L’au revoir de Léonce Deprez, Maire honoraire,
à André Loth,
ancien équipier premier du T.A.C.-football

Mon fils Christophe, Président du T .A.C. Football-Cote d’Opale, actuellement aux Etats-Unis, m’a demandé, comme Président d’honneur du T.A.C-football, de traduire les sentiments du Club du Touquet, pour dire au revoir et merci à André Loth.
Celui qui nous rassemble aujourd’hui était demeuré une figure de proue du football au Touquet. J’ai été son co-équipier pendant de belles années sportives que nous avons vécues ensemble sur les pelouses du Centre sportif, et sur les stades du Nord de la France.
Avec d’autres figures demeurées au tableau d’honneur du T.A.C.-Football, et toujours vivantes , Roger Seillier , Claude Guillemant , Bernard Verrier , Robert Petitphar , Auguste Legrand , Jackie Lysik, mais aussi comme Maire honoraire du Touquet , je lui dis merci , André.
Mais je lui dois aussi l’hommage reconnaissant de la Ville du Touquet. André Loth représentait une génération de sportifs qui trouvaient dans le sport et dans le football, en particulier, la joie de vivre, au-delà de la vie familiale et de la vie professionnelle.
Le match de football, c’’était le rendez-vous dominical. Et, ensemble, nous étions heureux et fiers d’avoir donné au Touquet une réputation sportive sur les stades. La pelouse du terrain d’honneur, longtemps bordée d’une petite tribune dont le toit s’envola un jour de tempête, nous l’avons inaugurée ensemble. Et nous l’avons gardée dans les beaux souvenirs de notre vie sportive touquettoise .Cette pelouse magnifique jalousement entretenue par un de nos coéquipiers , Auguste Legrand, et par nos services communaux, nous avons voulu en faire pendant plusieurs années le cadre de belles victoires .Et le T.A.C d’aujourd’hui s’attache à maintenir avec succès le rayonnement sportif du Touquet sur les stades du Nord-Pas de Calais .
André Loth, notre ailier gauche, à la course très rapide, avait été baptisé « La flèche d’or », tant il débordait avec fougue et talent la défense adverse pour réaliser des centres dangereux et marquer souvent, au coté de son co-équipier Auguste Legrand, le but de la victoire .
Aprés le match, nous nous retrouvions , avec nos épouses respectives , au café Delaunay , au café des sports , avec Marcel Desseaux , avec le Président Sueur, avec André Bonvoisin et avec d’autres dirigeants dévoués , dans une atmosphère de fête de famille .
André était un des gais lurons de l’équipe . Et il fut une des étoiles filantes du TAC-Football qui fit honneur au Touquet, en division d’Honneur et en Coupe de France de football.
Mais André Loth incarnait aussi les qualités humaines de la population laborieuse du Touquet. Car Le Touquet est d’abord une communauté humaine de travail.
Si la station séduit et attire , c’est d’abord grâce au travail des employés de nos Services Techniques communaux .André Loth, formé au sein de l’Entreprise Caloin , puis au sein de notre service plomberie de la Commune , devint ensuite un des hommes de base des ouvriers spécialisés de notre lycée Hôtelier.

Chère Annie, dont le nom de famille Fourcroy évoque les années de lancement e t de développement de ces Services Techniques communaux, et au nom des Maires qui m’ont précédé et des municipalités que j’ai conduites, je t e dis Merci, pour ce que toutes les familles du Touquet ont fait, par leur travail quotidien, de notre station des quatre saisons .
Tes enfants Betty et Francky savent que les noms de leurs familles sont respectés , comme bien d’autres , ici présentes en cette église, représentatives de la valeur du travail qu’exprime d‘abord la communauté laborieuse du Touquet-Paris-Plage , depuis la renaissance de la station après la guerre et durant ces cinquante dernières années .
Chère Annie , chères familles Loth et Fourcroy , et vous chers amis et coéquipiers d’André Loth , au nom de tous ceux qui ont vécu la vie de vos familles et qui ont soutenu le courage d’André dans le dernier match de sa vie , qu’il a livré contre des douleurs physiques et morales , je vous dis les sentiments de sympathie de tous ceux qui continueront à perpétuer au Touquet les valeurs du travail et de la camaraderie sportive qu’André Loth a exprimées durant toute sa vie .
Que ses enfants et toute sa famille trouvent dans ce message le témoignage de la solidarité de toutes les familles laborieuses du Touquet et de la grande famille du club dont André sut si bien défendre les couleurs vert et blanc de notre station.
LD.


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Avoir la vision et ne pas succomber au court terme ……….

Je pensais à cette vérité, l’autre soir, vers 19 heures, face au soleil couchant si apaisant, sur la plage du Touquet, après un bain de mer quotidien, si tonifiant. Et … remontaient en moi des réflexions que je vous confie, que suscite la vie des stations touristiques.

Pour faire d’une presqu’île entre Manche et Canche, entre la mer et le fleuve, une station balnéaire, nommée Le Touquet Paris -Plage, il a fallu 100 ans et plus…

Pour faire de cette station balnéaire une station touristique 4 saisons, (de référence à travers la France), il a fallu 40 ans…

Pour faire l’A16, l’autoroute menant de Paris à cette station Le Touquet Paris-Plage et au-delà, jusqu’à Calais et au tunnel sous la Manche, il a fallu 10 ans …

Pour faire de la voie ferrée Paris-Amiens-Etaples-Le Touquet- Boulogne sur mer, une ligne ferroviaire électrifiée, il aura fallu 20ans …

Pour créer sur la ligne ferroviaire électrifiée sous la Manche, une navette autonome Douvres-Calais, il faudra dix ou vingt ans de plus, a dit au terme d’un excellent exposé, le consul de France en Grande Bretagne Bernard Braine, la semaine dernière, à un rendez vous estival de propriétaires touquettois en l’hôtel Westminster .

Si je rappelle ces faits, c’est pour montrer que les grandes œuvres de vie demandent détermination et ténacité, pour se réaliser.

L’essentiel, c’est de vouloir donner une valeur ajoutée aux territoires auxquels on est attaché. C’est-à-dire de les enrichir d’une vie nouvelle et d’un supplément d’âme, de beauté, de ressources humaines, économiques et financières.

Ceux et celles qui, au fil des 4 saisons, ont vécu la progression de la station du Touquet et de la côte d’Opale, doivent veiller à ce que l’œuvre se perpétue et à ce que cette station poursuive son ascension européenne, comme pôle d’excellence de l’économie touristique au nord d e la France.

Il est, à cet égard, plus facile de défaire que de faire. De descendre que de monter .Et la vigilance s’impose pour que, en quelques années seulement, à l’esprit qui a porté les ambitions de la station et de son environnement au niveau de l’excellence, ne se substituent pas des préoccupations de profit électoraliste ou d’intérêts particuliers.

Le mandat électoral est à court terme. La valorisation d’une station et de la région qui l’entoure, est une œuvre de long terme .Il faut avoir ces vérités à l’esprit au fil des ans.

Il faut aussi comprendre que le succès croissant du Touquet a été dû à ce que ses élus ont su comprendre que la rentabilité du domaine communal qu’ils géraient et agrandissaient, ne pouvait être qu’une rentabilité indirecte. C’est l’attractivité, renforcée au fil des ans , de l’environnement , des équipements créés à partir de ce domaine public communal et à partir des évènements animant les quatre saisons, qui attire les investissements privés, les constructions de villas et d’appartements, qui doivent gagner chaque année de la valeur.

Avec les ressources croissantes, liées à l’augmentation du nombre de propriétaires fonciers et immobiliers et au développement des recettes liées à la progression qualitative de la station, la Ville du Touquet peut et doit compléter ses recettes dépendant de ses équipements , pour les ouvrir et les faire vivre toute l’année , par des participations financières annuelles en vue d’assurer l’équilibre des budgets des espaces et équipements communaux qui contribuent à faire son attrait et sa vie .

Un centre tennistique , un hippodrome , un théâtre , une plage, un palais de l’Europe , un stade , équipements de base d’une station ,pour attirer des clients et être ouverts quatre saisons , et pour faire vivre la population communale et intercommunale , doivent être soutenus financièrement par le budget communal , en conséquence de leur fonction sociale et du devoir de promotion touristique de la station. Fonctions que la ville doit assurer dans l’intérêt général en raison de sa vocation économique et sociale dans la vie du Nord-Pas de Calais et dans la vie nationale et européenne. Le but, c’est le développement du travail, des emplois et des ressources que génère la station touristique. Les stations touristiques sont ainsi en première ligne de la continuité de l’œuvre de du Créateur, au 21ème siècle.

J’ai souvent expliqué ces données de base, à travers la France, en fonction de mes responsabilités à la tête des communes touristiques et des stations classées et comme président du groupe d’études « tourisme »à l’Assemblée nationale. Car l’économie touristique doit devenir de plus en plus une source de vie et de croissance, à travers le monde, et tout particulièrement en notre beau pays. Mais il faut comprendre et faire comprendre que le succès, dans la vie, doit se mériter. Pour y aboutir, il faut que l’effort collectif, à partir de chaque communauté humaine, complète les efforts individuels. Il faut que ces efforts individuels convergent dans une dynamique de synergie, dans le sens, bien réfléchi, de l’intérêt général.

Les stations touristiques ont l’avenir qu’elles méritent par l’œuvre commune et les efforts particuliers qu’elles représentent au fil des siècles. C’est ce qui fait d’ailleurs de ces stations, de montagne, maritimes, thermales ou villes d’art et d’histoire, des taches passionnantes pour ceux et celles qui ont conscience que la vie, pour s’épanouir, ne peut être une addition d’égoïsmes.

Léonce Deprez


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Avoir la vision et ne pas succomber au court terme….

Je pensais à cette vérité, l’autre soir, vers 19 heures, face au soleil couchant si apaisant, sur la plage du Touquet, après un bain de mer quotidien, si tonifiant. Et … remontaient en moi des réflexions que je vous confie, que suscite la vie des stations touristiques.
Pour faire d’une presqu’île entre Manche et Canche, entre la mer et le fleuve, une station balnéaire, nommée Le Touquet Paris -Plage, il a fallu 100 ans et plus…
Pour faire de cette station balnéaire une station touristique 4 saisons, (de référence à travers la France), il a fallu 40 ans…
Pour faire l’A16, l’autoroute menant de Paris à cette station Le Touquet Paris-Plage et au-delà, jusqu’à Calais et au
tunnel sous la Manche, il a fallu 10 ans …
Pour faire de la voie ferrée Paris-Amiens-Etaples-Le Touquet- Boulogne sur mer, une ligne ferroviaire électrifiée, il aura fallu 20ans …
Pour créer sur la ligne ferroviaire électrifiée sous la Manche, une navette autonome Douvres-Calais, il faudra dix ou vingt ans de plus, a dit au terme d’un excellent exposé, le consul de France en Grande Bretagne, la semaine dernière, à un rendez vous estival de propriétaires touquettois en l’hôtel Westminster.
Si je rappelle ces faits, c’est pour montrer que les grandes oeuvres de vie demandent détermination et ténacité, pour se réaliser.
L’essentiel, c’est de vouloir donner une valeur ajoutée aux territoires auxquels on est attaché. C’est-à-dire de les enrichir d’une vie nouvelle et d’un supplément d’âme, de beauté, de ressources humaines, économiques et
financières. Ceux et celles qui, au fil des 4 saisons, ont vécu la progression de la station du Touquet et de la côte d’Opale, doivent veiller à ce que l’oeuvre se perpétue et à ce que cette station poursuive son ascension européenne,
comme pôle d’excellence de l’économie touristique au nord d e la France. Il est, à cet égard, plus facile de défaire que de faire. De descendre que de monter .Et la vigilance s’impose pour
que, en quelques années seulement, à l’esprit qui a porté les ambitions de la station et de son environnement au niveau de l’ excellence , ne se substituent pas des préoccupations de profit électoraliste ou d’intérêts particuliers.
Le mandat électoral est à court terme. La valorisation d’une station et de la région qui l’entoure, est une oeuvre de long terme .Il faut avoir ces vérités à l’esprit au fil des ans.
Il faut aussi comprendre que le succès croissant du Touquet a été dû à ce que ses élus ont su comprendre que la rentabilité du domaine communal qu’ils géraient et agrandissaient, ne pouvait être qu’une rentabilité indirecte.
C’est l’attractivité, renforcée au fil des ans , de l’environnement , des équipements créés à partir de ce domaine public communal et à partir des évènements animant les quatre saisons, qui attire les investissements privés, les constructions de villas et d’appartements, qui doivent gagner chaque année de la valeur.
Avec les ressources croissantes, liées à l’augmentation du nombre de propriétaires fonciers et immobiliers et au développement des recettes liées à la progression qualitative de la station, la Ville du Touquet peut et doit compléter ses recettes dépendant de ses équipements , pour les ouvrir et les faire vivre toute l’année , par des participations financières annuelles en vue d’assurer l’équilibre des budgets des espaces et des équipements communaux qui contribuent à faire son attrait et sa vie .
Un centre tennistique , un hippodrome , un théâtre , une plage, un palais de l’Europe , un stade , équipements de base d’une station ,pour attirer des clients et être ouverts quatre saisons , et pour faire vivre la population communale et intercommunale , doivent être soutenus financièrement par le budget communal , en conséquence de leur fonction sociale et du devoir de promotion touristique de la station. Fonctions que la ville doit assurer dans l’intérêt général en raison de sa vocation économique et sociale dans la vie du Nord-Pas de Calais et dans la vie
nationale et européenne. Le but, c’est le développement du travail, des emplois et des ressources que génère la station touristique. Les stations touristiques sont ainsi en première ligne de la continuité de l’oeuvre de du Créateur, au 21ème siècle.
J’ai souvent expliqué ces données de base, à travers la France, en fonction de mes responsabilités à la tête des communes touristiques et des stations classées et comme président du groupe d’études « tourisme »à l’Assemblée nationale. Car l’économie touristique doit devenir de plus en plus une source de vie et de croissance, à travers le monde, et tout particulièrement en notre beau pays. Mais il faut comprendre et faire comprendre que le succès, dans la vie, doit se mériter. Pour y aboutir, il faut que l’effort collectif, à partir de chaque communauté humaine, complète les efforts individuels. Il faut que ces efforts individuels convergent dans une dynamique de synergie, dans le sens, bien réfléchi, de l’intérêt général.
Les stations touristiques ont l’avenir qu’elles méritent par l’oeuvre commune et les efforts particuliers qu’elles représentent au fil des siècles. C’est ce qui fait d’ailleurs de ces stations, de montagne, maritimes, thermales ou villes d’art et d’histoire, des taches passionnantes pour ceux et celles qui ont conscience que la vie, pour s’épanouir, ne peut être une addition d’égoïsmes. LD


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Trois personnalités
diffuseuses de soleil d’été

Bernard Giraudeau, Françoise Hardy, Patrick Sébastien…
Trois figures de notre temps que la télévision, profitant des vacances de ses producteurs, nous a fait mieux connaître en ces nuits de juillet 2010…
Le premier, parce qu’il nous a quittés, en préparant ses adieux en plusieurs émissions émouvantes de vérité…
Les deux autres, comme pour nous révéler la qualité de leur personnalité, au delà de leurs chansons et des scènes qui sont le cadre trop fermé de leur vie …
Giraudeau, le beau gosse venu de La Rochelle et de l’ile de Ré, comme pour souffler sur notre temps l’air pur des vents marins…Et pour enrichir notre vie. Et pas seulement celle d’ Annie Duperey , sa brune première épouse , mais celle de tous ses contemporains. En donnant l’illustration de la vérité Hugolienne, toujours à retenir d’un siècle à l’autre …
« Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent » …Pour Giraudeau, la vie fut une lutte jusqu’au bout de son chemin, contre le cancer. Mais ce qui fut remarquable en lui , c’est qu’il le vécut , ce chemin, sans s’obséder sur lui-même, en regardant les autres et pour offrir aux autres du bonheur de vivre , à travers ses films, ses ouvrages, ses œuvres …Il savait que ses jours étaient comptés et que le cancer rongeait ses forces. Et palissait son visage, au fil des étapes de son combat. Mais il sut demeurer beau jusqu’au bout de sa vie. Merci, Bernard Giraudeau, de ce bel exemple donné à ceux qui ne pensent qu’à eux, à l’argent qu’ils peuvent cumuler ou au pouvoir qu’ils peuvent s’attribuer pour dominer les autres …
Françoise Hardy, elle, c’est l’exemple de la simplicité, d’une fraicheur toujours renouvelée à travers son physique , ses chansons, sa pensée .Ils ont pourtant au moins trois fois vingt ans , les traits de Françoise Hardy. Et ses cheveux, coiffés aujourd’hui à la garçonne, sont devenus blancs. Mais la pureté du son de sa voix semble le cadeau qu’elle offre à tous ceux qui ont aimé… toutes » les filles de son âge » auxquelles elle continue de nous faire penser …
La simplicité, c’est à cette qualité que l’on juge la personnalité des grandes dames qui ont su marquer leur temps. Françoise Hardy demeure ainsi un modèle d’actualité. Elle ne vieillit pas .Elle ressemble aux femmes qui, s’inspirant de son charme naturel, continuent de nous séduire, en nous offrant la fraîcheur du sourire de leurs vingt ans.
Patrick Sébastien, lui, en homme de scène et en bête masculine, c’est tout l’opposé de Françoise Hardy. Mais il mérite aussi notre sympathie, pour tout ce qu’il donne de lui, sans penser accaparer pour lui seul les suffrages des téléspectateurs.
C’est le tempérament d’un surdoué des scènes, aussi différent d’un homme du Nord que Fillon, l’homme de l’Ouest, l’est de Sarkozy, l’homme venu de l’Est …Mais Sébastien dévore la vie au point de vouloir vivre plusieurs vies en lui. Longtemps, il aima emprunter, au point de se confondre en eux, le visage et le talent des autres. Mais il semble désormais qu’il éprouve le désir de se faire mieux connaître. Et de se faire aimer pour tout qu’il a en lui. Au point où il en est, comme Barbara le chantait au public , à avouer : « Mon véritable amour, c’est vous ! «
En vérité, ces grands talents qui occupent les scènes et les émissions de télévision ont une vraie philosophie. Ils savent que leur popularité est éphémère .Et que la conquête du public doit se mériter. Et qu’elle demande beaucoup d’efforts et de sacrifices.
Il faudrait qu’ils inspirent davantage ceux qui veulent faire carrière, à tort, dans la politique. Et qu’ils parviennent, en tout cas, à les convaincre que l’on ne peut recevoir, dans la vie, que ce que l’on donne. Léonce Deprez


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Un besoin de pureté

196.000 euros. C’est le montant de la facture de la prestation d’Usain Bolt pour le 100 mètres du 16 juillet sur la piste aux étoiles du Stade de France. En 2009, elle était de 154.000 euros …
Un « intermédiaire » a dû se glisser entre l’athlète et les organisateurs pour alourdir la note.
A ses côtés sur la piste, le premier des Français à être descendu sous les 10 secondes s’est visiblement contracté et n’a pu nous offrir qu’une 5ème place, en 10 secondes 09. A 20 ans, le jeune Christophe Lemaitre a avoué avoir ressenti la pression des media et de l’enjeu représenté par l’argent engagé… Le grand Jamaïquain, à la foulée majestueuse, non content de n’avoir fait que 9’’84, a tenu à préciser, lui, qu’il n’aimait pas courir seulement pour de l’argent …Il n’ira donc pas courir au prochain meeting à Londres. Pourvu qu’il dise vrai ! Et que les jeunes l’entendent !
Si j’évoque, en ce juillet de soleil d’or, ces questions d’argent, c’est parce que les Français ressentent en eux la place excessive insipide que l’argent tient en notre monde … Ils font le constat que ce monde se trouve , de plus en plus, y compris en arrivant dans les rues du Touquet et en voulant y stationner leur voiture, soumis au pouvoir de l’argent ….Si au moins, c’était la sécurité d’un parking souterrain qui leur était offerte, comme il avait été prévu, en 2008, sous la place voisine du centre-ville, sur le front de mer de la station des quatre saisons !
L’argent, en effet , doit demeurer un moyen de vivre et de financer des investissements privés
et publics . . . Et ne doit pas être une fin en soi…. Or que constate- t-on ? L’actualité de ces semaines de juillet a regorgé de nouvelles et de feuilletons liés à des rémunérations et à des dépenses publiques ou privées heurtant le bon sens populaire. Ceux et celles qui triment pour gagner leur vie ne peuvent ni comprendre ni admettre les dépenses ni les gains dépassant des mesures telles que l’idée est venue de faire du feuilleton de cet été un film de cinéma.
La liberté, en vérité, ne peut être un socle du pacte républicain que si elle est associée, en notre 21ème siècle, au mot de solidarité et au mot de justice. Les rapports entre le pouvoir et l’argent demandent donc à être revus et corrigés, si notre démocratie française veut demeurer un modèle de société. Ou le redevenir.
Certains des leaders africains, dont la présence le 14 juillet, place de la Concorde, devait avoir un caractère symbolique, devraient avoir en eux mauvaise conscience, en se retrouvant à Paris propriétaires de beaux immeubles, acquis par achat direct ou indirect ou par héritage présidentiel paternel !
Il est essentiel qu’ils trouvent chez nous le bon exemple dans la conduite des peuples… Il est donc urgent d’écrire, au niveau de nos Républiques européennes, une charte déontologique susceptible d’éclairer les démocraties naissantes et de faire réfléchir les élus, à tout niveau, sur la notion de service désintéressé des populations dont ils revendiquent les suffrages .Une charte exprimant le respect de la rigueur morale dont doit faire preuve tout détenteur de pouvoir dans la conduite des populations , des communes , des régions, des nations, comme dans la conduite des entreprises .Si l’on veut que l’autorité soit respectée , il faut qu’elle soit respectable . Attention, en effet ! Il n’est pas exclu de penser que les manifestations consternantes de violences individuelles ou de groupes révoltés, évoqués si tragiquement par certains faits divers cette année puissent être, partiellement au moins, les conséquences nauséabondes, en bas, de dérèglements et de convoitises dont il arrive que le haut soit le reflet !
Le besoin de pureté que le morceau de ciel bleu de ces récentes journées d’été vient de symboliser en notre ciel de France devient une exigence ressentie par les citoyens à l’égard de ceux qui ont l’ambition de les représenter. Les nouvelles générations expriment, très majoritairement, cette exigence. C’est tant mieux ! L.D.

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Nous étions tous espagnols !

…Tous, ou presque tous, devant nos écrans de télévision, dimanche 11 juillet, à l’heure du
match de la finale de la Coupe du monde de football en Afrique du sud. Et après ce match…
pour fêter la victoire.
Pourquoi ?
Je pense répondre très franchement à la question, ce mercredi 14 juillet. Comme un vrai Pas
de Calaisien. ..Mais aussi, je crois, en interprète de tous ceux et celles qui, fidèles à la lecture
de ce Point hebdomadaire, aiment se retrouver à travers les messages que je leur envoie, chaque semaine. Et pour certains d’entre vous, depuis très longtemps.
Nous avons besoin de nous passionner. Or , le football, en offrant un spectacle qui unit la tête,
les jambes et le coeur, réussit, au plus haut niveau de la performance humaine collective, à
unifier dans une même enceinte, ou sur l’écran d’un même match mondialisé, des millions de
regards dans un même objectif : le but de la victoire .
Mais il ne s’agit pas seulement de voir gagner l’équipe dont on se sent le plus proche. Il s’agit
de participer à une joie collective. Il s’agit de partager l’expression d’une même émotion, le temps d’un rendez-vous qui rassemble des centaines de millions de visages masculins et féminins de peuples différents. C’est bien là le miracle du football. La magie de ce sport devenu une des joies du monde.
Pourquoi nos regards et nos espoirs se tournaient –ils, plus unanimement, vers les espagnols ? C’est peut-être parce que, comme l’Histoire nous l’a appris, en remontant son cours, nous sommes nombreux à nous sentir, sur les places de certaines de nos villes, à travers les yeux de tant de jolies filles, le tempérament de tant de nos familles, et le nom même que nombre d’entre nous portons, des origines espagnoles … Mais ce 11 juillet 2010 , c’est l’Europe que nous applaudissions en nous , quand se déployait sous nos yeux le jeu collectif remarquable des Iniesta, Xavi, Pedro et autres enfants formés aux écoles du ballon rond de Barcelone, de Madrid , de Séville ou de Valence…
Comme le disait, au lendemain de leur victoire, Laurent Blanc, le « libero » de l’équipe de
France , de France victorieuse de cette même Coupe du monde en 1998, c’est la joie de vivre et
le plaisir du jeu collectif qu’il faut réapprendre à la France. Un jeu collectif, fruit d’une volonté
commune de donner le maximum de ses forces pour faire triompher ses couleurs…
Mais, pour avoir vécu tant de matches sur les pelouses de nos stades, y compris sous le maillot d’équipes de France, je peux affirmer que c’est le même moral, le même esprit qu’il faut sur le terrain ou sur la piste des stades que dans le cadre de nos entreprises industrielles ou commerciales ou artisanales et sur les territoires de nos régions où des élus doivent façonner l’avenir des populations dont ils ont reçu le mandat de la conduite vers leur futur .
Que ce soit sur le terrain de football ou dans la vie de tous les jours, au fil des quatre saisons de l’année et au long d’une décennie, pour gagner, il faut des capitaines d’équipes et des coéquipiers désireux de jouer un jeu commun, de réaliser des projets ambitieux en commun , de ne penser qu’à l’intérêt général et non à se servir, pour aboutir au but de la victoire. Ils nous ont fait du bien, nos espagnols, en donnant une belle leçon d’élégance dans leur comportement et d’efficacité dans leur jeu d’équipe. Et c’est pourquoi, comme européens espérant voir l’Union européenne assurer son avenir dans la compétition mondiale, nous nous sentions tous un peu espagnols dimanche devant le spectacle offert en Afrique du sud, avant et après la victoire des nouveaux champions du monde. L.D.


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Le seul guide en démocratie : l’intérêt général

Rien de tel que de nous évader vers « la dame du lac », dans le cadre prestigieux de l’Opéra de Paris, sous l’inspiration romantique de Gioacchino Rossini, pour parvenir à nous libérer de l’actualité morose de ce début juillet 2010. Cette « dame du lac « , au nom d’Elena, un roi et un chef montagnard rebelle, en sont tombés, successivement, amoureux. Et son histoire nous rappelle que l’amour est finalement le thème le plus envoûtant pour inspirer les grands musiciens ou les meilleurs auteurs ou acteurs à travers les siècles, de Corneille et Racine à Rossini… et à ce grand Laurent Terzieff qui vient, hélas, de nous quitter.
Jusqu’à notre 21ème siècle, pour attirer notre monde en vraie crise de dépression, il faut cette dame du lac, sa féminité séduisante et sa voix d’or. Et Il faut nous faire rêver d’amour pour nous faire oublier le mur de l’argent qui sépare désormais Madame Bettencourt et sa fille …et les péripéties politiques gouvernementales qui résultent du feuilleton dont elle est involontairement à l’origine .
L’argent ne fait pas le bonheur. Et il contribue même parfois à voir des secrétaires d’Etat amenés à être démissionnés pour les usages abusifs qu’ils en ont fait. Sans s’en rendre compte, sans doute … . Mais la malheureuse histoire vécue par mes deux anciens collègues, évincés du gouvernement, semble faite surtout pour tenter de calmer la Presse … en train de découvrir la nécessité de rétablir une frontière morale et éthique entre les fonctions politiques et les intérêts financiers des particuliers . Une frontière trop effacée et brouillée depuis quelques années…
Eric Woerth, qui a été pendant cinq ans mon voisin de rang à l’Assemblée nationale, est certainement un honnête homme, méritant estime et respect. Et je peux l’affirmer, sans que ces qualificatifs soient seulement inspirés par mon amitié envers le maire de Chantilly.
Mais, sans mesurer suffisamment les conséquences du cumul de ses fonctions, il s’est trouvé piégé par le mélange des responsabilités qu’il s’est vu assumer, et dont son parti et son Président, candidat, lui, à l’élection présidentielle, devaient évidemment tirer profit.
Je pense ainsi résumer la cause réelle , mais claire , du méli-mélo médiatico- politique dont les Français sont nourris, à longueur de colonnes et d’émissions de télévision , en ces premiers jours de juillet .
Mais il ne faut pas croire que de tels risques de confusion et de problèmes ne se révèlent, au fil des mois, qu’au niveau national. La vigilance doit être rigoureuse à tout niveau où le pouvoir économique et le pouvoir politique exigent une indépendance totale par rapport au pouvoir de l’argent. Un pouvoir de l’argent dont Mitterrand avait raison de dire, et il était bien placé pour l’éprouver, qu’il était, souvent, sournoisement corrupteur.
Le seul moyen d’éviter la confusion d’intérêts et des genres, comme on dit, c’est de ne pas transiger avec la ligne de vol que tout pouvoir public doit adopter : celle dont le but est l’intérêt général, le bien commun.
Les juges suprêmes de l’intérêt général, en démocratie, c’est selon l’étymologie même du mot, le peuple . Le peuple des citoyens et des citoyennes.
C’est pourquoi, quand le peuple se rend compte, par exemple, en sa commune, qu’une chaussée nouvelle va être percée, dans une avenue d’allure royale, pour satisfaire des intérêts financiers particuliers, la population doit dire Non ! C’est le cas, en cet été 2010, au Touquet Paris-Plage. Et l’avenue à respecter s’appelle pourtant De Gaulle !
Le respect mérité par Madame Bettencourt et par Eric Woerth imposent, prioritairement, comme le respect dû à tout responsable économique et politique, en toute République, le respect de l’intérêt général. C’est lui, l’intérêt général, clairement exprimé pour tout projet et toute décision, de portée publique, qui garantit la différence à maintenir dans les propositions et les comportements entre servir et… se servir . L.D.


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