Cette lettre a pour but de vous éclairer sur un sujet que je me suis attaché à travailler en raison de mes responsabilités intercommunales assumées jusqu’ en Juin dernier : le projet Port- Nature –Canche Etaples-Le Touquet.
Si, devenu désormais membre honoraire du Parlement et maire-honoraire de la Ville du Touquet- Paris-Plage, je continue à stimuler les énergies pour la réalisation de ce projet, c’est tellement je veux convaincre de la valeur ajoutée qu’il donnerait à notre région Nord- Pas de Calais et à notre département du Pas de Calais dans la compétition économique internationale, chaque année plus dure, de ce 21è siècle.
Je pense de mon devoir de donner à cette lettre le sens d’un appel pour le respect de
l ‘intérêt général. En effet, le projet de Port-Nature– Canche Etaples-Le Touquet a été l’objet d’études successives très complètes. Les conclusions de ces études , commandées, réalisées et payées par la ville du Touquet, puis par la communauté de communes Mer et terres d’Opale, ont abouti sur le plan juridique, sur le plan technique, sur le plan environnemental , à la même heureuse conclusion : ce port Nature de plaisance peut et doit se faire .Et l’impact qu’il doit acquérir , à partir de l’estuaire de la Canche, impose de traiter ce projet au niveau départemental, au niveau régional , au niveau national et au niveau européen . Pourquoi ?

1) Ce port de plaisance, auréolé, au sud de la Canche, des attraits 4 saisons de la station du Touquet Paris-Plage, deviendrait un des plus séduisants du Nord Ouest de l’Europe, en ajoutant aux capacités d’accueil de l’ancien port de pèche d’Etaples situées sur la rive Nord, les 7 hectares entourés de surfaces boisées et dunaires de l’ancien camping municipal du Touquet.

2) Ce projet , contrairement aux arguments formulés par ceux qui ont à ce jour abouti à ce qu’il soit sans suite, est tout a fait intégrable dans la politique européenne de gestion intégrée des zones côtières , dans la politique nationale d’application de la loi littoral et de gestion des sites classés, et dans la politique régionale Nord-Pas de Calais de mise en valeur environnementale et touristique de la côte d’Opale. Ce projet doit donc justifier l’autorisation ministérielle prévue par la loi de 1930.

3) Ce projet Port –Nature-Canche, à rayonnement européen, qui devrait être réalisé, exploité, et financé par le premier groupe britannique et européen spécialisé, deviendrait un atout majeur de la Région pour assurer le développement de son économie touristique et la création d’emplois au profit des populations des communes d’Etaples et du Touquet et des communes du sud de la côte d’Opale.

4) Ce projet renforcerait les liens des régions du Nord de la France et des régions du littoral sud de la Grande Bretagne, du littoral belge et du littoral hollandais. De plus, il donnerait à la France des capacités d’accueil très proches et très attractives de la navigation de plaisance européenne. Capacités d’accueil en anneaux portuaires qui lui manquent gravement aujourd’hui, ce qui entraîne hors de France les recettes liées aux séjours touristiques et ce qui contribue à provoquer le déséquilibre croissant du commerce extérieur de la France.
Je tiens à préciser que, l’information n’ayant pas été donnée à ce sujet depuis quelques mois pour éclairer les citoyens, j’adresserai par email à ceux et celles qui me le demandent les extraits des rapports les plus récents, de 184 pages pour le premier, de 89 pages pour le second, dont les conclusions expliquent pourquoi ce serait une erreur historique de ne pas réaliser ce projet porteur d’avenir.
Contrairement à ce qui a été lancé en rumeurs tendant à faire peur, ce projet Port-Nature-Canche ne provoquerait aucune augmentation d’impôts locaux. Bien au contraire, sa réalisation et la mise en vie du port de plaisance dans le cadre d’une concession de service public, apporteraient à la station touristique du Touquet, à la commune maritime d’Etaples et à la communauté de communes Mer et Terres d’Opale des taxes professionnelles (qui lui font tant défaut !) et des ressources nouvelles provenant directement et indirectement de cette nouvelle activité à vocation européenne.

L. D.


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Mon père m’avait écrit cette pensée de Kipling, en conclusion d’une lettre reçue à la Citadelle d’Arras alors que je portais l’uniforme bleu marine et le béret noir du 16ème Bataillon de chasseurs à pied.
« Si tu sais bien remplir chaque minute implacable
De soixante secondes de chemins accomplis
A toi sera la terre et son bien délectable
Et, bien mieux, tu seras un homme, mon fils. »
Merci à mon père qui a imprégné de cette pensée l’esprit de ses fils et petits- fils.
Merci à mon adjointe Nathalie Herbaut , si volontaire pour assurer, à mes côtés et au côté de mon 1er adjoint Hubert Flament , un véritable épanouissement des collégiens et lycéens , et qui m’ a tant soutenu pour convaincre et pour vaincre les oppositions de groupuscules à la reconquête de ces espaces de l’aéroport devenus improductifs.

Merci à Jean Gillet, adjoint à l’urbanisme, avec lequel j’avais prévu les 25.000m2 nécessaires pour le nouveau collège, dès le plan d’occupation des sols de 1991.
Merci aux élus touquettois d’alors qui ont voté cette décision pour que la station touristique du Touquet Paris-Plage soit forte de sa jeunesse et pérennise sa vocation de cité éducative.
Merci à Roland Huguet et à Dominique Dupilet, présidents successifs du Conseil général du Pas de Calais, qui, l’un après l’autre, ont compris que Le Touquet méritait, par ses attraits, ses efforts d’aménagement et sa politique économique et sociale, la décision courageuse du financement de la construction d’un nouveau collège .

Merci à Bernard Frimat, vice-président du Conseil régional en 2001, délégué à la vie éducative, et à Daniel Percheron , devenu président de la Région, qui ont exprimé depuis dix ans la volonté d’aider les élus du Touquet à assurer l’embellissement et le développement du rayonnement de la station, en entreprenant la rénovation et l’extension du lycée hôtelier et en contribuant au financement du développement du centre sportif qui lui fait face et qui est devenu un des plus beaux de France.
Merci à Paul Naels , le responsable des travaux de rénovation et de construction des lycées de la Région Nord-Pas de Calais , à l’architecte Jean-François Leblanc et aux entreprises nordistes de la réussite de leur œuvre de transformation de notre lycée hôtelier et de son internat dont j’avais obtenu le financement …. en plein cœur des journées mémorables de mai 1968.

Merci également à tous ceux qui ont si bien réussi l’insertion du nouveau collège van der Meersch, de son internat et de ses équipements dans ce cadre verdoyant de l’ Espace Nouveau Siècle .
Cet espace Nouveau Siècle qui méritera davantage son nom en accueillant au fil des prochaines années l’hôtel 4 étoiles, la résidence de tourisme de qualité et l’auditorium Jean-Claude Casadesus pour la réalisation et le financement desquels nous avions entrepris de mobiliser des forces publiques et privées.
La Région Nord-Pas de Calais, la Côte d’Opale et Le Touquet sont capables, avec un concours de l’Union Européenne, et dans le cadre d’un partenariat public-privé, de réaliser un tel projet d’équipement spécialisé pour l’accueil de grands concerts et de rencontres internationales qui contribueraient à élever le rayonnement touristique du Nord de la France.
Mais l’essentiel est d’abord de vouloir jouer le match. L.D.


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Je n’avais pas revu Fréjus depuis les jours déjà lointains où François Léotard, alors leader national, nous y avait reçus entre amis.
Ce jour là, dans la fraîcheur de son jardin familial, dont Michel et Anne d’Ornano à nos côtés appréciaient l’agrément des ombrages, François Léotard, alors ministre, évoquait devant nous son projet de création d’un port de plaisance qui manquait à sa station touristique méditerranéenne, en contrebas du beau massif des cols verdoyants de l’Estérel.
Fin Août 2007, Fréjus, dont l’ attrait était liés à ses vestiges romains , à ses vastes campings , à ses arènes et à son cœur de ville ancienne , a enrichi son territoire et ses communes voisines d’une nouvelle source de clientèle et de pouvoir d’achat avec son port de plaisance .

Ce n’est pas un projet du même type, mais un projet de port-nature qui avait, à partir des rives d’Etaples et du Touquet, reçu ces dernières années le soutien du Préfet Fragnaud.
Ce Préfet avait exprimé son accord et son soutien pour l’intégrer dans l’espace des 7 hectares de l’ancien camping municipal. Ces 7 Hectares étaient zonés dans le Plan Local d’Urbanisme en voie d’achèvement. Le Préfet Fragnaud alla , pour la convaincre, jusqu’à vouloir m’accompagner à Paris au bureau même de Madame la Ministre de l’Environnement Nelly Olin. La Ministre, venue spécialement visiter le site au Touquet, avait décidé de remettre le projet, devenu intercommunal, dans ses dossiers prioritaires, tant elle avait été convaincue par mon Premier adjoint Hubert Flament et moi- même, études des services maritimes à l’appui, de l’intérêt de la transformation de la jachère de cet ancien terrain de camping en port de plaisance complémentaire du port ouvert à Etaples à la navigation légère .
La ministre savait que si, avec la municipalité de l’époque, je n’avais pas décidé la fermeture du camping municipal pour y faire place à un port de plaisance, cet espace qui avait été totalement nivelé par l’armée allemande , serait toujours un terrain de camping. Et , comme le Préfet Fragnaud , la ministre de l’Environnement avait pris conscience de ce que ce port de plaisance devait apporter en valeur ajoutée environnementale, en clientèle internationale et en emplois aux communes du Touquet , d’ Etaples et aux communes voisines .
La satisfaction des élus touquettois et étaplois était d’autant plus grande, fin 2007, qu’après plusieurs années de contacts et d’études dans ce but, nous avions réussi à attacher à ce projet le premier groupe britannique, leader européen de la création et de la gestion des ports de plaisance de ce type.
Techniquement et financièrement, ce groupe gère actuellement plus de 10.000 anneaux au Royaume Uni. Ses responsables avaient été conquis par la beauté du site, par la proximité de la mer, par les capacités professionnelles de la population maritime étaploise et par le rayonnement européen que la station du Touquet mérite d’avoir en fonction des attraits de son territoire et de sa vie 4 saisons.

Quand il y a la volonté, il y a le chemin. Page 14 du rapport d’information rédigé en conclusion du travail de la Commission spécialement créée sur l’application de la loi » littorale « , il était spécifié que l’espace de cet ancien camping municipal, jadis intégré dans les ouvrages du mur de l’Atlantique, justifiait l’autorisation qu’un tel projet intercommunal du type Port-Nature Canche mérite d’obtenir de l’autorité politique de notre pays, en application même de la loi relative aux sites classés.
A la pointe de notre presqu’ile du Touquet , et pour compléter les efforts réalisés par le Conseil général du Pas de Calais pour ouvrir le port historique d’Etaples à une navigation de plaisance légère et pour y sauvegarder une vie maritime , je me suis attaché depuis plus de vingt ans, à faire aboutir ce projet Port-Nature-Canche Etaples-Le Touquet . Un projet porté par plusieurs municipalités animées par des hommes lucides et courageux, et que le premier groupe privé européen est prêt aujourd’hui à financer et à réaliser.
Il ne peut être question de tourner le dos à l’avenir. C’est-à-dire aux fruits du mariage d’amour et de raison que la mer, au bout de notre estuaire de la Canche, doit vivre avec la terre.

L.D.


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Nous avons été des milliards d’humains à le constater à la télévision. La Chine voulait vaincre, mais aussi convaincre. Elle voulait gagner et faire gagner ses athlètes et son image dans le monde.
Elle a atteint son but. Je n’évoque pas le nombre de médailles. Elles sont à relativiser par rapport aux populations des nations représentées. La Jamaïque, avec ses 2.7 00.000 habitants, moins que notre région Nord-Pas de Calais, mériterait de loin la première place au classement.
Dans le domaine du sport, tout part de l’éducation de la jeunesse. Et en Jamaïque, ce sont les championnats scolaires d’avril qui sont à la base du système d’ouverture de la population aux sports.
Nous avions, avec une délégation restreinte de maires menée par Ladislas Poniatowski et Guy Sorman, découvert la Chine à l’heure de la Contre –révolution culturelle en 1977. De formidables et interminables défilés exprimaient dans les avenues de Pékin durant des journées entières leur rejet de la « bande des quatre « qui avaient pris le pouvoir sous Mao. Il s’agissait de condamner ces successeurs de Mao, dont sa femme, et avec des millions de Chinois rassemblés à cette fin, de mettre fin à leur dictature. Un autre régime totalitaire, aux mêmes initiales, prenait la suite, mais décidait de prendre la voie de l’ouverture au dialogue avec l’Occident et, progressivement, à la compétition mondiale.
Trente ans après, la Chine a voulu démontrer qu’elle entendait non seulement s’ouvrir au monde mais se situer à la pointe des progrès technologiques de ce monde.

L’objectif des gouvernants chinois est atteint. La médaille d’or de l’organisation a été gagnée. Et le sport de haut niveau, féminin comme masculin , n’est qu’une expression du formidable bond en avant prévu par Peyrefitte quand il écrivait son livre prémonitoire « Quand la Chine s’éveillera « .
Sous la couleur rouge du Parti dont le pouvoir totalitariste ne souffre aucune faille, la Chine a voulu prouver son ascension économique et non seulement sportive. Elle a confirmé qu’elle entendait demeurer un empire, l’empire du Milieu, et qu’elle ne tolérait pas de séparatismes, de type tibétain. Pour la même raison de caractère idéologique, mais aussi de fondement impérial, après son effondrement sous le poids de ses charges militaires, la Russie de Poutine qui a refusé l’indépendance de la Tchétchénie, s’acharne à reprendre pied dans une Géorgie dont Staline fut originaire et dont la situation géographique justifie l’intérêt que lui portent aujourd’hui les U.S.A. et l’Union Européenne.

Mais il faut saluer le succès des J.O. de Pékin comme un heureux évènement mondial, et pas seulement comme une grande victoire de la Chine.
L’Asie démontre depuis trente ans, et de plus en plus au fil des ans, sa capacité à assurer le rééquilibre du monde et, du Japon à Singapour, le dynamisme de peuples que la géographie, l’Histoire, et les ressources humaines entrainent désormais à rejoindre et même à dépasser l’Occident.
C’est l’heureuse conclusion que nous devons donner à ces Jeux Olympique s de 2008.L’humanité progresse d’un bout à l’autre de notre planète. Mais cette progression impose que notre Europe ne régresse pas, en fonction de ce qu’elle lui apporte en valeurs universelles et en respect de la dignité humaine. Dans ce but, il importe que les peuples de ses 27 nations actuellement regroupées ne se laissent pas anesthésier par ceux qui, sous le couvert du mot idéal de démocratie, ne se révèlent pas à la hauteur du pouvoir que leur donnent ces peuples.
Aux J.O. de Pékin, nous avons apprécié tout particulièrement la victoire de nos athlètes du Hand –Ball qui ont montré ce que pouvaient donner des qualités humaines regroupées dans une équipe à l’esprit gagneur. Mais j’ai personnellement aussi été sensible à la médaille d’argent remportée par notre petit pays voisin appelé Belgique. Les quatre femmes de cette équipe composée de trois Flamandes et d’une Wallonne ont su, des J.O. de 2004 aux J.O. de 2008, demeurer les meilleures et réussir l’ascension de la 3ème à la 2ème place mondiale du relais 4 fois 100mètres féminin .Que Kim Gevaert , capitaine de ce beau quatuor féminin , se présente aux élections de son pays ! Double championne d’Europe elle rappellera aux élus d’Outre-Quiévrain qu’ils ne sont pas faits pour vivre une carrière politicienne, mais pour unir, stimuler, et faire gagner le peuple belge.

L.D.


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Comme moi,  vous entendez  dire  tous les jours, cet été : « Il y a un manque de pouvoir d’achat. » Les commerçants, les restaurateurs, les patrons des brasseries, des bars, et les journalistes  à la télévision, le répètent sans cesse. C’est vrai. Il est vécu, ce manque de pouvoir  d’achat, chaque jour, chaque nuit, au Touquet, et ailleurs, dans les communes touristiques. Car cela se ressent tout particulièrement là où les chiffres d’affaires de l’économie dépendent d’abord de la consommation  quotidienne. C’est-à-dire du pouvoir de dépenser des clients. L’économie touristique est  la première touchée cette année. Car les dépenses pendant les  vacances, c’est ce qu’on a la liberté de réduire le plus. Et surtout, quand le coût de la vie devient plus cher. Tout  particulièrement,   quand le plein d’essence  vous pompe plus d’euros et  que  votre carte bancaire se met à chauffer plus que le soleil…..Ce manque de pouvoir d’achat touche certes surtout  les Français qui démarrent dans la vie  professionnelle, qui ont  des enfants à charge, ou ceux qui  vivent d’une retraite trop modeste,  mais aussi les autres.Voilà  pourquoi, dans les communes dont les ressources  ne dépendent que de la clientèle  accueillie, il faut impérativement que  cette  clientèle ne se limite pas aux seuls  résidents. La solution  pour la commune touristique, c’est d’attirer aussi une  clientèle  hôtelière, qui se renouvelle et qui, n’ayant pas de charges liées à une résidence secondaire, apporte  dans la station touristique un pouvoir d’achat complémentaire, indispensable à l’équilibre  de la vie commerciale.

Il  s’agit donc plus que jamais en cette période de crise de s’employer à maintenir la vitalité économique des  communes touristiques avec le concours  de dynamismes hôteliers  capables, avec la coopération de leurs réseaux   ou d’agences de voyages à rayonnement européen, d’attirer une nouvelle  clientèle .Une clientèle exigeante,  amateur  de séjours   de plus en plus courts . Pourquoi ? Par ce que cette clientèle, qui peut s’offrir  des évasions  de rêve dans les cinq continents,  est très sollicitée et vit à un rythme très rapide.

Vous comprendrez  pourquoi une station  comme celle du  Touquet, pour continuer à vivre et faire vivre quatre saisons et qui ne peut compter, comme bien des lieux paradisiaques sur le soleil ni …. ses degrés, se doit,  par l’attrait de son environnement, de ses événements, mais aussi de la diversité et  la qualité  de ses équipements hôteliers, restaurants , bars et commerces, d’ accroître  sa clientèle de passage,  une clientèle qui se renouvelle constamment  au fil  de l’année . Et une clientèle aux revenus élevés et donc à pouvoir d’achat conséquent. Les adeptes de la navigation de plaisance en sont une….., le tourisme d’affaires en est une autre…….. Mais pour que des séjours de congrès et de rencontres  internationales, planifiés le plus souvent  des  mois, voire des années  à l’avance  soient  proposés,  il faut que l’office du tourisme  puisse garantir  plusieurs centaines de chambres de qualité. Et à des prix compétitifs. Et là notre côte d’Opale, son fleuron en tête, accuse un réel retard, ne serait-ce  déjà que  par rapport à nos voisins belges. Conclusion : Une station du niveau du Touquet-Paris Plage, qui ne se bat pas pour renforcer et diversifier ses capacités  hôtelières  et l’attractivité de son territoire, se condamne à souffrir de la baisse, inévitable hélas à venir dans les prochaines années, des capacités  financières de sa clientèle résidentielle.  L’économie touristique, plus encore que les autres, est intégrée dans la compétition  mondiale. Nous vivons les Jeux Olympiques permanents  de l’économie. A vous, forces vives de la station, de mériter les médailles. C’est à dire les clients en recherche de l’excellence durant leurs séjours et dont les revenus permettent  d’en payer le prix.                               

 

L.D


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Le premier choc bienfaisant des J.O, c’est la grande émotion que provoque le rassemblement en un même lieu de ce que le monde entier peut offrir de meilleur dans son expression physique et athlétique. Cette émotion, je l’ai ressentie en défilant jadis sous l’uniforme de la délégation française aux Jeux Olympiques d’Helsinki. Elle imprègne l’esprit de ceux et de celles qui l’ont vécue pour toute une vie. Mais la compétition sportive, à l’échelle mondiale, a un autre effet. Elle stimule la volonté des peuples de faire honneur à leurs pays respectifs en se surpassant. Et à travers ce surpassement qui se traduit en nombre de médailles, il apparaît dès aujourd’hui très vite que la Chine est en train de prendre la tête. Mais l’ascension asiatique n’apparaît pas comme la vérité en marche dominant notre 21èmesiècle que sur le seul terrain du sport.

« The world is open for your business » lit-on au long des kilomètres de surfaces de commerces modernes bordurant les pistes de l’aéroport de Singapour. Et une concurrence pacifique semble battre son plein au long des espaces alléchants de restaurants dominant la grande rivière menant au port de plaisance et à l’Océan. La compétition économique semble y être le moteur du progrès de la vie des peuples et non la cause de leurs peurs du futur. Pour incarner l’heureux prolongement de la compétition sportive sur les terrains de la compétition économique, les Chinois ont choisi, pour allumer la flamme olympique, un de leurs grands champions devenu leader d’un groupe économique en pleine expansion, producteur d’articles de sports. Signe des temps ! A cet égard, le creusement du déficit du commerce extérieur de la France est plus révélateur encore de l’ascension asiatique que le nombre de médailles de la Chine aux J.O. de 2008.

Disons le franchement : les 40 milliards d’euros de déficit du commerce extérieur que la France risque de compter avant la fin 2.008 doivent nous préoccuper beaucoup plus que les 40 médailles imprudemment espérées officiellement pour la France aux J.O.de Pékin. Il nous faut faire comprendre autour de nous que c’est par des projets issus d’investissements publics et de plus en plus privés que nous pourrons assurer en France la vitalisation de nos territoires , rendre notre économie nationale compétitive et accueillir dans l’environnement attractif de notre littoral du Pas de Calais les entreprise s créatrices d’emplois e t de ressources financières nouvelles dont nous avons tant besoin pour répondre à l’attente des générations nouvelles.

« Mon pays, c’est la vie ! » chantait mardi soir au palais de l’Europe du Touquet Gérard Berliner avec un talent remarquable et l’âme d’un disciple de Serge Reggiani. Notre Pays, avec les J.O., prend soudain la dimension de notre planète. Et c’est un hymne à la vie que les Chinois semblent avoir voulu offrir aux milliards de téléspectateurs lors de la cérémonie d’ouverture télévisée. Terrible contraste que nous présente le monde d’aujourd’hui, tandis que la Russie tente de reprendre à la Géorgie, bombardements à l’appui, le droit de vivre libre en notre Union Européenne en marche vers son avenir.

L.D.


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La sensation du bout du monde, l’Indonésie l’offre aux européens. Entre ciel et mer, les rochers des îles s’étendent sur 5000 km… Comme cet archipel se situe à cheval sur l’équateur, le soleil règle les montres et les rendez-vous chaque jour, de 6 heures à 18 heures, par autant de majestueux levers que de couchers sur l’océan.

Mais sous la parure de la végétation luxuriante de ces innombrables îles, le seul « isme » que l’Européen peut avoir ici la tentation de décliner est le volcanisme . Le feu issu des entrailles de la terre rappelle les origines de notre planète et 70 volcans, toujours en activité, continuent de fertiliser le sol… et de faire oublier leurs effets destructeurs, quand ils se réveillent comme à Bali en 1963.

Aller saluer, en face à face, le plus élevé des cratères qui domine la ligne bleue de l’océan, c’est un périple aux tonalités autant religieuses que touristiques. Chaque île a son histoire, ses princes, ses royaumes du passé que les Hollandais ont voulu conquérir et qu’ils ont rendu à l’indépendance au siècle dernier .
Ce n’est qu’en 1949 que l’archipel a été vraiment réuni et qu’il exprime à travers sa géographie, ce que l’Europe s’attache à construire dans son histoire, au prix de tant de drames et d’efforts depuis cinquante ans et que l’on appelle « la diversité dans l’unité »

Il faut venir jusqu’à ce bout du monde pour comprendre que l’équilibre de notre planète dépend des religions qui ont contribué à unifier et à dynamiser les peuples depuis les premiers siècles. Bien avant de vouloir s’étendre aux continents européens, les premières influences musulmanes ont imprégné l’Indonésie… en aboutissant à faire de l’Islam la religion officielle dès les 14è et 15è siècles ; ce fut un islam moins austère et plus conciliant qu’au Moyen-orient.
Mais il a fallu que l’hindouisme, au rayonnement issu de l’Inde voisine, ait une capacité de résistance liée à l’attachement aux dieux sculptés dans la pierre des volcans, pour que l’île de Bali conserve par exemple son identité religieuse et ses traditions révélatrices d’un spiritualisme unificateur.
A force de neutraliser les influences dont le christianisme a marqué la civilisation gréco-latine, nos pays européens ont, au fil des siècles, perdu leur force de résistance aux régimes qui ont bafoué la personne humaine.
Et en négligeant, dans le langage public et l’esprit public, ce que l’homme comprend en lui de divin, on a abouti aux massacres issus de l’obsession nationaliste qui a entraîné guerres et génocides qui ont tant ensanglanté depuis cent ans le sol de nos territoires, à travers les régimes et diktats de personnages tels Hitler, Staline ou Radwan Karadzic.

Je pensais à ces drames, qui continuent au Darfour à noircir le bilan de notre humanité, en découvrant sur CNN, dans le silence qu’impose le voisinage de la mer, le visage au regard glacé de ce Karadzic, sorti de l’ombre, répondant enfin aux accusations de crimes contre l’humanité, que le président du tribunal international de la Haye formulait contre lui.
Les centaines de milliers de musulmans, victimes des carnages de Srebrenica et Sarajevo continuent à endeuiller l’Europe. Fort heureusement l’Union européenne reste en marche, comme une force capable de rassembler les peuples et les nations dans le respect des religions et des identités nationales, sous le signe d’un humanisme conciliateur et réconciliateur. De la pointe de l’archipel indonésien …aux rivages bordurant notre continent européen, vivons donc d’espoir.

LD


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