Description : Macintosh HD:Users:proprietaire:Desktop:photo%20LD%200%20dimension-1.jpg

Le Point de Léonce Deprez

Deux volontés nouvelles pour l’année 2012 !

Nous voilà embarqués pour la traversée de 2012 .Elle sera dure .Et nous savons que les tempêtes de 2011 ne sont pas apaisées.

A l’heure où j’écris ces lignes, le vent du large semble redoubler de vigueur. Et il faut un profond enracinement aux pins et aux cèdres qui m’entourent pour que l’écho de la foret ne se traduise pas par le bruissement de la chute des arbres qui lui donnent vie et beauté sur la presqu’ile du Touquet.

Comment aborder cette année avec le moral indispensable ? En nous donnant deux grandes ambitions nouvelles qui imposent deux volontés politiques nouvelles.

Idée stimulante de base : Prenons exemple sur la nature ! Elle résiste aux intempéries. Et chaque jour qui se lève, elle offre la lumière. Le Dieu créateur a voulu que chaque être humain soit porteur de lumière. Cette lumière, qui est fille de l’énergie.

« Chaque jour, en te levant, Emile, sois un homme nouveau » ! Voilà une pensée qui, chaque matin, doit nous donner l’énergie sans laquelle nous ne sommes que des bouchons flottant sur l’eau. L’énergie, c’est la force motrice que chacun porte en lui. C’est d’abord la force de l’esprit ; « je crois aux forces de l’esprit » disait François Mitterrand , en son dernier message aux Français, un 31 Décembre.

Chacun doit apporter sa part de lumière, en la communiquant à ceux qui en manquent, pour éclairer leur chemin. Et en sachant que la lumière vient d’abord du ciel.

Notre monde, trop matérialiste en ce début de siècle, est en train de le comprendre. Et les plus jeunes générations ressentent en elles un besoin de spiritualité, et de moralité, que les dérives d’une économie financière étouffant l’économie réelle ont accentué ces dernières années. Les journées mondiales de la jeunesse, lancées par un viel homme vêtu de blanc, au soir de sa vie , ont sonné le réveil des consciences. Et les crises qui secouent le monde aujourd’hui révèlent l’urgence de rendre à notre humanité l’éducation morale, humaniste et démocratique nécessaire à son équilibre. L ‘obsession du cumul de gains d’argent , pour les uns , du cumul de pouvoirs politiciens, c’est à dire détournés de la recherche de l’intérêt général, pour d’ autres, au sein de chaque nation, est en train de provoquer un front commun d’indignation dans le monde.

A force de matérialiser les aspirations humaines , en allant jusqu’à saccager le sens et la beauté du mot amour, ou jusqu’à dévoyer la démocratie, on en arrive à inciter les jeunes à aller chercher ailleurs que sur leur territoire national ou européen les conditions d’une vie heureuse.

C’est à nous tous de redonner à la France et à l’Europe l’ambition d ’être , non seulement l’espace possible d’un développement durable, mais aussi le territoire, aux atouts diversifiés, d’un modèle de civilisation respectueuse de la dignité humaine et d’une exigence de justice sociale.

Le siècle précédent, loin d’etre un siècle de lumières, a fait vivre aux humains les tragédies de guerres mondiales . Celles des totalitarismes menant aux drames des camps et des exterminations Notre nouveau siècle nous fait vivre d’autres affrontements. La guerre est devenue économique entre continents. Il nous faut désormais des gouvernances à l’échelle des problèmes du monde nouveau de ce 21ème siècle. Les tentations nationalistes de replis sur soi seraient aussi passéistes que la ligne Maginot l’a été, sur un plan militaire, pour nous protéger durant la dernière guerre mondiale.

En temps de guerre, économique et non plus militaire, nous devons avoir conscience qu’il ne peut plus être question de couper les énergies de la France en deux. Capital et Travail, nous avons besoin des forces représentatives de l’un et de l’autre. De Gaulle n’est plus là pour le rappeler. Mais il nous faut avoir le courage de le dire. C’est le travail qui crée le capital .Mais c’est le capital qui permet de développer le travail. Donc, les emplois.

Pour atteindre le but d’une relance de notre économie et d’un nouvel équilibre du monde, il est temps de comprendre que le moment est venu de vouloir donner à la France un véritable gouvernement d’union nationale, et à notre Union européenne une véritable gouvernance politique, capable d’ harmoniser les charges pesant sur le cout du travail et de faire ainsi de notre économie européenne une des premières composantes de l’économie mondiale .C’était l’ambition des fondateurs de notre Communauté européenne. Membre de la Fondation Robert Schuman, depuis son origine, je ne cesse de le rappeler. Méritera demain de devenir Président de la République Française, celui qui se donnera la force d’entrainement d’un vrai leader européen.

Notre monde moderne demande aux peuples de tous continents de répondre à une double exigence : celle de la compétitivité (le meilleur produit ou le meilleur séjour touristique… au meilleur prix) et celle de la solidarité ( à toutes les échelles de la vie sur notre planète).

Face aux puissances émergentes auxquelles il faut rappeler les conditions d’une concurrence loyale dans une économie ouverte, comme face aux puissances américaine et russe, après l’heureuse chute du mur de la honte, il nous faut faire briller la lumière humaniste de l’Europe. A nous, peuples de cette Europe, embarqués sur le même navire de le vouloir ! Beau programme à proposer pour l’année nouvelle !

Léonce Deprez

Site Internet : http://www.blog-leonce-deprez.fr/

Email : leoncedeprez@wanadoo.fr


Lire la suite


Le point essentiel qui conditionne notre futur

Ce sera le point final de 2011, un point essentiel des messages adressés chaque semaine en cette chronique à laquelle je suis fidèle depuis tant d’années.

Si la France en est là, au point de vue perte d’emplois, plus de 100 000 depuis 3 ans, au point de vue chômage en 2011, c’est parce qu’elle n’a pas pris conscience, à sa tête mais aussi à sa base, que sans production industrielle, une nation ne peut demeurer en tête. L’information vient d’être donnée en fin d’année. La France vient de dévaler la pente de la vie économique et, en perdant des centaines d’usines depuis 3 ans, elle se retrouve loin derrière des pays devenus riches aujourd’hui de leur vie industrielle.

Il s’agit donc en 2012 de relancer « dare -dare « les efforts pour maintenir en vie les entreprises industrielles qui ont su résister ces dernières années, mais qui seront en danger en 2012, si la priorité n’est pas donnée à la sauvegarde de nos équipements de production, dans les deux secteurs de base de la vie économique : le secteur industriel et le secteur agricole. Les emplois industriels ne représentent plus aujourd’hui que 12,9% en France contre 26,3% en 1980. La part de l’industrie dans le PIB (produit intérieur brut), je n’ai pas cessé de le souligner dans cette chronique, a chuté, en passant de 28,6% en 1980 à 12% en 2011 ! Les partis politiques, de droite autant que de gauche n’ont pas eu le courage de prendre les mesures nécessaires pour stopper ce dévalement qui est la première cause des déséquilibres et des malaises sociaux dont souffre la France en 2011 dans toutes ses régions et notamment dans notre Nord/Pas-de-Calais. Le résultat, en plus du chômage croissant, c’est le déficit commercial de la France. Il pourrait atteindre le chiffre de 75 milliards d’euros en cette fin d’année. Or notre balance commerciale était encore positive de 32 milliards d’euros en 1997.

On entend dire que les entreprises du CAC 40 sont en bonne santé. Mais les leaders politiques ont-ils eu le courage d’ajouter que 60 à 80 % de leur production sont réalisées à l’étranger ? Et que les structures de coût y sont radicalement différentes.

Il est donc urgent de comprendre que pour défendre l’emploi, pour défendre la vie des ouvriers et des cadres en tout domaine de l’industrie, il est urgent de réduire les charges sociales qui alourdissent terriblement le coût du travail en France et de reporter ces charges ailleurs que sur le prix du travail dans les entreprises.

C’est au niveau de l’Europe qu’il s’agit d’établir les bases d’une politique industrielle compétitive capable de faire face, à partir de nos 500 millions d’habitants, aux puissances économiques que sont devenue, après les USA, les puissances émergentes. Aujourd’hui, tous les produits français fabriqués en France se trouvent handicapés en matière de coût du travail, même par rapport aux produits fabriqués en Allemagne. La taxe professionnelle a été supprimée en France mais elle a été remplacée par de nouvelles taxes qui équivalent aux mêmes coûts pour les entreprises.

Aux Français qui aujourd’hui se préparent à voter pour les élections présidentielles, il faut avoir le courage de dire désormais la vérité. Il est temps de leur faire comprendre que seule une gouvernance européenne réelle peut définir une politique industrielle commune et assurer ainsi l’indispensable harmonisation des charges sociales , fiscales et environnementales qui pèsent sur le coût du travail.

Quel est le candidat qui aura le courage de le dire, de le proclamer, et de souligner que l’Union Européenne doit devenir, sans plus tarder, une force politique fédérale dans le monde ? Ce candidat-là, s’il a le courage de le dire, méritera de faire un bond dans les sondages et de gagner la confiance des Français.

L’Europe a besoin des autres continents pour exporter ses produits et importer ses matières premières. Et les autres continents ont besoin aussi de la force centrale que doit devenir, au cœur de notre planète, l’Union européenne. Force centrale du respect des droits des citoyens, force d’équilibre, force porteuse de paix sociale et d’humanisme.

L.D.


Lire la suite



Après un mauvais coup de nos amis anglais

Nos amis les Anglais viennent de nous rappeler qu’ils sont toujours plus insulaires qu’européens. Il ne me parait pas sûr, toutefois que Cameron, en voulant nous le démontrer, ait réussi en cette fin 2011 à convaincre l’Angleterre qu’il avait raison.

Il est vrai que le conservateur Cameron n’est pas Tony Blair ! Dans un e-mail, adressé par un de mes petits fils, étudiant à Londres en 2010, Jean-Gabriel Audebert-Lasrochas, se ressent Blairiste. Tony Blair, selon lui ? Un vrai « Brit » charismatique s’exprimant dans un Queen English d’une élégan#ce rare ! Sachant concilier l’intérêt général de son pays et celui de l’Union européenne, ce n’est pas lui qui aurait provoqué la coupure résultant de son refus de participer à l’accord conclu, les 8 et 9 décembre, pour le renforcement de la zone euro !

Lors du sommet Franco-Britannique de 2003 qui nous avait valu de le revoir au Touquet, au côté de Jacques Chirac, Tony Blair nous avait dit que tradition et modernité, selon lui, ne s’opposaient pas .

« J’ai souvenir, m’écrit ce petit-fils, d’avoir été émerveillé, lors de sa venue au Touquet de sa déclaration (dans la langue de Molière, of course) . « Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous désunit »

En mon bureau de maire, Tony Blair avait lu, cette phrase de Jean Moulin : « Chercher toujours ce qui rassemble »

« Tony Blair- Jean Moulin, même combat, l’intérêt général »… aurait pu écrire Jean-Gabriel.

Mais pour ceux qui aiment rechercher ce qui est le plus vrai dans l’âme humaine, j‘évoquerai les lignes finales du message reçu . Il évoque avec émotion une page du livre signé de Tony Blair, portant sur un évènement douloureux. Un évènement que ce fils de ma fille aînée Marguerite, en perdant son père Patrick, a vécu lui-même.

Je ne reproduirai que les premières lignes chargées de vérité écrites par Tony Blair dans ses mémoires,

“She died when I had just turned twenty -two. She had been ill with cancer of thyroid. Looking back, it was clear she couldn’t survive, clear indeed what a minor miracle that she survived for the five years after she was first diagnosed.”

Et Tony Blair ajoute, au terme du récit. :

“Life was never the same after that. That was when the urgency took hold, the ambition hardened, the recognition grasped that life was finite and had to be lived in that knowledge. I miss her each day of my life.”

L.D.

Site Internet : http://www.blog-leonce-deprez.fr/

Email : leoncedeprez@wanadoo.fr


Lire la suite


De l’O.N.U. à l’O.R.U.,

sortir des crises en allant de l’avant !

Noël 2011 approche. Les jours tombent plus vite. L’horloge de nos heures fait avancer la nuit dans la vision de notre vie.

Dans les termes de la religion rythmée par les cloches de nos églises, on appelle les premiers jours de décembre, le temps de l’Avent. Un avent qui fait espérer un …après. Un après donnant l’envie du futur, à partir d’une naissance. De la naissance d’un enfant incarnant un monde nouveau. Un monde nouveau dont les peuples, après des siècles de guerres et d’affrontements, ont enfin compris qu’ils devaient se réunir et s’unir en une organisation mondiale appelée, au 20ème siècle, Organisation des Nations Unies.

La fin de ce vingtième siècle, sous la poussée de ces peuples en Europe, soutenus par une voix à l’accent polonais, a vu tomber les murs, séparant en deux blocs notre planète. Et naquit alors l’espoir d’une humanité rassemblée par cette O.N.U., symboliquement située à la pointe atlantique de la nation venue réouvrir au vieux continent européen les chances de vivre en démocratie sous le signe de la liberté.

Mais ailleurs, du Moyen Orient à l’Asie et de l’Asie à l’Afrique, en dépit des espérances de vivre en Nation Unies, subsistaient des divisions nourries par des religions confondant pouvoir temporel et pouvoir spirituel. L’homme en blanc, dont Rome symbolisait le pouvoir religieux le plus ancien, datant de la naissance du monde nouveau, a voulu clairement à Assise, le 27 octobre 1986, déclarer la paix entre les consciences religieuses qui continuaient à diviser notre humanité. Au nom de la foi née de la croix d’un Dieu qui voulut prendre la condition humaine, pour lancer aux humains le commandement de « s ’aimer les uns , les autres », Jean-Paul II a voulu inviter toutes les religions à prendre conscience de leur capacité et de leur devoir de constituer, en se rassemblant et en se respectant, un important facteur d’unité et de paix pour la famille humaine.

Cette rencontre d’Assise, nous avons été quelques députés à vouloir, voici cinq ans, venir en comprendre l’importance pour l’avenir du monde. Si en ce mois d’octobre 2011, Benoit XVI a tenu à venir célébrer l’anniversaire de cette initiative prise par son admirable prédécesseur, c’est parce que la démarche entreprise par le porte-parole du Christianisme pour mettre fin à tous les affrontements entre les religions impose désormais que les pouvoirs temporels des nations s’attachent à respecter les religions, comme sources de vie spirituelle, inspiratrices de paix entre les nations et de respect de la dignité humaine. A les respecter sur tous les continents que l’humanité a mission de valoriser et de vitaliser, en continuatrice de l’œuvre de la création, fonction qui donne précisément aux religions tout leur sens.

Si j’ai tenu, aujourd’hui, à rappeler la signification de la rencontre historique d’Assise, c’est parce que, après le printemps arabe, l’inquiétude et même l’angoisse, semble renaître, en France et en Europe, de voir les peuples libérés d’Afrique du Nord devenir à nouveau l’enjeu de guerres de religions d’un autre temps . Notre monde a changé et la compréhension est désormais partagée que le pouvoir temporel, même s’il peut être inspiré par un idéal religieux, doit être désormais séparé du pouvoir spirituel. C’est pourquoi, en vue de respecter la dignité humaine et le libre choix des citoyens de la religion susceptible d’éclairer leur vie, à travers le principe de la laïcité, nous devons tous œuvrer pour que naisse une Organisation des Religions Unies, en appui de la gouvernance politique mondiale que devra devenir de plus en plus demain notre Organisation des Nations Unies.


.



Lire la suite

Soyons fiers du MOX !

Il y quelques années encore, sous la présidence Mitterrand nous étions six députés préoccupés de la politique énergétique de la France, à nous rendre en délégation, à Washington, sous la conduite de André Lajoinie, président communiste de notre commission des Affaires économiques, de l’environnement et du territoire. Nous devions principalement nous attacher à convaincre nos collègues américains de s’intéresser au succès de la recherche française relative à une conquête de marchés possibles dans le domaine de l’énergie nucléaire.

Cette conquête innovante, dont nous étions très fiers de présenter les avantages, portait le nom de MOX. En silence, en cheminant dans les larges avenues vertes de Washington, au côté du très bon marcheur qu’était resté André Lajoinie, député de l’Allier, je méditais sur le courage et l’honnêteté intellectuelle de ce vrai porte-parole du monde ouvrier de l’époque. Résistant, autant que lui-même, à ceux qui, déjà, ne voulaient pas voir le charbon relayé par l’exploitation de l’énergie nucléaire, j’avais la conviction que cet ancien candidat communiste à l’élection présidentielle méritait notre estime quand il s’attachait à convaincre les dirigeants du capitalisme américain de conclurea des accords avec la France, pour la production du MOX.

Ensemble, quelques semaines auparavant, nous avions visité les ateliers géants de fabrication du Mox dans l’ Hexagone, casqués et recouverts de combinaisons blanches. Les espoirs que le Mox représentait, pour retraiter les déchets nucléaires, cet André Lajoinie, aux airs rugueux de laboureur de notre terre de France, en était le porte-parole sincère, au nom de la France. Une sincérité dont j’appréciais tout autant la force morale, en notre Conseil régional Nord-Pas de Calais, sous les traits de notre élu étaplois Paul Dumont, ou en ceux d’Alain Bocquet, député -maire de Saint, Amand les Eaux. Quand ils parlaient, ils suscitaient l’estime, tant ils défendaient avec foi une cause : celle des familles ouvrières de notre pays. Il savait, André Lajoinie, tant nos ingénieurs français nous en avaient convaincu, que, pour remplacer le charbon, c’était pour un siècle l’énergie nucléaire, qui allait donner l’avantage de l’énergie la moins chère aux Industries françaises, au profit de notre économie, nationale.

De même, Paul Dumont savait, autant que Albert Denvers, le maire socialiste de Gravelines, que la centrale créée sur son territoire, en bord de Manche, allait apporter à notre littoral du Pas de Calais et à sa commune, une source de richesse et d’emplois aux perspectives pleines d’espérance . Bien sûr, la sécurité représentait -t-elle la première exigence conçue et imposée par le général de Gaulle et les élus de l’époque des premières centrales , en recherche d’énergie nouvelle, avant de l’être… de bulletins de vote ! Mais la vie est elle-même un risque à prendre, en commun, pour tous ceux qui pensent d’abord à donner des chances de vie et de travail aux autres ! Aux autres…à partir d’entreprises, de villes et de villages qui ont besoin de sources d’énergie motrice et de lumière pour vivre !

Cette sécurité, en nos centrales, sur terre et dans les airs et en toutes nos usines, c’est la préoccupation permanente de nos ingénieurs qui alourdit, très justement, les prix des produits fabriqués et des biens offerts en France pour assurer l’eau , le logement , les routes , les ponts, les scanners dans les hôpitaux et la mobilité de notre société, dans sa dimension de plus en plus mondiale. Les risques, les catastrophes naturelles nous les font connaître d’ailleurs de plus en plus , chaque année, sur tous nos continents. Et l’actualité nous le démontre, sous l’effet du réchauffement climatique.

La substitution au charbon et aux autres énergies fossiles, de l’énergie nucléaire et d’autres énergies nouvelles, à développer, comme la solaire et la maritime, est le fruit du cerveau humain. Nos ingénieurs ont inventé le Mox pour recycler les déchets des réacteurs et détruire les stocks de plutonium de la guerre froide. C’est un moyen génial, qu’ont mis au point les vrais savants pour réduire très fortement les déchets radioactifs, alors que ceux-ci sont mille fois moins volumineux que ceux du charbon et du pétrole ! En matière de production de l’énergie qui fera tourner nos usine, le bon sens veut que nous écoutions nos savants et nos ingénieurs de l’E.D.F. et d’Areva , à l’heure des choix pour l’avenir de la France.

N’oublions pas, de plus, une vérité de base ; pour que nos entreprises industrielles puissent vivre et être compétitives, elles auront besoin d’une énergie au coût très nettement le moins élevé. Les entreprises industrielles françaises supportent déjà un poids de charges sociales nettement plus lourd que les entreprises allemandes, sur le coût du travail. La solution d’avenir, si nous voulons sortir de la croissance zéro qui mène nos populations à vivre de plus en plus pauvrement, est de se décider à vouloir, face aux puissances asiatiques émergentes, donner à notre Union européenne la puissance économique que lui assurerait une politique industrielle commune.

Si la grande espérance des fondateurs de l’Union européenne d’une gouvernance fédérale européenne est enfin offerte à nos peuples de l’Union européenne, comme la voie de la victoire contre le chômage et la pauvreté, ils cesseront de donner aux places publiques l’image d’une noire inquiétude, d’esprit nationaliste et ils retrouveront le moral sans lequel, sous aucun ciel , ne peut se gagner le match de la vie !

Leoncedeprez@wanadoo.fr


Lire la suite

Un roman d’amour qui a pour titre

Le Touquet-Paris-Plage

Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie et du développement durable, a apporté récemment la même conclusion que celle que, avec mon collègue breton Jacques Le Guen, j’avais apportée, comme président de la Mission d’information créee à l’Assemblée nationale sur l’application de la loi Littoral de 1986. « La loi Littoral ne doit pas être modifiée.» Elle a pour objet l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral, si diversifié de la France. C’est le bon sens français que la loi a exprimé et que la ministre a confirmé, en déclarant que ce sont les documents d’urbanisme qui, en chaque partie du littoral français, doivent assurer la traduction de l’esprit et des principes fixés par cette loi, depuis 25 ans .

C’est la loi S.R.U. que nous avons votée entre temps, qui a donné la responsabilité aux collectivités territoriales d’adapter, dans ces documents d’urbanisme, à chaque partie du littoral français l’interprétation des principes et des textes définis dans la loi par les élus du peuple .Il faut commencer par rappeler au peuple français, on a tendance à l’oublier aujourd’hui en notre monde déboussolé, que , depuis la révolution française et l’instauration de la République , c’est le peuple qui a le pouvoir . Ce sont donc les élus de ce peuple qui ont mission d’élaborer et de voter localement ces documents d’urbanisme .Quels sont-ils ? Au niveau de chaque commune , urbaine ou rurale, grande ou petite, un plan Local d’urbanisme (P.L.U) inspiré par le projet d’aménagement de développement durable (P.A.D.D.) dont chaque commune a le devoir de se doter et qui doivent être réfléchi et mis au point pour permettre et garantir son avenir .

Prenons l’exemple du Touquet -Paris-Plage ; Entre 2001et 2007, notre municipalité avait consacré six années d’études, de réunions de travail, de concertations, de dialogues avec les administrations intercommunales, départementales et régionales, pour aboutir au vote de son Plan Local d’Urbanisme .Au terme du mandat donné aux élus par la population locale, il ne restait qu’à soumettre à l’enquête publique l’approbation de ce P.L.U. dont l’ambition des projets qu’il permettait de réaliser, était de garantir à la station des quatre saisons de la Côte d’Opale un rayonnement de plus en plus européen. Depuis 2008, ce projet de P.L.U., mis au point jusque dans le bureau de la ministre de l’Environnement, avec le Préfet à mes côtés pour le soutenir, n’a pas eu la suite prévue…… Il n’a donc pu jouer son rôle déterminant, pour l’application de la loi du littoral à l’égard des derniers projets d’habitats prévus en forêt du Touquet.

Au niveau du territoire couvert par plusieurs Communautés de Communes, sous le signe du Pays maritime et rural du Montreuillois, c’est à leurs élus, aussi, que la Loi S.R.U. permet d’élaborer et de voter un Schéma de Cohérence Territoriale (S.C.O.T). en leur donnant ainsi la responsabilité d’appliquer la loi littoral, en respectant ses trois objectifs, mentionnés plus haut ( mais on ne le répétera jamais assez !) : l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral.

La Presse reflète, depuis quelques semaines, le caractère de gravité qu’aurait, sur le plan économique , sur le plan financier, sur le plan humain, l’interruption incohérente et inéquitable de la poursuite de l’œuvre de création de la station touristique du Touquet, à partir du mariage riche de futur qu’elle a vécu, entre elle et la nature . Un mariage qui a donné naissance à des centaines de milliers d’arbres, à des centaines d’hectares de dunes végétalisées et à un cadre de vie et d’emplois, de plus en plus séduisant et attirant entre mer et forêt , depuis ….130 ans

Il est clair que le respect de la démocratie, autant que le respect de loi littoral exigent de ne pas priver la Région Nord-Pas Calais et sa côte d’’Opale de la chance d’avenir que représente la finition passionnante de ce roman d’amour entre l’homme et la nature. Un roman d’amour qui a pour titre Le Touquet-Paris-Plage L. D.


Lire la suite

Sortons du brouillard qui obstrue la voie de notre avenir !

Janvier 2007. Je pressentais que nous abordions une époque où la mondialisation allait imposer de faire face à la croissance industrielle des peuples asiatiques et où se révélait, par la chute de notre production industrielle et de notre commerce extérieur, l’incapacité de nos nations européennes, France comprise mais hormis l’Allemagne, de se maintenir en mesure de faire front. Nous ne vivions déjà que d’emprunts pour équilibrer notre budget de fonctionnement national. Je décidais donc de lancer un appel en conclusion de ma réunion de vœux annuelle. Face à la large assistance, rassemblée salle du COSEC de Montreuil sur mer, je proposais que nous changions d’esprit, parce que nous changions d’époque . Et je disais, avec toute ma conviction de dirigeant d’entreprise et de député du Pas de Calais, que le moment était venu, au-delà des clivages partisans, de rassembler les forces vives de notre peuple pour aborder les temps difficiles que nous allions connaître.

Comme en temps de guerre , la compétition économique impose de rassembler les forces vives de la nation, au-delà d’une France coupée en deux ,disais-je , en soulignant qu’au niveau de la France , comme au niveau de l’Union Européenne, il devenait nécessaire de constituer des gouvernements de large union et de salut public ! Objectif : rassembler les énergies et faire de notre Europe la première force démocratique mondiale, en lui donnant une véritable gouvernance économique et politique fédérale européenne ! Nous avons perdu quatre ans à retarder les grandes décisions à prendre, au niveau européen. De G8, en G20, de La Baule à Cannes, on a tergiversé. On a perdu du temps. Et la confiance, indispensable au moral des troupes. Les troupes qui constituent, sous tous les cieux, le peuple .Et dont le chômage devient un vrai sujet d’angoisse, en nos régions de France.

Nous avons vécu quatre ans, sans printemps. Et voici l’hiver …pour nos popula tions européennes.

Il a fallu que la Grèce parvienne au bord du gouffre pour qu’elle se décide, in extremis, à réaliser le gouvernement d’union nationale qui s’imposait à elle. L’Espagne a montré, en son assemblée nationale, qu’elle était capable de surmonter les divisions partisanes pour mériter la confiance des investisseurs et des taux d’intérêt raisonnables pour les emprunts qu’elle doit continuer de faire pour relancer et diversifier ses sources de vie économique. Les Italiens se sont « emberlusconisés « au point de perdre leur crédit. Et nous, Français ? Disons franchement ce qu’ils pensent, pour un grand nombre d’entr’eux. Les Français ne supportent plus les jeux de la politique politicienne professionnalisée .60% d’entr’eux, contre 48% en 2009 jugent que la démocratie ne fonctionne pas bien et 83% que les responsables politiques se préoccupent d’eux… plus que de l’intérêt général…

Selon le baromètre d’Opinion Way, auprès d’un échantillon de 1559 personnes, donc sondage très crédible, 49% pensent que le capitalisme doit se réformer en profondeur, et non plus sur quelques points. C’est à partir d’un contrat de gouvernance d’esprit réformateur, sur cinq années, qu’il nous faut vouloir rassembler les Français. L’objectif est clair. Il s’agit, en réduisant la charge financière annuelle asphyxiante de notre endettement et le poids des charges sociales qui pèsent abusivement en France, sur le coût du travail, de relancer la croissance industrielle, agricole, touristique, d’instruire mieux notre jeunesse et d’intégrer une politique novatrice et dynamique de l’habitat dans une politique de sauvegarde et de valorisation de l’ environnement offert par nos espaces de nature !

C’est un rassemblement de nos peuples autour de ces objectifs, qui doit être voulu en France et en notre Union Européenne. Je voulais convaincre, déjà en janvier 2007, de cette nécessaire évolution de notre démocratie. Mais, désormais, il y a urgence de le comprendre. Si nous voulons rendre l’espoir et… l’envie du futur aux générations nouvelles, en France et au niveau des 27 nations de notre Union Européenne, sortons de notre silence de Français résignés et du brouillard qui obstrue la voie de notre avenir ! L.D.


Lire la suite