Un besoin de pureté

196.000 euros. C’est le montant de la facture de la prestation d’Usain Bolt pour le 100 mètres du 16 juillet sur la piste aux étoiles du Stade de France. En 2009, elle était de 154.000 euros …
Un « intermédiaire » a dû se glisser entre l’athlète et les organisateurs pour alourdir la note.
A ses côtés sur la piste, le premier des Français à être descendu sous les 10 secondes s’est visiblement contracté et n’a pu nous offrir qu’une 5ème place, en 10 secondes 09. A 20 ans, le jeune Christophe Lemaitre a avoué avoir ressenti la pression des media et de l’enjeu représenté par l’argent engagé… Le grand Jamaïquain, à la foulée majestueuse, non content de n’avoir fait que 9’’84, a tenu à préciser, lui, qu’il n’aimait pas courir seulement pour de l’argent …Il n’ira donc pas courir au prochain meeting à Londres. Pourvu qu’il dise vrai ! Et que les jeunes l’entendent !
Si j’évoque, en ce juillet de soleil d’or, ces questions d’argent, c’est parce que les Français ressentent en eux la place excessive insipide que l’argent tient en notre monde … Ils font le constat que ce monde se trouve , de plus en plus, y compris en arrivant dans les rues du Touquet et en voulant y stationner leur voiture, soumis au pouvoir de l’argent ….Si au moins, c’était la sécurité d’un parking souterrain qui leur était offerte, comme il avait été prévu, en 2008, sous la place voisine du centre-ville, sur le front de mer de la station des quatre saisons !
L’argent, en effet , doit demeurer un moyen de vivre et de financer des investissements privés
et publics . . . Et ne doit pas être une fin en soi…. Or que constate- t-on ? L’actualité de ces semaines de juillet a regorgé de nouvelles et de feuilletons liés à des rémunérations et à des dépenses publiques ou privées heurtant le bon sens populaire. Ceux et celles qui triment pour gagner leur vie ne peuvent ni comprendre ni admettre les dépenses ni les gains dépassant des mesures telles que l’idée est venue de faire du feuilleton de cet été un film de cinéma.
La liberté, en vérité, ne peut être un socle du pacte républicain que si elle est associée, en notre 21ème siècle, au mot de solidarité et au mot de justice. Les rapports entre le pouvoir et l’argent demandent donc à être revus et corrigés, si notre démocratie française veut demeurer un modèle de société. Ou le redevenir.
Certains des leaders africains, dont la présence le 14 juillet, place de la Concorde, devait avoir un caractère symbolique, devraient avoir en eux mauvaise conscience, en se retrouvant à Paris propriétaires de beaux immeubles, acquis par achat direct ou indirect ou par héritage présidentiel paternel !
Il est essentiel qu’ils trouvent chez nous le bon exemple dans la conduite des peuples… Il est donc urgent d’écrire, au niveau de nos Républiques européennes, une charte déontologique susceptible d’éclairer les démocraties naissantes et de faire réfléchir les élus, à tout niveau, sur la notion de service désintéressé des populations dont ils revendiquent les suffrages .Une charte exprimant le respect de la rigueur morale dont doit faire preuve tout détenteur de pouvoir dans la conduite des populations , des communes , des régions, des nations, comme dans la conduite des entreprises .Si l’on veut que l’autorité soit respectée , il faut qu’elle soit respectable . Attention, en effet ! Il n’est pas exclu de penser que les manifestations consternantes de violences individuelles ou de groupes révoltés, évoqués si tragiquement par certains faits divers cette année puissent être, partiellement au moins, les conséquences nauséabondes, en bas, de dérèglements et de convoitises dont il arrive que le haut soit le reflet !
Le besoin de pureté que le morceau de ciel bleu de ces récentes journées d’été vient de symboliser en notre ciel de France devient une exigence ressentie par les citoyens à l’égard de ceux qui ont l’ambition de les représenter. Les nouvelles générations expriment, très majoritairement, cette exigence. C’est tant mieux ! L.D.

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Nous étions tous espagnols !

…Tous, ou presque tous, devant nos écrans de télévision, dimanche 11 juillet, à l’heure du
match de la finale de la Coupe du monde de football en Afrique du sud. Et après ce match…
pour fêter la victoire.
Pourquoi ?
Je pense répondre très franchement à la question, ce mercredi 14 juillet. Comme un vrai Pas
de Calaisien. ..Mais aussi, je crois, en interprète de tous ceux et celles qui, fidèles à la lecture
de ce Point hebdomadaire, aiment se retrouver à travers les messages que je leur envoie, chaque semaine. Et pour certains d’entre vous, depuis très longtemps.
Nous avons besoin de nous passionner. Or , le football, en offrant un spectacle qui unit la tête,
les jambes et le coeur, réussit, au plus haut niveau de la performance humaine collective, à
unifier dans une même enceinte, ou sur l’écran d’un même match mondialisé, des millions de
regards dans un même objectif : le but de la victoire .
Mais il ne s’agit pas seulement de voir gagner l’équipe dont on se sent le plus proche. Il s’agit
de participer à une joie collective. Il s’agit de partager l’expression d’une même émotion, le temps d’un rendez-vous qui rassemble des centaines de millions de visages masculins et féminins de peuples différents. C’est bien là le miracle du football. La magie de ce sport devenu une des joies du monde.
Pourquoi nos regards et nos espoirs se tournaient –ils, plus unanimement, vers les espagnols ? C’est peut-être parce que, comme l’Histoire nous l’a appris, en remontant son cours, nous sommes nombreux à nous sentir, sur les places de certaines de nos villes, à travers les yeux de tant de jolies filles, le tempérament de tant de nos familles, et le nom même que nombre d’entre nous portons, des origines espagnoles … Mais ce 11 juillet 2010 , c’est l’Europe que nous applaudissions en nous , quand se déployait sous nos yeux le jeu collectif remarquable des Iniesta, Xavi, Pedro et autres enfants formés aux écoles du ballon rond de Barcelone, de Madrid , de Séville ou de Valence…
Comme le disait, au lendemain de leur victoire, Laurent Blanc, le « libero » de l’équipe de
France , de France victorieuse de cette même Coupe du monde en 1998, c’est la joie de vivre et
le plaisir du jeu collectif qu’il faut réapprendre à la France. Un jeu collectif, fruit d’une volonté
commune de donner le maximum de ses forces pour faire triompher ses couleurs…
Mais, pour avoir vécu tant de matches sur les pelouses de nos stades, y compris sous le maillot d’équipes de France, je peux affirmer que c’est le même moral, le même esprit qu’il faut sur le terrain ou sur la piste des stades que dans le cadre de nos entreprises industrielles ou commerciales ou artisanales et sur les territoires de nos régions où des élus doivent façonner l’avenir des populations dont ils ont reçu le mandat de la conduite vers leur futur .
Que ce soit sur le terrain de football ou dans la vie de tous les jours, au fil des quatre saisons de l’année et au long d’une décennie, pour gagner, il faut des capitaines d’équipes et des coéquipiers désireux de jouer un jeu commun, de réaliser des projets ambitieux en commun , de ne penser qu’à l’intérêt général et non à se servir, pour aboutir au but de la victoire. Ils nous ont fait du bien, nos espagnols, en donnant une belle leçon d’élégance dans leur comportement et d’efficacité dans leur jeu d’équipe. Et c’est pourquoi, comme européens espérant voir l’Union européenne assurer son avenir dans la compétition mondiale, nous nous sentions tous un peu espagnols dimanche devant le spectacle offert en Afrique du sud, avant et après la victoire des nouveaux champions du monde. L.D.


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Le seul guide en démocratie : l’intérêt général

Rien de tel que de nous évader vers « la dame du lac », dans le cadre prestigieux de l’Opéra de Paris, sous l’inspiration romantique de Gioacchino Rossini, pour parvenir à nous libérer de l’actualité morose de ce début juillet 2010. Cette « dame du lac « , au nom d’Elena, un roi et un chef montagnard rebelle, en sont tombés, successivement, amoureux. Et son histoire nous rappelle que l’amour est finalement le thème le plus envoûtant pour inspirer les grands musiciens ou les meilleurs auteurs ou acteurs à travers les siècles, de Corneille et Racine à Rossini… et à ce grand Laurent Terzieff qui vient, hélas, de nous quitter.
Jusqu’à notre 21ème siècle, pour attirer notre monde en vraie crise de dépression, il faut cette dame du lac, sa féminité séduisante et sa voix d’or. Et Il faut nous faire rêver d’amour pour nous faire oublier le mur de l’argent qui sépare désormais Madame Bettencourt et sa fille …et les péripéties politiques gouvernementales qui résultent du feuilleton dont elle est involontairement à l’origine .
L’argent ne fait pas le bonheur. Et il contribue même parfois à voir des secrétaires d’Etat amenés à être démissionnés pour les usages abusifs qu’ils en ont fait. Sans s’en rendre compte, sans doute … . Mais la malheureuse histoire vécue par mes deux anciens collègues, évincés du gouvernement, semble faite surtout pour tenter de calmer la Presse … en train de découvrir la nécessité de rétablir une frontière morale et éthique entre les fonctions politiques et les intérêts financiers des particuliers . Une frontière trop effacée et brouillée depuis quelques années…
Eric Woerth, qui a été pendant cinq ans mon voisin de rang à l’Assemblée nationale, est certainement un honnête homme, méritant estime et respect. Et je peux l’affirmer, sans que ces qualificatifs soient seulement inspirés par mon amitié envers le maire de Chantilly.
Mais, sans mesurer suffisamment les conséquences du cumul de ses fonctions, il s’est trouvé piégé par le mélange des responsabilités qu’il s’est vu assumer, et dont son parti et son Président, candidat, lui, à l’élection présidentielle, devaient évidemment tirer profit.
Je pense ainsi résumer la cause réelle , mais claire , du méli-mélo médiatico- politique dont les Français sont nourris, à longueur de colonnes et d’émissions de télévision , en ces premiers jours de juillet .
Mais il ne faut pas croire que de tels risques de confusion et de problèmes ne se révèlent, au fil des mois, qu’au niveau national. La vigilance doit être rigoureuse à tout niveau où le pouvoir économique et le pouvoir politique exigent une indépendance totale par rapport au pouvoir de l’argent. Un pouvoir de l’argent dont Mitterrand avait raison de dire, et il était bien placé pour l’éprouver, qu’il était, souvent, sournoisement corrupteur.
Le seul moyen d’éviter la confusion d’intérêts et des genres, comme on dit, c’est de ne pas transiger avec la ligne de vol que tout pouvoir public doit adopter : celle dont le but est l’intérêt général, le bien commun.
Les juges suprêmes de l’intérêt général, en démocratie, c’est selon l’étymologie même du mot, le peuple . Le peuple des citoyens et des citoyennes.
C’est pourquoi, quand le peuple se rend compte, par exemple, en sa commune, qu’une chaussée nouvelle va être percée, dans une avenue d’allure royale, pour satisfaire des intérêts financiers particuliers, la population doit dire Non ! C’est le cas, en cet été 2010, au Touquet Paris-Plage. Et l’avenue à respecter s’appelle pourtant De Gaulle !
Le respect mérité par Madame Bettencourt et par Eric Woerth imposent, prioritairement, comme le respect dû à tout responsable économique et politique, en toute République, le respect de l’intérêt général. C’est lui, l’intérêt général, clairement exprimé pour tout projet et toute décision, de portée publique, qui garantit la différence à maintenir dans les propositions et les comportements entre servir et… se servir . L.D.


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Réapprendre à viser l’intérêt général

C‘est le président du groupe parlementaire le plus important de la majorité, lui-même, qui le déclare dans un interview, dans le journal » Le Monde », cette semaine, avec lucidité. Je cite : « Les partis politiques sont de plus en plus des machines à campagne électorale et de moins en moins des lieux de débat.» Ce que Jean- François Copé pense et a le courage de dire, je l’ai ressenti, un peu plus chaque année, lors de mon dernier mandat de député. La succession des élections, « présidentielle », pour cinq ans, au lieu de sept, « législatives » quelques mois après, a abouti à considérer l’Assemblée nationale, comme une chambre d’enregistrement. Donc de non
débats. L’obsession des élus n’est plus que de participer au camp de celui qui sera détenteur du pouvoir présidentiel. Pour s’assurer élection ou réélection. la politique étant considérée de plus en plus et, à tort, comme un métier.
Il ne s’agit plus de réfléchir en soi, dans l’intérêt général, et dans le respect de la démocratie, c’est-à-dire en considération du pouvoir du peuple. Il s’agit de s’insérer dans le courant de l’élection présidentielle suivante, pour être élu ou réélu. Ensuite, il s’agit de faire de la communication, dans le sens donné par l’appareil du parti.
Pour avoir vécu le psychodrame de la rivalité Villepin-Sarko, ces dernières années, au Palais Bourbon, j’écris ces lignes avec une certaine tristesse et en connaissance de cause .
Le parti n’est plus que le serviteur de la préparation à l’élection présidentielle. Et les débats de fond deviennent absents de l’Hémicycle. Le but n’est plus de convaincre des objectifs du futur. Le but est de faire de l’électoralisme, en vue de l’élection présidentielle prochaine, qui conditionne les élections suivantes et d’occuper le terrain, à coup de conférences de presse et de journal électoral financé par des publicités captives. Le danger est donc de voir notre démocratie perdre sa dynamique et devenir animée par des cohortes de courtisans .Le vrai choix devient de jouer le bon candidat pour la course élyséenne.
Le général De Gaulle, qui sut rétablir la République, n’avait pas voulu cette dérive. Et Michel Debré, le père de notre Constitution, non plus. Les rivalités entre ministres et les affaires, dont la Presse ne cesse de nous entretenir, ont un semblant de querelles très anciennes, quand le pouvoir se recherchait à la Cour du Roi. Aux Républicains, donc, de se rappeler et de rappeler que la démocratie ne se définit qu’en se vivant dans la recherche de l’intérêt général.
Le vrai problème, c’est que l’économie s’est mondialisée. Et que le pouvoir politique doit désormais se réfléchir, s’exprimer et se vivre démocratiquement, de l’échelle locale à l’échelle continentale. L‘exigence de la croissance économique et d’une meilleure et plus juste répartition des ressources impose que la démocratie se vive à l’échelle intercommunale, à l’échelle des régions, et à l’échelle des continents. Et non plus seulement aux échelles anciennes, communale, départementale et nationale .
Exemples de traduction concrète : au niveau local, d’abord. Il ne faut plus dégrader la beauté de quartiers périphériques des communes ni créer des banlieues, en logements et envie commerciale. Cela est vrai dans l’Hexagone mais à fortiori là où l’entrée est verdoyante et n’a pas été gâchée……
Sans la taxe professionnelle de l’entreprise Valeo, implantée à Etaples, Le Touquet ne pourrait pas bénéficier des ressources financières faisant vivre l’intercommunalité, ce qui permet de ne pas écraser d’impôts les Touquettois. Il faut donc laisser aux communes voisines du Touquet, Etaples et Cucq, les moyens de vivre, avec leurs grandes surfaces commerciales, et limiter au centre ville du Touquet le vrai centre commercial de la station . Les établissements commerciaux existant dans les communes voisines sont là pour compléter le centre ville du
Touquet. Ce principe, respecté par les municipalités précédentes, depuis cinquante ans, doit continuer à être défendu. Le développement du territoire doit être conçu et organisé en Communautés de communes.
Autre exemple, à une échelle plus vaste, du respect nécessaire d’un principe à adopter ; on ne sauvera pas l’industrie française , et d’abord les P.M.I à la base de la vitalité de nos régions , Nord-Pas de Calais en tète , si une gouvernance économique et politique commune fédérale n’impose pas une harmonisation des politiques fiscale et sociale dans notre Union européenne .Sans gouvernance économique commune , pas d’union monétaire vivable et donc , pas d’euro durable. Sans vie industrielle en nos régions de France, pas de création de richesses
et d’emplois. Et pas de croissance économique permettant de combler les déficits annuels actuels des nations et de réduire leur endettement, dont celui de la France ! La chute de la confiance, exprimée ce mardi 29 juin, à l’heure où je rédige ce Point, par la nouvelle chute de la Bourse, vient de confirmer ces deux vérités.
Les sommets G.8 et G. 20, qui viennent de réunir les gouvernants du monde à Toronto, n’ont pas suffisamment exprimé ces vérités, nécessaires à l’éclairage des peuples, dont notre peuple français , dont l’inquiétude s’accroit sur son futur, bien au-delà des terrains de confrontations de la coupe du monde de football en Afrique du Sud.
Ce n’est plus, au niveau national, ce ne peut plus être qu’au niveau européen …que le coq de France peut espérer chanter les cocoricos de la victoire , sur les terrains de plus en plus difficiles de la vie de notre monde .
L.D.


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Zéro de conduite pour tous

Je suis de ceux qui encaissent très mal, c’est-à-dire avec tristesse, les buts marqués contre mon camp. Le camp France. Le camp des sportifs de compétition. Le camp des passionnés de sport .Le camp des équipes nationales de football dont j’ai porté le maillot … Ce « football, joie du monde ! », titre du livre dont j’avais dévoré les pages quand j’avais 15 ans ! Il était signé de Maurice Pefferkorn, un grand journaliste, qui était à l’époque à la tête du « journal du sport », appelé aujourd’hui « L’Equipe » !
De cette aventure attristante en Afrique du sud pour la France par les Français, je veux ici dégager quatre principales réflexions.
1 .Le journal » L’Equipe » a cru bon, pour faire un coup médiatique, de faire le choix d’une insulte grossière et d’ailleurs inexacte, pour attirer les regards et les lecteurs à partir de sa première page. Evidemment, ce journal du sport n’a fait que céder au très mauvais goût de notre époque. On croit de mode en effet, désormais, à la télévision, dans certaines émissions, de paraître de son temps, en maniant des grossièretés dans la langue française, comme on manie une cuillère de confiture au petit déjeuner .C’est une détestable dégradation des moeurs. Les jeunes s’habituent à ce langage, à force d’entendre les adultes en user sans retenue à la télé ! Sur le net ou dans certains journaux ! Comment les mots grossiers, venant du haut, et par fois de très haut, à la télévision ou ailleurs, ne deviendraient- ils pas monnaie courante, en bas ?
2 .Le psychodrame vécu, depuis l’Afrique du sud, et qui a été surmédiatisé cette semaine, vient d’abord de ce titre, paru dans l’Equipe, et qui, au coeur de ce Mundial de football, a fait le tour de ce monde, via les medias ! Ces mots grossiers, non entendus par le journaliste et partiellement modifiés, sont de ceux qui sont marmonnés dans l’agitation de vestiaires d’un stade , à la mi-temps d’un match, par des joueurs non contents d’eux-mêmes et des reproches de leur entraîneur! La sanction, quand la grossièreté est entendue, est souvent immédiate : Le joueur
doit laisser alors sa place la mi-temps. Et après le match, s’il a été entendu par le dirigeant ou l’entraîneur, il doit présenter ses excuses. Un sportif, surtout de compétition, et à fortiori de haut niveau, doit apprendre à maitriser ses réactions. Ces mots orduriers , lâchés dans une minute de colère , sont à l’image des déchets que l’on jette à la poubelle de la cuisine ,pour que personne, visiteurs, parents ou enfants , ne puisse en avoir la vue .Les responsables des media devront retenir la leçon . La Presse a ses devoirs dans l’éducation d’un peuple. Et dans le nécessaire respect d’un code de bonne conduite.
3.Toute communauté humaine, pour réussir son parcours, a besoin d’une tête , capable de la conduire, de fixer le cap, de stimuler les énergies et de mobiliser les forces pour atteindre le but. L’avion a besoin d’un pilote. Et d’un pilote méritant la confiance ! Qu’il s’agisse d’une entreprise publique ou privée, d’une communauté locale ou intercommunale, d’une Région ou d’un gouvernement national, sans expérience, sans compétence, sans idées claires, sans coeur et sans volonté à la tête, il ne peut y avoir que doute, flottement et échecs au fil du chemin.
Pour atteindre un but, ou pour marquer des buts sur le terrain de football, il faut que les équipiers se sentent, animés d’un esprit commun, serviteurs d’une cause commune, et motivés par un projet commun. Il faut qu’ils ressentent que leur chef d’entreprise, leur sélectionneur, leur maire, leur porte parole, leur coach, incarne les ambitions de la communauté humaine dont ils portent les couleurs. La Fédération française de football s’est trop installée dans le confort de succès passés, de droits acquis, de victoires remportées par de talentueux passionnés de ballon rond . Il est temps qu’elle se donne les leaders et les représentants que le sport de haut niveau impose à l’échelle des compétitions mondiales .Une équipe de France doit avoir l’ambition, l’enthousiasme, et l’esprit d’équipe que ses dirigeants doivent incarner. C’est une des conclusions à tirer de l’immense déception ressentie par le peuple français, au fil de ces journées de la Coupe du monde en Afrique du sud.
4. La leçon reçue peut et doit être salutaire. Mais l’essentiel est que, à tous les niveaux, les Français la retiennent. La France ne manque pas de capacités, à partir de ses ressources humaines, de l’hexagone et de l’outre mer, ni d’atouts qui doivent la rendre compétitive et qui doivent renforcer l’attractivité de ses territoires, les performances de ses entreprises, tout comme le rayonnement de ses stations touristiques. Nous l’avons vu démontré ce mardi 22 juin encore à Calais au cours d’un forum organisé en la salle des arts du Channel, par les femmes chefs d’entreprise de la Côte d’Opale. Mais ces femmes d’entreprise, comme les responsables de nos Chambres de commerce et d’industrie présents n’ont pas pu ne pas évoquer, ce soir là, à cette rencontre, les défaites successives de l’équipe de France de football.
En démocratie, un peuple a les chefs et les représentants qu’il mérite. A tous les niveaux. Et sur tous les terrains de la vie….C’est la juste loi de la vie .
A notre peuple français et à nos peuples européens, de prendre conscience que la vie est un match, un combat. Et que les victoires imposent une mobilisation des forces, des compétences et des énergies, pour les mériter. A nous aussi de faire comprendre aux générations nouvelles que sans enthousiasme, sans cesse renouvelé autour de projets mobilisateurs, une société se limite à ne plus penser qu’à l’argent, au chacun pour soi .
L’enthousiasme des Africains du sud a offert un contraste salutaire à l’heure de nos débats franco-français …sur l’âge de la retraite. Des débats étouffant tout élan national collectif vers le futur. Attention à ne pas devenir de plus en plus les téléspectateurs des victoires des autres… .Attendant la retraite ou se réfugiant dans celle-ci, comme but suprême de la vie. L.D.


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Coqs de France et mondialisation de l’économie,
Même exigence de jeu collectif !

Impossible, en ces journées de Juin 2010, de ne pas penser prioritairement aux « Bleus » qui vont affronter le Mexique sur la terre d’Afrique du Sud ! Pour avoir vécu des années passionnantes sous le maillot d’équipes nationales, je ressens toujours, à ces rendez-vous mondiaux des stades, l’émotion intime de ceux qui pénètrent sur le terrain, porteurs du maillot marqué du coq de France. Je le sentais battre un peu plus vite, mon coeur, sous mon maillot
rouge ou jaune de gardien de but, quand j’entendais l’hymne national nous figer sur la pelouse de la capitale où nous représentions la France. Rouge ou jaune, parce que la couleur vive attire les yeux du tireur et …le ballon, me disait Benoit Vaucoret, notre masseur fidèle… du Stade Béthunois, champion de France 1949.
Equipe de France universitaire, équipe de France militaire, équipe de France amateur, équipe de France olympique, je conserve dans ma tète, à chaque match international, les noms des villes où j’ai eu à défendre nos couleurs tricolores. Budapest , Bruxelles , Paris, La Haye , Londres , Helsinki, que ce soit en Suisse, à Jersey, au Parc des Princes ou à Boulogne sur mer , tous les matches que j’ai vécus ,en France ou à l’étranger, comme goal des sélections nationales , me font vivre aujourd’hui avec une sensibilité personnelle particulière, chaque prestation de l’équipe de France à tout rendez vous international .
Toute la France aujourd’hui, au milieu des difficultés de la vie, vit l’aventure de la Coupe du monde en Afrique du sud. Et, chaque soir, quel est le foyer où les images de la télé vision n’entrainent pas les téléspectateurs et téléspectatrices de tous âges à participer à la fête de ces populations noires, heureuses et honorées de voir leur pays devenir, un mois durant, le centre du monde ?
Bien sûr, pour que nous soyons plus heureux encore, en France, voudrions-nous que notre équipe de France joue mieux ! Mais, nous vivons, en regardant nos « Bleus », ce que nous vivons au fil des jours et des années en France. Ce qui nous amène à la situation grave d’aujourd’hui.
Si nous voulons marquer des buts, battre le Mexique et redresser notre économie, en relançant d’abord notre vie industrielle, il faut que nos joueurs jouent plus « collectif ». Les Français apparaissent trop individualistes. Et les Allemands nous ont rappelé sur le terrain, par le seul 4 –0 enregistré à ce jour, pourquoi et comment ils sont aujourd’hui les meilleurs en Europe et, certainement, parmi les plus
performants du monde ! Les joueurs allemands ont donné l’exemple d’un jeu d’équipe remarquable. Et plutôt que des chevauchées personnelles aboutissant à l’inefficacité, ils ont su, en étant plus mobiles, déborder par
leurs deux ailes et utiliser le centre, face aux 18 mètres adverses, pour reprendre de volée les meilleurs ballons venant de leur aile gauche et de leur aile droite…et réaliser ainsi le meilleur score de la première semaine de cette Coupe du monde ! Gardien de but, j’ai écrit dans un chapitre de mon livre « L’envie du futur » , que c’est sur les terrains de football, que j’ai compris la nécessité d’associer sur le terrain de la vie… les forces du travail aux forces
du capital et que c’est au centre qu’on peut le mieux gouverner, en utilisant le meilleur des tirs, des idées et des talents qui viennent de la gauche comme de la droite . On ne peut pas se priver d’une aile, ni d’un centre. On a besoin, dans la vie, et dans la compétition économique mondiale, comme dans la coupe du monde de football, de s’inspirer de l’exemple allemand.
N’oublions pas que les Allemands exportent plus et ont de meilleurs résultats parce que leurs
entreprises supportent moins de charges. A droite et à gauche, ils jouent plus collectif et se donnent ainsi le moyen de transformer leur supériorité en victoire.
De même qu’i l faut savoir être très disciplinés, tenaces, intelligents, adroits et même talentueux, en défense, pour ne pas encaisser de buts et pour tirer profit des points marqués en attaque, en les transformant ainsi en victoire, de même faut-il, dans le gouvernement d’un territoire et d’une nation, savoir mettre en application en même temps les idées de liberté et de solidarité, en les conciliant, pour que ce gouvernement remporte la victoire de l’efficacité et de la justice . Efficacité économique, justice sociale.
Coupe du monde de football, mondialisation de la vie économique, même exigence de jeu collectif ! LD


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Le Point du 6juin 2010
L’ascension du génie humain

Les impressionnants espaces portuaires de Singapour nous avaient fait découvrir en 2008 le formidable dynamisme économique résultant du croisement de cinq continents. Ce croisement des races et des ressources humaines, nous l’avons retrouvé en mai 2010 de Dubaï à Abou Dhabi, où le grandiose des mosquées et la spécificité élégante de chaque tour dressant sa tête vers le ciel expriment l’ascension du génie humain.
A Singapour, comme à Dubaï, où ont été crées les deux plus beaux aéroports du monde, notre 21ème siècle révèle qu’il n’est plus fait pour la guerre. Il est fait pour révéler la part de divin qu’il y a dans l’humain. Les murs ne sont plus tolérables en notre temps.
Bien sûr, la richesse est venue des gisements de pétrole. Comme elle est venue du charbon, en notre Nord-Pas de Calais et en d’autres régions de France, au siècle précédent. Mais, charbon ou pétrole, ce sont des sources de vie dont le travail des hommes a su faire un devoir de continuer l’oeuvre de la création.
La richesse dégagée démontre que l’argent est respectable, quand il est créateur. Et quand on voit des milliers de travailleurs venus de l’ile Maurice , de l’Inde, du Vietnam ou des émirats arabes, assurer l’accueil et le service raffiné de touristes ou d’hommes ou femmes d’affaires venus du monde entier en des hôtels à caractère de palais d’Arabie, c’est un sentiment de respect que l’on éprouve. Aussi bien pour les investisseurs, architectes et entrepreneurs à l’origine de ces édifices que pour celles et ceux venus de loin pour y gagner leur pain quotidien, dans l’espoir d’un avenir.
Tous les 30 mètres, les cargos, venus de l’océan indien attendent leur tour pour entrer au port, à Singapour. Le défilé est impressionnant. Et on comprend, au spectacle des espaces et des équipements nécessaires et des containers à extraire des navires, pourquoi nos ports de Boulogne, de Calais et de Dunkerque doivent fusionner d’urgence en un grand port du Nord-Pas de Calais . Mais ce qui frappe les occidentaux, en admirant le port de Dubaï , comme celui de Singapour ou les grands centres commerciaux, c’est l’entretien parfait de l’environnement et de tous les lieux ouverts au public. Ici, la main d’oeuvre semble intégrée dans les équipements, comme un atout les valorisant. Et la politesse asiatique apparait comme une valeur ajoutée.
Mais nous venons de trouver d’autres sujets d’admiration de la part que l’humain peut apporter à un site doté par la nature, en nos régions de France.
La récente découverte de parcs et jardins en Bretagne avec l’association E.B.T.S. présidée par le
touquetto-picard, Patrick Salembier, révèle l’enrichissement que le travail des hommes et la passion de femmes peuvent offrir à un territoire, privé ou public..
C’est pour renforcer l’attractivité du Touquet Paris-Plage que nous avions conçu, sur les 18 hectares reconquis à l’aéroport et entourés de surfaces boisées, un « Espace Nouveau siècle » susceptible d’attirer une clientèle internationale , avec hôtel 4 étoiles , résidence de tourisme, auditorium et jardin des plantes offrant , grâce au travail de nos employés communaux et des experts en topiaires , une oeuvre d’art exprimant la qualité France …
C’est une telle ambition qui doit donner de quoi mobiliser les énergies en Nord-Pas de Calais, comme on le fait ailleurs dans le monde aujourd’hui et de quoi stimuler … dans les nouvelles générations …l’envie du futur. L.D.


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