Vouloir vivre la démocratie désormais
à l’échelle de notre union européenne

Notre monde demande aux gouvernants, à tout niveau, beaucoup de réflexion et moins de déclarations électoralistes. Car à force de vouloir communiquer pour attirer des voix ou des pourcentages de sondages en plus, ou essayer d’en récupérer, on aboutit à ne plus être crédible. Et mon adjoint Jean Gillet, qui avait travaillé à mes côtés à préparer le P.L.U (Pan Local d’Urbanisme) de la Ville du Touquet, l’a rappelé opportunément au Touquet , la semaine dernière, en évoquant un exemple fâcheux de déclaration non sérieuse . Il faudra en revenir, au Touquet, à ce P.L.U.que nous avions préparé, de 2001 à 2008, dans une vision commune européenne .Une vision partagée par une équipe municipale pendant six ans , unie autour
d’une ambition commune pour notre station des quatre saisons. Une station touristique unique en son genre dans le Nord de la France. Et fidèle à l’esprit de ses fondateurs.
Le parler vrai au niveau local doit être aussi, et de plus en plus, une exigence au niveau national et européen .
Exemple : ils font sourire les gens qui travaillent sérieusement les problèmes de notre vie économique, ceux qui, aujourd’hui, vitupèrent contre les marchés. Ils oublient que, si les marchés ont pris tant de pouvoir, au point de nous faire trembler, et de faire vaciller notre euro, c’est parce que nos Etats européens ont eu de plus en plus besoin d’emprunter pour compenser le manque de ressources financières excédentaires provoquées annuellement par leurs déficits.
C’est, en provenance des Etats étrangers, que des capitaux disponibles ont progressivement acheté, comme on dit, de la dette grecque, espagnole, et même de plus en plus française, au fil des ans , pour en tirer des taux d’intérêt rémunérateurs. Ces taux étaient raisonnables, ces dernières années. Ils ont cessé de l’être. Car les déficits se sont accumulés… .L’argent emprunté
est donc devenu de plus en plus cher. Par peur du risque de ne pas le voir remboursé. D’où l’angoisse qui nous saisit. Après avoir saisi les professionnels de la finance… dont les banques qui n’ont pas hésité à être complices pour faire de l’argent.
Les Américains ont usé et abusé de ces déficits et de ces emprunts pour payer leur désastreuse guerre d’Irak, et c’est la Chine qui est devenue la créancière des U.S.A. Mais il y a des limites qui entraînent les sonnettes d’alarme. ! Les cours de bourses les font résonner. Jusqu’ à faire peur, enfin, aux gouvernants …
Tout cela ne se ressentait pas trop, tant que la croissance économique parvenait à dégager, chaque année , des richesses en plus , des emplois à travers le monde et , chez nous , en Europe .
Mais on a été trop loin aux U.S.A. d’abord, puis en Europe du Sud, au point où les Banques ont du faire appel aux Etats pour disposer des capitaux nécessaires. Si bien que les Etats, en Europe, à force de cumuler les déficits, ont du faire appel à notre Union européenne, pour qu’elle vienne à leur secours . Au point où notre monnaie commune, l’euro, perde elle -même sa crédibilité et où cet euro qui nous a protégés risque lui-même de s’effondrer.
Il a donc fallu que nos Etats européens se décident, en tardant trop, à se donner une volonté commune de redressement, en mobilisant 750 milliards d’euros pour rendre confiance aux préteurs à travers le monde , qu’ils soient américains , chinois ,
japonais ou européens . Les Français, tout particulièrement, ont manqué de gouvernants leur disant que c’était leur endettement croissant qui avait provoqué le recours à des emprunts nationaux pour équilibrer leurs budgets de fonctionnement .Et la domination progressive des prêteurs. Ces préteurs qui ne prêtent qu’aux riches.
Heureusement pour nous, nous étions encore classés parmi les riches. Contrairement à la Grèce .Et à l’Espagne et au Portugal. Deux pays qui ont abusé, en développant leurs activités immobilières, de l’attrait de leur soleil et qui ont oublié les leçons de leurs succès en football.
Les Espagnols auraient du comprendre que le foot peut être un exemple à suivre. Au niveau gouvernemental national, ils ont vécu trop de déficits annuels et croissants. Ils ont ainsi perdu la confiance des prêteurs.
Pour attirer les foules qui viennent à Barcelone ou à Madrid applaudir Messi et ces deux formidables équipes qui viennent d’élever le football au niveau d’un grand art , source de victoires et de regards admiratifs à travers le monde , il a fallu que leurs deux équipes remarquables gagnent des points, chaque année, et assurent, à chaque match, une marge importante de buts , entraînant des victoires et , à partir d’elles ,la confiance de leur public et des investisseurs qui financent ces deux clubs.
Comme les clubs, comme les entreprises, les Economies nationales doivent mériter la confiance des investisseurs et des prêteurs. Mais attention ! Ce n’est pas avec de la décroissance qu’ils la gagneront ! Il faut donc viser le juste milieu… entre jouer l’attaque, c’est à dire la croissance, et le marquage de buts … et la discipline défensive, en réduisant nos déficits, c’est-àdire en prenant moins de buts et en perdant moins de points chaque année dans la compétition mondiale .
En vérité, Il faudra en venir, pour tenir bon dans le championnat mondial des prochaines années, à comprendre que notre salut, notre lutte finale, notre victoire finale, imposera de gagner et de retrouver la confiance demain au niveau de notre Union européenne, et non plus, chaque peuple , au niveau de nos Etats-Nations. La Coupe du monde économique, sociale et financière, c’est au niveau de notre Union européenne que nous pouvons désormais la jouer et nous donner des chances de la gagner .
Autrement dit , ou bien nous nous enfermerons , chaque nation , dans nos déficits et dans notre endettement, donc dans un déclin certain, faute de compétitivité et de moyens financiers , ou bien nous donnerons à nos générations nouvelles la perspective de redevenir gagnantes dans la compétition difficile du 21ème siècle , en devenant de véritables Etats-Unis d’Europe . Il faut à notre Union européenne une gouvernance économique et politique commune. Alors, nous n’aurons plus à craindre la domination des marchés. ..Et nous pourrons sauver notre Union monétaire.
Il faut avoir le courage, aujourd’hui de le dire et de le vouloir. Au nom de nos peuples d’Europe, s’ils veulent rester souverains, comme le veut la Démocratie. Et si ces peuples sont capables de vouloir vivre cette Démocratie, désormais, à l’échelle de notre Union Européenne.
De quoi, non pas nous plaindre, mais au contraire nous donner….. l’envie du futur. L.D.


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9 mai 1950-9 mai 2010

un 60è anniversaire d’une grande actualité
Nous n’étions malheureusement que cent, dimanche 9 mai, au Palais de L’Europe du Touquet. Il mérite son nom, ce Palais, avec ses salons Robert Schuman et Konrad Adenauer, baptisés dans la même vision du futur par des municipalités imprégnées de la vocation européenne de la station.
Le docteur Olivier Carreau, un esthète parisien de Tigny-Noyelle, initiateur du rendez-vous, y avait certainement pensé ; en nous offrant, un 9 mai 2010, deux heures musicales de haut niveau, sublimées par lavoix de Marie- Christine Barrault, il nous faisait penser que nous vivions à cette occasion le soixantième anniversaire de l’appel historique de Robert Schuman.
Au côté de Konrad Adenauer et de Jean Monnet, le 9 mai 1950, en effet, dans le salon de l’Horloge du Quai d’Orsay, Robert Schuman proposait à l’Europe de s’unifier et de mettre fin à un siècle de guerresfratricides. Il ouvrait aux nations européennes la voie de soixante années de paix et de progrès économique et social. La voie d’une prospérité continue et croissante, jusqu’à ces dernières années d’une crise mondiale venue d’Amérique sous la pression coupable d’un capitalisme déshumanisé. La voie d’une libre circulation des personnes et des produits.
La voie d’une monnaie commune, pour douze nations postées en avant-garde, qui facilite la vie et les échanges entre les peuples et qui protège des crises monétaires du passé. ..
Robert Schuman et Konrad Adenauer avaient voulu commencer cette unification de l’Europe par une exploitation commune du charbon et de l’acier. Formidable défi relevé. Formidable acte de foi, que nous avons vécu, intensément, dans le Nord-Pas de Calais.
Nous pensions à ces années de combat pour la vie en écoutant dimanche les sept dernières paroles du Christ en croix, évoquées en un oratorio de Joseph Haydn, conçu en 1787 sous forme de neuf mouvements de quatuor à cordes .Et cette musique trouvait son prolongement à travers les cordes sensibles qui font la force première de l’âme en tout être humain, de siècle en siècle.
Les sept paroles du Christ en croix, évocatrices de la souffrance humaine, demeurent perçues sur tous les continents de notre monde. Et Marie-Christine Barrault sut nous le rappeler à travers le texte de Michel Serres, en jouant de ses talents de grande dame du théâtre français.
Mais nous devons retenir le message des fondateurs de notre Union européenne et cesser de n’ouvrir les yeux et les oreilles des générations nouvelles que sur le noir des nuages venant d’Irlande ou de Grèce …
Il était temps qu’ils réagissent en héritiers responsables de notre Union Européenne, les gouvernants d’aujourd’hui des Etats-Nations, dont les tergiversations depuis quatre mois, face à la crise grecque, démontrent qu’ils n’ont pas encore suffisamment compris que leur puissance commune, c’est désormais l’Europe !
Il était temps qu’ils comprennent que leur devoir, c’est de donner à l’Europe une gouvernance économique, pour assurer la stabilité et la solidité de l’euro. Et il est temps qu’ils donnent à leur Union une gouvernance politique permettant à l’Europe de rappeler ce qu’elle représente en ce nouveau siècle.
Pour rendre confiance en notre euro et en l’avenir de l’Union Européenne, rappelons donc que cette Union, avec ses 27 nations et ses 500 millions d’habitants, c’est 22,6% du P.I.B. mondial, devant les U.S.A., 21%. Cette Union, c’est la 1ère puissance économique du monde dont six des Etats- membres figurent dans la liste des
pays les plus riches en P.I.B. par habitant. Nous avons encore des points faibles. Mais pour sortir de notre faiblesse, par rapport aux autres puissances en marche, il nous faut passer de l’addition d’Etats à gouvernance seulement nationale, à une Union d’Etats- nations à gouvernance européenne.
Je concluais récemment à la frontière de la Somme et du Pas- de- Calais, à Nempont- Sain t Firmin, une conférence devant les clubs du Lionisme international à ce sujet, en lançant un appel aux consciences. Je le résume ici : « Il nous faut donner à notre Union Européenne un idéal démocratique ! Comment ? En commençant par vouloir redonner un sens à la politique : celui de l’intérêt général et du bien commun. Un sens trop souvent étouffé par les individualismes et les arrivismes politiciens. En voulant aussi régénérer la démocratie, pouvoir du peuple, trop souvent accaparé par d’autres pouvoirs, dont celui de l’argent ou celui d’appareils partisans.
La démocratie, il faut, dès l’école, dans nos collèges, nos lycées et nos universités, en faire réapprendre le sens. Et les qualités humaines qu’elle impose à ceux et celles qui veulent la servir et l’honorer. » LD


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Le bel exemple de Gravelines
Pour un développement durable au niveau européen

Avec effarement et consternation, nous venons de le voir confirmé sur un premier panneau… En dépit de l’intervention de mon ancienne adjointe Nathalie Herbaut, faisant comprendre en Conseil municipal, tout récemment , que débaptiser le Palais de l’Europe du Touquet, pour lui donner un nom commun, était impensable, on voit aujourd’hui Le Touquet tourner le dos à l’avenir .
Ils ont oublié que c’était l’Europe qu’il s’agissait d’attirer au Touquet Paris-Plage, ceux qui s’entêtent à commettre cette faute.
Ils ont oublié que les municipalités précédentes avaient voulu, au bout d’une avenue De Gaulle, à
travers ce bâtiment « art-déco » d’avant- guerre, aménagé et acquis par la Ville, donner à la station touristique du nord de Paris la dimension convenant à sa situation géographique et à sa vocation de trait d’union européen.
Nous avions voulu au fil des ans entreprendre de faire du Touquet un point fort européen de la Région Nord-Pas- de- Calais. En donnant de grands noms de bâtisseurs de notre Union européenne aux salons de ce Palais, au côté des noms de Molière et de Shakespeare attribués aux salles ouvertes aux débats et à la vie culturelle, la Ville du Touquet s’était postée à la pointe du futur. La clientèle européenne se sentait chez elle .Et d’autres étapes devaient suivre, avec le concours de groupes privés avec lesquels j’étais en contacts pour des investissements décisifs. Il est évident que débaptiser ce Palais, aux dimensions très humaines, et dont le même nom de Palais de l’Europe n’a été choisi, dans la moitié Nord de La France, que par la Ville de Strasbourg, amènera la population touquettoise et les propriétaires qui ont investi au Touquet, à rendre demain à ce Palais le nom qui l’honore et qui honore le Nord-Pas de Calais .Mais Il n’est pas trop tard pour empêcher d’officialiser cette bêtise. Je doute par ailleurs que ce changement de nom qui se traduit par une banalisation soit porteur d’une nouvelle clientèle dite d’affaires !
On comprend d’autant moins une telle erreur de jugement que La Ville du Touquet s’est postée , depuis quarante ans, avec l’appui de son Mouvement Européen, toujours très actif , et à travers ses jumelages , à la pointe des efforts à faire et des rencontres à organiser pour construire l’Europe du peuple européen et pour devenir une des premières stations touristiques du Nord-Ouest de l’Europe .
Territoire aimé des Anglais, mais aussi des Belges, des Néerlandais, Le Touquet est appelé de plus en plus à devenir un Davos et un site de grands concerts et de réunions internationales pour une clientèle européenne… Notre projet, préparé depuis quinze ans , était de réaliser demain, en ambition régionale, avec le soutien du grand chef d’orchestre lui-même, et de l’architecte lillois , Pierre –Louis Carlier, un auditorium qui fait cruellement défaut actuellement sur le littoral, qui aurait eu pour nom Jean –Claude Casadesus ,en amont du futur Port Nature Canche Etaples –Le Touquet.
Le Touquet – Paris- Plage mérite, en effet, de voir dans le futur son nom s’élever au niveau des principaux rendez-vous européens .Comme l’avaient déjà conçu les fondateurs franco-britanniques de la station, bâtisseurs de grands hôtels et d’un Hôtel de Ville à leur niveau …dans un environnement séduisant entre mer et forêt.
Ces équipements touristiques et culturels de haut niveau, conçus par la municipalité précédente , pour faire vivre et rayonner notre Pas de Calais littoral, paraitront d’un coût bien modeste pour la France et pour l’Europe , par rapport aux milliards d’euros que l ’Union européenne s’est enfin décidée à prêter à la Grèce pour la sauver de la faillite ! D’autant plus que Le Touquet est une valeur sûre, vitrine d’avenir de la Région, susceptible d’attirer des groupes d’investisseurs privés et justifiant un soutien financier public et privé. Nous étions sur le point d’aboutir en 2008……..
Non loin de nous d’ailleurs , le Nord-Pas de Calais a montré à Gravelines qu’un investissement de niveau régional et national, avec un stade nautique qui sera unique en France , était la voie d’avenir à suivre pour donner à la Côte d’Opale l’avenir européen que sa situation géographique et son attrait lui permettent d’ambitionner dans le futur dans la compétition mondiale .
Si vous doutez, allez voir la belle démonstration donnée à une heure de route ! Quand des maires se succèdent, avec la même volonté, en suivant la même ligne, et quand ils ont le courage de leurs ambitions pour leur station, c’est leur commune, leur communauté de communes et leur région qui gagnent et qui assurent leur avenir et celui de leurs populations. L D


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D e la forêt de Soignes…à la forêt du Touquet,
un même mariage d’amour !

La baronne Guy de Béthune est d’origine autrichienne. La maison ancienne face au parc où elle nous reçoit, porte la signature de la date de sa construction en style renaissance flamande à un jet de pierre de Courtrai : 1655. Nous y retrouvons en Belgique notre Lys, irriguant, à l’heure de ses débordements, un havre romantique de paix où on se sent devenir Chateaubriand ouMusset.. On comprend que les Jésuites avaient choisi de venir ici puiser chaque année de nouvelles forces spirituelles au 18ème siècle……
Quand je dis au propriétaire des lieux, Guy de Béthune, que parmi ses visiteurs, il y a quatre personnes nées à… Béthune, il nous évoque que c’est le lin qui fut à l’origine de la réussite de sa famille. Et que son anoblissement est lié à ses succès dans la production de toile de lin.
Mais à l’époque, la religion, plus que l’argent, suscitait bien des vocations. Et ses trois frères le prouvèrent … qui avaient choisi de devenir prêtres ou moines. Guy de Béthune, au profil austère d’un homme de vertu, semble avoir partagé une part de leur vocation en nous faisant méditer les initiales I.H.S. qui anoblissent la façade en pierres blanches de sa maison : I. H. S. Iésus Hominum Salvator.
Traduction en 2010 : Jésus Sauveur du monde. Et Guy de Béthune d’ajouter …Par sa mort et ses souffrances.
Il faut venir à Courtrai pour entendre un propriétaire terrien parler ce langage sacerdotal en accueillant ses visiteurs. Quels sont-ils ? Des amoureux de la nature rassemblés par une association née en Belgique et développée en France et en Grande-Bretagne sous le nom de E.B.T.S.( European Boxwood and Topiary Society), Le président et animateur est un passionné de parcs et de jardins . Il méritera… la croix du Mérite.
Il a la chance d’avoir une femme dynamique qui partage sa profession d’agent immobilier et qui lui permet de démontrer que les intégristes écolo n’ont pas le monopole du cœur …en direction de la nature.
En attendant cette croix, Patrick Salembier, amiénois d’origine, touquettois d’esprit et de cœur , mérite le soutien fidèle des membres de son club. Il vient en effet d’arrêter les bras de jardiniers de la Ville du Touquet que des ordres malencontreux … d’on ne sait qui… allaient amener à entamer l’enlèvement des plantes topiaires plantées avec art il y a quatre ans dans le parc central du Palais de l’Europe ! Un Palais de l’Europe qu’il serait tout aussi effarant de débaptiser pour lui donner un nom commun, alors qu’il est connu sous cette appellation de tous et que c’est l’Europe que Le Touquet doit avoir l’ambition d’attirer sur son territoire !
La découverte de l’art du paysagisme et de la beauté des arbres va renforcer certainement la résistance de celles et de ceux qui, en ce Touquet cité en exemple à travers la France, comme station touristique séduisante, voudront sauvegarder son caractère attractif entre mer et forêt. La visite guidée des parcs et jardins de la région bruxelloise, sous la conduite de vrais amoureux d’espaces à la fois verts et humanisés, a démontré que la main de l’homme pouvait être le prolongement de l’œuvre du Créateur. C’est un mariage d’amour autant que de raison qu’il faut vivre de plus en plus désormais, entre la nature et ceux et celles qui l’aiment passionnément. Le but est de faire… des arbres… des compagnons de vie et de faire …du vert la couleur, non pas d’une idéologie nouvelle, mais du rêve de vie heureuse des amoureux de cette nature au fil des quatre saisons de l’année.
Merci à l’association E.B.T.S. d’apprendre à ses membres du nord de la France et d’ailleurs à aimer ce mariage entre la vie et la nature. Et… en des morceaux choisis de territoire, de révéler la valeur ajoutée que l’effort humain peut offrir à la nature.
La forêt du Touquet, œuvre à la fois humaine et naturelle, mérite d’en faire la démonstration à ceux qui font de l’écologie un sujet de communiqués de presse ou un thème médiatisé de caractère électoraliste, en instrumentalisant des procédures judiciaires administratives.
Il nous faut, sans tarder, susciter parmi les membres d’ E.B.T.S. ou d’autres associations d’amis de la nature, des vocations de futurs élus du peuple. Léonce Deprez


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Pour sortir des nuages noirs

Elle en a vécu des évolutions, depuis 1881, à Boulogne sur mer, la première succursale de la
Banque de France, au nord-ouest de notre Pas de Calais. A cette époque, la Banque de France
jouait un rôle de caisse, de tri de billets. Ce fut ensuite la gestion des chèques, puis le contrôle du
crédit. Après le temps des guerres et des destructions, c’est dans un nouveau bâtiment, à l’allure austère d’un ministère des Finances d’une France meurtrie et appauvrie par les épreuves, que la Banque de France, sur le quai menant au port, est devenue le lieu respecté et craint de la cotation des entreprises.
Patrick Marzec, le directeur, a le physique et le langage naturellement et volontairement modeste d’un homme de l’ombre. Mais il n’en est pas moins celui qui veille sur la santé des 2.000 entreprises petites, moyennes et grandes, dont le chiffre d’affaires dépasse 750.000 euros dans les quatre arrondissements qui constituent la Côte d’Opale, Calais , Boulogne , Montreuil et Saint-Omer.
C’est Boulogne, après la réforme des structures ne maintenant une succursale de la Banque de France qu’à Arras, capitale du département, qui a eu droit à être baptisé « antenne économique de la Banque de France » dans le Pas de Calais. Calais n’est plus que centre spécialisé dans le traitement de la monnaie. Et Lens, la ville centrale de l’ex -Bassin minier, n’est plus, en langage Banque de France, que centre de traitement du surendettement. Point …à la ligne !
Il n’en reste pas moins que la Banque de France joue encore un rôle de pilier de la politique
financière dans nos 22 régions de France. La qualité de discrétion de ses dirigeants demeure la
règle de sa conduite, dans notre société devenue malade de communication et de médiatisation, le mauvais exemple venant du haut élyséen.
On en est à voir le Président demander à sa nouvelle épouse, la belle Carla, de corriger sur les
antennes des radios les propos tenus par les membres de son cabinet. M. le directeur de la Banque de France de Boulogne n’a pas tous ces ennuis, à partir de l’appartement exigu où il vit en famille avec sa femme et ses trois enfants dans l’immeuble officiel de la Banque.
Evidemment, avec les difficultés économiques que connaissent les entreprises aujourd’hui, l’activité de la Banque de France envers les particuliers est de plus en plus prenante. Mais c’est la conséquence même d’une croissance économique qui se stabilise dangereusement à 1% ! Les banques françaises se retrouvent de plus en plus devant des entreprises exsangues .Et c’est l’emploi qui est le grand perdant. L’année 2010 le confirme …
Le refinancement des banques se fait sur le marché, et en dernier ressort auprès de la Banque
Centrale. Mais la situation économique, sociale et financière de la France et de l’Union européenne est très préoccupante. Avec 50 milliards d’euros d’engagements, chiffre récemment officialisé, les banques françaises sont obligées de tenir compte de ce que l’on appelle désormais le risque grec. Fort heureusement, l’Union européenne peut aujourd’hui se substituer aux marchés pour que la Grèce ne puisse pas connaitre les taux d’emprunt asphyxiants que ces marchés imposent dans la fièvre spéculative de ces années de dérives du capitalisme mondial.
M.Marzec sait que les banques sont en première ligne des critiques. Elles n’ont pas atteint
aujourd’hui le + 3% des encours de crédit, objectif fixé par l’Etat. Mais il souligne, en connaissance de cause, que le problème à régler est le manque de fonds propres des entreprises françaises, notamment en ce qui concerne les P.M.E, par rapport aux entreprises allemandes .Un manque de fonds propres qui provient d’abord de l’excès des charges sociales qui handicapent les prix de revient et les prix de vente.
Mais le directeur de la Banque de France de Boulogne sur mer sait aussi qu’il faudra de plus en plus aboutir, et sans tarder, à une gouvernance économique européenne pour relancer la croissance en France et en Europe face aux puissances émergentes, et pour que nos entreprises industrielles redeviennent compétitives.
Un seul exemple que Patrick Marzec aurait pu citer, l’autre soir, devant le club Synergie de la Côte d’Opale : les chiffres comparés sont aujourd’hui connus et diffusés pour faire prendre conscience des vérités de notre temps ; Un Français paye en moyenne 154 euros par an pour la gestion de ses comptes bancaires contre 46 euros aux Pays-Bas , 58 en Belgique , 89 en Allemagne et 103 au Royaume Uni. Ils ont donc du mérite, les Français, et ils ont raison, de rester fidèles à leur banque de réseau ! Il n’empêche : Il faudra une grande coalition nationale, en ce siècle désormais bien entamé, pour faire progresser la marche vers les Etats-Unis d’Europe ! L D


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Le bon exemple vient d’Allemagne

On ne semble pas en prendre suffisamment conscience. L’Allemagne, durant la présidence du Chancelier Schroeder, leader social-démocrate, (c’est-à-dire en langage français centre-gauche) a eu la volonté de sortir des dogmes du passé, et de vouloir être forte dans une économie qui se mondialisait. Les Allemands, de tous milieux sociaux, ont ainsi eu l’intelligence et le courage de vouloir rendre performantes et victorieuses leurs Industries, petites et moyennes entreprises en tête …
L’Allemagne a su s’imposer les réformes nécessaires pour renforcer la compétitivité de ses entreprises, en conciliant, dans un esprit de dialogue social exemplaire, respect de disciplines budgétaires et exigences de justice sociale . Après le chancelier socialiste Schroeder, la démocrate- chrétienne Angela Merckel a eu l’intelligence de suivre, en vérité, la même politique. Au lieu de parler de rupture, elle a bâti une grande coalition avec la famille politique de son prédécesseur. Et l’Allemagne n’a pas connu cette fracture sociale que Jacques Chirac voulait tant éviter, et que nous connaissons aujourd’hui, en France, pour n’avoir pas su comprendre que
l’adaptation d’une politique aux temps modernes doit servir l’intérêt de tous.
Les Anglais, prisonniers de leur état d’esprit anglo-saxon et trop soumis, de ce fait, à l’emprise des Etats-Unis d’Amérique, sont encore en moins bonne santé industrielle que nous .Tony Blair, trop suiveur de Bush et de Wall street, n’a pas su être un Schroeder.
Objectif et résultat : c’est l’Allemagne qui est devenue championne d’Europe de la production industrielle et du commerce extérieur .Ses exportations pèsent aujourd’hui 40% de son P.I.B, deux fois plus qu’après la chute du Mur. Ajoutons, et ce ne fut pas sans efforts, que cette même Allemagne est parvenue entre temps, à gérer sa réunification, et à en supporter le coût !
Il est temps que la France suive l’exemple allemand. La politique doit redevenir un art de gouverner, au nom du peuple tout entier, et cesser d’être une obsession de carrière politicienne personnelle et de domination d’un clan ou d’une classe sociale. C’est une mission qui impose vision à long terme et volonté de conduite dans l’intérêt général. Elle impose désormais, face aux défis à relever, en notre nouveau siècle, de grandes coalitions. Et, tôt ou tard, la France devra le comprendre . Ses entreprises industrielles, créatrices de richesses et d’emplois, doivent,
dès à présent, motiver une mobilisation dépassant les clivages d’un autre temps .Les Allemands le démontrent. Pendant que l’Elysée bruisse de rumeurs sur le couple présidentiel, les Français, effarés des décalages médiatisés entre la vie de la France d’en haut et celle de la France d’en bas, commencent à se rendre compte que la situation de leur économie s’aggrave. Les chiffres en attestent. 325.000 emplois perdus en 2009. Et en 2010, une croissance, sur notre territoire, plafonnant à 1%. Résultat : un taux de chômage dépassant les 10%. Et une dette publique atteignant les 120% du Produit Intérieur Brut.
Impossible, désormais, de se cacher la vérité : c’est le support d’une vie industrielle qui manque d’abord aujourd’hui à la France. Il nous faut en dire la cause. Par rapport à l’Allemagne, ce n’est pas le coût des salaires qui est excessif. Les gains salariaux sont même, depuis les 35 heures, en dessous des besoins pour vivre de nombre de familles, quand il n’y a pas deux salaires par foyer.
La vérité vient des chiffres comparés des charges sociales en Allemagne et en France. En Allemagne, le poids des charges sociales liées aux salaires sont de 28%, en France, de 47% ! Le coût du travail place ainsi la France en position de faiblesse dans la compétition économique européenne et mondiale. Et nos P.M.E se retrouvent, avec un tel handicap, exsangues.
Le marché anglais, avec la dépréciation de leur monnaie, se replie sur son île .Et les industries du papier, comme l’économie touristique, subissent les conséquences de la dévaluation de la livre par rapport à l’euro. Cet euro dont l’Allemagne, aujourd’hui, assure la crédibilité en ces temps de crises … La solution, je n’ai pas cessé d’en défendre l’idée-force, est d’harmoniser le coût du travail, salaires et charges sociales, au niveau de notre Union européenne ! Il est temps que les citoyens d’Europe imposent à leurs gouvernants de prendre cette direction ! Car nous vivons, depuis quelques mois, une nouvelle marche dans un sens contraire.
Il a fallu faire appel au F.M.I. pour sauver la Grèce. Et on assiste à un certain retour au nationalisme qui ne peut mener qu’à de tragiques impasses économiques, sociales et financières.
Deux conclusions à dégager de ces constats.
1) Il est urgent, comme l’a dit le président -de la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie Nord-Pas de Calais, dans un récent interview, de « recentrer la politique économique de la France en direction de notre Industrie », en nous inspirant de l’exemple allemand .
2) On a fait l’euro. Mais on n’a pas fait l’Europe économique, l’Europe sociale, l’Europe politique . Notre avenir dépend donc de notre capacité à vouloir et à vivre une véritable gouvernance européenne. LD


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Et ce mardi de Pâques, le soleil revenait…..

Très symboliquement, le soleil n’a vraiment repris le dessus que ce mardi de Pâques. Toute la semaine que l’on appelle toujours Sainte, le ciel semblait, comme disait Verlaine, pleurer dans les coeurs comme il pleuvait sur nos villes, et d’abord sur celle de Rome. Rome où l’Homme en blanc de Germanie qui a succédé à Jean-Paul II semble avoir hérité de lui la capacité à porter, à travers son regard, toute la souffrance du monde.
C’est vrai qu’à ces Pâques 2010, les cloches ne semblaient pas teinter joyeusement. Ce n’est pas seulement le ciel qui rendait l’atmosphère morose .Ce n’était pas seulement l’ampleur du déficit de la France, ni la lourdeur de la dette publique, qui occupaient les esprits, en rendant un peu funèbre le son des carillons .Il y avait dans les brumes pluvieuses, comme des vaguelettes d’écumes noirâtres portées par les medias, à longueur d’émissions ou de pages de journaux.
Comme si on voulait rendre incertaine la lumière de Pâques, à une époque où le monde a pourtant bien besoin de porter les regards vers plus haut que notre humanité, malade de la peste de ses vices et souffrant d’abord de ses faiblesses !
On allait jusqu’à rendre le cardinal allemand, choisi comme successeur de Saint Pierre, presque
entaché par les défaillances de certains de ceux qui ont chuté sur le chemin de leur sacerdoce.
Les chutes sont d’autant plus douloureuses quand on tombe de haut. Et quand les fonctions que l’on assume, à tout niveau, imposent le respect d’autrui… et un oubli de soi poussant à ne penser qu’a servir les autres.
Cette médiatisation de blessures ressenties par L’Eglise catholique, en des décennies passées,
comme autant de déchirures du corps du Christ montant le Golgotha, semblait, ces jours de semaine pascale, alourdir la croix que le Chef de l’Église portait sur ses frêles épaules. Une croix dont les clous le rivant à elle ont la force cruelle des défaillances et des bassesses humaines …. Plus les fautes sont commises par ceux dont on est proche, plus la douleur est grande. Et le sourire plein de bonté de ce Benoit XVI aux cheveux aussi blancs que son habit ne cachait pas, à l’heure de la bénédiction pascale, ce dimanche 4 avril 2010, l’immense tristesse qu’il devait ressentir, en écoutant toutes les radios du monde.
Mais Dieu a voulu que Pâques donne une chance, chaque année, à notre humanité de renaitre.
Et l’espoir, avec elle. A condition qu’elle élève ses regards vers le haut. Vers une force divine qui la dépasse et la transcende. En lui faisant comprendre le don qu’elle a reçu qui la porte vers le futur, comme un aimant … vers le bleu du ciel, le don de la vie .Le don de la vie qui se renouvelle dans la nature. Le don de la vie qui donne valeur et beauté à nos mers et à nos terres. Le don de la vie qui enrichit l’humanité de tout enfant naissant, mais l’appauvrit plus encore, de toute vie perdue …en quelque famille ou région du monde que ce soit ! Du Pas de Calais …au Périgord. De la mine de charbon de Chine…. aux montagnes blanches de Chamonix.
Qu’il brille donc le soleil, même avec retard, le mardi et le mercredi de Pâques ! Et qu’elles retrouvent leurs sons joyeux… les cloches des églises de nos villes et de nos villages !
Léonce Deprez


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