Le Point du 23 6 09

Le Musée du Touquet, un Equipement à jouer en Atout maitre

Elle mérite un titre de six colonnes, cette bonne nouvelle. Le musée du Touquet-Plage a obtenu la huitième place au classement 2009 des musées de France des Villes des moins de 20.000 habitants. Et la vingtième place au classement global des Villes de France.
Quand cet éditorial paraitra, l’information aura certainement été divulguée, tant, a l’aube de ce nouvel été, en cette année 2009, le soleil est attendu avec impatience sur la France et sur cette presqu’ile qui, entre Canche et Manche, s’appelle Le Touquet Paris-Plage.
Je me suis précipité , hier matin , pour vivre un moment de bonheur en ce musée si bien situé, en son cadre boisé , sur un axe dont j’avais voulu, avec mon adjoint Philippe Leleu, faire le chemin de rêve de la vie culturelle du Touquet .
Suivez le guide de cette promenade dont nous voulions faire un nouvel attrait de la station. Entre le collège départemental, premier atout de la vie éducative de la Station, situé désormais dans le cadre prestigieux à sauvegarder de l’ Espace Nouveau siècle, le musée du Touquet est un trait d’union idéal avec le lycée hôtelier agrandi, et la place verte du Palais de l’Europe…Poursuivez votre promenade . La séduisante avenue du Verger, la maison du phare, toute proche, où nous avons fait place à la Société académique, et le centre-ville doté de galeries de peintures et de boutiques attirantes, dont il faudrait baisser les loyers pour qu’elles survivent, sont autant de lieux méritant votre visite. .. Entre la rue de Metz et la rue de Londres, apres avoir transféré le Secours catholique, ex voisin du café Mimile, nous avions mis au point la création d’un petit quartier latin dont la Ville avait acquis les bases foncières pour y faire place à un artisanat d’art, au rez de chaussée d’habitats de style marin. Il y a, à travers cet te promenade que nous appelions le chemin des Arts , de quoi, haltes de restauration , et bars chaleureux compris, ,offrir une journée de grande qualité humaine , enrichissante pour l’esprit des touristes et des résidents, et bienfaisante pour la santé physique et morale d’amoureux de la station .Peut-être ce projet du Chemin des Arts que nous avions annoncé n’est-il que différé d’un ou deux ans …
Au milieu de cette promenade, il ya à mettre en évidence, et avec fierté, les richesses artistiques à découvrir ou à faire redécouvrir par jeunes et ainés et par les touristes européens, en notre musée en la noble avenue du Château, avec les explications en deux ou trois langues.
Ma surprise fut donc grande, en une belle matinée de cette semaine de Juin, d’apprendre que le Musée était désormais fermé le matin. Pourtant, la promenade du matin, vers le musée, fait partie des délices à offrir aux clients et aux résidents au Touquet. Espérant y rejoindre les jeunes scolaires qui venaient y vivre des heures d’éducation artistique, sous l’éclairage de nos hôtesses affectées au musée, nous avons appris aussi avec étonnement que ces séances , instructives pour notre jeunesse, n’étaient plus programmées .
Le directeur Pa trice Deparpe , qui a surmonté courageusement un problème de santé , est animé d’une telle passion pour ce musée dont il a valorisé le contenu en expositions artistiques qu’il a très bien préparées avec son équipe, que l’on ne peut imaginer voir réduire plus longtemps ses effectifs chargés de l’accueil et de l’animation des salons, alors qu’il faut, au contraire , en développer le rayonnement comme un atout culturel majeur de la station.

Le classement nouveau de notre musée au niveau de l’élite des musées de France donne un devoir au Touquet de faire les efforts que la vocation artistique et touristique de cet atout culturel de
la station exige. Pour le connaitre depuis cinquante ans, nous savons que Philippe Hagneré, chef d’entreprise attaché au Touquet et qui connait les priorités à donner aux travaux et aux crédits qu’imposent les équipements, ne manquera pas d’exprimer à ce sujet son autorité naturelle.
En attendant, nous nous réjouissons de voir les efforts, réalisés depuis trente ans et plus pour ce musée du Touquet, récompensés et nous encourageons Patrice Deparpe et son équipe à renforcer et à poursuivre l‘action qui a abouti, en cette année2009, à élever Le Touquet au classement national des Musées de France. L.D.


Lire la suite

Le Point du 17 06 09
If we want , we can .

Ils ont l’allure sportive. La silhouette élancée. La chevelure en bataille .Le regard droit. Et le charme naturel de la jeunesse. Etudiants heureux de vivre et attachés au Touquet par leurs liens familiaux, mais aussi par les sports qu’ils aiment pouvoir y pratiquer, depuis leur enfance , et désormais avec l’appétit d’étudiants, aimant mordre dans le vent de la mer , ils étaient venus me voir ,avec deux ou trois ans de moins ,à mon bureau du beffroi de l’hôtel de ville pour me demander le soutien municipal à la nouvelle discipline sportive qu’ils voulaient lancer au Touquet : le kite-surf.
Avec ce soutien qu’ils souhaitaient, ces jeunes étudiants ont pu ainsi lancer ce nouveau sport, dont l’objectif est de faire un attrait et un atout supplémentaires de la vie quatre saisons.
Un sport grisant pour les 16 -30ans et plus .Un sport au contact de la mer. Cette mer couleur d’opale qui attire depuis longtemps au Touquet les amoureux de la voile.
La Canche a été et reste leur premier rendez-vous pour accéder à la mer .Car la Canche est faite, pour venir de la mer ou mener à la mer. Mais ces amoureux de la voile et de la mer aiment désormais trouver dans la nouvelle base nautique, que la municipalité précédente a créée , avec le concours de l’architecte Frederic Quetelart, au sud du front de mer, avant les championnats du monde de char à voile , un nouveau cadre d’accueil . Les passionnés de kite-surf vous y invitent, les 26- 27 et 28 juin 2009, à découvrir les griseries de ce nouveau vol au vent, au rendez-vous de cette nouvelle base nautique sud.
Vendredi 12 Juin, c’est parmi deux cents invités du Maire de Gravelines que je me retrouvais, comme Vice –président du Comité Régional du Tourisme Nord-Pas de Calais en un autre rendez-vous très stimulant. Elus régionaux, départementaux, intercommunaux, dirigeants et cadres d’entreprises après les exposés exprimant le soutien au grand projet du maire précédent, Albert Denvers , réalisé par le maire suivant , Bertrand Ringot, se retrouvaient en quatre autobus pour se rendre sur le site de ce projet. Impressionnante visite collective d’un terrain choisi pour la création d’un parc de vie ouvert, en équipement central à un stade nautique de 2 237 mètres de longueur et de i38 mètres de largeur, soit une surface de 175 hectares, avec une profondeur minimale en eau de 3 mètres .La butte paysagère protégeant du vent d’ouest est de 2 000 mètres de long , 70 mètres de large pour une hauteur de 16 mètres., avec superficie enherbée de 17 hectares . Le plan d’eau de loisirs pour la navigation est de 17 hectares. Quinze entreprises travaillent sur le site.
Ce parc, dont le stade nautique sera unique en France, se situe à l’embouchure du fleuve de l’Aa , a été considéré et financé , comme un véritable équipement structurant pour la cote d’opale et pour la Région Nord-Pas de Calais .Et dans la très belle plaquette de présentation remise aux 200 personnes invitées , il est précisé que ce stade nautique , dans son environnement de verdure des rives de l’Aa attirera aussi bien la population locale , régionale et nationale que les touristes de l’Euro-Région aspirant , le temps d’un week-end ou de vacances, à des séjours dans un pole touristique , vitrine de la Région du Nord de la France. Et il, est précisé par les Aménageurs, au cours de la visite du site choisi entre l’A16, l’Aa et la mer, qu’un premier hôtel va se construire à proximité du Stade nautique dans le Parc.
Vous comprenez qu’en étant de ceux qui découvraient le chantier , déjà bien amorcé sur le territoire de Gravelines, au coté d’autorités, heureuses et fières de voir un tel projet se réaliser dans le Nord, sur la même Cote d’Opale , j’ai félicité le maire courageux de Gravelines , ancien directeur du Tourisme dans le Pas de Calais, de donner suite, avec son équipe municipale d’aujourd’hui, au grand projet structurant de son prédécesseur, maire durant cinquante ans avant lui .
Vous comprenez aussi, vous qui apprenez par des déclarations dans la Presse qu’il n’est pas possible de donner suite aux grands projets mis au point pendant six ans et bien plus. .pour faire du Touquet le pole touristique européen d’excellence de la Région Nord-Pas de Calais pourquoi je dis. : « Autant qu’à Gravelines, c’est possible, si on le veut vraiment et si on a le courage de se battre pour aboutir au but. If we want, we can ! If it’is not to day, it’s will be to -morrow.Or after to- morrow” L.D.


Lire la suite
La parole aux peuples !

En 1985, dans un ouvrage, intitulé « De A à Z, parlons vie », préfacé par François Léotard, à la page 136 à la lettre E comme Europe, j’écrivais :
« L’Europe doit devenir désormais l’affaire des citoyens. C’est en nous habituant à vivre en européens, en multipliant nos échanges, nos dialogues, nos rencontres avec la population de nos voisins que nous renforcerons notre volonté de vivre en communauté européenne.
Tous les français ont leur vie liée à la construction européenne. Et ce sont tous les français qui subiraient l’échec de cette construction européenne. »
J’ajoutais, en 1985 : »L’Europe, si elle sait devenir la conscience du monde, sera de plus en plus nécessaire dans cet univers qui se cherche. »
Quatre ans après, l’effondrement du mur de Berlin faisait espérer que l’Europe parviendrait à faire prévaloir la primauté de l’esprit au service de l’homme sur toutes les forces matérialistes et financières.
Nous avons agi dans le sens de faire rayonner cet esprit dans le Pas de Calais. Et, avec les jumelages Béthune-Schwerte- et Le Touquet –Winterberg, suivis d’autres jumelages en nos arrondissements de Montreuil et de Béthune, la population du Pas de Calais a pris sa part pour amener sa jeunesse à croire en l’Europe, comme force d’entrainement vers le progrès de l’humanité et vers la paix.
Nous avons franchi des étapes, avec la réunification de l’Allemagne, et aussi la réunification de l’Europe. Mais nous n’avons pas franchi l’étape décisive, alors que la mondialisation de la vie économique nous l’imposait : celle de donner à l’Union européenne une gouvernance politique.
Pourtant, en créant l’euro, comme monnaie unique, Giscard avait ouvert la voie au pouvoir politique fédéral sans lequel notre continent européen ne parviendra pas à devenir la force d’équilibre dont le monde du 21ème siècle a tant besoin. Comment, en effet , relever les défis qui se présentent à nos peuples, face à notre planète, mais aussi face aux puissances émergentes de la Chine , de l’Inde , et d’un monde qui marche vers ses 7 milliards d’humains , si nous n’avons pas la volonté de ne pas rester enfermés dans nos petits pouvoirs politiciens nationaux, et de nous donner une force politique et humaine égale à celle des Etats – Unis d’Amérique et de la Chine ?
Le peuple Français mordra à nouveau dans le projet européen , comme dans une grande espérance de notre temps, quand les gouvernants et les élus de nos nations auront le courage , sans leur faire perdre pour autant leur identité, de proposer aux peuples de cette Europe de pouvoir construire de véritables Etats-Unis d’Europe représentant la force populaire , économique et sociale des 500 millions d’habitants qu’elle regroupe désormais, mais sans le pouvoir politique à son échelle.
L’abstention , si crainte et si redoutée même par les partis politiques , est la sanction du manque de volonté, de courage, et de lucidité de trop de politiciens qui se préoccupent plus de leur carrière personnelle que du destin de cette Europe dont les fondateurs de l’Union Européenne voulaient faire beaucoup plus qu’un grand marché. Il ne peut y avoir d’Europe sans âme ! Sans une âme commune. Une âme, c’est la fusion d’un esprit et d’un cœur battant pour une marche dans la même direction. C’est pourquoi, il faudra, au delà de l’Europe des quinze d’aujourd’hui, que les Anglais finiront bien par rejoindre, eux par intérêt, et qui devra se donner un Pouvoir politique fédéral, créer, une autre structure aux frontières plus larges .Elle ne sera pas, elle, une force politique. Elle ne sera qu’une Europe continentale voulant créer entre l’Union politique européenne, et des pays associés, tel la Turquie, une zone de libres échanges. Le dénominateur commun de cette zone ne serait que le respect des règles de son marché commun et des principes fixés dans la déclaration des droits de l’homme et des devoirs inclus dans la charte de Kioto pour assurer l’avenir de notre planète .
Tant que les gouvernants ne proposeront pas à nos peuples cette volonté et cette chance de vivre ensemble en une Union Européenne qui ne sera pas clairement représentative d’une force politique et sociale, porteuse d’un projet de société, vraiment humaniste, et vraiment européenne, l’abstention sera la sanction des gouvernants. Mais, c’est aux peuples de vouloir, eux, vraiment l’Europe dont ils rêvent et dont notre monde a besoin. Mieux vaut qu’ils le disent, en votant ! L.D.


Lire la suite

Pour vivre tous les jours…en territoire touristique

Lundi 25 Mai, 18h.15 : en ouvrant la fenêtre de mon bureau des Echos de la forêt, le temps de trente secondes, au Touquet, j’aperçois une petite biche gambadant sur la pelouse. Comme une frêle jeune fille effarouchée d’être vue toute nue, elle se sauve aussitôt, effrayée d’être soumise au regard d’un admirateur. Et elle va chercher refuge dans le bois protecteur, tout proche.
Elle était belle et gracieuse, cette petite biche. Et les arbres de la forêt du Touquet semblaient être pour elle le cadre protecteur convenant à sa pudeur. Ils sont nos compagnons de vie, ces arbres. Ils sont les grands témoins des ébats des duos d’amoureux de tous âges qui viennent, main dans la main, respirer les senteurs du printemps. Mais ils sont aussi témoins des ébats des biches venant, comme des grandes, fêter leur anniversaire sous nos regards attendris. Elles ont tout juste un an. Mais elles sont déjà libres. Pour une biche, c’est grisant, la liberté, quand on a à peine un an !

C’est à la découverte d’autres arbres, associés à l’histoire de nos provinces françaises que nous étions partis, à vingt neuf pèlerins, en faisant le pont sur le grand week-end de l’ascension, mais aussi au dessus des siècles qui ont façonné le Dauphiné.
Elles sont formidablement instructives, ces heures vécues, en visitant les anciens châteaux forts, leurs parcs et leurs jardins à la Française, pour ceux et celles qui aiment découvrir la France .à travers les siècles de son histoire. Ils sont très dignes de respect et d’admiration, ces défenseurs de notre patrimoine architectural, et naturel, ces descendants de familles qui, dans le Dauphiné, ont nom de Quinsonas-Oudinot, de Virieu, Finaz, de Kergolay. En se donnant l’ambition et la charge d’entretenir leurs châteaux, leurs parcs et jardins à la Française, après les avoir restaurés avec l’aide des Bâtiments de France, et en rendant accessibles ce patrimoine historique et ces espaces de plantations, ils permettent aux visiteurs de découvrir la beauté de la France et des monuments et parcs qui continuent de faire son prestige. C’est mille ans d’histoire qui sont offerts aux touristes à partir d’un château-hot el de la Commanderie , tenu avec passion à Eybens ,à la sortie de Grenoble par une ancienne famille de Montreuil sur mer au nom de Debeaumont . Et c’est , au milieu de ces grands parcs, sur fond grandiose des montagnes des Alpes , dont la plus haute culmine à 3.000 mètres , que les touristes , en recherche des points de repères de leur passé, découvrent dans le décor majestueux du château de Vizille le musée de la Révolution française .Là où fut réclamée , le 21 juillet 1788, la convocation des Etats généraux du Royaume de France .Là ou fut versé le premier sang révolutionnaire , même si les résolutions présentées par des jeunes de 30 et de 27ans ,aux noms historiques de Mounier et de Barnave ,respectaient l’autorité royale .Il resta si célèbre , ce château de Vizille, que les présidents de la IIIème République et ceux de la IVème et de la Vème, jusqu’à René Coty , en avaient fait leur lieu de repos . Ce n’était pas le temps de la médiatisation de la vie élyséenne. Mais aujourd’hui, ce sont des touristes du monde entier, qui viennent en Dauphiné, admirer les jardins et apprendre que c’est ici que le Parlement de Grenoble, refusant plusieurs édits royaux, s’est rebellé et que s’édifièrent les premières barricades entre la foule et la troupe, tandis que les militaires recevaient une grêle de tuiles le 7 juin 1788. Les musées ont une place d’une importance majeure dans l’attractivité d’un territoire touristique.

Quand des Touquettois observent à travers la France, et sans avoir besoin d’aller même au delà de nos frontières , tout ce qui est offert aux touristes français et étrangers, des ports de plaisance sur le littoral …aux jardins et aux parcs aux mille plantations de villes d’art et d’histoire , des équipements en auditorium pour grands concerts et rencontres internationales …aux parcs de stationnement souterrains recouverts de gazon comme à Saint-Raphaël , du nouveau musée de Grenoble au nouveau complexe Casino-Hôtel Barrière à Lille , qui a représenté un investissement de 100 millions d’euros …ils comprennent que ce sont les investissements publics et privés réalisés au fil des années, des décennies et des siècles qui font vivre hôtels, restaurants, commerces , artisanats et stations classées constituant la base de l’économie touristique durant les quatre saisons de l’année .Ils comprennent que le moyen de faire vivre une station touristique , c’est de viser les clients. Et non les électeurs. Car les citoyens-électeurs d’une ville touristique ont besoin, non pas de flatteries pour voter , tous les six ans, mais de clients pour vivre, tous les jours. L.D.

Lire la suite

Le nouveau siècle ne doit plus être celui des Murs
L’évènement de ce mois de mai 2009 qui me semble le plus important, c’est le déplacement du Pape Benoit XVI en Israël et en Palestine. Quand le Pape se rend au Moyen-Orient, c’est un milliard d’humains dont il incarne la religion qui l’accompagnent en esprit .Son message était attendu sur cette terre que l’on appelle toujours la terre sainte. Personne ne conteste, en effet, que l’histoire de l’humanité soit reliée à ces territoires et qu’elle continue à être marquée par la transcendance que, par rapport aux humains, cette terre sainte évoque.
La transcendance, c’est le caractère de ce qui se situe hors d’atteinte de l’expérience et de la pensée de l’homme. Le Larousse a bien choisi les mots qui signifient pourquoi la religion, toute religion, doit être respectée. Et pourquoi, la liberté doit être le principe incontestable du choix des humains d’être attachés ou non à une religion. C’est le respect de ce principe qui donne une valeur à ce que l’on appelle la laïcité. Et qui fait que ce principe de la laïcité est devenu à juste titre, un principe de base de la République.
Toute République s’honore de respecter cette liberté de chacun des humains de croire ou de ne pas croire en une Divinité. Mais la République s’honore aussi de reconnaitre l’autorité spirituelle de celui qui représente la foi d’un aussi grand nombre d’humains sur notre planète Terre.
Pour ceux qui partagent la même foi, les paroles du Pape qui a vocation à la diffuser à travers le monde et à en traduire le message ont une importance extrême. Et même pour ceux qui ne partagent pas cette foi. Car croyants et non croyants étant d’accord au minimum, dans la vie, sur la vérité scientifique que le propre de l’homme est de penser, et que c’est l’esprit qui doit guider la vie des êtres humains, il est évident que celui qui s’ exprime au nom de centaines de millions d’hommes et de femmes sur tous les continents du monde et qui a vocation à les éclairer, et que l’on appelle le Pape, a une formidable responsabilité. Le langage de ce pape a une portée universelle, la religion catholique, étant par définition, venant du vocabulaire grec, universelle.
Il était nécessaire que le Pape Benoit XVI se rende au Moyen Orient. Ses messages y étaient attendus. Pour ne pas avoir à les interpréter et parce qu’il doivent éclairer tous les gouvernants du monde dont le Moyen Orient demeure un sujet brulant de préoccupations et de conflits, rien de plus clair que de reprendre les mots mêmes du Pape , ce 15 mai 2009 , juste avant son retour à Rome.
Evoquant sa visite dans le camp d’extermination d’Autschwitz, en Pologne, trois ans plus tôt, Benoit XVI a déclaré : « C’est là que tant de Juifs ont été exterminés par un régime sans Dieu qui a propagé une idéologie d’antisémitisme et de haine .Ce chapitre épouvantable de l’Histoire ne doit jamais été oublié , ou nié . »
« Votre déclaration a touché nos cœurs et nos esprits «, a répondu le Président Simon Pères. Un grand Homme d’ Etat dont j’avais pu juger moi-même l’humanisme et l’ouverture d’esprit , au cours d’un déjeuner à ses cotés au cœur d’une mission que j’avais vécue en Israël , avec une délégation du groupe d’amitié France-Israël de l’Assemblée Nationale dont j’étais membre . Nous étions revenus de ces journées de contacts et d’entretiens en terre Israélienne et Palestinienne, de Tel Aviv à Bethleem, convaincus de la nécessaire interpénétration des religions dans la grande Ville- symbole de Jérusalem. Convaincus aussi que la paix ne pouvait résulter que d’une coexistence de ces religions sur le même territoire de Jérusalem, dont l’avenir devait être le partage du sol dans le respect des monuments, des espaces, et des cultes propres à chaque peuple. A l’époque, alors que la paix semblait possible et proche, nous pensions aussi qu’il fallait que cette paix soit basée su r la reconnaissance de deux Etats, que Simon Peres jugeait lui- même nécessaire. De même comprenait-il notre étonnement et notre inquiétude de voir se développer la construction , sur les collines lointaines, de nouvelles grappes de maisons , étendant le territoire des Israéliens, alors que se débattait le problème de la fixation des frontières devant permettre la coexistence entre les deux Etats , Israélien et Palestinien.
Depuis, un mur immense s’est, hélas, construit pour séparer les communautés. Ce mur, il faudra l’abattre, comme fut abattu celui de Berlin et qu’on avait appelé le mur de la honte. L.D.


Lire la suite
Les Vingt ans étaient là…

Ils étaient tous venus, les copains de Pierre André. Ses copains de faculté. De Lille, d’Arras, du Touquet, et d’ailleurs. Les copains de son âge. Les jeunes gens de vingt ans.
Avec lui, ils partageaient le bonheur d’être ensemble pour travailler, d’être en équipe pour affronter l’existence. Avec lui, ils éprouvaient, au fil de jours et de nuits joyeuses, le plaisir de rêver, de chanter, de danser, de s’aimer, avec l’ardeur d’étudiants heureux de mordre dans la vie. Comme si la vie, c’était le plus beau cadeau du monde, le cadeau imprenable offert par leurs parents. Ils en avaient déjà, depuis deux ans, savouré le gout, respiré les parfums, franchi les premières haies, appris les premières leçons, vécu les premières épreuves .Et avec entrain, ils aspiraient, en semble, épaule contre épaule, à en poursuivre le chemin.
Un chemin que Pierre André, avec eux et souvent à leur tète, donnait l’envie d’embellir, et d’en rythmer le parcours, en se donnant la main, en pensant à demain.

Avec la stupeur de jeunes pensant qu’à vingt ans, on ne pouvait que vivre, ils avaient appris la nouvelle à laquelle ils ne voulaient pas croire. La veille encore, ils s’étaient vus et embrassés. Et quand les premières annonces du drame, touchant leur ami Pierre André, leur étaient parvenues, ils avaient téléphoné partout, ne voulant pas y croire. Ils pensaient que ce n’était pas possible de mourir à vingt ans !

L’église Jeanne d’Arc du Touquet Paris –Plage, pour l’au revoir à Pierre-André, c’était l’amphi dont aucun d’eux n’aurait voulu manquer le rendez-vous. Un rendez d’amour de la vie, brutalement enlevée à l’un d’eux .Sous le beau visage de ce Pierre André, c’est la jeunesse de chez nous qui était mise en lumière sous la nef de l’église. Et ce sont les promesses qu’elle porte en elle qui, en une seule vie fauchée, semblaient ravies au regard des ainés.

La voix des étudiants amis et celle du prêtre ne pouvaient que se mêler en un tel au revoir. Et les mots prononcés avaient la sonorité de cris du cœur autant que de prières.
La raison se refuse à croire que ce qui est injuste l’emporte dans la vie. Et que la mort puisse surgir, une nuit, comme une voleuse, dans l’appartement d’un jeune s’endormant.
Ce sont ses parents, ses copains, ses professeurs, qui vivent la douleur du réveil. Une douleur qui se prolongeait et se ressentait dans l’affluence de ceux et de celles qui sont venus lui dire qu’ils l’aimaient, celui dont ils avaient partagé les joies ,intimes, familiales , sportives , musicales et les heures estudiantines , au long des années d’une même jeunesse , de la mer …à la montagne , de ce Touquet de rêve qui respire le printemps … à la fac de médecine où des professeurs apprennent aux étudiants ce qu’ est le prix de la vie .

La mort de ce Pierre André , fils de médecin du Touquet, frère d’une sœur aimée, ami de tant de jeunes étudiants dont les larmes mouillaient les yeux , ce samedi 9 Mai 2009 , à l’église Jeanne d’Arc de cette station faite pour offrir du bonheur de vivre , c’est une de ces épreuves qui marquent l’histoire d’une commune . Et qui font mesurer la valeur de toute existence humaine.
Quand cette valeur est soustraite dans l’éclosion des fleurs qui respirent le printemps, c’est toute une communauté qui souffre. Et ce n’est que dans l’espoir de voir d’autres fleurs éclore, rappelant celle qui disparait, que la tristesse peut redevenir espérance.
L.D.


Lire la suite

Le Point

Merci, Madame le Maire
Merci, Roger Houzel

Quand sa voix de ténor s’éleva dans l’église de Douriez, on oublia soudain la crise.
Déjà Paul Becquet, avec son dévouement d’ancien adjudant-chef, puis lieutenant des pompiers durant 20 ans, et de Maire durant les vingt années suivantes, avait réussi à restaurer le clocher. Avec son bon sens paysan, et la confiance en Dieu et en l’homme que sa personnalité de président du Crédit Agricole inspirait, il avait su mériter les premiers moyens financiers lui permettant d’entreprendre le commencement du sauvetage de l’église du village.
Prenant la suite de la fonction de Maire, avec un dynamisme féminin souriant, Madame Agnès Chabannes comprit que le premier devoir d’un nouveau maire est de continuer l’œuvre de son prédécesseur, et de réaliser les projets qu’il avait préparés, en équipe municipale, pour assurer l’avenir de sa commune.
A l’appel d’une femme qui sait regarder dans les yeux, en visant le cœur, un maire voisin ne résiste pas longtemps.
Il est jeune. Séduisant .Et déjà père de famille de cinq enfants, le descendant de la grande famille du terroir dont il a voulu restaurer le château, le nouveau maire d’Offin. Au cours d’une réception de la population de son village, dans le parc rénové de ce château, il m’avait montré qu’il savait que le bonheur se gagne en le partageant. Visiblement, il le partageait avec gaieté. Avec sa femme, d’abord, dont les qualités humaines des de Merode et le tempérament belge contribuent à l’épanouissement de son mari. Avec les habitants de la commune d’Offin dont il est devenu le maire. Et avec les Elus de la Communauté de Communes dont son ami Pascal, maire d’Hesmond , est désormais le Président très entrainant
En plus, ce Roger Houzel plein d’entrain doit à des ascendants, du coté paternel, nous a dit sa maman, et à sa nature, généreuse et vibrante, d’avoir un don. Un don remarquable de chanteur.
Madame le maire de Douriez eut donc la bonne idée de convier toutes les familles du Canton de Beaurainville-Campagne les Hesdin à venir soutenir l’œuvre de restauration de la collégiale, en vivant une très belle soirée musicale.
Une soirée révélatrice du grand talent du nouveau maire d’Offin , dont la beauté de la voix , jusq’au plus haut niveau de son registre de ténor , a impressionné toute l’assistance présente , ce jeudi 23 Avril 2009, sous la voute élégante de cette église du 16ème siècle.
Une soirée révélatrice aussi de ce que , quand une femme veut , et le veut , avec son mari et avec une équipe autour d’elle , elle peut l ’obtenir à la tète d’une mairie.
Une soirée révélatrice enfin de l’esprit de solidarité qui peut animer les populations communales d’un canton, quand leurs élus locaux, et le Président de leur Communauté de communes, en tète, savent les sensibiliser à une noble cause .
Vivaldi , le compositeur des quatre saisons , dont j’ai voulu donner le nom au Pavillon à vocation culturelle construit au Touquet , dans le cadre boisé et fleuri des jardins du Palais de l’Europe, aurait frémi d’émotion , en entendant Roger Houzel, accompagné de l’organiste Olivier Pernin, et du saxophoniste Quentin Biardeau , entonner un Domine Deus , extrait du Gloria , et un Minuit Chrétien inoubliables !
Impossible , à un tel niveau d’expression du talent humain , de ne pas se dire que l’humain est un signe du divin .
Impossible aussi , quand une telle communion des esprits et des ames se ressent en une église , comme ce soir là d’Avril 2009 en la collégiale de Douriez , ou comme sept jours avant , en l’église du Touquet , pour l’au revoir à un Patrick Audebert rayonnant , aimant partager tout et d’abord son savoir , de ne pas retrouver , en dépit des crises, espoir en la vie ! Quand les idées font jaillir des talents, les talents peuvent faire jaillir des barils de pétrole. L.D.


Lire la suite