Rien ne vaut en spectacle de vacances d’été un coucher de soleil sur la mer, en nous disant que chaque matin, c’est le même soleil qui se lève sur nos jours. De la Manche, notre mer nourricière…..à l’océan Indien, plus intimidant face aux roches volcaniques que le feu de la terre a projetées sur les rivages, ce soleil est là qui vous invite à le contempler comme la première expression divine de notre cosmos.

Mais notre planète en est une autre, à une échelle humaine, que le 21è siècle met de plus en plus à la portée de nos regards et de nos vies.
Pour témoigner du sens originel du mot fraternité, j’ai répondu tout naturellement oui à l’invitation d’une Céline pour l’heureux événement de son mariage.
Notre époque veut que l’amour n’ait plus de frontières. Ainsi cette brune et grande Céline, incarnation séduisante de la métropole lilloise et du Pas de Calais, avait-elle si bien compris la mondialisation de nos vies, qu’elle n’a pas craint de faire la conquête d’un australien, et de nous proposer de fêter son mariage en Indonésie, en la rejoignant à Singapour où le jeune duo a fixé sa vie professionnelle.

Quelque soit l’attrait du Touquet et même si quinze heures d’avion sont plus difficiles à intégrer dans un déplacement que la montée des marches de l’hôtel de ville au bout de l’autoroute A16, on ne peut trouver lieu plus paradisiaque pour un mariage que l’île de Bali.
Mais l’escorte de ce mariage intercontinental a trouvé un point commun entre Seminyak, le spot touristique balinais et…. Le Touquet : c’est la vision des vagues aux reflets d’argent qu’un éclairage nocturne offre aux touristes sur toute l’étendue d’une très belle plage de sable……
Manifestement le monde asiatique a parfaitement assimilé les données de base de l’économie touristique. Et sur cette île de 5630 km2, moins peuplée que notre région, les élus de la nouvelle démocratie indonésienne ont réussi à attirer capitaux et clientèle fortunée internationale.

Mais il n’y a pas que la beauté du littoral ouvert sur l’océan Indien qui assure le succès de cette économie touristique et les milliers d’emplois qu’elle a entraînés depuis trente ans. Un esprit souffle sur cette contrée bénie des dieux. Cette courtoisie que j’évoquais la semaine dernière en découvrant ce nom donné à une villa berckoise est ici partout perceptible et omniprésente .
Les Balinais ne semblent pas seulement des amoureux de la paix. A toutes les échelles de leur existence, l’harmonie est un principe de base de la vie publique. Sans doute les rites religieux de l’hindouisme favorisent-ils cette canalisation des violences diverses quotidiennement ressenties dans notre société occidentale. Mais l’accueil du client touriste semble être plus qu’un acte de savoir-faire commercial .Il est ressenti comme l’expression d’une volonté de plaire et d’offrir ce que l’on n’ose presque plus appeler en France…. la gentillesse.
Le touriste client est désiré et n’apparaît plus comme un gêneur. Le séjour en Indonésie offre, et Bali en donne l’illustration rayonnante, un bonheur partagé.
La nature est certes là généreuse et presque sensuelle qui entoure hôtels et villas et qui nourrit les yeux et l’esprit sous un ciel où des nuages bienfaisants viennent tempérer le soleil ardent de l’équateur. Et le respect qu’on lui doit et l’entretien qu’on lui apporte ont ici l’adhésion de toute la population.

Autre grande différence : les asiatiques ne se posent pas le problème de la mondialisation, devenue la vérité première de notre siècle ; ils la vivent. L’aéroport de Singapour en témoigne. Tous les produits évocateurs de progrès économique ou technologique y sont présentés sur des km de boutiques aux vendeuses au moins trilingues. Singapour est bien plus que le Monaco d’Asie. C’est l’ONU présentant les vitrines de la société de surconsommation qui commence à poser des problèmes aux banques .
Il n’y a pas que le Tour de France qui souffre de doping, au point d’imposer des réformes radicales pour maintenir l’équilibre de santé des coureurs et celui de l’organisation de l’épreuve elle-même !
Le système capitaliste a généré une telle inflation de crédits qu’il a peu à peu entraîné une économie spéculative irréelle décrochée de l’économie réelle, aboutissant à des menaces de faillites de banques . Par ailleurs le besoin énergétique planétaire avec sa montée des prix induite, imposera des disciplines qui exigeront tôt ou tard une gouvernance mondiale. La France doit désormais se donner un esprit collectif et mondial que ne pourront incarner que seuls celles et ceux qui ont la hauteur, le détachement voulu et le sens de l’intérêt général.

Pour en revenir à notre mariage face à l’océan Indien, il y a des rêves qui peuvent devenir réalité. Mais entre les deux, il y a le dur chemin d’efforts à faire pour créer la vie, la développer, la rendre plus belle, plus douce et plus équitable envers le plus grand nombre, ce que l’on appelle le développement durable.

LD


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Courtoisie


Elle se situe au numéro 85 rue de l’Impératrice menant vers la mer, à Berck, cette villa ancienne appelée « Courtoisie ».
Aimant observer les traces de l’esprit qui a donné vie à nos communes du littoral, à partir de leur vocation à accueillir, j’ai retenu cette semaine l’appellation de cette maison du siècle passé dont l’âge, peu à peu, efface le nom sur sa façade blanche.
Oui, on pensait, à l’époque de l’Impératrice Eugénie et bien au delà encore, donner le nom d’une vertu à une villa de station balnéaire en cette ville de base historique de notre Côte d’Opale.
Penserait-on encore aujourd’hui avoir cette audace, d’esprit Douce France ?
Ce n’est pas pour réveiller en nous la nostalgie du passé que je projette ces lignes sur l’écran de mon ordinateur (mais oui, il faut avoir 20ans tous les 20ans et communiquer comme les jeunes d’aujourd’hui). C’est, au contraire, pour souligner la nécessité, pour bâtir l’avenir, de ne pas effacer des esprits et du langage courant de tels mots- clé qui sont et doivent rester à la base de notre vie en société.

Poursuivant ma marche dans la même rue de Berck, qui mériterait de s’appeler boulevard, j’ai vu avec plaisir qu’un bar bien connu avait changé de nom. Ses nouveaux gestionnaires ont pensé l’appeler « A l’amitié ».
Courtoisie : comportement exprimant une parfaite correction dans les relations humaines.
Amitié : sentiment d’affection reliant des êtres humains.
Voilà deux mots qui méritent d’être mis en lumière et de sortir du dictionnaire en des semaines d’été où les citoyens éprouvent individuellement et collectivement le besoin de vivre en des lieux méritant d’être dits de vacances.

Hormis les évasions, de plus en plus difficiles dans le désert parce que l’accès à celui-ci coûte cher de l’autre côté de la Méditerranée et parce que, en ces temps troublés par tant de violences, la solitude fait peur, les vacances tendent à renforcer les contacts de toute nature là où l’on vient rechercher le plaisir de vivre.
La vie au travail impose un cadre de bonne conduite, dicté par le respect que l’on doit à ceux et celles qui en partagent les mètres carrés et qui se soumettent nécessairement aux mêmes disciplines. Mais la vie, hors du travail, où la liberté est le premier fruit de l’arbre du temps, est malheureusement souvent dévalorisée par des comportements humains très éloignés du sens du mot courtoisie, ou par un oubli du vrai sens du mot amitié.
Les vacances , pourtant, imposent un autre partage : celui de sites que l’histoire ,la géographie ou le travail humain ont rendu attractifs , celui d’espaces de plages de sable fin, de places publiques , de trottoirs carrelés, de territoires verdoyants, offerts aux ébats des uns, aux pas ou aux regards des autres.
La vertu de la courtoisie, si elle était enseignée dès l’école et en toute famille, comme une vertu de base de la vie en société et le sens des autres, même s’i l n’est pas poussé au niveau de l’affection et de l’amitié, devraient donner une valeur ajoutée aux temps libres vécus ensemble sur ces sites et ces espaces.
Ces mots me viennent subitement à l’esprit quand je pense par exemple à la place de la poste, embellie au Touquet , mais polluée par le sans- gêne de personnes ne surveillant pas leur chien ou par des voitures stationnées là où la discipline collective réserve l’espace aux arbres et aux piétons.
Je stoppe. La discipline de deux colonnes d’édito m’empêche de donner d’autres exemples, notamment celui de voitures parquées bout à bout sur les trottoirs, sans souci des habitants, des résidents et des touristes. Je n’en dis pas plus, par souci de demeurer courtois envers ceux qui, sans s’en rendre compte souvent ou parfois volontairement, oublient ce qu’est la courtoisie.

L.D.


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L’actualité ayant comblé les yeux et les esprits d’images et d’évènements qui ont parlé d’eux-mêmes durant ces deux radieuses journées des 13 et 14 Juillet 2008, je préfère cette semaine n’évoquer qu’un rendez-vous peut-être passé trop inaperçu sur notre cote d’opale. Je veux en tout cas en rappeler tout le sens.
Les Jeux corporatifs du Touquet ont vécu ces jours derniers, avant les belles journées de Courses hippiques, leur 25ème anniversaire à l’Hippodrome de la Canche. J’avais tenu, en 2.001, à les mettre à nouveau en lumière et en vie. Pourquoi ?
Une station touristique, comme Le Touquet, est en effet d’abord une communauté de travail.
Elle est l’œuvre de professionnels se donnant toute l’année à leur tâche. L’œuvre d’entrepreneurs, de travailleurs du bâtiment, de jardiniers, de paysagistes, d’employés et de Cadres du service public ou privé, de commerçants, d’artisans talentueux, d’hôteliers, de restaurateurs ou de spécialistes attachés à la santé et au bienêtre des clients de la station.
Sans eux, pas d’art de vivre offert durant les quatre saisons de l’année. Pas de pouvoir de séduction des espaces boisés et fleuris. Pas de plage immense rendue propre, attractive et accueillante chaque matin de l’été. Pas d’accueil et de tables alléchantes donnant le goût de vivre le Touquet. Pas de possibilités pour tant de passionnés d’activités sportives ou culturelles de disposer d’équipements couverts ou à l’air libre donnant de la valeur à leur séjour.
Ces jeux corporatifs rappellent donc en une fête annuelle tout ce qu’une station et une région doivent à ceux qui travaillent pour offrir à d’autres des temps libres donnant le plaisir de vivre et de venir séjourner sur la côte d’opale.

Seconde raison pour laquelle j’avais crée, avec la municipalité de l’époque et avec Ferdi Petit, ces jeux corporatif il y a 25 ans : ces jeux démontraient à la population accueillante laborieuse et retraitée la diversité des temps de liberté à offrir qu’imposait la compétition économique entre les pôles de vie touristique à l’échelle Régionale , Nationale, et Internationale.
La force d’attraction que les équipes municipales successives ont su donner à la station du Touquet depuis les années 70, c’est la diversité des espaces, des équipements et des activités offerts toute l’année. Elle a entrainé, à partir des investissements publics réalisés, des investissements privés , des implantations de foyers qui ont été autant d’actes de foi d’un grand nombre de familles en l’avenir de la station.
Plus que jamais, « c’est ce tout qui fait Le Touquet » qui est la raison première de l’attachement, renforcé d’année en année, des 9.500 familles qui ont voulu faire du Touquet le cadre de leur seconde résidence et pour d’autres le lieu de leur travail à l’année.
Aves les jeux corporatifs, en quelques semaines, c’est l‘ensemble des corporations laborieuses de l’arrondissement de Montreuil qui se sont retrouvées, goutant aux plaisirs offerts toute l’année à ceux qui aiment résider au Touquet, comme propriétaires, locataires ou touristes et qui en constituent la clientèle. Une clientèle qui se renouvelle en fonction des évènements et des attraits des séjours offerts durant les saisons de printemps, d’été, d’automne et d’hiver.
Une clientèle qui doit se renouveler de plus en plus à partir de son élargissement progressif aux populations des différents pays de l’Union européenne.

En apprenant par la presse que le 25ème anniversaire de ces Jeux corporatifs avait été fêté, à la veille des belles journées de courses hippiques en ce parc international de la Canche, devenu un des grands atouts de la station, j’ai pensé utile de rappeler le sens de l’action créative entreprise, en continuité de l’action des docteurs Pouget et Ferrier, pour faire ce « tout » qui doit permettre de plus en plus au Touquet Paris-Plage, si se réalisent les projets mis au point depuis 6 ans, de devenir, à égale distance de Paris, Londres et Bruxelles, le premier pôle touristique du Nord Ouest de l’Europe.

L.D


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Merci, Ingrid


Dans ce monde accablé chaque jour d’informations et d’images attristantes et souvent tragiques, elle est apparue, comme une bouffée d’air pur, cette libération d’Ingrid Betancourt.
En disant Merci à « sa douce France », Ingrid a ému les Français, à sa descente d’avion, à Bogota.
Mais ce sont les Français qui, au fond d’eux-mêmes, en ce début Juillet 2008, ressentent l’envie de lui dire Merci.
Le sourire, les mots exprimés par Ingrid Betancourt leur ont apporté soudain ce qu’ils croyaient sortir d’un conte de fée ou d’un autre temps. Mais cette fille d’ambassadeur français et d’une mère colombienne, qui fut reine de beauté, est bien dans sa peau d’ancienne étudiante de Sciences –Po, mère de deux grands enfants .Elle a été l’élève d’un jeune chargé de conférences nommé Dominique de Villepin. Et elle n’a rien du style « Paillettes. »
Ressentant l’aspect malsain des mœurs politiques en Colombie, elle se révolte et c’est, « la rage au cœur », titre d’un livre qu’elle écrit en français, qu’elle résiste aux menaces de mort et s’engage dans une insurrection solitaire contre les campagnes électorales financées par le trafic de la drogue.
S’opposant aux chefs des Forces Armées Révolutionnaires qu’elle accuse de faire du trafic de cocaïne et de violer les droits de l’homme, elle subira durant plus de six ans le martyr des otages dans la jungle. Son courage, son visage émacié, marqué par les souffrances, ont bouleversé l’opinion publique mondiale. Et l’exposition de ce visage en façade de l’hôtel de ville de Paris a montré, depuis plusieurs années, que la politique politicienne était balayée quand l’humanité révélait sa grandeur.
C’est de cela dont la France se sent redevable envers Ingrid Betancourt.

Les Français ont aussi ressenti que cette grandeur était inspirée par une force intérieure d’un haut niveau de spiritualité.
La politique, pour elle, est une profession de foi qui contraste avec l’obsession de soi qu’elle semble devenue trop souvent en France.
C’est que, si le progrès, sous toutes ses formes, a été une réalité vécue depuis quarante ans dans tous les domaines de la vie nationale, il ne l’a pas été par contre sous le signe de la spiritualité.
Et ce déficit de spiritualisation a affaibli le potentiel de forces de la France d’aujourd’hui.
Les hommes politiques ont trop laissé croire que la laïcité, principe de vie républicaine à respecter, était incompatible avec la spiritualité. Ils ont été jusqu’à ne pas oser, pour donner un fondement à l’Union Européenne, évoquer les origines chrétiennes de notre civilisation. Comme si l’on pouvait couper une humanité de ses sources, en quelque lieu du monde …
Ingrid a impressionné par la simplicité de son recours à la foi qui l’anime et qui l’a aidée, de toute évidence, à survivre.
Il est réconfortant de ressentir en elle la force que la spiritualité doit donner dans les difficultés de la vie moderne .La force qu’elle avait au temps des philosophes grecs et à l’origine de l’empire romain.
Ingrid a révélé, à la stupéfaction de millions de téléspectateurs, sa vision d’un monde où l’humain est une expression du divin .Et doit donc être digne d’un respect infini.
Il y a, en Ingrid, l’expression du mystère d’un Christ, vrai Dieu et vrai Homme, la révélation de la force morale que doit donner une philosophie humaniste dans la vie.
Le matérialisme a étouffé peu à peu le spiritualisme. Et les historiens analyseront plus tard que cette évolution, conséquence d’ailleurs des progrès vécus depuis un siècle, aura été la faiblesse de notre monde depuis les deux dernières guerres mondiales.
Ingrid Betancourt vient soudain, après six années de silence vécues, en victime d’une société déshumanisée, de révéler qu’il est temps de vivre une nouvelle spiritualité, seule capable de rendre une âme à notre monde du 21 ème siècle.

L.D. (leoncedeprez.blogspot.com)


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Nous avions atteint en 2007, au niveau international, un taux élevé de croissance économique.
Mais d’une croissance soutenue par une confiance à l’échelle mondiale.
Les projets d’investissement des groupes internationaux en témoignaient.
Car les taux d’intérêt de l’argent emprunté ont été jusqu’alors particulièrement attractifs.
Durant ces cinq dernières années, parmi d’autres signes révélateurs , le marché de l’automobile a été plutôt florissant.
Les statistiques l’ont démontré : la proportion des foyers à deux voitures a doublé. En vérité, le pouvoir d’achat, jusqu’à l’année dernière, a progressé à un rythme beaucoup plus rapide que le prix de l’énergie.
Les entreprises et les collectivités territoriales qui ont eu l’intelligence de saisir la chance de ces conditions économiques et financières favorables pour décider les investissements privés et publics ont donc fait preuve de lucidité. Il y a des trains à ne pas manquer.
Car tout change et ne va cesser de changer à partir de cet été 2008.
Il va falloir travailler plus pour obtenir autant d’énergie en attendant que les énergies renouvelables assurent peu à peu le relais de l’énergie issue du pétrole.

L’illusion de faire croire qu’on pourra continuer à demander à l’Etat français d’assurer les capacités de financement que la croissance économique ne pourra plus dégager n’est plus de mise . Pour la réalisation d’investissement s, c’est à des fonds privés qu’il faudra désormais faire appel.
François Fillon, Premier ministre, n’avait pas eu tort de déclarer que l’Etat était en vérité en état de faillite. Et la cherté durable du baril ne va pas l’ améliorer.
Bien sûr, nos marins pêcheurs et tous les professionnels dont le prix de revient des produits et services est basé essentiellement sur le coût des transports n’ont-ils pas tort de lancer un S.O.S. aux gouvernements… Mais les banques elles-mêmes, à commencer par les américaines, éprouvent des difficultés pour reconstituer du capital.
Le baromètre qui mesure les perspectives de consommation allemande vient quant à lui de tomber en un mois de 14.7 points en juin à 13.9 points en juillet ! Et la prévision de progression de la consommation privée en Allemagne est de 0.5% en 2008 contre 1% auparavant.
Dans les pays en croissance, depuis la libéralisation de leurs économies, comme l’Estonie, la production industrielle est désormais en baisse et l’inflation s’est élevé à 11.3% environ. Et la croissance de la consommation y a été divisée par trois.

Pour la zone euro, c’est la première fois que l’indice PHI qui synthétise l’activité des secteurs des services et manufacturés, depuis 2003, tombe sous le seuil de 50 points qui signale un recul d’activité.
Voila d’ailleurs le gouvernement français qui s’inquiète à juste titre des dysfonctionnements révélés par la crise financière devenue mondiale, et envisage des mesures nouvelles inspirées par l’exemple donné par plusieurs pays européens.
Même si la France a eu le mérite jusqu’à ce jour de traverser la crise financière sans faillite bancaire.

Il faut donc s’attendre à vivre un temps de vaches maigres en France et en Europe. Voila pourquoi je n’ai pas cessé de dire et d’écrire sentant, comme beaucoup d’autres, cette crise financière venir, qu’il ne fallait pas différer en ce début 2008 les projets préparés depuis plusieurs années dont la période de confiance avait permis le financement avant la fin de l’année 2007…Et qu’il était urgent de se hâter et d’agir.
Que ce soit pour les projets de mise en valeur du territoire du Touquet ou d’Etaples avec Opalopolis, dire qu’on verra demain en ne donnant pas suite aux propositions d’investissements à conclure, représente un risque beaucoup plus grave que d’autres.
Car sans développement des investissements privés et publics, il ne peut y avoir que stagnation puis régression.

L.D


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Il fut agriculteur avant de devenir prêtre.
Et c’est avec le bon sens paysan qu’il nous parle de l’évangile, rapporté par Mathieu ce dimanche 22 juin 2008, en la petite église de Rumies, non loin de la cathédrale de Laon que l’on voit à l’horizon couronnant la « montagne » verte de cette ville d’art et d’histoire.
Lui, qui laboura les champs durant ses années de jeunesse, pour assurer la nourriture terrestre, le voilà qu’il s’attache depuis dix ans à diffuser la nourriture spirituelle à la population des 36 villages de son secteur du Laonnois.
Trouvant son inspiration dans le texte du jour, en ce premier dimanche d’été, il parle le langage simple d’un travailleur de la terre pour expliquer ce qu’est l’esprit de vérité.
Selon lui, il s’agit de ne pas dissocier le chemin, la vérité et la vie !
Et dans ce monde difficile où les citoyens ont tant de mal à y voir clair et à distinguer ce qui est vrai de ce qui ne l’est pas dans le flot des informations déversées sur leurs têtes chaque jour, ce porte parole de Mathieu apparait soudain comme un éclaireur.

Evoquant les difficultés et les inquiétudes liées à la vie d’aujourd’hui, il en revient aux mots-clé devenus historiques d’un homme en blanc dont le corps fut marqué douloureusement des traces d’un attentat contre sa vie.
« N’ayez pas peur « disait Jean Paul II au rendez vous mondial de la jeunesse à Paris
« Ne craignez pas ce qui tue le corps », disait Mathieu… « Craignez ce qui tue l’esprit… »
En ce nouveau siècle, si porteur de chances de vie nouvelle, informations et désinformations se projettent dans les esprits, contribuant à susciter des peurs.
Ce n’est pas toujours la vérité qui est recherchée, c’est l’inquiétude ou la confusion ou le doute qui sont semés dans les têtes. Ou même, ce sont parfois des contre vérités qui sont diffusées.
Pour ne pas localiser ma réflexion, comme je pourrais le faire cette semaine, je prendrai deux exemples de grande dimension nationale et même internationale.
L’union de l’Europe, c’est surement la grande chance de progrès de la vie de notre monde. La meilleure garantie d’une protection de la dignité humaine dans un monde qui se déshumanise.
Etre Européens, devenir aujourd’hui , en un ensemble de 27 pays, porteurs des vérités que l’Europe peut apporter à notre monde du 21ème siècle, c’est un sujet d’espérance qui doit animer la vie et éclairer le chemin des générations nouvelles.
Sous l’effet des informations et désinformations répandues au fil des jours, on en arrive à faire de cette espérance un sujet global de désespérance.
D’un grand projet devant stimuler les énergies de nos populations laborieuses, on fait ou on laisse faire un sujet de peurs. Les peurs qui sclérosent .
Or, ce n’est pas l’Europe qui pose problème à la vie. C’est la vie qui pose problème à l’Europe.
…Des problèmes qui, sans l’union de l’Europe seraient bien plus difficiles à résoudre aujourd’hui, et de plus en plus demain, dans la dure compétition mondiale.

Autre exemple : l’énergie et ses sources.
L’énergie venant de la terre et appelée désormais biocarburants est-elle à peine en voie de naître qu’elle est présentée très vite en source d’inquiétudes. Ces biocarburants vont pourtant permettre de relayer l’énergie qui, à partir du charbon et du pétrole, venait des entrailles de notre planète. Ces nouvelles sources d’énergie partant de la terre se renouvelleront d’une génération à l’autre. Et la première génération de biocarburants ne se situe aujourd’hui qu’en première ligne pour offrir la voie aux investisseurs potentiels dans la seconde génération de producteurs d’énergie verte renouvelable.
Et l’on créera demain des équipements de production pour les carburants de générations futures.
Tant il est vrai que la vérité de la vie, c’est qu’elle ne peut être qu’une œuvre de création continue.

L.D.


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C’est en présence du Préfet de l’Aisne, des parlementaires du département, et d’une assistance impressionnante par son importance, en l’église Saint Martin de Laon, que Monsieur Jean Simphal, propriétaire au Touquet, avenue des Pins, villa Vertefeuille, décédé subitement le samedi 7 juin 2008, a reçu l’hommage que méritait sa vie.
De nombreuses personnalités de l’Aisne et du Pas-de-Calais et tout particulièrement du Touquet-Paris-Plage avaient rejoint les enfants et petits enfants des familles Simphal et Deprez pour ce dernier adieu.
Nous publions ici le texte de l’au revoir qu’après ses cinq fils, lui a adressé M. Léonce Deprez.
« Cette église Saint Martin, imprégnée de sainteté depuis le 12ème siècle, n’a pas du vivre jusqu’à ce jour du 11 juin 2008 un tel tableau familial de cinq frères rendant, devant leur mère et devant une elle assistance, un hommage aussi émouvant à leur père.
C’est un de ces moments inoubliables de la vie que d’entendre cinq fils évoquer en une église, avec le même respect et la même émotion, ce que fut la valeur de la vie de leur père.
Avec Saint Martin, Saint Bernard, Saint Norbert, comme grands témoins dans l’au-delà, nous avons entendu ce qu’était une vie au service des autres.
Mon cher Jean, elle avait dix huit ans notre petite sœur Françoise, et elle portait un petit col marin quand elle t’a séduit sur la belle plage du Touquet, bien entouré que tu étais de ta belle sœur Vévette et de Minouche Becker qui te menèrent jusqu’à elle et aux beaux espaces verts de la station.
Tu as vite fait, avec ton allure de gentleman farmer, de conquérir son cœur. Et tu as fait, au milieu des gerbes d’or entourant la petite église de ton village, de notre père et de notre mère, tes premiers supporters. Au point de lui faire interrompre ses études de licence en lettres.
Eux qui avaient vécu, notre père, Pierre Deprez, comme notaire et notre mère fille ainée du maire de Claimarais, en la campagne proche de Saint Omer, le match de la vie des agriculteurs du Pas de Calais, ils aimaient venir à Vivaise y .retrouver leur fille. Ils aimaient la voir heureuse à tes côtés, jouant de l’harmonium à la messe du dimanche, et, douée pour les relations humaines, s’attachant à donner une âme à ton village.
Depuis ces belles années de fondation de ta famille, tu as fait son bonheur.
Tu as fait aussi l’honneur de ta famille. Et honneur à la nôtre, au nom de laquelle je te dis merci.
La récompense de ta vie familiale, de ta vie d’agriculteur, de ta vie de maire de Vivaise, tu l’as connue très tôt en voyant tes fils poursuivre ton œuvre et celle de ton père.
Ton bonheur, tu l’as vécu, jusqu’à tes quatre vingt cinq ans, à travers les regards de ceux qui t’entouraient et de ceux que tu rencontrais sur le chemin de ton travail de pionnier de la modernisation de l’agriculture.
Ils sont là, aujourd’hui, en cette église, ces regards de ceux qui avaient découvert en toi les qualités d’un chef.
Ton bonheur, et celui de Françoise, nous le partagions à travers tes silences. Ton duo avec Françoise était si beau à vivre qu’il contribua à inspirer à la génération en dessous, une deuxième union de nos deux familles Simphal-Deprez. Une deuxième union dont les prénoms, Yves et Geneviève, et les noms incarnent la beauté de la vie.
Elle est passionnante en effet, la vie quand l’amour devient un trait-d’union durable, une source de développement durable
Mon cher Jean, tu continueras à vivre à travers tes enfants, tes petits enfants et arrière petits enfants.
Tu continueras à vivre en nous, comme un porteur d’eau, quand nous aurons soif de sérénité.
Cette sérénité qu’exprimait ta personnalité jusqu’au moment ultime, où soudain, au côté de Françoise, tu t’endormis dans le » sommeil du juste ».
Au nom de tous, Jean, merci, merci de nous avoir donné le goût d’aimer la vie quand, à travers la nature, et à travers l’amour, le divin rejoint l’humain.
Mais, ayant été élu de la Nation, je tiens à témoigner que tu as fait aussi honneur à la République. »


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