En lançant il y a 28 ans un salon du livre au Touquet aux vacances de Toussaint, nous avions dans l’esprit une idée-force ; donner un attrait culturel à notre station tout au long de l’année ; un attrait et une intensité de vie culturelle aussi réels que ceux que Le Touquet a acquis sur le plan sportif de par ses équipements et ses espaces verts. C’est ainsi que les initiatives se sont développées : de la rénovation du théâtre Victor Boucher aux causeries de l’hôtel de ville et aux « heures musicales ». Fort heureusement, nous avions, avec les municipalités successives, anticipé.

Car en notre Europe réunifiée, dont les capitales sont devenues de véritables pôles de vie touristique, l’attrait culturel est devenu une des grandes motivations des séjours. Prague avait donné l’exemple. Mais Budapest lui a emboîté le pas et  a remarquablement mis à profit les grands monuments emblématiques  que le beau Danube sépare entre Buda la ville haute et Pest la ville basse. Eiffel, l’architecte de notre célèbre tour, y a laissé sa trace… mais le groupe Hilton a su mettre à profit les ruines d’un monastère dominicain du XIIème siècle pour y  planter son hôtel. Bien sûr de telles capitales sont-elles devenues touristiques par le prestige sauvegardé de richesses architecturales liées à la longévité du règne des richissimes et puissants Habsbourg (1686 -1918). Mais après la chute du mur de Berlin, les chaînes hotelières modernes telles Sofitel, Marriott, Méridien, Kempinski, Radisson y ont investi intelligemment, comblant ainsi le terrible retard provoqué pendant les quarante années de l’ère soviétique.

J’ai eu la chance de vivre en 1949 (il y a près de soixante ans !) comme gardien de but sélectionné en national, les jeux mondiaux universitaires. J’y avais déjà apprécié au cours de mes footings matinaux d’entraînement les espaces forestiers des hauteurs de Buda, l’immense parc du Bois de  Ville , les espaces verts  de l’île Margit (Marguerite) et le Grand Hôtel qui nous hébergeait , nous les sportifs tout en accueillant parallèlement  la «  Nomenklatura » hongroise de l’époque. Et ce souvenir  de ce séjour hongrois qui m’avait  beaucoup marqué ne fut certainement pas étranger à la réalisation, avec  Louison Bobet et quelques amis lillois nommés  Cornillot, Caroni, Derély de l’institut de thalassothérapie. Je demeurais longtemps marqué par l’attrait des sources thermales et les bienfaits des traitements par l’eau au côté d’équipements hôteliers, dont Budapest était précurseur, dès l’après guerre. Les grands patrons et les animateurs  de l’hôtellerie locale l’ont compris : en associant au confort de leurs établissements les saveurs d’une restauration raffinée et les capacités d’accueil de la basilique Saint Etienne, de l’église  St Matthias ou de la synagogue  Dohany, ils ont fait de Budapest une impressionante source de vie touristique.

 

En écoutant deux versions de l’Ave Maria, celui de Gounod et celui de Schubert, accompagnées d’un talentueux trompettiste, sous la voûte rénovée de Saint  Etienne où de majestueux jeux d’orgue attirent les amateurs de musique, je me disais qu’avec Philippe Leleu et l’association qui a milité pour doter l’église Jeanne d’Arc du Touquet de nouvelles orgues, nous avions utilement contribué au  rayonnement  présent et futur de la station et à l’attractivité touristique du Pas de Calais. Mais fort heureusement que, pendant les décennies où il fallait sauvegarder la grande piste de l’aéroport et la marche de la société d’économie qui la gère, nous avons aussi permis d’assurer la vie présente et future de cette infrastructure internationale. Un aéroport d’où peuvent désormais s’envoler des charters pour Prague, ou Budapest , vers l’est de notre Europe, là où il y a  beaucoup de  nouveau.

LD


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Il faut nous le dire chaque jour ; Nous vivons un siècle nouveau. Obama en sera l’expression à la tête des U.S.A. Mais nous, Français, devons nous répéter chaque jour que nos mentalités doivent changer. Nous allons vivre de plus en plus la réalité de la mondialisation. Non pas, comme une source de peurs et d’angoisses .Mais comme une époque décisive dans l’histoire de notre Humanité. Les Américains l’ont compris. Ils ressentent que l’économie capitaliste doit s’adapter aux besoins d’un peuple qui ne peut pas continuer à compter 40 millions de citoyens sans protection sociale de santé .Ils ressentent que le temps de leur hyper-puissance est dépassé et que le monde moderne ne peut plus être qu’un monde pluri-polaire et solidaire.
Ce qui impose désormais que l’ONU et le FMI transforment leurs structures en gouvernance mondiale.
Fils de Keynian , donc d’origine africaine par son père, Obama va devoir entraîner le grand peuple des Etats-Unis d’Amérique sur la voie d’une économie libérale plus imprégnée de justice sociale. C’est à dire sur la voie d’une économie sociale-libérale que Tony Blair avait déjà tracée pour le peuple britannique.

Une voie qui est la seule permettant aujourd’hui de rassembler les Français et les Européens et de les réconcilier autour de l’objectif commun d’un monde mieux équilibré et d’une société plus humaine .Progrès économique et progrès social étant de plus en plus indissociables.
Les crises financière et économique qu’il nous faudra surmonter rappellent fort heureusement aux Américains, mais aussi aux Européens, que les finances ne peuvent se traduire en capital que comme fruit du travail . Et que si l’on ne veut plus seulement prêter aux riches, il faut que ceux qui gagnent beaucoup acceptent de gagner moins pour que ceux qui gagnent moins gagnent plus pour pouvoir rembourser les annuités de l’emprunt qu’impose l’achat de la maison individuelle de leur rêve. La crise américaine est venue de là, d’une économie irréelle qui ne peut pas se substituer à l’économie réelle, dont le principe de base est que c’est par le travail que se crée le capital .

Le moment me parait donc venu de rappeler que les investissements nécessaires à la construction de l’avenir ne peuvent être désormais entrepris qu’à partir de capacités financières justement gagnées sur des territoires mis en valeur et en vie à une échelle permettant de dégager des bénéfices . Ces bénéfices qui se réinvestissent ailleurs et qui permettent aux banques de garantir les crédits nécessaires pour entreprendre de nouveaux chantiers.
Si on ne respecte pas cette logique d’une économie créatrice d’un développent durable, ce sont des investissements publics qui doivent, sous le couvert de communes ou de communautés de communes, assurer le financement des terrains à acquérir et des constructions à réaliser. L’argent ne tombant pas du ciel, c’est alors par l’augmentation des impôts et par l’alourdissement de la dette publique provoqué par de nouveau emprunts publics que les investissements se réalisent .Mauvais exemple donné depuis tant d’années par l’Etat français.

C’est à la lumière de ces vérités de base que je m’étais attaché, après plusieurs années de recherche, à obtenir l’accord de groupes à dimension européenne, disposant des capacités financières nécessaires pour la réalisation des projets appelés à assurer l’avenir de nos populations de l’arrondissement de Montreuil. De Maresquel au Touquet et à Etaples, à travers le projet de Parc Opalopolis, et de part et d’autre des rives de la Canche, nous sommes en train de vivre la chance de la mondialisation. Si nous ne saisissons pas cette chance, nous subirons les graves conséquences d’une mondialisation se vivant dans d’autres régions et dans d’autres pays que les nôtres. A nous de choisir et de vouloir donner à notre Pas–de-Calais un avenir européen. L.D.


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Nous n’étions pas seuls l’autre soir au théâtre français…de la salle des Trois As du cinéma du  Touquet.C’est Coluche qui était à l’affiche.C’est la crise de notre société qui était au cœur du spectacle.Ce spectacle, c’était un film signé de Caunes, un enfant de la télé, un fils du monde des médias, par son père Georges, et par sa mère Jacqueline Joubert, des noms qui  ont accompagné les vies des Français durant 30 ans.Il  faut féliciter le producteur-réalisateur de ce film pour deux raisons.La première, c’est que ce film révèle l’urgence de mettre la politique, non plus au service des carrières des élus, mais au service de la vie. Et de refaire de la res publica, la cause publique.Coluche avait choisi d’être comique pour traduire à sa façon sa perception de la vie. Il voulait choquer et faire tomber les masques tant il estimait que les téléspectateurs- électeurs, étaient à longueur des semaines dont il aimait extraire de quoi  rire,  arrosés des pluies douces d’images et de déclarations trompeuses.Coluche avait choisi d’être comique pour dire « en rigolo », ce qui en lui le faisait pleurer, de révolte souvent, parfois même de rage. Ce comique était, en vérité, un tragique.

La projection du film le démontre. Tant il imprègne  les  yeux  et les esprits de désespérance.Pas de rires dans l’assistance.C’est le silence qui règne.Car Coluche, sur scène, comme dans  ce film, est l’expression des tragédies de la vie de son siècle.D’un siècle qu’il a trop vite quitté. Et presque symboliquement, en chutant de sa moto trop rapide.Ces tragédies  ne quittaient pas son esprit.  Elles étaient le fil rouge de ses sketches et de ses chansons à la tonalité noire.Tragédie d’une France trop consommatrice , d’une France ne pensant trop qu’au fric, d’une France manipulée par des appareils de communication, reliés à des appareils  politiciens , eux-mêmes manipulateurs  d’appareils médiatiques dont il put juger l’efficacité contre lui , Coluche, lorsqu’il voulut jouer, d’abord pour rire, à être candidat aux élections présidentielles. Tragédie d’une société voulant dévorer le temps et les distances, quitte, en exigeant  trop, à  ne plus parvenir à savourer ce temps  et à se retrouver, comme lui,  à  l’hôpital, en oubliant  le prix de la vie. Tragédie des déséquilibres résultant des ravages causés par l’alcool et la drogue, dont  il ressentit   personnellement  les effets dramatiques…Coluche, ce fut aussi l’expression d’un  refus des égoïsmes  entraînant les dérives de la vie économique et financière menant au  sur-enrichissement des uns et au sur-appauvrissement des autres. Ces autres, c’est à eux qu’il pensait, en se faisant leur porte- parole  à la télévision pendant les émissions dont on l’écartait pendant la campagne présidentielle ai printemps 1981……Coluche a ressenti en lui  les misères humaines cachées derrière les écrans de cette société d’abondance  dont on a trop fait une promesse  et qui  portait en elle , à travers ses  injustices , ses excès ,  son vide moral ,les causes des crises , financière , économique et sociale  qu’elle traverse  aujourd’hui.Mais, comme il avait en lui, du génie, il trouva les portes de sortie :Celle d’une grève de la faim.Celle des » Restos du cœur «. Il n’y avait pas loin de Coluche … à Sœur Emmanuelle.

En faisant le Point, au fil de ces dernières années, je n’ai  pas cessé d’écrire et de répéter périodiquement qu’il ne fallait pas craindre de dire la vérité  aux Français. Ils sont capables de l’entendre. La preuve ? C’est un Coluche et une Sœur Emmanuelle qui  ont su les émouvoir  et les sensibiliser ces dernières années,  beaucoup plus que ceux qui, à partir des partis politiques, sont en quête de leurs  voix. Désormais, à tous les  niveaux de la vie en communauté humaine, il s’agit de réapprendre ce qu’est  l’intérêt général, c’est-à-dire le Bien commun.            

L.D.

 

 

 

 


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Le premier, samedi 18 octobre, à l’hôtel  de ville de Berck parmi les  Légionnaires.Ils  sont venus  pour leur assemblée générale recevoir leur nouveau drapeau. Un drapeau qu’au nom de la Ville du  Touquet , j’avais tenu en 2007 à leur offrir, Bernard Pion, maire de Montreuil ,  ayant partagé ce geste,  au nom de la capitale de  notre arrondissement. Le général  Dickes, président départemental, venu de Boulogne, était là pour mettre en lumière  deux symboles ; l’un a nom Légion d’honneur , l’autre, c’est le  drapeau tricolore. Vivre  la   jonction de ce nouveau drapeau  et de cette  association représentative des valeurs de la  France, c’est  un moment d’émotion qui vaut le déplacement.D’ailleurs, comme le général Dickes, le président des Légionnaires,  le docteur  Claude Robeaux , colonel de réserve , ressent  l’intensité de  la signification de cet évènement  . Un évènement qui ne se vit qu’une fois dans une vie. Alors, après avoir remercié le maire de Berck, Jean –Marie Krajewski, de son accueil et les deux villes qui se sont unies pour remplacer le vieux drapeau usé par le temps, il  préféra , nous dit-il, laisser sur la table  le texte du discours qu’il avait préparé et offrir à l’assistance des chevaliers et officiers présents  un temps de silence. Un temps de silence pour ceux qui ne sont plus. Mais aussi un temps de silence  qui vaut,  pour lui, plus que des paroles à un tel rendez-vous.Il y a en effet des moments où le silence rassemble et veut dire ce que l’âme ressent. L’âme de la France   qui vit en chaque Français conscient de ce qu’elle porte de valeurs en elle.

 

Deuxième rendez-vous, le même jour à Etaples, à 16 heures, au terrain des Sablins. A quelques centaines de mètres de là, se profile la belle usine Valéo. Là, ce n’est pas un symbole, c’est la réalité vivante d’une Industrie au rayonnement mondial, pilier central de l’économie de notre région étaploise. Pour assurer son avenir à Etaples, avec Marcel Guerville qui vient de nous quitter  et les élus étaplois, nous avons œuvré en Communauté de communes et signé un pacte pour réduire au fil des ans la taxe  professionnelle.  Assurer la sauvegarde et le développement des  capacités  de  la recherche à Valéo, c’est le combat pour la vie qu’il s’agit de continuer.Côté Est, c’est le vaste espace du Parc Opalopolis que nous avions préparé, avec  la Chambre de Commerce, avec la Chambre d’Agriculture et la S.A.F.E.R., avec la S.E.P.A.C. et  avec le concours du Conseil général, à se donner un rayonnement européen.

Mais, en  ce samedi d’octobre, sur ce terrain des Sablins qu’un rayon de soleil vient illuminer, avec sa femme Nicole et ses amis pionniers des découvertes des richesses archéologiques étaploises, c’est à Jean Couppé- Jacquart que nous pensons.Jean Couppé, c’était un passionné  de la  vie. Mais une vie qui suscitait en lui une saine colère, froide ou chaude, contre tous ceux qui la rendaient laide. Et d’abord contre tous les égoïsmes, individuels ou collectifs, qui en  empêchaient  l’épanouissement, en la coupant des racines du passé.Une colère à valeur de révolte contre ceux qui tentaient d’étouffer ses cris d’espoir ou de désespoir en les aspergeant de l’eau tiède de propos destinés à différer les efforts à faire, pour l’intérêt général , en utilisant l’arrosoir de la communication déversant à longueur d’année les ni oui –ni non ou « les plus tard « , et en oubliant ce message essentiel que nous laisse Sœur Emmanuelle, quand elle ne cessait de répéter : aimer , c’est agir. Jean Couppé tonnait parfois de fureur contre les adorateurs de veaux  d’or et ses yeux scintillaient au musée d’Etaples, puis par la suite  au musée du Touquet dont nous lui avions confié la direction  intercommunale, quand il était question de laisser la peur de l’action l’emporter sur le courage d’entreprendre, la médiocrité  l’emporter sur la qualité, la fausseté sur la vérité. Il était par contre animé d’un enthousiasme communicatif quand il s’est agi de donner aux musées du Touquet Paris-Plage et d’Etaples les bâtiments et l’attrait qu’ils ont aujourd’hui.

Le troisième rendez-vous, nous l’avons tous vécu avec Sœur Emmanuelle. Une grande dame dont le secret du rayonnement était de s’être attachée, durant toute sa vie, à retrouver, et d’abord chez les les plus humbles,  le divin dans l’humain .                                                                            L.D.

 


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Quand le T.G.V. vous déroule  le film de collines parées de vignobles  et coiffées de villages dont  le clocher  semble pointer le ciel comme pour lui dire merci, on se dit  qu’elle est belle la France …

Quand le même T.G.V. rejoint les montagnes verdoyantes des Alpes maritimes, puis change de vitesse, après  l’escale de Marseille, première cité grecque de ce qui devint la France, on comprend  pourquoi  cette France   adopte sur la Canebière et au-delà le rythme  de respiration  et de travail des joueurs de pétanque …

Et quand le train , redevenu omnibus , vous débarque à  Antipolis, l’Antibes d’aujourd’hui,  on comprend pourquoi  les Gaulois, après  avoir  fait barrage aux invasions barbares , ont fini  par pactiser avec les Romains sous ce ciel méditerranéen  qui donne aux paysages les couleurs dorées de la Toscane en ces journées  d’Octobre…

Née en Grande-Bretagne  et renaissante  au Touquet sous la double impulsion d’une blonde comtesse belge Véronique Goblet d’Alviella  et d’amoureux  des arbres , des plantes et des fleurs regroupés par  un dynamique résident touquettois venu de Picardie , Patrick Salembier, l’European Boxwood and Topiaries Society m’avait proposé  cette semaine, quatuor familial à l’appui, de  venir découvrir à quel point un territoire touristique pouvait développer son attractivité et son pouvoir de séduction à partir de ses parcs et jardins .

Des jardins de Béatrice de Rothschild légués à l’Académie  des Beaux- Arts au Cap Ferrat … au jardin de la villa des Noailles à Grasse, du Parc de la Princesse Grace à Monaco aux jardins de l’Unesco  aménagés en cette Principauté sur les espaces reconquis sur la mer , du Jardin des Oliviers ou Jean-François de Chambrun nous dévoila son âme de poète, et où les roses semblent très charnellement monter à l’assaut des olives , du lieu  de rêverie que la commune de Biot offre en son jardin de la Chèvre d’’Or  où un couple hollandais reçoit les touristes , par groupes de 15 personnes, pour leur faire apprécier toutes les variétés de vert que la végétation  peut inspirer sous le pinceau des peintres  …aux 14  hectares où Léopold , roi des Belges , voulut faire planter 14.000 espèces  de plantes  entretenues aujourdhui par 14 jardiniers, face à la baie de Villefranche, c’est une fête  permanente de la nature que la côte d’Azur offre à ses visiteurs, de plus en plus nombreux tout au long de l’année.  Mais cette nature, que les clients de centaines d’hôtels aiment venir découvrir durant leurs séjours, de Cannes  à Nice et à Menton et de Saint-Paul de Vence au Parc Sofia –Antipolis, se valorise et se pérennise sous les mains  de la centaine de jardiniers de la commune de Monaco aussi bien que sous les mains des travailleurs  des communes du littoral, dont l’emploi est lié à l’attractivité touristique des espaces verts dominant le littoral azuréen.

Si le Plan Local d’Urbanisme que  nous avons mis au point pendant six ans au Touquet Paris-Plage comprend  50 %  de la  surface du territoire  classés non constructibles, c’est parce que  la municipalité que j’ai conduite, soutenue par la population locale et par les résidents (désormais au nombre de  9.600 ) , a compris que ce sont les espaces de nature , entretenus en espaces végétalisés , boisés et fleuris quatre saisons, qui donnaient une valeur ajoutée croissante chaque année au territoire de la station . Cet effort doit trouver son prolongement, à partir d’un Jardin des Plantes  qui a été conçu par nos services  techniques communaux  et le paysagiste désigné par le Conseil général,  sur 5 hectares que nous avons intégrés  dans  les 18 hectares de l’espace Nouveau Siècle.

Entre  le nouveau collège , les équipements hôteliers 4 étoiles et l‘auditorium  dont le nom  Jean –Claude Casadesus  a été choisi  pour en faire un centre de concerts et de rencontres  de rayonnement européen, ce futur Jardin des Plantes  pourrait  être, dans les années futures,  visité  chaque année par des  milliers de touristes qui ont besoin  trouver sur notre côte d’Opale  les activités   qui apporteront dans leur vie le soleil  qu’entre Londres, Paris et Bruxelles on ne trouve pas, autant qu’on le souhaiterait, dans le ciel.                   L.D.


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Si j’ai proposé au conseil municipal du Touquet, le 11 mars 1991, de me permettre de signer, au nom de la Ville, le contrat de l’acquisition de l’église Jeanne d’Arc, c’était d’abord pour garantir son entretien et son avenir dans le patrimoine de la station. Mais c’était aussi parce que je voulais tenir une promesse faite à une belle figure touquettoise, passionnée de musique, qui parmi ses dons, avait celui d’être un talentueux organiste.
Jean Cau, expert- comptable Lillois renommé, portait en lui une culture et une sensibilité musicales dont il avait l’art de donner à ses amis l’envie d’en partager les fruits.
Il était, à justes raisons intelligemment exposées, de ceux qui estimaient qu’une station, dont il pressentait l’avenir comme celle du Touquet-Paris-Plage, ne pouvait pas supporter la médiocrité, même à partir du jeu d’orgues de son église.
Encouragé par sa brune épouse, maman d’une jolie jeune femme fondatrice et animatrice d’un club de danse moderne, Jean Cau avait réussi sans mal à me convaincre de défendre la cause de doter l’église du Touquet de nouvelles orgues.
Ce fut le point de départ de dialogues très passionnés avec les prêtres successifs dont la valeur sacerdotale et humaine a fait honneur au Touquet jusqu’à ce jour.

L’abbé Mortreux, trop mathématicien pour oser y croire, l’abbé Debret, ancien camarade de collège, à l’âme aussi musicale que sa parole, l’abbé Jacques Noyer, brillant futur évêque dont la chevelure blanche et la foi rayonnent jusque dans le cœur de la population de sa ville natale, l’abbé Westelynck, à la chaleur humaine si stimulante, l’abbé Leprêtre enfin, qui par sa vie et son langage donne envie de le suivre dans sa marche spirituelle jusqu’au ciel. Tous renforcèrent, à tour de rôle, le rêve que je partageais avec Jean Cau et quelques amis amoureux de la musique sacrée.

Avec mon adjoint à la vie culturelle , Philippe Leleu , et le soutien de l’équipe municipale élue en 2001, nous avons encouragé la création d’une association que Jacques Berrod , puis Madame Lasson et un comité de paroissiens dévoués eurent le mérite d’animer jusqu’à cette année 2008.
Bien entendu, il fallait commencer par réaliser la remise à neuf de la nef de l’église Jeanne d’Arc et de la tribune devant accueillir l’imposant buffet conçu par le maître d’œuvre Jean- Pierre Decavele et réalisé par la société Pascal Quoirin du Vaucluse que nous avions sélectionnés pour un orgue de trente- sept jeux et trois claviers. Le conseil municipal a courageusement décidé d’intégrer le coup de ces investissements dans ses budgets des années 2006 et 2007.

La générosité et la foi des Touquettois ont contribué à couvrir 17% de l’investissement. La qualité de notre projet et le rayonnement culturel qu’il doit avoir ,en valeur artistique et en vie spirituelle dans le Pas de Calais, ont convaincu , après deux ans de démarches et de contacts fructueux, le ministre de la Culture , Renaud Donnedieu de Vabres et la commission nationale spéciale du Ministère , puis le président Dupilet et le Conseil général de notre département, que les subventions demandées apporteraient un enrichissement de la valeur humaine et touristique de notre Cote d’Opale pour plusieurs siècles.
Merci à tous ceux qui ont démontré, une fois de plus, que lorsqu’il y a la volonté, il y a le chemin.
L.D.


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Rien de tel que de sillonner l’Europe pour comprendre ce que l’Union Européenne a apporté depuis dix ans aux territoires et aux peuples de ses récents pays membres.

Le Portugal en est une saisissante illustration. Tout comme Bilbao l’a démontré en Espagne, non loin de la frontière française.

D’un pays à l’autre, c’est le même océan qui bordure les rivages. Un océan source de vie au Portugal, comme il l’est en Espagne basque, et comme il devrait l’être davantage sur notre littoral français.

L’économie touristique est devenue la principale source de vie de cette terre du sud. Et des familles portugaises, riches au départ seulement de leur courage, et de leur esprit d’entreprise, ont compris que là où la langue lusophone est le fruit de l’histoire, là pouvait être l’axe de leur volonté et de leurs capacités de développement économique.

Le groupe Pestana, témoignage impressionnant du génie humain qui peut être exprimé par un homme créatif d’origine très modeste et d’éducation « à la dure » est ainsi devenu un des premiers groupes européens de construction d’hôtels. Et au-delà des hôtels, des fabriques de boissons et de bières, et même des entreprises d’électricité portent aujourd’hui le nom de cet homme au visage de paysan courageux dont j’ai eu l’occasion dans les années passées de mesurer la valeur humaine.

De Lisbonne à Madère, l’effort public, soutenu financièrement par l’Europe à travers aménagements de routes, de tunnels, d’aéroports et de… ports de plaisance, a entraîné la construction de très beaux hôtels 4 et 5 étoiles faisant de Funchal aujourd’hui un pôle touristique européen au niveau le plus élevé.

Ces hôtels font le plein en mettant à profit, de plus en plus quatre saisons, au versant des montagnes, les cascades de terrains hier plantés de bananiers face à l’océan.

Bien entendu dans les travaux prioritaires, il y a l’intelligent et fructueux mariage entre la terre et la mer. Et le chantier en cours à Funchal, du port de plaisance, démontre la possibilité de faire de l’accueil des bateaux des passionnés de la mer un atout touristique autant qu’un attrait environnemental, ce qui donne une double valeur ajoutée à un site maritime.

Ainsi la contribution financière apportée par l’Union Européenne apparaît-elle comme une récompense autant que comme une condition de cette mise en valeur et en vie de cette ville de Funchal.

On a sous- estimé, avec nos œillères de Français, l’avance prise depuis vingt ans par nos voisins méridionaux en investissements privés consécutifs à des investissements publics favorisés par la politique de l’Union européenne.

Résultat : leur compétitivité en équipements hôteliers et en autres structures d’accueil est telle qu’il ne faut pas s’étonner de voir notre pays rétrograder en chiffre d’affaire touristique et en chiffres du commerce extérieur.

Conséquence évidente : la clientèle anglaise fortunée, dont les capacités financières ont progressé chaque année, est restée la première clientèle de l’île de Madère, devant la clientèle allemande.

En cette île qui affiche fièrement sa stratégie « des quatre saisons » sur les pages des revues à papier glacé, la démonstration est faite qu’un peuple peut sortir d’un état de pauvreté et qu’une économie peut connaître un développement durable à condition qu’il y ait, à la tête des territoires, comme depuis trente ans à Funchal, des hommes et des femmes se mobilisant pour l’intérêt général et exprimant la volonté de ce peuple de vivre et de faire vivre.

A Funchal, les restaurants regorgent de clients et les commerces expriment une très grande vitalité en se réjouissant de l’augmentation annuelle d’un chiffre d’affaire que l’adoption de l’euro a favorisée.

Madère a su conserver la beauté du patrimoine naturel de ses sites de montagnes boisées et de ses collines fleuries, grand jardin des plantes compris.

C’est un tel jardin des plantes que nous avions prévu au Touquet, en équipe municipale, dans l’espace « Nouveau siècle » devant le nouveau collège, face à un hôtel 4 étoiles et au futur auditorium Jean-Claude Casadesus, dont le nom a été choisi avec les autorités régionales comme symbole d’une ambition commune et d’une complémentarité nécessaire entre le Nord et le Pas-de-Calais, entre la métropole Nord et la côte d’Opale, entre Lille et Le Touquet Paris-Plage.


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