C’est leur avenir qui les pousse dans la rue !

Ce n’est pas leur retraite, c’est la vie, leur vie, leur avenir, qui les pousse dans la rue.
Pourtant, par rapport aux générations qui, au siècle passé, ont vécu les guerres, jugées fratricides aujourd’hui, entre nations d’Europe, on pourrait les croire heureuses de se savoir vivre en paix, ces foules qui manifestent à Paris et dans les rues de nos grandes villes !
Ne les jugeons pas trop vite ! Elles vivent, ces générations nouvelles, dans la peur de leur futur !
Elles expriment l’inquiétude de générations qui craignent demain. Et qui, déjà aujourd’hui, se retrouvent, pour trop de Françaises et de Français, enfermés dans le chômage, et-dans des casernements concentrationnaires de banlieues sans âme !
Reconnaissons que les images du présent qu’on leur offre à la télévision, d’une Franc e en voie de désindustrialisation et de campagnes se vidant de ses ressources humaines, a de quoi justifier
l’inquiétude des jeunes et l’angoisse des adultes, tels ceux qui, depuis trente ans , travaillaient à la raffinerie de Dunkerque …
Il faut- dire aussi que le peuple français, dont on a oublié le message traduit par des abstentions
massives aux dernières élections, tourne de plus en plus le dos au spectacle offert sur la scène politique envahie par l’enjeu obsessionnel de l’élection présidentielle. Et que ce peuple ne trouve pas dans les affrontements permanents pour accéder à Matignon ou à l’Elysée les éclairages que les élus ont mission d’apporter dans une démocratie. On ne parle plus qu’élections et carrières politiciennes à un peuple français qui a besoin d’être éclairé et entraîné vers son avenir.
On lui avait fait espérer la force d’entraînement d’une Europe unie capable de faire face et d’imposer un respect de la dignité humaine à des peuples émergents dont les produits, à bas coût de main d’oeuvre, envahissent de plus en plus nos grandes surfaces.
Les Français ne trouvent ni dans les exposés ni dans les débats de leurs assemblées parlementaires, française et européenne, les réponses à leurs préoccupations et les lignes d’horizon que les progrès de l’humanité devraient leur faire espérer.
Ajoutons que les réformes nécessaires au maintien de la France dans le peloton de tête des nations exportatrices et au P.I .B. élevé par habitant, imposent, à tout niveau , un effort approfondi de dialogue social et une volonté de cohésion sociale , tendant à associer les forces vives de la nation contribuant à la vitalité de notre économie nationale .
Le désastreux affichage d’affaires politico-financières révélant les déséquilibres d’une société fait e d’un monde de plus en plus riche et d’un autre, classe moyenne comprise, s’appauvrissant de plus en plus, attise le feu d’un mécontentement et de frustrations qui ont trouvé dans l’insuffisante recherche d’un accord consensuel sur la solution au problème des retraites, l’occasion de s’exprimer, au détriment de notre économie nationale, enlisée dans la crise dont elle n’est pas encore sortie .
Ne cherchons pas trop l’exemple des réformes abouties en Allemagne. Pour y parvenir, le peuple allemand a su s’imposer de soumettre son pouvoir politique à une grande coalition nationale
rassemblant ses forces sociales et libérales, sous l’impulsion d’un leader démocrate-chrétien, nommé Merkel et d’un leader travailliste socialiste nommé Schroeder.
Il faudrait parvenir à réaliser cette grande coalition en France pour donner suite à l’amendement qui vient, en dernière heure, d’être voté au Sénat, approuvé finalement par le Gouvernement. Un amendement portant sur la mise en place d’un régime universel par points, pour 2013, comme il en existe en d’autres pays européens, afin d’assurer le libre choix des assurés. Système, à la Suédoise, auquel le syndicat C.F.D.T. est favorable. Sur un sujet aussi important pour l’avenir du peuple français, il faudra aboutir à un tel accord consensuel. Et sans attendre 2013 ! Car, pour sortir la France de ses faiblesses actuelles et donner aux générations nouvelles, espoir en l’avenir, impossible d’aborder l’avenir avec une France coupée en deux ! L.D.


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Au Chili et partout ailleurs,
l’objectif, c’est de vivre

Ils ont ému des millions et des millions de Français et d’Européens, ces sauvetages des 33
mineurs du Chili, véritables miraculés que le génie humain est parvenu à faire remonter à la
surface de la vie après 69 jours de survie à 700 mètres sous terre. Par un formidable effort
technique et de solidarité mondiale, on les a vus sauvés, un par un, ces travailleurs sortis des
entrailles de la terre, en deux jours et deux nuits vécus, grâce à la télévision, par les peuples
de tous pays.
Et, comme le fit le Président de la République chilienne, on avait envie d’embrasser chacun de
ces trente-trois mineurs, quand la nacelle s’ouvrait au fil des heures de jour et de nuit au terme
de leur incroyable remontée par l’orifice très étroit creusé dans la roche.
Ce fut un grand moment de l’année 2010 et même, disons le nettement, un grand moment de
réconfort que cette opération de sauvetage, alors qu’après le drame de l’éboulement en leurs
galeries souterraines, on les avait pensés condamnés à mourir.
Il faut de tels sursauts de l’humanité pour que celle-ci reprenne confiance en elle-même et
cesse de désespérer de son avenir. Il faut de telles tragédies pour que la lutte des classes
apparaisse terriblement d’un autre temps et pour que cadres, mineurs, dirigeants, ministres et
premier d’entre eux, hommes, femmes, enfants de tous milieux sociaux, s’embrassent à la face
du monde. Et pour que l’Humanité se sente retrouver une même âme !
Mais l’actualité revient vite, quelques jours après, pour faire oublier ces temps de rapprochements des peuples et de leurs composantes sociales et générationnelles. Et les medias français et européens ont vite fait, dès la semaine suivante, comme en une nouvelle marée haute, de faire déferler de nouvelles vagues d’affrontements révélant qu’il est plus difficile de s’entendre et de s’unir sur les temps et les financements de retraites que… pour sauver des vies .
Nous devons en tirer la conclusion qu’il nous faut réapprendre à vivre ensemble et à rechercher, dans un dialogue social plus approfondi et dans un objectif de justice sociale plus affirmé, les moyens financiers et juridiques d’aboutir à un consensus national pour éviter le pire. Car le pire, c’est la France coupée en deux, une France s’opposant à une autre, pour aborder le futur et assurer les chances d’avenir de son peuple. Et d’abord la relance d’une croissance économique. L’objectif, pour les quatre générations, c’est de vivre ! Et pour vivre, il faut un développement durable.
Le pire, c’est que la France, par ses divisions exacerbées, ne se mette plus en mesure de mériter ce développement durable et d’être une force motrice de notre Union européenne .
Alors que cette Union européenne est la seule voie qui permettra l’harmonisation des politiques, sociale et fiscale, réforme des retraites comprise, qui nous assurera de demeurer une nation compétitive et gagnante dans le futur.
Face à la montée en puissance de pays émergents …qui dont devenus émergés… et dont les vagues de produits risquent de nous… submerger demain, il est impératif d’associer toutes les forces vives de la nation dans la lutte pour la vie. Une lutte pour la vie qui ne peut que se renforcer dans les prochaines décennies d’une vie économique de plus en plus mondialisée. LD


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Le grand chantier à mener…jusqu’en Bulgarie

Grand de taille et appelé à quitter son poste d’ambassadeur de France en Bulgarie pour le devenir au Kenya, Etienne de Poncins, ancien collaborateur de Giscard, n’est pas seul, en ses salons de l’ambassade à Sofia, à se ressentir militant de la cause de la construction européenne .
Ayant pris de la hauteur, après leurs années de députés, riches d’enseignements, vécues à l’Assemblée nationale, les anciens élus nationaux que l’ambassadeur reçoit se rendent vite compte de l’oeuvre immense qu’il reste à accomplir pour que l’Europe, enfin réunifiée après des siècles de guerres et de divisions puisse faire face au futur.
Les 1000 kilomètres de traversée de la Bulgarie, du nord au sud et d’ouest en est, qu’ils ont vécus , valent tous les rapports officiels pour leur faire comprendre l’état des lieux en ces pays de l’est européen , soumis pendant quarante ans au régime soviétique. . .
Et ces députés qui ont débattu entr’eux, pour la plupart durant plusieurs mandats, au Palais Bourbon, se sentent une nouvelle jeunesse d’esprit, en observant le niveau de vie que connait encore aujourd’hui la population bulgare.
La Bulgarie, c’est moins que deux fois la population du Nord-Pas de Calais. Mais elles paraissent immenses l es surfaces démontrant un vide économique et la pauvreté de son peuple.
Le mal causé par le régime soviétique est d’abord d’avoir vidé les campagnes de leur populationrurale. En concentrant les ruraux, dépossédés de leurs terres, dans des casernements urbains, aux façades de béton aujourd’hui noirci, pour tenter d’industrialiser le territoire bulgare, comme les autres pays de l’est européen, le pouvoir totalitaire des années staliniennes a abouti a laissé en friches des milliers d’hectares, entre les chaînes des Balkans.
L’étatisation de l’industrie, comme de l’agriculture, a abouti à faire de la Bulgarie… le pays de l’Union européenne d’aujourd’hui le plus pauvre en produit Intérieur brut par habitant. De 6.300 euros par habitant, en 2002, son insertion en Union européenne, dans une économie ouverte, a élevé le niveau à 9. 700 euros en 2010. Mais la faiblesse des revenus de la population est encore la dure sanction des quarante années d’économie collectiviste.
Vivre avec un S.M.I C. à 120 euros et un salaire moyen à 320 euros, c’est actuellement le sort des Bulgares. On comprend pourquoi vivre en solidarité européenne est aujourd’hui l’espoir commun de ce peuple. Le taux de chômage est tombé de 18% en 2002 à 10% en 2010. Nous avons découvert, durant les huit jours d’études de notre périple et de nos réunions une démocratie naissante en recherche de son équilibre. Mais nous avons aussi compris que nous devons stimuler les énergies dans nos régions respectives en France et nous battre pour ne pas laisser Chinois, Japonais, Russes et Américains occuper le terrain du développement économique de cette nation nourrie d e la culture de civilisations successives. Thraces, Grecs, Romains, puis les Turcs et les Russes, mais aussi les Macédoniens et les Tsiganes ont marqué de leur empreinte ce territoire dont le littoral de la mer noire s’est ouvert à des investissements, mal maîtrisés, de groupes financiers recherchant dans le tourisme le blanchiment de capitaux internationaux .
Fort heureusement pour les Bulgares, le soleil n’est pas le principal atout de l’attractivité de ce pays. L’héritage culturel, religieux, historique que ce peuple, surmontant ses souffrances endurées au fil des siècles, apporte à l’Union européenne, est valorisé par la qualité des sites que la chaîne montagneuse des Balkans offre aux regards des visiteurs.
La Bulgarie est en effet un berceau de la civilisation européenne. Si cette nation n’a entraîné encore que 534 millions d’euros d’exportations françaises en 2009, après avoir subi tant de siècles d’asservissement, depuis son origine jusqu’à la fin du vingtième siècle, elle est pour notre Union européenne un précieux enrichissement culturel .
Au-delà des trésors de la culture thrace, de par sa situation de carrefour géographique, elle offre la perspective d’une politique européenne d’échanges fructueux avec les peuples et les civilisations de la Méditerranée, du Proche et du Moyen Orient.
Mieux vaut, pour notre Union européenne, plutôt que de le laisser en zone périphérique, avoir accueilli, dans la grande démocratie à construire pour assurer l’équilibre du monde, ce peuple composé de 90% de chrétiens, dont 80% d’orthodoxes et de 10% de musulmans.
Membre à part entière de l’Union depuis 2007, la Bulgarie espère rejoindre en 2012 le groupe de nations que leur monnaie commune, l’euro, contribue de plus en plus à se fédérer.
En constatant l’importance des investissements chinois, japonais , coréens et américains sur la vaste zone industrielle en cours d’aménagement, proche du grand aéroport moderne de Sofia et le nombre de figures asiatiques accueillies à Varna, très belle capitale touristique, les membres de notre délégation, qui ont su dépasser les différences d’opinion qui les séparaient durant leurs mandats de députés, ont montré à l’ambassadeur de France qu’il était possible pour les Français de se rassembler pour faire face aux défis du futur.
Et ils sont tous revenus de Bulgarie avec une conviction commune : le grand chantier qu’il s’agit de mener avec ténacité, avant qu’il ne soit trop tard, c’est celui qui doit aboutir à donner une gouvernance économique, sociale, environnementale, et donc politique, à notre Union européenne. Etage nécessaire à l’accès à une gouvernance
mondiale qui s’imposera au monde de demain. LD

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De Porto… au Mont- Cassel et… à l’ O.N.U.

Enfin ! Voici que nos gouvernants des 27 nations européennes comprennent qu’ils doivent désormais ne plus piétiner. Ils ont exprimé, à leur récent Conseil européen, leur volonté de créer une véritable gouvernance économique européenne.
Il faut que les crises apparaissent durables pour que les gouvernants comprennent la nécessité d’une politique commune dans un monde où les rapports de force sont de plus en plus appelés à s’exprimer à l’échelle de continents et non plus de nations. La compétition est désormais mondiale. Et les jeux, délices et vices de la politique politicienne, comme nous les tolérons encore en France, ne sont plus supportables pour les peuples, alors que le ralentissement dans le rythme de la croissance apparait plus fort que prévu.

Au Canada, en France, en Italie, en Grande Bretagne, en Chine, en Inde, les statistiques le prouvent. Au Japon, aux U.S.A., au Brésil, aussi, l’essoufflement de l’expansion se ressent. Seule, l’Asie du sud-est semble bénéficier d’une reprise, mais plus modérée que prévue.
Nos amis et voisins anglais eux-mêmes sont trente pour cent moins nombreux à faire vivre l’économie touristique en cette île de Madère dont ils demeurent pourtant la clientèle la plus importante et la plus fidèle. Mais cette île, qui s’est baptisée des quatre saisons, est devenue la région la plus compétitive du Portugal au niveau d’un tourisme international, par ses équipements hôteliers 4 et 5 étoiles, autant que par la beauté de ses sites verdoyants face à l’océan.
Au nord du pays, à Porto même, dont le magnifique pont Eiffel, notre Eiffel, est aussi célèbre que le stade de football très moderne, les investissements en hôtellerie se poursuivent, source de travail, pour trois années, bienvenue en temps de crise.
Et non loin du fleuve Douro, enjambé par un très élégant nouveau pont, un nouvel hôtel Intercontinental 5 étoiles est en train de se construire, qui renforcera l’attrait de cette pittoresque ville portuaire et les capacités d’accueil de l’hôtellerie locale portugaise .
Deux jours après, nous nous retrouvions, pour fêter un heureux événement familial, en un joyau de l’hôtellerie des Flandres, la Châtellerie de Schoebeque, au sommet du mont Cassel. Le 18ème siècle et la beauté du site nous rappelaient que la France devait, elle aussi, Nord-Pas de Calais désormais en tête (avec sa Côte d’Opale si proche de la Grande-Bretagne et de la Belgique), se donner une ambition de tourisme international !
Pendant ce temps là, Madame Catherine Ashton, Haute Représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, réunissait les 27 ambassadeurs chargés de représenter les intérêts de l’Union européenne dans le monde.
Toute britannique qu’elle soit , notre Haute Représentante travailliste est en train de se rendre compte que , face à la Chine , et même à Obama, il faudrait mieux que notre Union européenne , à travers elle , parle d’une même voix pour assurer l’équilibre du monde et mieux faire respecter les bases d’une véritable économie sociale de marché. Y compris dans le secteur, en plein développement, de l’économie touristique, comme le courageux Portugal le démontre aujourd’hui ;
Nous progressons toutefois sur la voie d’une meilleure prise de conscience. Un signe ? Le 16 septembre dernier, les 27 regroupés autour de notre Catherine britannique, viennent d’approuver un accord de libre-échange avec la Corée du Sud. Le premier accord bilatéral de ce type va ouvrir les marchés (secteurs industriel et agricole) dans les cinq années à venir, grâce à la suppression de 98,7% des tarifs douaniers en valeur des échanges commerciaux.

Par contre, ce qui montre à quel point, le monde globalisé craint une véritable union politique et
donc économique, de notre Union européenne, celle-ci s’est vue refuser le droit de s’exprimer
comme telle, lors de la récente assemblée générale des Nations Unies !
Nous n’y figurons encore que comme observateurs …Au même titre que La Croix Rouge et le …Vatican !
Le Président –dictateur Iranien, lui, a eu droit à la parole. Pas l’Union européenne !
A nous donc de nous donner une force politique européenne, pour harmoniser nos législations sociales et fiscales, nous qui représentons 220,7 millions d’emplois en U.E… Et pour pouvoir faire entendre et respecter la voix de l’Europe à l’O.N.U. !
C’est certainement le conseil que le président du F.M.I, D.S.K., doit donner aux présidents des Etats européens ! LD


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Le même regard, les mêmes égards

Et si je vous contais, pour vous donner l’envie d’entendre une autre voix que celle de la désespérance dans l’évolution de notre société, une histoire vécue en ce premier week-end de septembre ? C’est l’histoire d’un Français d’origine algérienne en week-end à Merlimont, commune touristique maritime du Pas-de-Calais, où un de ses amis vient de s’installer .Il s’appelle Abdelsem Ghazi. Il était venu d’Ile de France mais pas de la banlieue qu’on ne cesse de nous dépeindre comme zone d’insécurité, d’actes de violences et de délits divers. La Varenne Saint Hilaire, dans le Val de Marne, Abdelsem en connaît sans doute tous les quartiers.
Mais, engagé dans l’humanitaire, il connaît par ailleurs la pauvreté et les difficultés de vivre des
populations pas forcément maghrébines, qui justifient une politique surtout plus humaine et sociale que sécuritaire et répressive .
Se retrouvant en famille en cette belle après-midi ensoleillée de samedi avec sa petite fille de quatre ans Lina, devant la brasserie de la Plage, Abdelsem Ghazi voit cette dernière venir tout à coup vers lui et lui remettre une pochette grise trouvée sur le sable. Ouvrant celle –ci, il se rend compte qu’elle contient deux billets et un peu de monnaie, des cartes de crédit et des clefs de voiture. Une de ces pochettes dont on pense souvent , en nos commissariats de police et en nos gendarmeries , qu’il est vain d’espérer les voir revenir en lieu sûr, tant la tentation est grande de les conserver ou d’en vider le contenu, surtout sur le sable des plages, face au désert qui sépare le promeneur de la mer .
La nuit proche ne pouvait que renforcer la tentation
Que pensez-vous que fit Abdelsem, donnant la main à sa petite-fille ? Ce qui lui sembla tout simplement naturel, comme il le confia à la propriétaire le lendemain ; Il s’empressa d’aller remettre au centre de secours de la plage de Merlimont, la pochette grise tombée du sac de plage d’une touquettoise ,amateur comme beaucoup de longues promenades sur la plage .
Vous pensez si elle fut heureuse d e pouvoir remercier la personne à l’origine de ce geste, la
touquettoise, quand la gendarmerie de Merlimont lui téléphona la bonne nouvelle en lui disant qu’elle avait beaucoup de chance . …
Comme cette promeneuse distraite s’appelle Marguerite Deprez-Audebert, elle n’hésita pas à adresser un email à son père. Ce Point hebdomadaire qui peut, par voie électronique, continuer à faire réfléchir sur les problèmes et , trop souvent , sur les dérives de notre époque, me permet de saisir cet exemple réconfortant vécu par ma fille pour montrer qu’un inconnu peut avoir des réflexes de frère, autant qu’un ami proche.
L’abbé Gérard Leprêtre dont la communauté humaine des communes de Merlimont , Cucq , Trépied, Stella –Plage et Le Touquet-Paris-Plage, a salué l’esprit d’ouverture aux autres, samedi dernier , avant son départ pour Arras, où il poursuivra son sacerdoce de prêtre, d’un prêtre visant la sainteté, pourra traiter, en parabole digne d’être contée , en la capitale du Pas de Calais, l’attitude d’Abdelsem Ghazi et de sa fille Lina .. .
Elle vient à point, cette leçon d’honnêteté et de respect des autres, donnée par ce Francilien engagé dans l’humanitaire, alors que immigration et délinquance sont trop souvent mêlées dans les propos publics et dans les commentaires annonciateurs de lois nouvelles. Et il avait raison, dimanche soir,
Alain Juppé, le grand maire de Bordeaux, de rappeler que le devoir d’humanité à l’égard de tout
étranger pouvait et devait se concilier avec celui de la sécurité des habitants de toute cité. Il doit en être ainsi en toute partie du monde.
L’histoire de la création nous le fait penser, depuis plus de 2 000 ans. Il y a une parcelle de divin en chaque être humain. Et cet humain doit, en tout pays, pouvoir bénéficier du devoir, hérité des
révolutions en certains peuples, de respect des droits de l’homme ……
Citoyens français de souche ou issus de l’immigration ont donc droit, de notre part, au même regard. Et aux mêmes égards. … Et quand ils font preuve de civisme, à une reconnaissance d’autant plus grande qu’ils ne nous sont pas proches . Abdelsem Ghazi était samedi soir de ceux -là. L.D.


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La priorité des priorités ….
…..à l’heure de la rentrée

Ce qui m’a le plus frappé en la campagne méditerranéenne entourant Montpellier, c’est le souffle
continu du vent. On l’appelle en cette région, à l’ouest de Marseille, non pas le Mistral, mais la
Tramontane. Le premier, est un souffle froid. Le second est un souffle chaud. Un souffle bienfaisant, quand le soleil brille et unit le bleu du ciel au bleu de la mer, qui frémit à peine, au loin au-delà de l’étang majestueux de Thau.
Mais voilà ! Ce souffle est l’allié des incendiaires. De ceux qui, en ce monde qui perd parfois la tête et le sens du bien commun, prennent sur la nature, la revanche de l’échec, provisoire souvent, de leur vie. Et qui allument des feux.
Quelques heures avant, dans la fraîcheur matinale, cette nature était belle, dans le désordre
harmonieux de ce midi montpelliérain, dont les vignobles font le charme, entre l’abbaye de Valmagne et la petite ville très languedocienne de Mèze.
Plus au sud-ouest, Sète rappelle, en sa pointe avancée dans la Méditerranée, que notre Boulognesur- mer a en lui un digne concurrent au classement des ports de pèche français.
Face aux milliers de visiteurs qui viennent déguster les fruits de mer tentateurs, en de multiples
restaurants, les grands et même très grands chalutiers, alignés en rangs serrés, rappellent que la
France doit rester forte de sa vocation de pays maritime.
Mais, pendant que le souffle bienfaisant venant de l’intérieur des terres nous fait penser au contraste qu’il offre avec le vent tonifiant venant du grand large, en notre Pas de Calais, le feu commençait à faire des ravages au long de l’autoroute A 9.
Vous avez pu voir la suite au journal télévisé. A quelques heures près, nous ne pouvions rejoindre notre port d’attache. Et la nuit, jusqu’au lendemain, toute la journée, il a fallu des centaines de pompiers pour éteindre les feux destructeurs de milliers d’hectares que le soleil des jours récents
avait rendus très chauds. Il était évident qu’il avait fallu la main de l’homme pour répandre le feu en tant de foyers au long de l’autoroute. Et le Midi libre du lendemain ne pouvait qu’en faire la triste constatation ….
La veille au soir, à proximité, d’autres jeunes gens fêtant en dansant le bonheur d’un nouveau couple, n’évoquaient que la fraternité possible dans la vie, dans le décor ancien de l’abbaye accueillante de ce pays de Thau…
Une abbaye révélant la vie qui pourrait naître, sur notre côte d’Opale, en notre Chartreuse de Neuville sous Montreuil, du mariage intelligent entre les oeuvres d’art architectural du passé et les besoins de rencontres entre familles et entre communautés humaines de notre nouveau siècle. Besoins de rencontres qui seront de plus en plus nécessaires à l’avenir pour donner sens à la vie et pour enrichir l’esprit et l’âme de notre société en quête de repères !
Ils sont les citoyens perdus de notre siècle, ces incendiaires, qui ne peuvent plus exprimer leur identité, leur besoin d’être, ou leur dépit d’un manque d’avoir, qu’en mettant l e feu au patrimoine que représentent les espaces de nature de notre douce France. La laideur de leur vie ne leur fait plus supporter la beauté des sites .Tristes revanches qui doivent nous faire réfléchir à la nécessité, à l’heure de la rentrée des classes, dans toutes les écoles et collèges de France, de réapprendre d’abord aux enfants et aux jeunes ce que veut dire le bien commun.
Quand la flamme de la spiritualité et quand l’esprit laïc de la res publica ne sont plus les guides dont les jeunes ont besoin dans l’existence, les feux qui s’allument en nos campagnes et les voitures qui brûlent en nos banlieues sont l’expression d’un monde à la dérive.
A tous les enseignants et d’abord à tous les parents de France, à la noble mission, ainsi qu’à tous les responsables de l’éducation, à tout niveau, d’en prendre conscience !
Ces feux qui brûlaient, au long de l’A9, ce lundi 30 août, ne doivent pas mobiliser que les forces de nos sapeurs-pompiers. Ils doivent sortir de leurs préoccupations personnelles, tous les élus de France .Pour les convaincre de donner la priorité des priorités à l’éducation de la jeunesse ! L.D.


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L’âme de la France

Eté comme hiver et au fil des quatre saisons, j’aime être fidèle, en pensant à tous ceux et à toutes celles qui le lisent, à ce « Point » de la semaine. Des bulles passagères, qui se dégonfleront comme toutes les bulles, à provenance électoraliste ou exclusivement financière, ne me permettent plus de m’exprimer dans les Hebdos que j’ai pourtant fondés. C’est là le signe d’un amenuisement d’une liberté, essentielle dans une démocratie, la liberté de la Presse. Et plus largement des média. Et au delà, de l’abaissement des valeurs morales de notre société.
Il semble toutefois que cette société, à partir de ses générations nouvelles, commence à réagir. Elle demande de plus en plus l’air tonifiant qui vient du large. Cet air qui fait souffler souvent des vents contraires. Mais qui peuvent s’apaiser le soir au soleil couchant. Quand le ciel s’efforce de se dégager des nuages qui assombrissent l’horizon.
Notre monde a besoin de la liberté de la Presse parce qu’elle est une condition fondamentale de la bonne santé de la démocratie. Quand la Pravda était la seule source d’information e t d’éclairage du peuple russe, celui-ci ne vivait plus en démocratie.
Cette liberté de la Presse est difficile à sauvegarder, tant les pressions s’exercent, finances à l’appui, pour que ne se fasse entendre que la voix détentrice du pouvoir. Quand pouvoir politique et pouvoir de l’argent s’entremêlent, à l’échelle d’une nation comme à celle d’une simple commune, c’est la démocratie qui souffre du manque d’éclairages. Eclairages dont les citoyens ont pourtant besoin, comme le ciel nous en offre, dans la diversité de ses couleurs, jusqu’à la tombée du jour. Lecteurs, auditeurs, téléspectateurs, en démocratie, doivent avoir l’exigence d’une information indépendante. C’est la fonction professionnelle de la Presse et de ce que l’on appelle les Media, et c’est ce qui fait l’intérêt de leur fonction, d’être une source d’information et de réflexion, d’analyses et de commentaires, pour alimenter les esprits et permettre à chacun de se faire une opinion.
Ainsi a-ton pu ressentir, comme une bouffée d’oxygène, ce rappel, cette semaine, par le Pape Benoit XVI, aux cheveux aussi blancs que sa soutane et au regard reflétant la bonté, que la France devait se garder de donner au monde une image contraire à son histoire chrétienne et à sa vocation de terre d’accueil. Et il est bon que des voix s’élèvent pour rappeler que les étrangers, d’autant plus …s’ils sont membres de la même famille européenne, comme les Roms et les gens du voyage, ne devaient pas être boutés, comme des indésirables, hors de la terre de France. C’est que la France est aussi riche de son âme. Et Max Gallo a eu raison de consacrer les 591 pages de son livre à nous le faire comprendre, en démontrant que cette âme de la France s’était forgée de siècle en siècle.
Qu’est ce que l’âme d’une nation, direz-vous ? C’est la jonction de l’esprit et du coeur qui permet de donner sens à la vie et résistance à toutes les épreuves du temps.
Pour accueillir, chaque année , durant l’été, les rendez-vous évangéliques des gens du voyage , au bon air de notre littoral , comme la loi l’exige, j’avais , après plus de deux ans de recherches et études de notre communauté de communes Mer et Terres d’Opale, obtenu un vote à l’unanimité des maires pour l’achat , hors de toute concentration d’habitats, d’une clairière de trois hectares , entourée d’arbres, au bas de la descente de la sortie de l’ autoroute A16.
Tout était prêt pour résoudre dignement et durablement le problème .Et la communauté de communes se serait honorée de donner un bel exemple de solution d’accueil de gens auxquels la France avait reconnu le droit de vivre.
La volonté finale a manqué, pour une raison lamentablement électoraliste. Il faudra sûrement, demain, donner suite à ce projet, comme à d’autres, pour assurer l’avenir. En même temps, notre Pas de Calais littoral démontrera son respect des vraies valeurs de la vie qui doivent continuer à exprimer l’âme de la France. L.D.

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