Le capital humain ,d’abord, sur tous les terrains de la vie !

Leçons de vie, en ce début d’année.

La première, qui doit nous donner le moral, je la formulerai en une ligne :

Le premier capital, qui doit occuper les esprits, après des années trop vécues sous le signe de l’argent-roi, c’est le capital humain.

Le premier capital qui crée des revenus, c’est le capital humain. Il ne s’agit donc pas d’opposer capitalisme et travaillisme, puisque c’est le capital, que doit représenter tout être humain au travail, qui doit générer un capital en valeur d’argent, ou de bien- être. Je l’ai dit et redit , au fil des ans , pour faire comprendre, par exemple, pourquoi il fallait, chaque jour, quatorze équipes de quatre ou cinq travailleurs communaux, passionnés par leur tâche, pour entretenir, boiser, fleurir, végétaliser, valoriser le territoire du Touquet-Paris-Plage , espaces dunaires , de plage, forestiers ou urbanisés compris. Et pour rendre la station séduisante, à partir de ses 1600 hectares, durant les quatre saisons de l’année. Je répondais ainsi à tel ou tel qui aurait voulu profiter du Touquet comme d’un beau jardin public ouvert à l’année, doté de tous équipements sportifs et culturels, d’une forêt et d’une plage, d’hôtels et de restaurants, sans en payer le prix. En vérité, le choix du Touquet, comme lieu de vie, secondaire ou principal, est lié à l’attrait quatre saisons de la station. Il s’agit donc de comprendre que c’est le travail des uns qui fait le plaisir d’y vivre des autres. Il faut être totalement imprégné d’égoïsme pour ne pas le comprendre. Autrement dit : A la base de toute réussite, cherchez le travail, cherchez l’homme ou la femme, ou les deux, cherchez l’humain !

Le premier investissement qui valorise un territoire, c’est donc l’investissement humain .C’est vrai en général : chaque entreprise industrielle, agricole, maritime, touristique, de services, artisanale ou commerciale confirme que sa valeur première est la valeur humaine .S ‘il n’y avait pas eu Steve Jobs , il n’y aurait pas d’I-Pad ! Sans les courageux marins, il n’y aurait pas eu le port d’Etaples ! Sans les créateurs et gestionnaires d’Imprimeries ou d’hôtels, il n’y aurait pas de techniciens à l’emploi durable dans les ruches que sont ces sources de vie !

Ce capital humain, au niveau d’une nation, il a révélé la force qu’il représente, ce récent dimanche de Janvier, quand il y a 20.000 personnes rassemblées au Bourget ! En démocratie, c’est cette force qui est la première porteuse d’énergie et d’espérance. Tout le Nord de la France le sait : Au stade Bollaert de Lens, la première force du club, c’est le peuple des tribunes dont les voix semblent jaillir du fond des puits de mine.

L’humain, c’est à la fois l’alpha et l’omega. Le point de départ et la finalité. C’est le chemin et le but.

Vivant , cette semaine, une assemblée de club sportif , faite de multiples visages dont le plaisir de vivre et de vaincre a tendu, ces cinquante dernières années, à regarder dans la même direction la couleur de l’équipe porteuse d’un maillot vert, en un centre sportif de rêve d’une commune qui m’est chère, je ressentais, au côté de mes deux ardentes voisines, la gravité et l’intensité de l’affrontement opposant les uns aux autres. J’ai donc pensé nécessaire de rappeler que la richesse première est la richesse humaine. Celle d’un club de football, aussi bien que celle d’une entreprise, d’une station touristique, ou d’une République. Quand un club perd ses valeurs humaines, de dirigeants et d’équipiers, affirmées au fil des ans, il perd ce qui a fait son unité et son âme. Et ses capacités de résistance aux coups de vent. Car, sans union créant une unité et une dynamique, c’est-à-dire, sans une force d’esprit commun, rien ne dure !

Quand on y a été attaché pendant quarante ou même vingt ans, Il n’est pas supportable de voir son club se dévaloriser. La vie sportive est faite pour viser la victoire. Cette victoire impose un déploiement d’énergies dans le même sens. Un déploiement durable. Comme le Touquet-Athletic Club l’a vécu pendant ces vingt dernières années.

La tête, les jambes, le cœur, la passion des dirigeants et des supporters, la sécurité d’esprit d’un emploi pour les équipiers du club, c’est le tout qui fait la valeur et la continuité d’un club. Et qui entraîne, au cours des saisons sportives, les contrats de publicité des entreprises régionales, permettant l’équilibre final des budgets … Et, en récompense pour la ville nourricière, une contribution appréciable à sa promotion.

Quand il n’y a plus de rassemblement possible de ces énergies, par suite de visions opposées sur les objectifs et les moyens, que faire ? Le bon sens impose, dans un club, de faire appel à un groupe restreint de « sages Anciens », anciens joueurs ou anciens dirigeants, qui représentent l’histoire du club C’est à ces Sages de proposer à ceux qui s’opposent aujourd’hui la voie la meilleure pour sortir de la crise. Et, dans le calme retrouvé, c’est à l’assemblée générale du club d’approuver, ou de compléter, si besoin, le plan conditionnant la survie. Et de permettre l’avenir.

C’est aussi vrai, pour remettre les humains en marche, dans une Commune ou dans une République… En démocratie, la décision finale, re-mobilisatrice, ne peut venir que du peuple. Mais, avant le vote, ce peuple doit être bien éclairé et bien comprendre les données du problème et les solutions qui peuvent lui être apportées, à court terme et à long terme.

Quand le terrain cesse d’être occupé par ceux qui s’opposent, il s’agit, en quelque sorte, de l’ouvrir à nouveau , à la joie de vivre, aux émotions de la compétition, de remettre la pelouse en état , les talents en capacité de marche, les dirigeants et les supporters côte à côte dans la tribune, l’arbitre et la balle… au centre du terrain ..C’est alors l’humain, sur ce terrain, qui se mouille le maillot, l’humain qui permet de marquer des buts ou d’empêcher d’en prendre !

L’humain qui fait gagner, l’humain qui rassemble, l’humain qui fête les victoires !

* et la balle …au centre …


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Le Point de Léonce Deprez

Quand on joue avec la vie des autres !

Ce paquebot qui chavire, en se fracassant contre une roche, à proximité du littoral de cette petite île italienne dont il vient de quitter le port, avec 4.000 personnes à bord…

Ce commandant de navire qui, au lieu d’être à son poste et de veiller à la barre, vient bavarder sur le pont, avec des clientes pour juger , en son subconscient, le pouvoir de séduction de son bel uniforme blanc. ..

Ce départ de croisière endeuillant le monde entier, en lui révélant, disparus non encore dénombrés, que c’est notre humanité qui est en train de perdre son Triple A, en perdant la conscience de la fragilité de la condition humaine et du devoir des uns de ne pas jouer avec la vie des autres…

Voilà de quoi, en ce début d’année 2012, faire comprendre pourquoi la traversée du 21è siècle demande d’abord un examen de conscience collective, mais aussi un retour à la réflexion personnelle sur le vrai sens de la vie!

Le peuple grec, oubliant ses racines, s’enfonçant dans l’océan de la surconsommation et défiant les leçons de Socrate et de ses philosophes, et les principes de base de la Démocratie, en méprisant les règles de base d’une sage gestion …

Nos amis du grand peuple américain, au lieu de saisir la chance de la mondialisation de notre humanité et du respect des différentes religions et des différentes races, s’acharnant à empêcher leur président de gouverner, d’abord parce qu’il est noir …

Nos hommes politiques français tardant à comprendre que la politique doit retrouver, sans plus tarder, tout son rôle , pour définir l’intérêt général , en état de guerre économique, au-dessus des intérêts de tel ou tel parti….

De ces maux dont nous souffrons aujourd’hui, il nous faut sortir un bien ! Le bien, c’est de comprendre que les Français ne gagneront rien… à voir nos entreprises industrielles perdre leur capacité d’investir et leur compétitivité… et que le retour à la croissance, indispensable pour réduire notre endettement, dépend d’abord du travail de ces entreprises.

Le bien, à sortir des maux actuels, c’est de comprendre qu’il ne s’agit pas de faire gagner un parti, mais la France ! Et que l’heure est venue d’une Union nationale capable d’élever au niveau d’un gouvernement de salut public des Hommes et des Femmes d’Etat de différentes familles de pensée, mais qui sont capables de redresser l’économie nationale et de rendre la confiance aux Français !

En même temps, nous rendrons confiance en la France aux investisseurs épargnants (ce que l’on appelle les marchés). Que ceux qui veulent continuer à voir jouer à la politique partisane comprennent donc que la France est obligée aujourd’hui d’emprunter pour payer les intérêts de ses emprunts…Et qu’ils se le disent : Pour supprimer nos 90 milliards de déficit structurel,il faudra vingt milliards par an , pendant le prochain quinquennat !

En ce début janvier, pour faire face, la France doit emprunter sur les marchés entre 7, 4 et 8, 7 milliards d’euros à trois mois, six mois et un an. Nous devons sortir de cette situation, résultant en partie d’une division de la nation en deux camps. C’est une mobilisation des intelligences et des volontés capables de gouverner qu’il nous faut réaliser, pour relancer notre économie nationale et construire une vraie gouvernance européenne. Notre avenir vaut une telle union nationale !

.E-mail : lencedeprez@wanadoo.fr

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Pour une Union nationale

Nous voici donc décrochés de l’Allemagne. Et nous retrouvant en 2ème division de football, pour parler un langage sportif. Notre classement, en commerce extérieur, témoignait, depuis plusieurs années, de la chute de notre production industrielle. Il nous faut le dire : la France, dont le nombre de ministres de l’Industrie a battu les records de succession à leur poste, n’a pas eu de politique industrielle digne de ce nom.

Explication : une industrie est une source de vie. Si elle est étouffée de charges qui ne sont pas en rapport avec sa vocation de production et avec ses devoirs vis à vis de celles et ceux qui constituent l’entreprise et vis-à-vis des collectivités qui assurent la qualité de son bon environnement territorial, la source de vie ne peut survivre .Car les recettes des entreprises tirées des ventes de leurs produits ou de leurs services ne peuvent couvrir des dépenses qui sont étrangères à ceux-ci. Si la marge bénéficiaire est absorbée par la couverture de charges qui ne sont pas liées à la vie de l’entreprise, la source de vie ne peut que s’éteindre à petit feu. Tout feu de bois demande d’être alimenté de bûches que représentent, en vie économique, les investissements. Ceux -ci, dans toute entreprise, ne peuvent provenir que des marges bénéficiaires.

Quand les entreprises industrielles travaillent en dessous de leur prix de revient, tant elles supportent des charges sans rapport avec leur fonction économique et quand les banques ne peuvent plus faire face pour aider les entreprises à passer le cap, la chute des emplois est inévitable. Et les dépôts de bilan suivent. Le chômage s’accentue. Et les collectivités locales voient leurs recettes baisser. Leurs investissements sont différés. Et c’est toute la chaîne de la vie économique qui se retrouve brisée. L’Etat encaisse moins de recettes fiscales…et c’est l’endettement qui s’accroît .La confiance des investisseurs en la France flanche .Les taux d’intérêt des emprunts nécessaires montent et ne sont plus supportables…et c’est l’annonce de la perte du classement de la France, en première division, dans la compétition économique mondiale, qui suit inévitablement.

Voilà donc notre Etat obligé lui-même d’emprunter, pour couvrir son déficit annuel record en 2012, à un taux beaucoup plus élevé que celui de l’Allemagne .Ce qui ne peut qu’accroître nos difficultés à réduire notre endettement national.

Il s’agit donc de comprendre que les dépenses de la protection sociale, au-delà de celles qui sont liées au temps et au lieu de travail, une protection sociale qui fait honneur à notre pays, doivent être couvertes, non pas en charges supplémentaires sur le coût du travail, mais par un impôt de solidarité nationale qui existe déjà sous le nom de C.S.G. La vie de nos entreprises industrielles impose urgemment cette réforme.

Autre explication nécessaire : à force de voir trop souvent considérer les mandats politiques comme des exercices de communication pour assurer une élection ou le renouvellement de celle –ci, la confiance de la population dans la politique chute. Ce qui est constaté en France aujourd’hui. Il en résulte le développement de l’abstention ou le refuge de mécontents ou de désabusés dans des positions extrémistes…qui n’apportent aucune solution d’avenir. Les voies d’un retour au nationalisme ne mèneraient en effet notre économie nationale qu’à des impasses très graves. Seule une Union européenne de 500 millions d’habitants se donnant une gouvernance économique et politique commune peut, en effet, dans le respect d’un idéal de civilisation commune et de la personnalité de chaque nation, assurer l’équilibre des forces et des chances d’avenir dans ce monde dont les puissances émergentes, Chine en tête, sont en train de conquérir de plus en plus de parts de marchés , en payant le travail à coups de bas salaires.

Face à ces dangers de guerre économique et de dégradation de notre vie économique, les Français sont en train de comprendre qu’il ne s’agit plus de diviser la France en deux camps, mais de rassembler les énergies et les compétences en réalisant une véritable Union nationale.

Comme on le fait dans la vie courante, pendant les temps où la vie individuelle ou collective est en danger, c’est une volonté d’union face à ce danger qu’il s’agit d’exprimer .Aujourd’hui, pour nous Français,c’est un devoir national , à partir d’un contrat de gouvernement de cinq ans, nous mobilisant pour cinq ans , qu’il s’agit d’accomplir. Plus de soixante pour cent des Français ont dit le comprendre. C’est une chance de salut public à saisir !

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Le Point de Léonce Deprez

Deux volontés nouvelles pour l’année 2012 !

Nous voilà embarqués pour la traversée de 2012 .Elle sera dure .Et nous savons que les tempêtes de 2011 ne sont pas apaisées.

A l’heure où j’écris ces lignes, le vent du large semble redoubler de vigueur. Et il faut un profond enracinement aux pins et aux cèdres qui m’entourent pour que l’écho de la foret ne se traduise pas par le bruissement de la chute des arbres qui lui donnent vie et beauté sur la presqu’ile du Touquet.

Comment aborder cette année avec le moral indispensable ? En nous donnant deux grandes ambitions nouvelles qui imposent deux volontés politiques nouvelles.

Idée stimulante de base : Prenons exemple sur la nature ! Elle résiste aux intempéries. Et chaque jour qui se lève, elle offre la lumière. Le Dieu créateur a voulu que chaque être humain soit porteur de lumière. Cette lumière, qui est fille de l’énergie.

« Chaque jour, en te levant, Emile, sois un homme nouveau » ! Voilà une pensée qui, chaque matin, doit nous donner l’énergie sans laquelle nous ne sommes que des bouchons flottant sur l’eau. L’énergie, c’est la force motrice que chacun porte en lui. C’est d’abord la force de l’esprit ; « je crois aux forces de l’esprit » disait François Mitterrand , en son dernier message aux Français, un 31 Décembre.

Chacun doit apporter sa part de lumière, en la communiquant à ceux qui en manquent, pour éclairer leur chemin. Et en sachant que la lumière vient d’abord du ciel.

Notre monde, trop matérialiste en ce début de siècle, est en train de le comprendre. Et les plus jeunes générations ressentent en elles un besoin de spiritualité, et de moralité, que les dérives d’une économie financière étouffant l’économie réelle ont accentué ces dernières années. Les journées mondiales de la jeunesse, lancées par un viel homme vêtu de blanc, au soir de sa vie , ont sonné le réveil des consciences. Et les crises qui secouent le monde aujourd’hui révèlent l’urgence de rendre à notre humanité l’éducation morale, humaniste et démocratique nécessaire à son équilibre. L ‘obsession du cumul de gains d’argent , pour les uns , du cumul de pouvoirs politiciens, c’est à dire détournés de la recherche de l’intérêt général, pour d’ autres, au sein de chaque nation, est en train de provoquer un front commun d’indignation dans le monde.

A force de matérialiser les aspirations humaines , en allant jusqu’à saccager le sens et la beauté du mot amour, ou jusqu’à dévoyer la démocratie, on en arrive à inciter les jeunes à aller chercher ailleurs que sur leur territoire national ou européen les conditions d’une vie heureuse.

C’est à nous tous de redonner à la France et à l’Europe l’ambition d ’être , non seulement l’espace possible d’un développement durable, mais aussi le territoire, aux atouts diversifiés, d’un modèle de civilisation respectueuse de la dignité humaine et d’une exigence de justice sociale.

Le siècle précédent, loin d’etre un siècle de lumières, a fait vivre aux humains les tragédies de guerres mondiales . Celles des totalitarismes menant aux drames des camps et des exterminations Notre nouveau siècle nous fait vivre d’autres affrontements. La guerre est devenue économique entre continents. Il nous faut désormais des gouvernances à l’échelle des problèmes du monde nouveau de ce 21ème siècle. Les tentations nationalistes de replis sur soi seraient aussi passéistes que la ligne Maginot l’a été, sur un plan militaire, pour nous protéger durant la dernière guerre mondiale.

En temps de guerre, économique et non plus militaire, nous devons avoir conscience qu’il ne peut plus être question de couper les énergies de la France en deux. Capital et Travail, nous avons besoin des forces représentatives de l’un et de l’autre. De Gaulle n’est plus là pour le rappeler. Mais il nous faut avoir le courage de le dire. C’est le travail qui crée le capital .Mais c’est le capital qui permet de développer le travail. Donc, les emplois.

Pour atteindre le but d’une relance de notre économie et d’un nouvel équilibre du monde, il est temps de comprendre que le moment est venu de vouloir donner à la France un véritable gouvernement d’union nationale, et à notre Union européenne une véritable gouvernance politique, capable d’ harmoniser les charges pesant sur le cout du travail et de faire ainsi de notre économie européenne une des premières composantes de l’économie mondiale .C’était l’ambition des fondateurs de notre Communauté européenne. Membre de la Fondation Robert Schuman, depuis son origine, je ne cesse de le rappeler. Méritera demain de devenir Président de la République Française, celui qui se donnera la force d’entrainement d’un vrai leader européen.

Notre monde moderne demande aux peuples de tous continents de répondre à une double exigence : celle de la compétitivité (le meilleur produit ou le meilleur séjour touristique… au meilleur prix) et celle de la solidarité ( à toutes les échelles de la vie sur notre planète).

Face aux puissances émergentes auxquelles il faut rappeler les conditions d’une concurrence loyale dans une économie ouverte, comme face aux puissances américaine et russe, après l’heureuse chute du mur de la honte, il nous faut faire briller la lumière humaniste de l’Europe. A nous, peuples de cette Europe, embarqués sur le même navire de le vouloir ! Beau programme à proposer pour l’année nouvelle !

Léonce Deprez

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Le point essentiel qui conditionne notre futur

Ce sera le point final de 2011, un point essentiel des messages adressés chaque semaine en cette chronique à laquelle je suis fidèle depuis tant d’années.

Si la France en est là, au point de vue perte d’emplois, plus de 100 000 depuis 3 ans, au point de vue chômage en 2011, c’est parce qu’elle n’a pas pris conscience, à sa tête mais aussi à sa base, que sans production industrielle, une nation ne peut demeurer en tête. L’information vient d’être donnée en fin d’année. La France vient de dévaler la pente de la vie économique et, en perdant des centaines d’usines depuis 3 ans, elle se retrouve loin derrière des pays devenus riches aujourd’hui de leur vie industrielle.

Il s’agit donc en 2012 de relancer « dare -dare « les efforts pour maintenir en vie les entreprises industrielles qui ont su résister ces dernières années, mais qui seront en danger en 2012, si la priorité n’est pas donnée à la sauvegarde de nos équipements de production, dans les deux secteurs de base de la vie économique : le secteur industriel et le secteur agricole. Les emplois industriels ne représentent plus aujourd’hui que 12,9% en France contre 26,3% en 1980. La part de l’industrie dans le PIB (produit intérieur brut), je n’ai pas cessé de le souligner dans cette chronique, a chuté, en passant de 28,6% en 1980 à 12% en 2011 ! Les partis politiques, de droite autant que de gauche n’ont pas eu le courage de prendre les mesures nécessaires pour stopper ce dévalement qui est la première cause des déséquilibres et des malaises sociaux dont souffre la France en 2011 dans toutes ses régions et notamment dans notre Nord/Pas-de-Calais. Le résultat, en plus du chômage croissant, c’est le déficit commercial de la France. Il pourrait atteindre le chiffre de 75 milliards d’euros en cette fin d’année. Or notre balance commerciale était encore positive de 32 milliards d’euros en 1997.

On entend dire que les entreprises du CAC 40 sont en bonne santé. Mais les leaders politiques ont-ils eu le courage d’ajouter que 60 à 80 % de leur production sont réalisées à l’étranger ? Et que les structures de coût y sont radicalement différentes.

Il est donc urgent de comprendre que pour défendre l’emploi, pour défendre la vie des ouvriers et des cadres en tout domaine de l’industrie, il est urgent de réduire les charges sociales qui alourdissent terriblement le coût du travail en France et de reporter ces charges ailleurs que sur le prix du travail dans les entreprises.

C’est au niveau de l’Europe qu’il s’agit d’établir les bases d’une politique industrielle compétitive capable de faire face, à partir de nos 500 millions d’habitants, aux puissances économiques que sont devenue, après les USA, les puissances émergentes. Aujourd’hui, tous les produits français fabriqués en France se trouvent handicapés en matière de coût du travail, même par rapport aux produits fabriqués en Allemagne. La taxe professionnelle a été supprimée en France mais elle a été remplacée par de nouvelles taxes qui équivalent aux mêmes coûts pour les entreprises.

Aux Français qui aujourd’hui se préparent à voter pour les élections présidentielles, il faut avoir le courage de dire désormais la vérité. Il est temps de leur faire comprendre que seule une gouvernance européenne réelle peut définir une politique industrielle commune et assurer ainsi l’indispensable harmonisation des charges sociales , fiscales et environnementales qui pèsent sur le coût du travail.

Quel est le candidat qui aura le courage de le dire, de le proclamer, et de souligner que l’Union Européenne doit devenir, sans plus tarder, une force politique fédérale dans le monde ? Ce candidat-là, s’il a le courage de le dire, méritera de faire un bond dans les sondages et de gagner la confiance des Français.

L’Europe a besoin des autres continents pour exporter ses produits et importer ses matières premières. Et les autres continents ont besoin aussi de la force centrale que doit devenir, au cœur de notre planète, l’Union européenne. Force centrale du respect des droits des citoyens, force d’équilibre, force porteuse de paix sociale et d’humanisme.

L.D.


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Après un mauvais coup de nos amis anglais

Nos amis les Anglais viennent de nous rappeler qu’ils sont toujours plus insulaires qu’européens. Il ne me parait pas sûr, toutefois que Cameron, en voulant nous le démontrer, ait réussi en cette fin 2011 à convaincre l’Angleterre qu’il avait raison.

Il est vrai que le conservateur Cameron n’est pas Tony Blair ! Dans un e-mail, adressé par un de mes petits fils, étudiant à Londres en 2010, Jean-Gabriel Audebert-Lasrochas, se ressent Blairiste. Tony Blair, selon lui ? Un vrai « Brit » charismatique s’exprimant dans un Queen English d’une élégan#ce rare ! Sachant concilier l’intérêt général de son pays et celui de l’Union européenne, ce n’est pas lui qui aurait provoqué la coupure résultant de son refus de participer à l’accord conclu, les 8 et 9 décembre, pour le renforcement de la zone euro !

Lors du sommet Franco-Britannique de 2003 qui nous avait valu de le revoir au Touquet, au côté de Jacques Chirac, Tony Blair nous avait dit que tradition et modernité, selon lui, ne s’opposaient pas .

« J’ai souvenir, m’écrit ce petit-fils, d’avoir été émerveillé, lors de sa venue au Touquet de sa déclaration (dans la langue de Molière, of course) . « Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous désunit »

En mon bureau de maire, Tony Blair avait lu, cette phrase de Jean Moulin : « Chercher toujours ce qui rassemble »

« Tony Blair- Jean Moulin, même combat, l’intérêt général »… aurait pu écrire Jean-Gabriel.

Mais pour ceux qui aiment rechercher ce qui est le plus vrai dans l’âme humaine, j‘évoquerai les lignes finales du message reçu . Il évoque avec émotion une page du livre signé de Tony Blair, portant sur un évènement douloureux. Un évènement que ce fils de ma fille aînée Marguerite, en perdant son père Patrick, a vécu lui-même.

Je ne reproduirai que les premières lignes chargées de vérité écrites par Tony Blair dans ses mémoires,

“She died when I had just turned twenty -two. She had been ill with cancer of thyroid. Looking back, it was clear she couldn’t survive, clear indeed what a minor miracle that she survived for the five years after she was first diagnosed.”

Et Tony Blair ajoute, au terme du récit. :

“Life was never the same after that. That was when the urgency took hold, the ambition hardened, the recognition grasped that life was finite and had to be lived in that knowledge. I miss her each day of my life.”

L.D.

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De l’O.N.U. à l’O.R.U.,

sortir des crises en allant de l’avant !

Noël 2011 approche. Les jours tombent plus vite. L’horloge de nos heures fait avancer la nuit dans la vision de notre vie.

Dans les termes de la religion rythmée par les cloches de nos églises, on appelle les premiers jours de décembre, le temps de l’Avent. Un avent qui fait espérer un …après. Un après donnant l’envie du futur, à partir d’une naissance. De la naissance d’un enfant incarnant un monde nouveau. Un monde nouveau dont les peuples, après des siècles de guerres et d’affrontements, ont enfin compris qu’ils devaient se réunir et s’unir en une organisation mondiale appelée, au 20ème siècle, Organisation des Nations Unies.

La fin de ce vingtième siècle, sous la poussée de ces peuples en Europe, soutenus par une voix à l’accent polonais, a vu tomber les murs, séparant en deux blocs notre planète. Et naquit alors l’espoir d’une humanité rassemblée par cette O.N.U., symboliquement située à la pointe atlantique de la nation venue réouvrir au vieux continent européen les chances de vivre en démocratie sous le signe de la liberté.

Mais ailleurs, du Moyen Orient à l’Asie et de l’Asie à l’Afrique, en dépit des espérances de vivre en Nation Unies, subsistaient des divisions nourries par des religions confondant pouvoir temporel et pouvoir spirituel. L’homme en blanc, dont Rome symbolisait le pouvoir religieux le plus ancien, datant de la naissance du monde nouveau, a voulu clairement à Assise, le 27 octobre 1986, déclarer la paix entre les consciences religieuses qui continuaient à diviser notre humanité. Au nom de la foi née de la croix d’un Dieu qui voulut prendre la condition humaine, pour lancer aux humains le commandement de « s ’aimer les uns , les autres », Jean-Paul II a voulu inviter toutes les religions à prendre conscience de leur capacité et de leur devoir de constituer, en se rassemblant et en se respectant, un important facteur d’unité et de paix pour la famille humaine.

Cette rencontre d’Assise, nous avons été quelques députés à vouloir, voici cinq ans, venir en comprendre l’importance pour l’avenir du monde. Si en ce mois d’octobre 2011, Benoit XVI a tenu à venir célébrer l’anniversaire de cette initiative prise par son admirable prédécesseur, c’est parce que la démarche entreprise par le porte-parole du Christianisme pour mettre fin à tous les affrontements entre les religions impose désormais que les pouvoirs temporels des nations s’attachent à respecter les religions, comme sources de vie spirituelle, inspiratrices de paix entre les nations et de respect de la dignité humaine. A les respecter sur tous les continents que l’humanité a mission de valoriser et de vitaliser, en continuatrice de l’œuvre de la création, fonction qui donne précisément aux religions tout leur sens.

Si j’ai tenu, aujourd’hui, à rappeler la signification de la rencontre historique d’Assise, c’est parce que, après le printemps arabe, l’inquiétude et même l’angoisse, semble renaître, en France et en Europe, de voir les peuples libérés d’Afrique du Nord devenir à nouveau l’enjeu de guerres de religions d’un autre temps . Notre monde a changé et la compréhension est désormais partagée que le pouvoir temporel, même s’il peut être inspiré par un idéal religieux, doit être désormais séparé du pouvoir spirituel. C’est pourquoi, en vue de respecter la dignité humaine et le libre choix des citoyens de la religion susceptible d’éclairer leur vie, à travers le principe de la laïcité, nous devons tous œuvrer pour que naisse une Organisation des Religions Unies, en appui de la gouvernance politique mondiale que devra devenir de plus en plus demain notre Organisation des Nations Unies.


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