En France, l’hiver. Au vrai sens du mot. Climatique et économique. A Gaza, l’enfer. Dans ce qu’il a de plus affreux sur terre. Pour en sortir, que faire ? D’où viendra le salut ? Il  faudra bien y venir  au gouvernement mondial. Mondial, oui. En donnant à l’O.N.U. l’autorité nécessaire pour interdire que l’on se tue là où la vie impose des solutions de paix pour coexister. Obama ! Obama ! On a envie d’ajouter, de loin, Alléluia ! Il va venir, Obama ! Encore 10 jours de patience, peuples d’Europe ! Mais aux U.S.A., il n’y a pas de rupture. Et les successions imposent des temps de transition respectables et de solennités respectées. Par curiosité, j’ai voulu revoir pour vous, ce qu’il avait dit Obama, avant de se faire élire  Président des Etats –Unis.  Je résume : 1. Maintien de la relation unique qui lie les Etats-Unis et Israël. 2. Réaffirmation de l’impératif de la sécurité de l’Etat  Juif. 3. Constat de  la nécessité d’un Etat palestinien dans le cadre d’un accord négocié.

En bref, c’est  exactement ce que Clinton visait. Et que sa femme Hilary, intelligemment choisie par Obama, comme ministre des Affaires étrangères, va devoir reprendre  comme objectifs de la politique américaine. Car les Américains, quelque soit leur gouvernement, restent d’abord américains. On ne peut d’ailleurs  ni s’en étonner, ni le leur reprocher. C’est pourquoi, la crise mondiale  s’ajoutant à l’insoutenable  tuerie de femmes et d’enfants dont la télévision  nous donne le  spectacle, chaque jour, je dis que la seule sortie  de ce carnage et des crises  qui  révèlent  en ce début 2009 les vices et la déshumanisation de notre humanité, c’est  de commencer  par  faire une révolution culturelle en nous et parmi nous. C’est de nous dire que l’intérêt général doit dominer les intérêts particuliers. C’est de se battre pour que les valeurs morales  retrouvent la primauté dans un monde qui les a foulées aux pieds pour satisfaire les obsessions d’accès au pouvoir des uns et d’accès à la richesse des autres. Ce sont les peuples  qui sont aujourd’hui  les victimes, les peuples  qui subissent les manipulations de toute nature.  Comme ceux du siècle passé avaient subi, en Allemagne, l’intoxication  du nazisme. Et pourtant, les peuples de notre siècle pensaient avoir pris ou repris le pouvoir avec les démocraties ! Je dis tout simplement qu’il est temps que cette démocratie  devienne digne des peuples qui lui ont donné le pouvoir. En commençant chez nous. Quand on voit encore aujourd’hui , les retards pris et les piétinements vécus, pour que la démocratie intercommunale mérite la confiance des habitants de nos communes, en devenant vraiment l’expression d’un pouvoir populaire intercommunal, la démocratie européenne, la confiance des peuples de nos nations,  en devenant  l’expression du pouvoir populaire d’une Union européenne,  comment peut-on s’étonner que les peuples d’Israël et de Palestine en soient là où ils en sont aujourd’hui, amenés à s’opposer dans une guerre fratricide, sur un lambeau de terre, appelé Gaza ? 

En posant ces questions, je ne peux que conclure que la solution des problèmes est d’abord en nous, dans la volonté des peuples  de reprendre le pouvoir, à tout niveau, et jusqu’au niveau mondial. Nous y serons obligés d’ailleurs, pour assurer  l’avenir du bien commun de l’humanité  qu’est notre planète. L’énergie, l’eau, le climat, la lutte contre la pauvreté et la faim de milliards d’humains, c’est à l’O.N.U, désormais de se donner la structure et l’autorité d’un gouvernement mondial  démocratique, expression de la volonté des peuples  de défendre la vie sur tous les points du globe. Si les gouvernements des nations, riches et pauvres, voulaient, à New-York,  se donner enfin la main elle ne durerait pas 48 heures de plus  l’affreuse guerre de Gaza ! Obama, Sarko, criez le ! Qu’elles soient enfin unies ces nations pour sauver et développer les chances de vie de leurs peuples ! Et qu’elles se donnent ensemble le pouvoir d’imposer la paix !   

L.D


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Joyeux Noel !


Puisque voici Noël, j’y reviens.
Où ? A la crèche.
Au symbole de l’espoir dans la vie que représente la crèche. Le toit sous lequel naît la vie. Se développe la vie. S’abrite la vie.
Je pense tout spécialement aujourd’hui, en écrivant ces lignes, à ceux qui travaillent au Touquet et qui souhaitent pouvoir y vivre, en famille, tout au long de l’année.
Dès mes premières années d’élu touquettois, j’ai pensé à ceux qui vivaient au Touquet parce qu’ils y travaillaient. Ils y vivaient très modestement. Le plus grand nombre des habitants, parce qu’ils n’y travaillaient que trois mois par an.
Parmi ceux qui y vivaient, en permanence, il y avait les employés communaux. Ils vivaient d’un petit salaire, celui d’ouvriers agricoles, me disait à l’époque Maurice Grujon, le chef –jardinier, un des plus anciens d’entre eux .
Le docteur Pouget, longtemps maire, avait si bien compris la difficulté de vivre des familles touquettoises qu’il prit la courageuse initiative de faire construire, après la guerre, plusieurs hameaux de logements pour les personnes âgées. Et des petites maisons, pour permettre au personnel communal de vivre en famille, dans la verte avenue de Picardie.
C’était, dans son esprit, un devoir, dans une station faite pour offrir du bonheur de vivre à ses clients, quelques semaines par an, de penser à aider à vivre dignement les ouvriers, employés et cadres des Services techniques et administratifs de la commune.

Dès que s’amorça sur le territoire du Touquet Paris Plage, l’effort nécessaire pour en faire la station des quatre saisons, j’eus à cœur, avec les municipalités successives que j’entraînais, d’améliorer les conditions de vie des foyers de ceux et de celles qui travaillaient au Touquet. Je proposais donc au Conseil municipal de vendre les maisons de l’avenue de Picardie aux employés communaux qui en étaient locataires. C’était un moyen de fidéliser la population locale au territoire où elle travaillait et d’assurer à la station le climat humain de mixité sociale indispensable pour en assurer l’avenir.
Pour permettre cette accession à la propriété, à l’époque, je me souviens encore des prix, le Conseil municipal n’avait pas hésité à vendre, pour un prix de vente de 50.000 francs ou de 75.000 francs, chacune de ces charmantes petites maisons entourées d’un petit espace vert, occupées par les agents communaux et leurs familles. C’était pour les élus touquettois d’alors, l’expression de leur volonté de traduire dans le concret la politique sociale de la municipalité de la station. Un adjoint de l’actuelle majorité, heureux bénéficiaire, peut d’ailleurs en témoigner…

C’est dans le même esprit que notre municipalité a tenu à poursuivre l’action engagée pour permettre l’accès à la propriété de la population locale travaillant au Touquet. Pendant que je me battais à l’Assemblée nationale pour réduire le nombre de logements vacants au Touquet, et dans les villes de France, mon adjoint à l’urbanisme Jean Gillet et ses collaboratrices parvenaient à détecter quatre terrains à l’abandon en espaces constructibles. Notre municipalité fut unanime à vouloir les vendre, sans aucune surenchère, et à le voter, sur la base des prix fixés par l’administration des Domaines, à quatre familles prenant l’engagement de continuer à travailler au Touquet et d’y vivre toute leur existence, avec la capacité de pouvoir supporter les charges fiscales annuelles de ces terrains et des logements construits ou rénovés.
A ces quatre foyers, les tristes procédures et polémiques suscitées à ce sujet étant tout à fait lamentables et regrettables, je souhaite de vivre le plus tôt possible heureux en leur maison construite ou rénovée sur ces terrains. Et en attendant, je leur dis Joyeux Noël ainsi qu’à tous les foyers de Touquettois et de résidents qui ont vécu le beau roman de la progression du Touquet des 4 saisons ! Un Touquet Paris-Plage dont la réussite, reconnue à travers la France et au-delà, est aujourd’hui, pour eux et pour le maire, devenu honoraire, le plus beau des cadeaux en cette fin d’année 2008. L.D.


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Cette année 2008 se termine dans une atmosphère de crise qui se développe à travers le monde, en devenant psychose. Il s’agit donc de remettre les esprits en ordre. Depuis la chute du mur de Berlin, l’économie collectiviste sous régime totalitaire a perdu la confiance des peuples. C’est donc l’économie sociale de marché qui doit démontrer son efficacité pour assurer le progrès de la vie des citoyens et de leurs familles. La croissance économique mondiale a parallèlement démontré que la liberté était la première condition de la création de richesses pour faire progresser les conditions de vie des peuples. Mais l’obsession de l’argent à gagner a détourné les têtes des chemins du bon sens et, même de la morale la plus élémentaire. L’obsession de l’argent à gagner à court terme a fait oublier que l’économie sociale de marché devait rester sociale. La crise est venue fondamentalement de cette vérité. Ce qui m’amène à dire que cette crise financière, devenue crise économique, est l’expression d’une crise de la Démocratie.

On a oublié que, pour demeurer à finalité « sociale » , il fallait en face du pouvoir des marchés , un pouvoir des Démocraties. Un pouvoir fort, s’exerçant sans répit pour tracer les objectifs à atteindre, et pour assurer les contrôles nécessaires des démocraties, c’est-à-dire des institutions, gouvernements, assemblées nationales, destinés à faire prévaloir, au dessus des intérêts particuliers, l’intérêt général. Un intérêt général qui est un bien collectif, et qui doit inclure dans son concept la juste répartition des revenus du travail et du capital que ce travail doit créer, en forme de richesses supplémentaires. Un intérêt général qui doit, via la démocratie, pouvoir du peuple, imposer les limites à donner aux niveaux des profits à dégager par rapport au niveau de la croissance économique. Comment ne pas aboutir à une crise quand on laisse, année après année, le crédit augmenter de 15% par an, alors que la croissance, révélée par le P.I.B., n’augmente que de 4 à 5% ? Comment l’économie réelle peut-elle supporter de voir les profits des banques présenter 10% de l’ensemble des bénéfices des sociétés dans les années 80 et 30% en 2006 ? Comment l’économie réelle, celle qui naît du travail des entreprises et de chaque Français, peut-elle supporter des profits de 15% à long terme, bien au dessus du taux de croissance de l’économie ?

Ainsi sort -on de l’économie réelle, la seule sérieuse, par rapport à l’économie spéculative, dite financière, quand la croissance de profit à court terme décroche du niveau de la croissance économique. L’argent, ne tombant pas du ciel, c’est donc que les banques et les systèmes financiers édifient des montages d’illusions, comme aux U.S.A., faisant croire à des capacités financières qui deviennent virtuelles. Il faut donc, face aux marchés, des élus nationaux se préoccupant d’exercer une autorité au nom du peuple pour défendre les finalités sociale et sociétale de l’économie de marché. Et l’intérêt général au-delà des intérêts particuliers.

Cela demande que les élus , dans une démocratie à régénérer, se considèrent , non pas en carrière professionnelle politicienne , mais en mission , en délégation du peuple , le temps de leur mandat électif, pour sauvegarder le bien commun , au dessus des intérêts particuliers. La crise que nous vivons sera salutaire si nous, dans nos démocraties européennes, et Obama aux Etats – Unis, avons le courage d’en retenir les leçons de bon sens, de morale et d’éthique que nous devons en dégager.

L.D.



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Jacques Dermagne est un de ces personnages qui sont de plus en plus rares en France aux postes de commande de la vie nationale. Il  est  une  de ces figures de proue qui personnalisent l’esprit d’entreprise et  les qualités humaines nécessaires à la réussite des P.M.E. Ces P.M.E. qui imposent  un engagement  personnel  quotidien  de leurs dirigeants et un engagement financier en fonds propres. Mais Jacques  Dermagne  a su  intégrer la dynamique  de sa vie professionnelle  dans une autre dynamique qu’il est urgent de restaurer en France, celle de l’intérêt général. Ce qui veut dire qu’il ne peut y avoir de décrochage de la réussite des  entreprises par rapport à l’intérêt général. Jacques Dermagne, en révélant au fil des décennies,  ses qualités humaines  et son sens de l’intérêt général, a  su mériter de devenir  un président du Conseil national du commerce, puis un conseiller de la Banque de France et enfin le président du Conseil économique et social de la  République Française. C’est-à-dire, de la troisième  assemblée nationale, voulue et créée par le général De  Gaulle  pour faire de la France une démocratie, non seulement une démocratie politique, mais aussi une démocratie économique et sociale.

Une démocratie économique et sociale ? Elle reste à faire. Et si nous en sommes arrivés là, aujourd’hui, c’est précisément parce qu’elle n’est pas vécue comme la Constitution  voudrait qu’elle le soit. Nous étions douze cette semaine qui en faisions la constatation autour de Jacques Dermagne, douze qu’il avait rassemblés  au sein du conseil d’administration du Conseil Economique et Social pour faire le point de la vie économique résultant des activités de conventions, d’expositions et de salons. En compétition mondiale aujourd’hui. Mais les personnalités qui  en raison de leurs expériences se retrouvaient au sein de ce comité français, spécialisé dans la promotion des activités économiques que les salons et les conventions expriment, ne pouvaient pas ne pas d’abord évoquer, à cette occasion, la crise économique résultant des dérives que cette absence de démocratie économique et sociale a provoquée.

La conclusion des interventions était commune ; La crise très grave, que nous traversons, doit être considérée salutaire.  Ce qui est étonnant, c’est qu’elle était prévisible. Le président  Dermagne, à l’appui de nos réflexions et en réponse à nos questions, nous répondit que les rapports issus du Conseil économique et social n’avaient pas manqué, depuis un an,  de tirer la sonnette d’alarme ! La question fut posée : combien d’heures a-t-on passé depuis un an à l’Assemblée nationale et au Sénat, puis au Gouvernement à dégager les conclusions de ces rapports annonciateurs de la crise actuelle ? Des rapports conçus et adoptés dans le cadre nécessairement partenarial du Conseil économique et social.  « Nous avons dit notre inquiétude sur les risques du gonflage des bulles » nous dit le Président Dermagne. « Mais nous comprenions vite que trop d’intérêts financiers et bancaires, et hélas,  de carrières personnelles, étaient liés à cette non écoute des conclusions de nos rapports. Trop d’intérêts,  qui ont mené à ne pas aborder en public  l’exposé des dérives et des dévoiements des politiques financières, qui motivaient nos inquiétudes ! » La médiatisation à outrance de la vie politique pour des intérêts partisans ou personnels a fait perdre le sens des réalités économiques, sociales et humaines dont il faut prendre conscience à tout poste de gouvernail. C’est la fonction même du Conseil économique et social d’assumer cette prise de conscience. Surtout dans un monde où la responsabilité politique consiste à permettre la croissance de l’économie et la juste répartition des fruits de cette croissance.                                                 

LD


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Devant la crise du logement, mal profond  dont souffrent  des centaines de milliers de Français  et qui avait motivé le plan d’action de Jean- Louis Borloo que nous avions été très nombreux à soutenir à l’Assemblée nationale, il fallait œuvrer, chacun à son échelle, au niveau local. Comme  maire honoraire aujourd’hui, je rappelle les étapes principales de mon dernier mandat sur le territoire du Touquet-Paris-Plage.

1) La construction , liée au projet du nouveau collège, sur une surface  résidentielle, de logements d’enseignants appelés à en  assurer la responsabilité, en mettant à profit, face aux terrains de sport,  les espaces très aérés offerts par la Ville du Touquet au Conseil général du Pas de Calais.

2) La réalisation du hameau Tony Blair, à l’entrée du Touquet,  après avoir obtenu l’accord de la Société du Touquet Syndicate, pour marquer l’évènement  de l’organisation du Sommet Franco Britannique,  en 2003, ce hameau regroupant  sept maisons en accession à la propriété réalisées par la Société Habitat 62-59 au profit de foyers vivant en permanence au Touquet.

3) Au delà  du parc de 18 hectares, appelé Espace Nouveau siècle, réservé, lui, dans le Plan local d’Urbanisme, à des équipements à vocation éducative et à vocation culturelle et touristique, destinés à renforcer pour le futur l’attractivité touristique de la station, un accord a été  conclu pour le démarrage en 2008 du chantier  Nexity de construction de logements locatifs et d’accession à la propriété pour la population permanente sur le terrain  communal situé à l’entrée de l’aéroport. Ce hameau qui est sorti de terre a été  baptisé, d’un commun accord avec le promoteur, Maurice Schuman , nom évoquant nos liens historiques avec la Grande Bretagne ( Ici Londres !).

4) Acquisition, rue de Londres, d’un terrain constructible pour compléter le peuplement insuffisant de cette rue et  y construire des appartements locatifs pour des foyers attachés par leur travail à la station.

5) Construction, avenue des Phares, de  deux résidences de logements locatifs, en complément de la réalisation d’un parc résidentiel qui  valorisera et vitalisera  cette avenue sur les terrains désaffectés des sociétés G.D.F et E.D.F.

6) Enfin, la municipalité 2001-2008, désireuse de ne pas laisser quatre terrains constructibles à l’abandon  dans  des  quartiers ouverts à  la population permanente, est parvenue à les récupérer, en les vendant, après vote favorable de la majorité municipale,  sur la base du prix fixé par l’administration des Domaines, en ne souhaitant  faire aucune spéculation de profit et donc  en ne voulant pas en dégager un prix correspondant au prix excessif  du marché.  Car c’est précisément parce que les terrains, aux prix  sans cesse croissants du marché, ces dernières années, n’étaient plus accessibles pour les familles travaillant au Touquet, que la municipalité avait décidé  de vendre  ces quatre terrains récupérés  à des foyers  de la population permanente, à partir d’un prix plancher fixé par l’administration  des Domaines.

A une époque où la  crise du logement révèle que les prix  dits du marché, notamment dans les stations touristiques, ne sont plus accessibles à la population permanente,  le Conseil municipal avait donné  le bon exemple  en refusant de faire monter les enchères sur ces quatre terrains récupérés pour sa population laborieuse.  Une  station a besoin d’un équilibre social.  En quarante années d’action municipale, les municipalités que j’ai animées  ont  toujours cherché et  réussi  sur les terrains communaux dont la Ville était propriétaire ou qu’elle avait pu acquérir  à assurer à cette population qui travaille  au Touquet de pouvoir aussi y vivre. 

L.D.                                              


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L’avantage de l’âge, c’est  d’enrichir l’esprit un peu plus chaque année, au fil d’un long chemin. Un long chemin au cours duquel se mène le  combat de la vie dont chaque phase permet  de se sentir, sinon plus fort, du moins plus haut  par l’expérience acquise. Dominique Dupilet, président  de l’assemblée départementale du  Pas de Calais,  venu saluer les maires honoraires et les anciens maires  et adjoints la semaine dernière  à Aix –Noulette, l’a dit à sa manière, dans son style volubile et chaleureux, et en connaissance de cause. Il savait en effet, lui, de quoi il parlait.  Et ce qu’il lui  avait fallu donner  de lui, alors qu’il était maire de Wimereux dont il s’attacha à développer l’attractivité de commune touristique. Parmi  les combats qu’il mena  pour faire vivre sa commune touristique, il fut de ceux qui, comme maire et comme député,  se battirent pour faire reconnaitre par l’Etat la spécificité des   communes  qui, par de nombreux efforts avaient mérité  d’être agrées comme communes touristiques. Elles sont prés de 2.500 en France  dans ce cas et parmi elles, plus de 500 aujourd’hui, à être répertoriées stations classées. Une spécificité  qui les oblige, parmi les 36.000 communes de France,   à assumer une fonction très précise. Celle de  générer, à partir de leur territoire, des activités professionnelles  et des emplois  pour la population, et des recettes de T.V.A. pour l’Etat.  Ce sont des « communes –entreprises ». Chaque région de notre beau pays a  ses communes touristiques et ses stations classées. Et chaque région, a fortiori la nôtre, a besoin, pour son  rayonnement et son équilibre de vie, que ces communes  survivent et même  plus, du fait de la désindustrialisation, qu’elles se développent.

C’est, en raison de cette fonction économique et sociale spécifique  des communes touristiques et des stations classées que nous avions abouti  à un résultat d’une importance essentielle, dans les années 70- 80. Les commerçants touquettois ayant vécu les années de lancement des quatre saisons se souviennent  du temps où des Inspecteurs du travail, selon les textes en vigueur, venaient leur interdire de faire travailler leur personnel  le dimanche. Délégué des maires des communes touristiques et des stations  classées, j’avais eu mission de faire comprendre aux ministres du Travail successifs qu’il leur  fallait autoriser les préfets à signer une dérogation à l’interdiction de l’ouverture des commerces le dimanche, dans les communes touristiques  et les stations classées. Et, en conséquence, dans les communes très proches appelées à participer à l’accueil de la clientèle touristique. 

Ce ne fut pas facile. Mais les ministres en question comprirent la justification de cette autorisation spéciale à renouveler chaque année. « Si vous ne permettez pas,  leur disais-je, aux communes qui ont vocation à travailler essentiellement le week-end, d’employer leur personnel  le dimanche, vous asphyxiez la vie commerciale dans les communes touristiques. Et, en même temps, les communes qui  font l’effort de faire vivre  l’économie touristique durant toute  l’année ! »  Ces ministres successifs, qui à l’époque du Général de Gaulle, puis  de Pompidou, s’appelaient Boulin, Papon, ont eu l’un et l’autre un destin tragique.  Mais j’ai toujours conservé  dans l’esprit ce soutien décisif qu’ils ont apporté. L’un et l’autre,  et leurs successeurs, n’ont cessé  toutefois de le préciser ; ils n’entendaient donner cette autorisation du travail du dimanche  que pour tenir compte de la nécessité de permettre aux communes touristiques  de vivre et de faire vivre toute l’année l’économie touristique à   travers  la France. Il était bien clair que le respect du repos dominical demeurait la règle de droit. Fort heureusement, 58 députés de la majorité actuelle  ont eu le courage de se joindre à ceux qui veulent faire barrage au texte qui risque de banaliser le travail du dimanche  et d’affaiblir ainsi, dangereusement,  le chiffre d’affaires  commercial des communes touristiques.                 

 

L.D.

 

 

 


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Si Labiche revenait…

Nous étions une  cinquantaine ou un peu plus au spectacle présenté vendredi soir au théâtre Saint- Martin à Beaurainville. Ayant encouragé  avec  conviction  Vincent  Tavernier, durant mes années de présidence  du Pays maritime et rural du Montreuillois, à  créer, à partir du succès  mérité  de ses  Malins Plaisirs, une compagnie théâtrale portant le nom du « Pays », j’étais heureux de lui apporter un témoignage de la fidélité de mon soutien  dans sa tentative. Vincent Tavernier, avec le concours de Bernard Pion et de l’ancienne municipalité de Montreuil, a réussi à faire de la cité des remparts  un pôle de vie théâtrale et lyrique et de rayonnement culturel. Il s’agit,  à  partir de là, d’ancrer  la vie de la compagnie qu’il anime dans la vie du terroir qui porte désormais le nom de Pays du Montreuillois.  Un  territoire fort des quatre communautés de communes dont la région Nord-Pas de Calais a tenu à reconnaître la  cohérence de l’union, en préparant et en officialisant avec nous un contrat de Pays axé sur des projets justifiant sa participation financière. Le nouveau  président de la communauté de communes de Beaurainville, Pascal Deray et  le nouveau maire,  Jean Lecomte,  étaient là, certainement dans le même esprit, ressentant la nécessité de renforcer, par  le développement de la vie culturelle, le lien social qui doit  unir les habitants  de nos communes.

Il y a, bien sûr, une grande  distance temporelle entre Labiche et les familles se retrouvant, ce soir là, au théâtre Saint Martin. Mais la comédie humaine est de tous les temps. Et le talent d’un interprète de Labiche, comme  de Molière,  peut faire franchir allègrement la barrière des années et même des siècles. Disons le aussi, notre Pas de Calais dont les familles  ont tant vécu à la dure, et qui  a entrepris depuis trente ans  de vouloir séduire et s’ouvrir à une économie touristique, a besoin d’un Vincent Tavernier.  Le succès qu’il mérita au théâtre de Montreuil, depuis  plus de dix ans, il le méritera  tout autant à  l’échelle des quatre communautés de communes du « Pays ». Et certainement, au-delà,  quand la troupe du Pays  ira sur des scènes plus lointaines en faire rayonner les couleurs plurielles du territoire. D’ailleurs, j’ai constaté avec plaisir que pour le soutenir dans cette tâche théâtrale, il avait  eu les soutiens, annoncés sur le programme,  de la communauté  de communes de Beaurainville, mais aussi du Conseil général  et du Conseil  régional. Ainsi donc  se démontre dans la vie de notre Région Nord-Pas de Calais  que ce dont elle a besoin pour vitaliser son  présent  et assurer  son  futur, c’est d’abord d’efforts de créativité. C’est-à-dire de créateurs de vie. A cet égard, est-il effarant de lire que quelques personnes, obsédées sans doute par leur besoin d’exister, n’étant pas connues autrement, se réjouissent de voir aboutir une procédure qu’ils avaient engagée pour empêcher  la réalisation d’une œuvre de vie. Celle de la construction  du nouveau  collège du Touquet par le Conseil général  du Pas de Calais sur les 25.000m2 que la municipalité 2001-2008 devait lui remettre pour la construction  d’un tel établissement ! Le  site du terrain  est apparu si  rêvé que le président Dominique Dupilet  avait   dit  sa volonté  de construire, entre le nouveau collège et  la salle des  sports, désormais en activité,  un internat  pour  l’accueil d’élèves britanniques.

Si Labiche revenait, il aurait là de quoi bâtir une pièce de théâtre. Les quelques personnes qui se sont acharnées à s’opposer à la construction du collège Maxence van der Meersch,  en prenant comme argument un texte adapté à une autre  époque, relatif à une exposition au bruit, pourraient voir les enseignants et leurs élèves monter sur scène, histoire de rire et de faire rire. Et dans le cadre boisé de leur nouveau collège, ils justifieraient  aux opposants à sa construction, en leur faisant apprécier le silence vécu durant leurs heures de cours, le titre que Labiche donnerait certainement à sa comédie   : « Beaucoup de bruit pour rien. » 

L.D.

 

 

               

 

 


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