble, l’humain qui fête les victoires !

* et la balle …au centre …


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Le Point de Léonce Deprez

Quand on joue avec la vie des autres !

Ce paquebot qui chavire, en se fracassant contre une roche, à proximité du littoral de cette petite île italienne dont il vient de quitter le port, avec 4.000 personnes à bord…

Ce commandant de navire qui, au lieu d’être à son poste et de veiller à la barre, vient bavarder sur le pont, avec des clientes pour juger , en son subconscient, le pouvoir de séduction de son bel uniforme blanc. ..

Ce départ de croisière endeuillant le monde entier, en lui révélant, disparus non encore dénombrés, que c’est notre humanité qui est en train de perdre son Triple A, en perdant la conscience de la fragilité de la condition humaine et du devoir des uns de ne pas jouer avec la vie des autres…

Voilà de quoi, en ce début d’année 2012, faire comprendre pourquoi la traversée du 21è siècle demande d’abord un examen de conscience collective, mais aussi un retour à la réflexion personnelle sur le vrai sens de la vie!

Le peuple grec, oubliant ses racines, s’enfonçant dans l’océan de la surconsommation et défiant les leçons de Socrate et de ses philosophes, et les principes de base de la Démocratie, en méprisant les règles de base d’une sage gestion …

Nos amis du grand peuple américain, au lieu de saisir la chance de la mondialisation de notre humanité et du respect des différentes religions et des différentes races, s’acharnant à empêcher leur président de gouverner, d’abord parce qu’il est noir …

Nos hommes politiques français tardant à comprendre que la politique doit retrouver, sans plus tarder, tout son rôle , pour définir l’intérêt général , en état de guerre économique, au-dessus des intérêts de tel ou tel parti….

De ces maux dont nous souffrons aujourd’hui, il nous faut sortir un bien ! Le bien, c’est de comprendre que les Français ne gagneront rien… à voir nos entreprises industrielles perdre leur capacité d’investir et leur compétitivité… et que le retour à la croissance, indispensable pour réduire notre endettement, dépend d’abord du travail de ces entreprises.

Le bien, à sortir des maux actuels, c’est de comprendre qu’il ne s’agit pas de faire gagner un parti, mais la France ! Et que l’heure est venue d’une Union nationale capable d’élever au niveau d’un gouvernement de salut public des Hommes et des Femmes d’Etat de différentes familles de pensée, mais qui sont capables de redresser l’économie nationale et de rendre la confiance aux Français !

En même temps, nous rendrons confiance en la France aux investisseurs épargnants (ce que l’on appelle les marchés). Que ceux qui veulent continuer à voir jouer à la politique partisane comprennent donc que la France est obligée aujourd’hui d’emprunter pour payer les intérêts de ses emprunts…Et qu’ils se le disent : Pour supprimer nos 90 milliards de déficit structurel,il faudra vingt milliards par an , pendant le prochain quinquennat !

En ce début janvier, pour faire face, la France doit emprunter sur les marchés entre 7, 4 et 8, 7 milliards d’euros à trois mois, six mois et un an. Nous devons sortir de cette situation, résultant en partie d’une division de la nation en deux camps. C’est une mobilisation des intelligences et des volontés capables de gouverner qu’il nous faut réaliser, pour relancer notre économie nationale et construire une vraie gouvernance européenne. Notre avenir vaut une telle union nationale !

.E-mail : lencedeprez@wanadoo.fr

Site Internet : http://www.blog-leonce-deprez.fr/


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Pour une Union nationale

Nous voici donc décrochés de l’Allemagne. Et nous retrouvant en 2ème division de football, pour parler un langage sportif. Notre classement, en commerce extérieur, témoignait, depuis plusieurs années, de la chute de notre production industrielle. Il nous faut le dire : la France, dont le nombre de ministres de l’Industrie a battu les records de succession à leur poste, n’a pas eu de politique industrielle digne de ce nom.

Explication : une industrie est une source de vie. Si elle est étouffée de charges qui ne sont pas en rapport avec sa vocation de production et avec ses devoirs vis à vis de celles et ceux qui constituent l’entreprise et vis-à-vis des collectivités qui assurent la qualité de son bon environnement territorial, la source de vie ne peut survivre .Car les recettes des entreprises tirées des ventes de leurs produits ou de leurs services ne peuvent couvrir des dépenses qui sont étrangères à ceux-ci. Si la marge bénéficiaire est absorbée par la couverture de charges qui ne sont pas liées à la vie de l’entreprise, la source de vie ne peut que s’éteindre à petit feu. Tout feu de bois demande d’être alimenté de bûches que représentent, en vie économique, les investissements. Ceux -ci, dans toute entreprise, ne peuvent provenir que des marges bénéficiaires.

Quand les entreprises industrielles travaillent en dessous de leur prix de revient, tant elles supportent des charges sans rapport avec leur fonction économique et quand les banques ne peuvent plus faire face pour aider les entreprises à passer le cap, la chute des emplois est inévitable. Et les dépôts de bilan suivent. Le chômage s’accentue. Et les collectivités locales voient leurs recettes baisser. Leurs investissements sont différés. Et c’est toute la chaîne de la vie économique qui se retrouve brisée. L’Etat encaisse moins de recettes fiscales…et c’est l’endettement qui s’accroît .La confiance des investisseurs en la France flanche .Les taux d’intérêt des emprunts nécessaires montent et ne sont plus supportables…et c’est l’annonce de la perte du classement de la France, en première division, dans la compétition économique mondiale, qui suit inévitablement.

Voilà donc notre Etat obligé lui-même d’emprunter, pour couvrir son déficit annuel record en 2012, à un taux beaucoup plus élevé que celui de l’Allemagne .Ce qui ne peut qu’accroître nos difficultés à réduire notre endettement national.

Il s’agit donc de comprendre que les dépenses de la protection sociale, au-delà de celles qui sont liées au temps et au lieu de travail, une protection sociale qui fait honneur à notre pays, doivent être couvertes, non pas en charges supplémentaires sur le coût du travail, mais par un impôt de solidarité nationale qui existe déjà sous le nom de C.S.G. La vie de nos entreprises industrielles impose urgemment cette réforme.

Autre explication nécessaire : à force de voir trop souvent considérer les mandats politiques comme des exercices de communication pour assurer une élection ou le renouvellement de celle –ci, la confiance de la population dans la politique chute. Ce qui est constaté en France aujourd’hui. Il en résulte le développement de l’abstention ou le refuge de mécontents ou de désabusés dans des positions extrémistes…qui n’apportent aucune solution d’avenir. Les voies d’un retour au nationalisme ne mèneraient en effet notre économie nationale qu’à des impasses très graves. Seule une Union européenne de 500 millions d’habitants se donnant une gouvernance économique et politique commune peut, en effet, dans le respect d’un idéal de civilisation commune et de la personnalité de chaque nation, assurer l’équilibre des forces et des chances d’avenir dans ce monde dont les puissances émergentes, Chine en tête, sont en train de conquérir de plus en plus de parts de marchés , en payant le travail à coups de bas salaires.

Face à ces dangers de guerre économique et de dégradation de notre vie économique, les Français sont en train de comprendre qu’il ne s’agit plus de diviser la France en deux camps, mais de rassembler les énergies et les compétences en réalisant une véritable Union nationale.

Comme on le fait dans la vie courante, pendant les temps où la vie individuelle ou collective est en danger, c’est une volonté d’union face à ce danger qu’il s’agit d’exprimer .Aujourd’hui, pour nous Français,c’est un devoir national , à partir d’un contrat de gouvernement de cinq ans, nous mobilisant pour cinq ans , qu’il s’agit d’accomplir. Plus de soixante pour cent des Français ont dit le comprendre. C’est une chance de salut public à saisir !

Email : leoncedeprez@wanadoo.fr

Site Internet : http://www.blog-leonce-deprez.fr/


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