Le Point du 22-4-09

Du Pas de Calais au Périgord, un souffle bienfaisant .

En disant merci à tous ceux et à toutes celles qui ont permis de vivre ces temps d’émotion et de communion vécus ce jeudi 16 Avril à l’Eglise Jeanne d’Arc et, ce Vendredi 17 Avril, au Palais de l’Europe du Touquet Paris-Plage, je veux traduire , en une pensée, qu’il y a des moments , dans l’existence, où les regards, en se croisant, et où les présences, en devenant grande affluence, résument tout ce que les mots et les cœurs expriment spontanément, ou parfois , difficilement.
En prolongeant ces deux journées , si chargées de sens, jusqu’au cœur du Périgord, de la chapelle ancienne d’un village de Dordogne … à la colline d’un petit cimetière où reposera , au coté de ses parents, un Patrick Audebert Las Rochas-Deprez très aimé de ses étudiants, de ses collègues universitaires , de ses amis du Touquet , et de ses deux familles, nous ressentions comme un souffle de douceur venant apaiser les duretés et les douleurs soudaines de la vie .
Sur la cote à gravir, en grappes familiales, au coté des ainés, les jeunes générations étaient là, porteuses des promesses du monde à venir, qui continueront à transmettre autour d’elles et en leur propre descendance les valeurs de la vie.

Mais, impossible de traverser le Périgord, sans un temps de prière en la cathédrale de Périgueux qui domine les siècles et les luttes humaines, en unissant sous ses voutes majestueuses époque romane et style byzantin. De la mosquée arabe à l’église chrétienne, il y a eu finalement continuité pour rassembler les humains sous le signe d’une spiritualité. Et la noblesse des dômes ,autant que la beauté des vitraux, rappelle aux visiteurs qu’il a bien tort de parler, à Genève , ces jours-ci, un langage de haine, ce Président d’Iran qui insulte les Juifs et bafoue le coran autant que les évangiles .

Il lui répond de loin, mais avec force, l’évêque de Périgueux. En lisant son message, je croirai entendre notre évêque Jacques Noyer. Il rappelle qu’au 11ème siècle Saint Justin racontait comment s’y prenaient nos ancêtres dans la foi. Ils apportaient le pain et le vin pour l’Eucharistie, mais aussi des vivres et des vêtements qu’ils remettaient au célébrant pour qu’il les répartisse auprès des pauvres. Ils faisaient cela, d’instinct, comme allant de soi.
Et Michel Mouïsse , évêque de Périgueux , ajoutait : » Le panier de vivres , utile pour pallier la misère dans le voisinage, n’est plus à la dimension de milliards de pauvres et d’affamés que comporte notre humanité .Aujourd’hui , le panier doit servir à déposer des chèques et des billets .Pour recueillir le fruit de cet esprit de partage , l’Eglise de France a établi le Secours catholique qui vise à permettre aux pauvres de prendre en mains leur développement vers un vie plus humaine et plus digne . «

Ayant voulu, comme Maire du Touquet, faire place, en plus du Secours catholique, derrière le marché couvert et dans la vie de la station, aux restos du cœur imaginés par Coluche, et au Secours populaire, j’ai le sentiment que du Périgord… au Pas de Calais, un même souffle passe.
Mais l’actualité nous rappelle cette réalité déconcertante qui devrait balayer de nos écrans et des pages de nos journaux les communiqués et déclarations électoralistes : depuis l’Iran mal gouverné jusqu’à nos nations d’Europe , d’Afrique et d’Asie , dans le monde prés d’un milliard de personnes ont à peine de quoi survivre et d’autres milliards vivent mal.
J’ai donc retenu, pour nous, le rappel de la conclusion du Synode de Rome d’li y a déjà quelques années, évoquée par l’évêque de Périgueux : « Si le message chrétien d’amour et de justice ne se réalise pas dans l’action pour la justice dans le monde, il paraitra difficilement crédible à l’homme d’aujourd’hui. Il est donc indispensable que le partage qu’implique l’Eucharistie devienne une réalité encore plus forte chez nous. »
Huit jours, après avoir fêté Pâques, il doit faire « tilt » en nous, le rappel d’une telle vérité.
L.D.


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Vendredi 17 avril 2009, Palais de l’Europe du Touquet-Paris-Plage

La réponse de Léonce Deprez
A M. le Président Valéry Giscard d’Estaing
Et à M. Daniel Percheron, Président du conseil régional Nord -Pas –de- Calais

M. le Président Valéry Giscard d’Estaing
Madame la Sous -préfète représentant M. le Préfet du Pas de calais
Monsieur le Président du Conseil Régional, cher ami Daniel Percheron

M. le Président du syndicat mixte de la Cote d’Opale, cher ami Michel Delebarre

Mesdames et Messieurs les Parlementaires, Conseillers régionaux, Conseillers généraux, Conseillers des communautés de communes du Pas -de -Calais, de l’arrondissement de Montreuil, du pays du montreuillois.

M. le Conseiller Général Bernard Pion, représentant le Président Dominique Dupilet et les Elus du Conseil Général du Pas de Calais

Madame la présidente du Comité Régional du Tourisme Nord Pas -de -Calais, Chère Régine Splingard.

Mesdames et messieurs les représentants des administrations nationales, Régionales, Départementales et communales, de l’Education, de la gendarmerie, de la police, de la santé.

Mr le Député –Maire du Touquet , Mesdames et Messieurs Adjoints au Maire et Elus représentants de la Ville du Touquet et de son Etablissement Public Industriel et Commercial, l’ Office du Tourisme, des Sports et de la Culture.

Mesdames et Messieurs les représentants des associations locales, départementales et régionales.

Mes chères coéquipières et chers coéquipiers de 42 années d’élu de la ville du Touquet, dont 4 années de premier adjoint au Maire et 33 années de Maire et d’Elu intercommunal, et de 15 années d’élu au Conseil Régional,
Mes chers amis de la Jeune chambre économique Française, du Comité Régional du Tourisme Nord-Pas de Calais, , des associations et corporations locales et régionales et Fédération sportives,
Monseigneur Jacques Noyer, Monsieur le Curé du Touquet, Chers amis prêtres de Stella Maris, et des communes voisines

A vous tous et toutes, je veux dire MERCI.

Merci de votre présence, merci des témoignages d’attachement que vous apportez tous ici et merci par la pensée à tous ceux et à toutes celles qui n’ont pu se joindre à nous.
Votre assistance, c’est la vie. C’est ma vie !

Ma fille ainée Marguerite- Marie, en conclusion de son journal de bord, au cours de ses pérégrinations à travers le monde, écrivait souvent lorsqu’elle avait 20 ans, dans l’hebdomadaire qu’elle devait diriger par la suite : « rien ne vaut la vie que la vie ! ».

Quelle formidable vérité nous ressentons aujourd’hui à travers ces mots, alors que nous venons, Marguerite, d’être privés à tes cotés de la vie de Patrick, ton mari !
Patrick Audebert- LasRochas si rayonnant, si affectueux, si généreux, si passionné de son métier d’enseignant et de conseiller des dirigeants et Cadres des entreprises, dont il accompagnait le parcours de leurs responsabilités du Nord-Pas de Calais à Paris et à Jouy en Jozas , et de la Métropole-Nord… à la Tunisie et au Maroc !
Marguerite, aujourd’hui, nous pensons d’abord à lui. Il est là , à tes cotés , parmi nous.
Monsieur le Président Valery Giscard d’Estaing,
Cette assistance que vous avez devant vous, c’est l’expression humaine des valeurs qui ont fait depuis un siècle la renommée de notre Région Nord- Pas- de- Calais.

Et c’est pourquoi j’ai tenu à ce que ce soit le Président de cette Région M. Daniel Percheron, dont j’ai été un coéquipier, depuis le bassin minier… jusqu’au littoral, qui puisse s’exprimer quelques minutes, avant vous, au nom de tous.
Ensemble, et avec bien des figures ici présentes, nous avons lutté pour aménager le territoire de notre Nord-Pas de Calais. Pour convertir notre Pas de Calais minier à une vie industrielle nouvelle.
Ensemble, depuis l’implantation d’industries nouvelles autour de Béthune , Auchel ,Lillers, Bruay, Noeux les Mines , Bully, Liévin … jusqu’à l’implantation prochaine du Musée du Louvre …à Lens, en prolongement du lieu mythique du Stade Bollaert , ce stade légendaire où j’ai défendu les buts du Stade Béthunois et des équipes du Nord et de France Amateurs durant mes années de compétions sportives,
oui, Ensemble,
nous avons réussi la conversion du Bassin Minier du Pas de Calais.
Ensemble ,avec les élus des communes minières, avec le concours de nos Jeunes chambres économiques , de nos comités d’expansion, mais aussi avec la participation des Syndicats de travailleurs de la mine , avec le concours des Chambres de Commerce, et avec le soutien de la D.A.T.A.R, quand la France avait une politique d’aménagement du Territoire , nous avons réussi à créer Lycées techniques , Institut Universitaire de technologie à Béthune, Lycée hôtelier au Touquet et nous sommes parvenus à faire de notre Nord-Pas de Calais une Région –Métropole européenne pluri-polaire équilibrée .
Ensemble , nous avons tracé les lignes directrices d’un Plan pluri–annuel d’action régionale , en voulant donner à notre Région les infrastructures routières , ferroviaires , aéroportuaires et portuaires permettant de donner à nos deux départements du Nord et du Pas de Calais, la dimension et l’ambition de devenir une Grande Région Européenne .
Ensemble, au fil des ans, nous avons voulu que notre Région double sa vocation industrielle, en ouvrant ses paysages, ses Villes d’art et d’histoire, ses communes maritimes et les villages de ses Pays à l’économie touristique. Et comme vice-président du Comité Régional du Tourisme, je suis heureux de continuer, dans ce but, à apporter à sa Présidente, notre Chère Régine Splingard , le fruit de mon expérience .
Ensemble , enfin, avec Michel Delebarre, avec Dominique Dupilet , et de nombreux maires et pionniers de la mise en valeur et en vie de la cote d’Opale , nous avons entrepris de faire de ce littoral du Nord-Pas de Calais et de la Picardie voisine , la base géographique , environnementale et humaine exemplaire d’une politique de développement durable , en mettant à profit sa position stratégique européenne privilégiée entre Paris, Londres et Bruxelles .
Monsieur le Président, entre deux réunions du Conseil Constitutionnel, merci de dire à votre successeur d’aujourd’hui à l’Elysée, que l’œuvre de conversion de cette Région Nord-Pas de Calais n’est pas achevée. Merci de lui dire aussi que les Elus du Nord-Pas de Calais demeurent décidés à se situer à la pointe des Régions Européennes d’avenir.
Le Président du Conseil Régional et les Elus Nordistes , territoriaux et Consulaires, savent qu’ils peuvent compter sur le nouveau Président de la Chambre Régionale de Commerce et d’’Industrie Nord-Pas de Calais, animé du même esprit d’union et de la même volonté que son père , dont il partage le prénom , pour poursuivre avec les Chambres de Commerce et d’Industrie du Nord et du Pas de Calais , l’action entreprise depuis quarante ans pour assurer l’avenir de notre Economie Régionale et des populations de nos deux départements.

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Une autre réflexion que je voudrais exprimer, Monsieur le Président, c’est vous qui , depuis longtemps , me l’avez inspirée, dans votre recherche d’une France réconciliée .
Un autre, avant vous, en avait résumé l’idée-force.
Sur l’étagère de mon bureau de maire, sous les yeux des visiteurs, depuis 1969, j’avais tenu à mettre en lumière cette-idée-force de Jean Moulin, le Préfet héroïque, idée-force qui a toujours été le guide de mon action : « Chercher toujours ce qui rapproche ».
Je suis heureux et ému, et certainement comme tous ceux de ma famille qui m’entourent aujourd’hui, que cette assistance apporte l’illustration de cette pensée. Depuis ma jeunesse sportive, j’ai ressenti en effet que dans cette Région laborieuse Nord-Pas de Calais, je devais être un trait d’union .

Le message que vous aviez lancé, en appelant les Français à s’unir sur l’essentiel et en faisant partager, par deux Français sur trois, une même volonté de faire gagner la France et l’Europe. trouvera un jour , nécessairement son aboutissement .Tant il est vrai qu’il faut de plus en plus comprendre , face aux défis de notre nouveau siècle, qu’il doit être possible , en France comme en Allemagne , d’entrainer les Français à construire une Démocratie nouvelle régénérée . Une démocratie conciliant les exigences de liberté et de solidarité.
Pas de progrès économique durable sans respect des valeurs morales qui doivent être à la base de la vie en République. Pas de bonheur durable pour un peuple si ce bonheur , à base de progrès économique, mais aussi de justice sociale , ne peut être accessible au plus grand nombre des foyers qui peuplent nos villes et nos villages , dans toutes les Régions de France et d’Outre-Mer. De Dunkerque à Fort de France.

Chercher toujours ce qui rapproche , Mobiliser deux Français sur trois , pour gouverner la France et faire face à l’avenir , et parvenir à témoigner d’un esprit de fraternité à l’égard de toutes les familles Françaises , y compris de celles qui se rebellent , parce qu’elles ont perdu espoir en l’avenir , ce sera, ce Vendredi 17 Avril 2009, le message du disciple que votre filleul dans la Légion d’honneur est toujours, en esprit ,à votre égard , Monsieur le Président .
Je le lance, ce message, avec une conviction d’autant plus forte, ici, que vous êtes, que nous sommes dans un Palais auquel j’ai voulu , avec le soutien du Conseil Municipal du Touquet, il y a plus de quarante ans , donner le nom de Palais de l’Europe . L’Europe , votre combat pacifique le plus passionnant de votre vie , et que nous devons continuer à livrer , sous votre éclairage , Cher Président et ami Valery Giscard d’Estaing . Un Palais de l’Europe qui se situe , au Touquet , au bout d’une avenue Charles de Gaulle et qui ouvre au public des salons portant le nom de Robert Schuman, Konrad Adenauer, Winston Churchill, après avoir franchi le Hall Jacques Duhamel, votre ancien directeur de cabinet , qui fut , avec Edgar Faure , mon premier pilote sur la voie de la politique nationale , après Henri Frenay. C’est tout vous dire , Monsieur le Président , et chers amis de la France d’en haut !
Au de là des frontières géographiques , et des différences de philosophie, de convictions et de milieux sociaux , qui font la personnalité et la richesse humaine du Nord et du Pas de Calais , sachez , Monsieur le Président , que vous pouvez compter sur nous , pour vous aider demain et aider les bâtisseurs de l’Europe unie à atteindre le but d’une Union Européenne, à dimension économique , mais aussi à dimension sociale et donc, à dimension politique et à finalité humaniste.

L’autre message que je voudrais transmettre, en cette cérémonie, solennelle mais chaleureuse, de ce Vendredi 17 Avril, c’est qu’il nous faut rendre du moral aux Français et, pour cela , donner aux générations nouvelles la passion de la vie, en recherchant le bonheur de vivre dans la recherche de l’intérêt général et pas seulement de l’intérêt individuel. C’est une leçon à tirer de la crise que le monde connait aujourd’hui.

Monsieur le Président, mes chers amis,
En pensant à tous ceux et à toutes celles que j’aime, à tous ceux que
J’ai aimés et qui ne sont plus, parents, grands-parents, amis,
Coéquipiers, en pensant à Patrick
qui m’avait inspiré l’idée d’écrire pour les générations nouvelles les
enseignements de ma vie de Responsable,
Je veux vous offrir, lui offrir, vous offrir à tous le fond d’une pensée que je veux communiquer à ces générations nouvelles.

Les générations nouvelles, comme les générations précédentes, mais, elles, avec surprise, viennent de vivre ce que l’on appellera demain de nouvelles années folles….

Les années folles de la croissance mondiale. Cette croissance mondiale, démographique, économique, qui a fait perdre la tête à ceux qui ont voulu tirer profit, avec excès, en perdant le sens moral, d’une croissance financière trompeuse, en la décrochant de la croissance économique….
La passion de la vie, qui doit être ancrée naturellement dans les veines des générations les plus jeunes, et qui doit monter en elle, comme la sève dans les branches des arbres, dépend d’abord d’une loi première de la vie.
La vie, comme l’arbre, a besoin d’une terre qui nourrit ses racines, et permet son épanouissement, en feuilles, en fleurs et en fruits.
Le lien avec la terre natale, celle qu’aimaient chanter deux générations de Pierre Deprez, plume ou piano à l’appui, un lien vital à sauvegarder, un troisième Pierre Deprez, avocat à Paris, l’a tellement ressenti, qu’il a tenu à prolonger sa vie familiale en la campagne d’Azay le Rideau où ce lien avec la terre, pour lui, s’exprime par la peinture.

L’amour du terroir qui nous vit naître ou de la cité évocatrice de notre enfance est la première source affective de la force attractive de la vie.

Les années de nos existences, les jours heureux ou malheureux de nos enfances demeurent, subconsciemment, rythmés par les cloches de nos villages ou les carillons de nos beffrois, ou les sonneries des cordes sensibles que nous avons en nous.

Et au fur et à mesure que passe la vie, comme une amante dévoreuse d’énergie, notre cœur se souvient de ce que notre conscience oublie…

Le bruit de l’horloge ancienne de la cuisine, celui des sabots de bois dans la cour de la ferme, le sifflement de la bouilloire oubliée sur le feu, la voix de la maman entonnant le Gloria à la messe du dimanche, le cri des oiseaux sonnant le réveil du matin au milieu du jardin, les mots remplis de larmes quand, dans la famille, une mort survient, le rire déployé d’un père d’esprit moqueur, le bonjour du facteur apportant le soleil, le chant joyeux d’une équipe fière de sa victoire, le bruit lointain de la mer annonciatrice des pluies, tous ces bruits de la vie qui lui donnent des couleurs font que nos jours et nos bruits marquant notre existence nous rappellent que la vie mérite notre passion….

Le passé, le présent sont déjà les bases du futur.
Le jour qui passe est passé
L’heure qui sonne est sonnée
Seul, compte demain
Et après demain….

Cette pensée d’un enseignant de la philosophie qui donna son nom à un lycée de Lille, Gaston Berger, a contribué à me donner la passion de la vie en me communiquant le sens du futur. Car c’est le futur que nous vivons surtout, en rêves certainement, mais en termes d’actions, sûrement.

Pourquoi agir, en effet ?

Parce que nous voulons faire ce qui manque à notre vie, en temps présent. L’avenir, c’est tout ce qui nous manque. Et ce qui nous manque, pas seulement en termes d’avoir, mais surtout en termes d’être. Car peu à peu, dans la vie, nous ressentons que nous ne sommes que ce que nous faisons. Et que ce qui compte, pour nous donner le goût de mordre dans la vie, c’est le futur…. Non pas un futur qui nous attend, au coin de la rue…., ou au bout de l’année vécue… mais un futur que nous devons construire, seul, puis ensemble, en équipe, le plus tôt possible, jour après jour, année après année, décennie après décennie.

C’est l’élan donné par le début de la course qui donne la capacité de la gagner sur le bout de la piste. Ce sont les matches gagnés en début de championnat qui donnent l’envie de remporter la victoire finale au terme de ce championnat.

Ce sont les premières haies franchies sur la piste de l’existence, comme sur celles des stades, qui donnent la confiance nécessaire pour franchir les haies suivantes.

Et si, à l’horloge des années, la volonté et l’expérience ont permis d’amorcer des réussites ou de passer le cap des difficultés ou d’épreuves, c’est donc que le passé et le présent ne sont faits que pour mieux nous préparer à gagner les matches du futur.

C’est pourquoi, je ne conseille pas de faire du mot de « rupture » un thème de mobilisation des Français ou de promotion partisane ou personnelle.

Les ruptures ne sont pas des enrichissements. Sauf exception qui confirme la règle, ce sont des appauvrissements, car ce qui s’est fait avant permet de faire ou de mieux faire ce qui doit se créer, se construire ou tout simplement se faire, après.

En réalité, la vie n’est faite que de futurs successifs. Et c’est ce qui en fait l’intérêt et l’attrait.

Cette vie, d’ailleurs, ne s’arrête pas en un être dans la mesure où elle se prolonge à travers les enfants et les petits-enfants pour qui a le bonheur d’en avoir.

Et pour ceux qui en sont privés, cette vie du présent, ou qui s’attache au passé, n’est chaque jour intéressante à vivre que dans la mesure où elle permet de ne pas être la répétition d’hier.

Chaque lever de soleil exprime d’ailleurs dans le ciel ce qui, pour chacun, doit être un nouveau départ vers le futur.

Je pense qu’il est essentiel pour les générations nouvelles de renouveler ainsi la passion que la vie doit leur donner, dans l’espoir de découvrir dans chaque jour et chaque année des heures et des minutes qui donnent le goût de ce qui a manqué hier et qui manque dans le présent. Un présent, qui, le soir, où le sommeil nous guette, est déjà le passé.

Si j’insiste ainsi pour donner ou rendre à la jeunesse, cette passion de la vie, c’est parce que les temps de la fin du siècle précédent et du siècle entamé depuis l’an 2000 ont tant apporté de « plus » aux jeunes générations qu’elles peuvent avoir la tentation de se satisfaire de ce qu’elles ont reçu en ces années de progrès accéléré.

Mais ce monde, qui s’est transformé depuis leur naissance, a été, en réalité en évolution permanente.

Et c’est cette évolution qui a permis de connaître moins de révolutions que par le passé. Des révolutions qui sont, elles, de vraies ruptures. Et souvent violentes et sanglantes.

Nous les avons connues, les dernières révolutions, en Europe, avec la chute du mur de Berlin.

Et heureusement, en dernier temps, sans qu’il en coûte de vies.

Mais il y a encore des pays où la vie est invivable, en tout cas pour le plus grand nombre.
En Afrique, en Asie, au Tibet ou sur des parcelles de terre encore en feu du Moyen Orient.
Tout reste à faire en ces zones où l’humanité se déchire pour conquérir ou stabiliser le pouvoir des uns sur les autres en des nations qui sont toujours, tant elles souffrent dans le présent, en recherche d’un futur.

C’est le désespoir que génère la vie présente qui provoque les révoltes, conflits et guerres, souvent civiles, de ces peuples qui ne parviennent pas à trouver leur équilibre politique, économique et social, et à fixer les frontières de leur vie en commun.

Il s’agit donc, pour ces peuples, de s’affronter pour vivre un futur au risque de gâcher ou de perdre leur vie dans le présent. Et tant ils ne parviennent pas à effacer en eux les plaies du passé.

Le futur doit donc être, bien plus que le présent, le moteur de l’existence des générations nouvelles.

Ce qui veut dire que les générations nouvelles ne doivent pas vouloir juger les candidats aux élections et au pouvoir à la capacité des candidats à capter des voix en satisfaisant les égoïsmes de ceux et de celles qui, dans le présent, veulent que rien ne change dans leur intérêt particulier et immédiat.

Elles doivent, au contraire, juger les candidats à leur capacité d’assurer au plus grand nombre un futur qui apportera plus d’espoirs en la vie et de chances de mieux être…..

Vivre doit donc susciter une passion quotidienne dans tout citoyen jeune ou toujours jeune, dans la mesure où est ressenti en lui l’appétit du futur…..

C’est l’appétit qui incite à se nourrir. C’est la soif qui incite à se désaltérer.
C’est l’appétit de vivre qui doit susciter l’intérêt, et plus, la passion de se construire des lendemains…. Ou de les construire pour ceux qui nous entourent à toutes les échelles des communautés humaines dont nous nous sentons membres.

Il y a trop d’heures perdues aujourd’hui dans les vies qui font perdre aux jeunes le sens de leur existence, le goût de la vie….

Puisqu’un nouveau siècle vient de s’ouvrir, et puisque la crise mondiale donne l’occasion et le devoir de porter un autre regard sur le futur, en visant l’humain, en valeur absolue, plus que le gain, en valeur relative, à nous de proposer aux plus jeunes de redonner à la vie tout son sens et aux vivants plus d’ambition que de se contenter du présent.

A nous de leur proposer, aux jeunes, d’écrire un nouveau programme aux sons d’une chanson….

Elle pourrait être rythmée aux sonorités du jazz, du rock ou du reggae… peu importe ! le principal, c’est d’exprimer les mots qui donnent envie de se retrouver à deux… ou plus, sur la piste de danse…

« qu’est ce qui fait aimer la vie ? » lancerait Bénabar ?

Je suis prêt à répondre, en chantant, moi aussi…

Ma chanson, la voici :

Ce qui fait aimer la vie, c’est simple, c’est la vie….

La vie, mais quelle vie ?

La vie, toute la vie !

Nos rires et nos pleurs

Les arbres et les fleurs !

La vie de la nature qui renaît au printemps.

La vie du boulanger qui façonne le pain

La vie du vigneron qui produit le bon vin

La vie du paysan qui récolte le blé

La vie du travailleur, qui revient fatigué

La vie du jeune marin qui part vers l’océan

La vie du vieux ménage qui s’aime comme à vingt ans

La vie des rotativistes qui sortent les journaux à cinquante mille à l’heure

La vie des jeunes ménages assoiffés de bonheur

Mais, au-delà de ces quelques images saisies à la volée, je pense pouvoir dire qu’elle mérite notre passion, la vie, par tout ce qu’elle nous offre en brassées de roses et d’épines sur les chemins montants, sablonneux, malaises de nos existences.
La vie est un mystère dont la base est la terre

Mais pour voir le jour, il faut qu’il y ait un ciel
Et pour avoir de l’eau, il faut qu’elle tombe du ciel.
Ou qu’elle surgisse des montagnes, où fondent trop vite les neiges

C’est ce tout, fait d’atouts issus de la nature et des capacités humaines, qui fait la beauté de la vie.

C’est donc aujourd’hui le premier devoir de l’Education Nationale d’éclairer les jeunes de notre siècle, sur la marche du monde. Et il va falloir que tous les acteurs de la vie économique conjuguent leurs vocations respectives, représentants des entreprises en tête, pour que les jeunes entrent dans la vie avec plus de connaissances en économie pour réussir leur vie et s’engager dans une profession avec plus de mordant.

Les talents sont millions par génération d’un peuple. Un des objectifs qui doivent rendre la vie passionnante est de faire fructifier ces talents. Mais de les faire fructifier non seulement dans l’intérêt de ceux qui aspirent à une réussite personnelle, mais dans l’intérêt général de la Nation.

C’est toute une politique nationale qui doit être orientée dans ce sens.

Les jeunes générations doivent découvrir au fil des ans de quoi rendre leur vie passionnante dans la mesure où elles se forgeront, au fil de leurs études et de leurs premières années de vie professionnelle, des idées force et où elles traduiront ces idées force en action.

Car, dans la vie, tout part de l’esprit. Il s’agit de donner corps à l’esprit. Et de l’esprit au corps. Hic et Hunc !

J’ai conservé dans l’esprit cette pensée qui vient de loin…et de haut !

Mais que l’on soit d’esprit religieux ou laïque, elle doit animer nos journées et apaiser nos nuits. La passion de la vie ne peut naître seulement de la stimulation que l’on ressent dans l’action quand celle-ci, même dans sa quotidienneté, tend à gagner sa vie et à bien la gagner…

La passion de la vie vient aussi et surtout de ce que l’on apporte aux autres. L’individualisme qu’on a laissé s’hypertrophier depuis trente ans a mené à l’égocentrisme. A la recherche du bien être pour soi et à l’enfermement en soi. Or notre monde est passé, depuis 50 ans, de 2 milliards et demi d’humains à 6 milliards 500.

Nous ne pouvons donc pas nous donner l’idée de vivre, passionnément, sans ressentir au fil des ans, que nous devons
« vivre solidairement »

Dans le « crédo » de la jeune chambre économique internationale que j’entendais évoquer en novembre 2008, au congrès national de la jeune chambre économique française, à Nice, j’entendais rappeler que la « fraternité humaine transcendait la souveraineté des nations ».

N’y a-t-il pas de quoi rendre la vie des générations nouvelles passionnante, de la communauté locale à la communauté régionale, nationale et mondiale si elles se mobilisent, ces générations nouvelles, pour œuvrer en vue de faire de cette fraternité, une réalité ?

A ceux qui peuvent se demander pourquoi, j’insiste tellement pour redonner aux jeunes générations la passion de la vie, je voudrais dire que j’y pensais intensément un jour d’octobre 2008 en me retrouvant à Budapest, devant les fosses où se retrouvent les victimes de l’extermination, par les Nazis, de la population juive de la capitale hongroise.
Dans les jardins de la synagogue la plus grande du monde, un saule pleureur aux feuilles métalliques porte les noms des victimes, comme autant de larmes versées sur la terre hongroise.

Il symbolise les vies perdues, cet arbre, sous les noms des familles de déportés non revenus des camps….

Ils ont été 600.000 hongrois, déportés, qui ne sont pas revenus.

Dans la même capitale, traversée par le Danube, en la basilique de Saint-Etienne, ou des musiciens talentueux interprètent notamment les œuvres de Mozart, j’observais que celui-ci n’avait vécu que 35 ans…

Il y a eu tant de vies sacrifiées au siècle passé…
Mais ce sont ces vies sacrifiées ou trop vite brisées, dans les temps de guerre comme dans les temps de paix, qui ont permis à notre Europe d’être ce qu’elle est aujourd’hui.

Si elle a été trop courte, la vie de Mozart, sa musique continue de sensibiliser les foules de notre temps.

Et pour ceux qui ont la chance, comme nous tous aujourd’hui, de vivre des années de paix et de progrès en notre Europe unifiée, qu’elles méritent de nous passionner et de nous mobiliser plus que jamais, les causes que nous avons à défendre en ce vingt et unième siècle.

La conclusion de cette réponse que j’ai tenu à écrire, pour dominer mon émotion, c’est de vous dire à vous tous et à vous toutes Merci .Merci du fond du cœur.
Merci à la Ville du Touquet , à la Communauté de Communes Mer et terres d’Opale, à leurs élus d’hier , d’aujourd’hui et de demain , à mes coéquipières et Co équipiers qui , au fil de ces 42 années de travail en équipe , m’ont apporté le meilleur d’eux- mêmes, et d’abord de leur cœur, pour faire du Touquet la station Européenne des 4 saisons qu’elle es t de venue , et pour donner à notre Pays du Montreuillois et de la cote d’Opale des chances d’avenir .

Je les associe toutes et tous , ces co-équipières et coéquipiers, à la remise de ces insignes d’officier de la légion d’honneur. Comme j’y associe tous les acteurs de la vie économique et sociale, culturelle et sportive, et tous les Cadres et les travailleurs de la Ville du Touquet -Paris-Plage, et de la région Etaploise. Comme j’y associe aussi les journalistes de la Presse écrite, quotidienne et hebdomadaire, et de la télévision, qui m’ont aidé, par leur travail au fil des ans, à informer et à éclairer la voie des populations que je ressentais le devoir d’entrainer.
Merci, au Président Marc Boissière, venu de Paris, Médaillé d’honneur de la Ville du Touquet, et à tous les membres du mouvement des anciens déportés de Dachau, qui m’avaient demandé de parrainer à l’Assemblée Nationale l’association de la flamme éternelle contre toutes les exterminations. Une flamme éternelle que nous avons le devoir de ne jamais laisser s’éteindre.
Merci aux Maires et bourgmestres des villes européennes et de la Ville américaine de Cary, en caroline du Nord que j’ai tenu, avec les municipalités précédentes, à jumeler avec Le Touquet-Paris-Plage, pour construire les bases populaires d’une fraternité humaine durable.

Merci aussi à tous mes amis du Mouvement européen , des associations et clubs du Touquet, et à mes compagnons de l’ordre du Mérite et de l’ordre de la légion d’honneur , regroupés ici , autour de leurs présidents et de leurs drapeaux .

Et puis, et enfin , mais vous le savez tous ,je veux partager cet honneur que le Ministre de l’Intérieur Michelle Alliot-Marie et le gouvernement de la République ont voulu me faire , oui, le partager avec ma femme , Marlène , formidable femme, cette Marlène, elle-même chevalier du Mérite, le partager aussi, cet honneur, avec mes enfants, mes deux filles , Marguerite-Marie, Directrice générale des deux usines de l’Imprimerie familiale de Ruitz et d’Arras, et Marie-Antoinette Couderc , avocate, qui , après avoir eu trois enfants , fut pendant quatorze ans de mes 21 années de député mon assistante parlementaire à l’ Assemblée Nationale, en continuité de Irène de Bretteville .
Mais je veux dire aussi Merci , du fond de mon coeur, de leur collaboration permanente , à mes deux fils, à Léonce –Michel , dynamique manager et relayeur de la flamme sur le terrain de la vie professionnelle , et sur le terrain de la vie régionale , et à Christophe , passionné par la vie économique , comme son frère ainé, et qui est , lui, Directeur des achats du groupe Geodis , à Paris, et président du T.A.C.-Football-Cote d’Opale depuis 18 ans.
Je veux associer aussi à l’image de cette équipe familiale très unie, mes deux belles filles, aussi belles physiquement que moralement, Isabelle et Geneviève , et les deux maris qui ont fait le bonheur de mes filles , Pierre Couderc, ingénieur –chimiste au Groupe Renault, et ce cher Patrick qui aurait été si heureux de vivre cette rencontre mais dont l’image rayonnante de la personnalité plane au dessus de nous .
Je remercie chaque jour Dieu, du privilège de m’avoir donné, un tel entourage de qualités humaines, à l’hôtel de Ville du Touquet , dans mon cadre familial, élargi à nos douze petits enfants et ici , à mes neveux et nièces , que mon père et ma mère seraient fiers de voir rassemblés en ce palais de l’Europe , ce Vendredi 17 Avril 2009.
En vous embrassant toutes, en vous embrassant tous, après avoir ressenti tous les sentiments que votre présence et votre affluence expriment autour de mon Parrain dans la légion d’honneur, le Président Valery Giscard d’Estain, autour du Président Daniel Percheron, du Président Michel Delebarre et de tous les Elus , je vous promets de répondre à la question que mon gendre Patrick Audebert, avant de nous quitter, pour l’au delà, m’avait suggéré de traiter pour éclairer et stimuler les générations nouvelles.
Pourquoi et comment aimer la vie ?
Et valoriser la France ?
Merci , à partir de ce que vous m’avez apporté en témoignages , en esprit et en cœur, de me donner l’envie de convaincre ces jeunes générations , en 45 chapitres, que, si la vie est un rêve dont la mort est le réveil, oui, c’est bien vrai, rien ne vaut la vie que la vie !

Léonce Deprez

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« Il n’est de richesses que d’hommes ». Et de femmes, ai-je tenu à ajouter, depuis longtemps au long des mandats que j’assumais En effet , qu’il s’agisse de créer une activité ou d’assumer un travail, et à travers cette activité , ou ce travail , de générer de la vie , et le bonheur que cette vie fait naitre , tout part d’abord de l’humain. La vie d’une commune , d’une entreprise, d’une région dépend d’abord de sa richesse humaine .Mais cette richesse humaine , elle-même , dépend de l’éducation que les parents et que l’école , puis le collège, puis le lycée , assurent durant les quinze premières années de leur vie aux jeunes appelés à devenir adultes et à constituer , après leur formation , la base de l’enrichissement d’une société. Comme en notre foret du Touquet, sans jeunes pousses naissant à partir de la terre nourricière, pas d’arbres qui grandissent et qui la vitalisent et la valorisent !
C’est pourquoi, avec Nathalie Herbaut en tête, nous nous sommes tant battus, à partir d’un espace bitumé, devenu improductif, mais situé dans un encadrement boisé remarquable, pour permettre la création par le Conseil général du Pas de Calais d’un nouveau collège.
C’est pourquoi, aussi, nous avons , en équipes municipales successives, voulu créer sur des terrains qui appartenaient à la commune les lotissement s et les résidences à loyer modéré qui , en quarante ans , ont presque quadruplé la population permanente de la commune . C’est pourquoi enfin récemment, avec Jean Gillet, adjoint à l’Urbanisme, en tète, la municipalité précédente a voulu donner à des morceaux de territoire sans vie et sans propriétaires privés la valeur ajoutée de nouveaux foyers pour développer la population permanente et l’enrichir de nouvelles énergies humaines.
C’est ainsi qu’un colonel des pompiers, qui avait fait la preuve de son attachement au Touquet et à sa vie sportive, a pu fixer son nid familial dans un coin de foret. Idem pour une belle athlète au nom devenu bien connu de Karine Baillet, devenue ainsi propriétaire au Touquet et sans laquelle les Raiders, de tous âges et de toutes localités du Nord de la France n’auraient pas connu, ce dernier week-end d’avril, comme chaque année, depuis dix ans , le bonheur de s’ébattre dans la nature .La popularité de ces deux figures contribue désormais à la vitalité de la station . Ceux qui ont pris l’initiative de faire des recours contre la vente de terrains , récupérés par la Municipalité précédente pour permettre le logement de foyers voulant vivre en permanence au Touquet, doivent se dire qu’ils auraient du être tout aussi heureux de voir trois autres foyers acquérir dans les mêmes conditions que le colonel des pompiers et la championne Karine, pour y vivre en permanence , trois autres terrains qui seraient restés sans vies sans l’initiative prise par la municipalité précédente de les insérer dans le domaine communal. En les vendant volontairement sans vouloir faire de surenchères, parce que tout foyer nouveau vivant en permanence au Touquet, c’est une nouvelle source de vie.
La vitalité d’une commune, a fortiori d’une station touristique, si elle dépend d’abord de ceux qui la peuplent, dépend aussi de la qualité des espaces et des équipements qui attirent les clients et les visiteurs. Le centre sportif du Touquet, comme notre hippodrome, ou comme les golfs privés, ou comme nos espaces de plage de sable fin, avait gagné au fil des ans une renommée telle qu’elle a contribué à attirer au Touquet une clientèle à la recherche de l’excellence. Les spectacles offerts sur le terrain d’honneur du Centre sportif étaient un régal pour les yeux, comme celui des greens des golfs. Ce n’est plus le cas. Sans pelouse de grande qualité, très bien entretenue, très bien nivelée , très bien tondue, qui faisait la fierté du Touquet et qui fait chaque semaine la beauté du spectacle des matches en Angleterre, en Allemagne, en Italie ou au Parc des Princes , projetés sur Canal plus par satellites, pas de jeu à terre rasant le gazon, et pas de possibilité d’élever ainsi le football au niveau d’un ballet d’artistes du ballon rond . C’est le public qui en souffre autant que les acteurs sur le terrain. Et c’est la station du Touquet Paris-Plage qui y perd de son attrait et de sa réputation.
Dans la vie, on a besoin de bonheur individuel. Mais on a besoin aussi de bonheur collectif.

L.D.

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Alain Juppé est de ceux qui voient le plus clair dans l’évolution de notre temps. En l’entendant cette semaine sur France-Inter, comme nombre d’entre vous, je ressentais à quel point il avait raison de penser et de continuer à dire que le futur sera ce que nous avons la volonté qu’il soit.
Bien sur , les Huit sont-ils devenus Vingt , cette semaine à Londres , pour débattre entr’eux de la nécessaire moralisation de toute gouvernance , à toute échelle et , en ce qui les concerne , à celle des Etats qui représentent aujourd’hui les Nations les plus représentatives du développement économique que notre monde a connu depuis vingt ans .
Bien sur, est-il urgent de comprendre que la conduite d’une économie nationale, européenne, et au delà mondiale, doit être soumise, comme celle de toute activité humaine imposant la prise en considération des autres, à un code la route. Et, à cet égard, Alain Juppé parle le même langage que Dominique Strauss -Kahn, dont les nouvelles fonctions de dirigeant du Fonds Monétaire International renforcent la capacité d’éclairer les gouvernants et les gouvernés de tous pays.
Mais l’un et l’autre, Juppé, comme Strauss-Kahn, tous deux grands démocrates, ont l’avantage
d’être éclairés eux-mêmes par la formidable expérience des vingt dernières années de responsabilités qu’ils ont exercées. Et leurs conclusions se rejoignent.
Ce n’est pas une crise conjoncturelle que nous connaissons, aujourd’hui, c’est une crise structurelle. C’est un autre monde dans lequel nous sommes entrés .Alain Juppé a bien dit lui-même qu’il ne pourrait plus désormais être la fois premier ministre et maire de Bordeaux. Le pouvoir rend modeste. Mais surtout, toute gouvernance impose aujourd’hui, non seulement une expérience éprouvée, mais un engagement tel pour analyser les problèmes et mettre en vie les solutions, qu’il faut pouvoir y consacrer toute son énergie et tout son temps.
En ce qui concerne le retour de la France dans l’O.T.A.N. , Alain Juppé a posé la bonne question .Est-ce une O.N.U. bis que doit devenir l’O.T.A.N. , conçue au temps de la division de l’Europe et du monde en deux blocs ? J’ajoute une autre question : Les 20, sont-ils l’échelle exacte qui peut désormais aboutir à une meilleure gouvernance de l’économie mondiale ? Puisque le monde change, et même, puisque nous changeons de monde, n’est- ce pas un gouvernement mondial qu’il s’agit désormais de mettre en forme et en vie à partir de l’organisation des Nations-Unies ?
Au-delà de la régulation qui s’impose pour que l’économie mondialisée devienne une véritable économie sociale des marchés, la sauvegarde des ressources naturelles , la recherche de nouvelles sources d’énergie , la lutte cotre la faim , contre la pauvreté , contre le réchauffement climatique , la réponse à apporter aux besoins vitaux en eau , ne sont-ils pas autant d’objectifs qui imposent une gouvernance mondiale au niveau de l’O.N.U. à ne pas reporter à plus tard ? N’est-ce pas, au niveau international qu’il faut se poser le problème, par exemple, du nombre de centrales nucléaires qu’il faudrait construire dans le monde pour alimenter en batteries disponibles les voitures électriques que l’on veut aujourd’hui fabriquer pour lutter contre les pollutions de C.O 2 ?
Je me pose cette question, en mesurant la nécessité de changer d’esprit, d’abord chez nous. Chez nous, où nous devons nous demander comment attirer les capitaux européens nécessaires pour réaliser les investissements pouvant assurer une reprise de la croissance, à partir de notre territoire. Un territoire qui a la chance d’êtres doté d’atouts environnementaux et humains liés à la mer. Et où nous devons nous dire que la plus belle entreprise industrielle de notre littoral représente 400 millions d’Euros de chiffre d’affaires d’un groupe mondial qui, fort heureusement d’ailleurs , représente , lui , à partir de toutes ses composantes à travers le monde , 10 milliards d’euros de chiffres d’affaires ! C’est cela notre monde d’aujourd’hui. Et il s’agit donc de nous dire que l’avenir dépend d’abord de nous. C’est-à-dire de notre compréhension de ce qu’il est devenu et de l’évolution de la société qui le peuple.
Faut-il le regretter ? Certainement pas .Au contraire, à toute époque, l’humanité a du et à su s’adapter. L’essentiel est que les gouvernants et les peuples qui les élisent, en nos démocraties, soient conscients que le monde a besoin d’une âme autant que de marchés. Et que science et progrès sans conscience ne sont que ruine de l’âme. Et déclin du monde.

L.D.

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Le FIGRA

Un FIGRA plus que jamais d’Actualité en 2009
Lorsque Georges Marque-Bouaret, il ya plus de quinze ans, vint me parler du roman de sa vie de méditerranéen , en mon bureau du troisième étage du Palais Bourbon, je fus d’abord frappé par
un sentiment d’injustice de notre société de l’époque à son égard. L’expérience qu’il avait voulu lancer, en venant de La Ciotat, d’organiser un festival national de grands reportages d’actualité n’avait pas été soutenue, comme elle aurait du l’être. Je pressentis, dés nos premiers dialogues, autant comme élu du peuple que comme maire du Touquet, que je devais capter la balle dans les 18 mètres de ma surface de gardien de but et relancer l’idée d’un tel match annuel au Touquet Paris-Plage. La vérité de base qui me paraissait évidente, déjà à l’époque, était que la politique cachait, derrière les apparences, déjà trompeuses au début des années 90, de l’état de notre monde, les réalités de la vraie vie dont notre planète était le cadre.
Il a fallu les émissions d’Usushaia pour que la télévision ouvre les yeux de notre société occidentale.
Il faut dire que pendant 20 ans, précédemment, la guerre froide et la coupure du monde en deux blocs avaient accaparé l’actualité et les autorités des Etats, au point que les élus de toutes nos nations d’Europe avaient droit à l’argument des circonstances atténuantes .Mais la vérité , c’était aussi que notre société était déjà imprégnée du mal qui n’a pas cessé de la contaminer moralement , comme le sida l’a contaminée physiquement. Ce mal, c’était l’accaparement des esprits par les obsessions d’arrivisme, d’individualisme et d’égoïsme qui n’ont pas cessé de faire perdre le sens de la vie collective et de l’intérêt général. Ce mal, c’est le délabrement des valeurs morales qui doivent soutenir les efforts des peuples et leur marche vers le futur d’un Bien Commun.

J’avais donc compris, li y quinze ans, que la municipalité du Touquet devait devenir le premier support de cette volonté de créer un évènement artistique annuel à partir de cette sélection de reportages révélant le véritable état du monde et les réalités d’une société devenue, de consommation excessive pour les uns, et de plus en plus inhumaine pour d’autres. Ce F.I.G.R.A. était d’autant plus justifié au Touquet que sa création durable pouvait devenir, en Mars, , mois bien choisi pour notre hôtellerie et notre commerce du Touquet , un évènement d’intérêt structurant au calendrier de la vie 4 saisons de la Station. Bien sur, fallait-il donner à un tel évènement une dimension nationale pour pouvoir en supporter le cout de l’organisation. Les Intermittents du spectacle et les réalisateurs de films documentaires, trop longtemps enfermés dans les grilles horaires nocturnes des chaines de télévision, ont droit à être rémunérés dignement, comme tous les artisans d’art .Et Georges Marquet-Bouaret en était le juste défenseur.
Une coupure accidentelle, comme il y en a inévitablement dans toute vie, faillit être fatale au F.I.G.R.A. obligé d’émigrer à Lille. Mais des 2001, me retrouvant en duo avec George Marque –Bouaret et à la tète d’une équipe municipale nouvelle, dont les adjoints à la vie culturelle et à l’éducation , passionnés par l’idée de relancer l’évènement au Palais de l’Europe du Touquet, étaient Nathalie Herbaut e Philippe Leleu, nous avons pu relancer le F.I.G.R.A.au Touquet.
Elu régional ayant pu percevoir la juste vision du monde et de notre société qui est la qualité première de Daniel Percheron, Président du Conseil Régional , je pus obtenir de lui, le parrainage de l’évènement . Et avec le concours du Conseil Régional Nord-Pas de Calais, avec celui de l’Académie de Lille et la participation d’une association de Supporters fervents œuvrant avec dévouement pour qu’il soit a nouveau accueilli chaleureusement au Touquet, le F.I.G.R.A. reprit vie et vigueur. Désormais , c’est pendant toute une année que les amis du F.I.G.R.A.sont heureux de se regrouper sous l’impulsion d’un ancien enseignant , Jean-Claude Lepage, pour créer le climat humain nécessaire au rayonnement du Festival depuis huit ans au coté de la direction et des membres de notre Office du Tourisme , des Sports et de la Culture. Ce mot de culture, comme celui des sports, n’étant pas à dissocier du mot Tourisme pour bien faire comprendre que « C’est Le Tout qui fait Le Touquet. « L.D.


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Depuis cinq ans, sachant le mal dont elle souffrait, étant épouse de médecin, elle lutta sans jamais exprimer la moindre plainte devant ses amis. Et formidablement dynamique, elle voulut continuer à faire partager par son mari et son entourage familial les joies et les moments d’évasion heureuse qu’une vie de travail peut offrir à un couple dont la vie est axée sur la santé des autres, tout au long des années vécues ensemble.

Le verbe aimer ne se décrit pas, il se vit. Aimer l’autre, aimer chanter, aimer le sport, aimer la vie, aimer se dévouer aux jeunes. Avec un regard toujours porté vers ses parents, vers sa plus jeune sœur, vers sa commune et sa côte d’0pale , vers le terroir qui colle à la peau de ceux qu’elle entoure de sa présence affectueuse, Geneviève donnait chaque jour tout ce qu’elle a en elle de bon, de généreux , de passion de vivre. Il y a quelques mois encore, elle allait jusqu’à tenir le micro , à la tribune de presse du centre sportif du Touquet , pour annoncer la composition des équipes , par dévouement au club de football dont son mari Jean-Jacques est depuis longtemps le vice-président. Elle suivait son mari aux répétitions de la chorale Lyriade dont elle était une des figures féminines très attachantes. Et jamais elle n’abordait, pour ne pas attrister l’atmosphère des rencontres auxquelles elle participait, le sujet de l’évolution de la maladie grave dont elle surmontait l’épreuve.

Elle avait 52 ans. Partir à cet âge, comme d’ailleurs Alain Bashung, à 61 ans, c’est tellement douloureux pour ceux qui partagent l’existence de ceux et celles qui s’en vont, que le silence est le meilleur hommage à offrir à ceux que l’on pleure. Les mots ne peuvent apporter ce que le cœur ressent.
Mais ce que Geneviève souhaitait en elle-même, c’était que la vie continue sans elle, comme si elle était toujours là. C’est que Jean-Jacques continue à exercer son métier , comme un sacerdoce, avec son cœur , autant qu’avec son expérience de médecin généraliste , entre ses concitoyens , ses très nombreux amis du Montreuillois et du Boulonnais et la clinique des Acacias dont il est une des figures de proue et où sa voix grave résonne dans les couloirs autant qu’en la chorale qui demeurera un des temps de sa vie de passionné . En chantant sur les plus hautes marches des scènes ou des chœurs de notre côte d’Opale, sa voix s’élèvera vers Geneviève, en même temps que vers le public, pour la rejoindre, comme elle ira rejoindre en même temps l’âme de Pierre Monthuy, son collègue et ami de Cucq, lui aussi trop tôt ravi à l’affection des siens .

Mais Jean-Jacques a en lui la force morale d’un mari qui a dû supporter déjà dans sa vie la même épreuve de la perte d’une première épouse aussi admirable, Françoise, qui a vécu le même chemin de souffrance silencieuse, avant de quitter son mari et ses trois jeunes enfants. Trois devenus cinq avec Geneviève, qui font aujourd’hui honneur à la famille Rapin, dont l’aîné Jean-François , devenu médecin lui aussi , maire de Merlimont et conseiller régional. Le docteur en médecine qu’il est sait , et plus encore que d’autres, le courage qu’il faut pour ne pas trop faire partager à son entourage l’épreuve de ces souffrances morales et physiques que représente la lutte, en soi, contre le cancer.
Comme Bashung allant recevoir son trophée de vainqueur sur la scène des Victoires de la musique, quatorze jours avant de mourir, Geneviève a quitté sa famille en sa maison de Merlimont, comme en chantant : il faut mourir afin de vivre !
L.D.


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Nous avions voulu donner le nom de Jean Monnet à la grande rue du centre Ville du Touquet-Paris-Plage. Car c’est lui, Jean Monnet, qui fut le père de l’Union Européenne. Une Union qui avait pour but, selon ses propos, « non pas de coaliser les Etats, mais d’unir les hommes et les femmes de cette Europe ». Nous avions voulu aussi, après avoir donné le nom de Palais de l’Europe au bâtiment ancien du Casino de la Forêt, aménagé en Centre de congrès et de vie culturelle, baptiser Robert Schuman, Adenauer, ou Churchill ses principaux salons.
Et, avec un noyau d’élus municipaux clairvoyants, et de militants regroupés autour de Fernand Bernard et de sa dynamique épouse au charme germanique, nous avions créé le Mouvement Européen du Touquet, en ses débuts limité à un simple comité fondateur.
Il est heureux que ce Mouvement Européen du Touquet se soit développé. Et que les jumelages que j’avais fait naître entre plusieurs communes du Pas de Calais et des « sœurs » (Schwesterstädte) allemandes, ou belges soient demeurés bien vivants. Il est aussi indispensable que les animateurs du Mouvement Européen, tel le président Gilles Crochet au Touquet, s’attachent à continuer à organiser assemblées et conférences pour renforcer l’esprit européen.

Plus que jamais, en ces temps de crise financière et économique, mais aussi sociale et morale, la prise de conscience doit être forte chez les Français de ne pas céder à la tentation d’un repli sur soi, sous le prétexte de cette crise. C’est la tentation du protectionnisme. Ce protectionnisme présenté comme un remède ne ferait qu’aggraver le mal.
En effet, nous devons vouloir permettre aux pays de l’est, nouveaux membres de l’Union Européenne, de pouvoir poursuivre leur croissance économique.
Car l’élévation du niveau de vie de ces peuples doit ouvrir à nos entreprises françaises des clientèles dont elles ont besoin pour assurer leur développement mais aussi atténuer à terme l’écart de compétitivité et les tentations de délocalisation .
Il nous faut sans cesse rappeler que ce sont les entreprises qui assurent la croissance économique. Et que les Etats de l’Union Européenne doivent s’entendre pour assurer les conditions économiques et sociales équitables de cette croissance, dans une politique commune de développement durable.
Il ne faut pas oublier par exemple que Gaz de France et ses travailleurs, comme ceux de son nouvel associé Suez, bénéficient désormais de la distribution gazière en Slovaquie. Un récent séjour en la capitale hongroise nous a confirmé que l’Europe n’avait pas vocation à n’être qu’un patrimoine culturel commun. Elle doit être aussi l’expression d’une dynamique économique à partir d’un marché qui doit être étendu peu à peu à 500 millions d’habitants. Si on refuse aujourd’hui à la Hongrie l’avance de 160 à 190 milliards d’euros à son profit et à celui de certaines économies voisines, ce sont nos entreprises françaises qui en subiront le contrecoup.

Participant cette semaine à Lille comme vice-président du Comité Régional du Tourisme, aux conclusions à tirer de l’évolution et de l’extension possible des clientèles, je ressentais à quel point, pour une station touristique du niveau du Touquet, et pour une Région comme le Nord- Pas de Calais, géographiquement très bien située, l’avenir était européen.
ll est évident que l’économie touristique, bien sûr, impose une élévation et non une réduction du pouvoir d’achat des citoyens. Le constat de la baisse de fréquentation britannique, depuis quelques mois de nos hôtels, bars, restaurants et commerces est durement ressenti. Il ne s’agit donc pas de faire croire aux Français que c’est en se protégeant et en évitant la concurrence qu’on assure son avenir. C’est en offrant plus de capacités d’accueil d’une clientèle plus large et sans cesse renouvelée au fil des années. C’est en méritant d’attirer et s’efforçant de satisfaire une clientèle, exigeante en qualité, en provenance des pays voisins européens.
Conclusion à retenir : c’est un devoir urgent pour les nouveaux élus du Touquet de continuer à mettre à profit ses 18 hectares du secteur « Nouveau Siècle », en renforçant avec des projets d’intérêt touristique , l’attractivité de la station et en enrichissant son territoire d’une grande valeur ajoutée.


LD.


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