Les millions de Français qui ont vécu ce lundi 9 juin le spectacle offert depuis Zurich et Berne sur leur écran de télévision ont eu une démonstration impressionnante.
La similitude est formidable entre le football et la vie.
Et plus les enjeux des rencontres sont importants, plus la similitude est grande.
Les Allemands et les Polonais, en s’affrontant, en ce sommet européen, la veille, avaient révélé de belles illustrations d’engagement d’esprit offensif.
Les Hollandais et les Italiens, le lendemain, ont séduit les téléspectateurs, mais plus encore les téléspectatrices.
Le contraste a été saisissant, par rapport au match filmé quelques heures auparavant en direct de Zurich.
Les Roumains, face aux Français, ont donné l’impression, tout en jouant, de ne se livrer que pour occuper le terrain.
Les commentateurs de M6 ont d’ailleurs dit à plusieurs reprises « qu’ils refusaient le match ! «
Et, c’était d’autant plus étonnant et…regrettable, pour les Bleus comme pour les Roumains au maillot jaune, que le spectacle offert d’une prudence défensive permanente se traduisait par un match nul 0-0 ne présentant aucun intérêt, comme résultat, en cette coupe éliminatoire par groupe de quatre.
Deux heures plus tard, la volonté de marquer des buts aboutit à un spectacle superbe, mais surtout à une très belle victoire de la Hollande sur l’Italie, sanctionnée par trois buts.

II en est ainsi sur le terrain de la vie. Il y a ceux qui, face aux enjeux s’engagent, déploient leurs ailes et assurent la victoire à leur cause. Et il y a ceux qui, ne voulant pas prendre de risque comme les Roumains ont semblé le faire, se cantonnent en une prudente défense et en restent à un match nul. Un match nul très ennuyeux.
Se contentant d’occuper le terrain dans le seul but de se protéger face à nos Français, ils ont montré que le match de football, c’était comme le match de la vie.
Il s’agit de marquer des buts sur la pelouse, comme des points sur le terrain des compétitions économiques, sociales, et environnementales, pour faire gagner son entreprise ou au-delà, les couleurs de sa collectivité locale, régionale, ou nationale.
Mais pour gagner, il faut s’engager, mouiller sa chemise, et après des mois et même des années de travail, et de préparation… en vue de la victoire, il faut savoir et vouloir prendre des risques.

Il en est ainsi d’autant plus, dès que l’enjeu conditionne l’avenir.
Quand on sait que l’avenir impose de ne pas faire du surplace et que , si l’on ne marque pas de buts, c’est l’entreprise ou la commune qui perd des points et des chances de vivre et de faire vivre, alors il est impensable de ne pas s’engager, de ne pas donner suite à la réalisation de projets, représentant des années de travail et de préparation en équipe.
Il est impensable pour une entreprise de ne pas investir, quand l’investissement conditionne l’avenir.
De même un plan d’investissements, publics et privés, pour un territoire, c’est comme un plan de jeu offensif pour une équipe de football nationale qui veut se qualifier en coupe d’Europe.

L’Irlande peut, à l’heure où il s’agit pour elle de démontrer qu’elle veut gagner sa place en Europe et faire gagner l’Union Européenne, adopter une attitude de repli, de refus prudent, en se contentant de ce que l’Europe lui a apporté en progrès de vie jusqu’à ce jour.
S’ils disaient NON aujourd’hui à leur référendum, et même s’ils disaient OUI en un autre temps, les Irlandais perdraient de grandes chances d’avenir. Pire, ils les feraient perdre aussi aux Européens;

L.D.


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Sous la signature de Pierre Leduc

Léonce Deprez ne comprend pas le recul de la municipalité pour les parkings

« Les Touquettois doivent savoir ce à quoi les élus « ne donnent pas suite »!

De tous les points évoqués lors du conseil municipal de samedi, Léonce Deprez n’en a retenu qu’un seul : l’abandon de la procédure de délégation de service public pour les parkings soutérrains. Et pour lui, les conséquences sont lourdes..
Dans sa forêt du Touquet, Léonce Deprez n’a plus les « leviers « pour agir mais il a conservé sa liberté de parole et compte bien s’en servir chaque fois que les dossiers d’avenir seront remis en cause par la municipalité. C’est précisément le cas depuis que samedi, le conseil municipal a décidé de « ne pas donner suite » à la procédure de parkings. Difficile de dire si cette délibération balaie d’un revers de main le projet engagé pendant la deuxième partie du précédent mandat. Au mieux, elle le reporte aux calendes grecques puisque de nouvelles études doivent être engagées et que la négociation devra être recommencée.
L’ex député maire a du mal à digérer que par une simple formule »décide de ne pas donner suite », on remette en cause plusieurs années de travail et deux années de négociations avec les opérateurs.
« Les touquettois doivent savoir ce à quoi on »ne donne pas suite » dit-il, le ton grave. »La précédente municipalité avait réussi à atteindre un objectif fondamental : faire financer par un groupe privé un équipement d’avenir pour la station. La compétition entre les groupes étaient finalisée et j’avais laissé à la nouvelle équipe la responsabilité de donner suite ».
L’ancien député, mais surtout l’ancien maire du Touquet, pense que les conditions obtenues par la ville étaient inespérées. »La négociation au terme de la deuxième procédure avait abouti et la proposition retenue était la plus favorable qu’une station touristique puisse obtenir ». Pour Léonce Deprez, seule une station offrant des garanties d’avenir pouvait convaincre un investisseur privé de se lancer dans un tel projet. »Quand les investissements sont financés par des fonds privés, c’est la récompense de vos efforts. Cela montrait que nous étions considérés à la pointe européenne ». Il rappelle que le projet offrait 11500 m2 de parc souterrain, avec 520 places sur deux niveaux, et un espace vert en surface. Il comprenait également l’embellissement du parc en enclos et des parcs de stationnement de la digue basse ».Ces derniers étant réalisés par les services techniques. »Réalisez aussi que dans le cadre de la gestion du stationnement aérien, l’exploitation remplaçait la totalité des horodateurs, et créait un atelier de maintenance. Nous avions obtenu que les tarifs, variables selon les périodes l’année, soient dégréssifs en fonction de la durée, le maintien de la vignette à 50 euros pour les Touquettois. Et pour le stationnement de surface, c’était la municipalité du Touquet qui fixait les tarifs. » Léonce Deprez ne compred pas qu’on renonce ou qu’on remette en cause un projet de cette envergure. »Le montant des investissements engagés était à lui seul un formidable apport : 11.9 millions pour le parc Saint Jean, 3.49 millions pour le parc Quentovic, 6.16 millions pour le parking du Palais de l’Europe, etc. »
Et à ceux qui lui disent que les études vont précéder les décisions, Léonce Deprez rappelle que toutes les études avaient été réalisées en 2001 par le cabinet Carudel pour l’aménagement du centre -ville, puis par Madame Lancrenon pour le PLU et les flux de circulation. »Ces études ont été faites, payées et présentées aux Touquettois à travers de multiples réunions animées par Jean Gillet » rappelle-t-il. L’ancien maire se refuse à personnaliser de débat et à porter la critique sur son successeur. »Ce qui compte, ce sont les dossiers. Et je veux au moins que les touquettois sachent ce dont ils vont se priver en ne donnant pas suite au projet de parkings ». Il compte bien s’exprimer chaque fois que des choix péseront sur l’avenir de la station. Si je me taisais , je me sentirai coupable vis à vis de ma conscience ».
Daniel Fasquelle est sans doute soulagé de ne pas avoir Léonce Deprez dans son opposition municipale, mais il a, parmi ses administrés, une voix qui compte bien se faire entendre..et qui porte. Car Léonce Deprez estime que son expérience, sa longévité à la tête de la mairie, son bilan et son expertise l’autorise au moins à dire tout haut ce qu’il pense être bon pour le Touquet. « Si non, Léonce Deprez ne serait plus Léonce Deprez »dit-il avec humour…


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Clarifions !


Voilà donc notre ministre de la Justice qui demande l’annulation de l’annulation du mariage d’un couple décidée par le tribunal de Lille.
Et voilà des heures de débats à la télévision et des gros titres dans la Presse sur l’application, à ce sujet, d’un article du code civil relatif aux annulations possibles de mariages.
IL s’agissait d’un cas particulier. Très particulier.
Il est vain de vouloir modifier une loi pour solutionner un cas particulier.
La loi n’est pas faite pour dicter les conduites privées. C’est la conscience personnelle qui doit éclairer le comportement de l’être humain.
Une conscience qui peut être éclairée par une foi. Une foi, qui elle même, peut être inspirée par une religion. Une religion, qui, elle même, peut être le fruit d’une éducation. Une éducation qui, elle-même peut être imprégnée de traditions.
Mais, la vérité, c’est qu’en chacun, croyant ou incroyant, il y a une conscience.

Les législateurs, encore moins les gouvernants, ne sont pas faits pour étouffer ou banaliser en chaque être humain les rouages de ce moteur essentiel de la vie que doit être l’amour.
Il y a en tout être humain une part de liberté qu’il s’agit de respecter, quelles que soient son origine, sa couleur, sa formation, son milieu social, sa religion.
C’est ce qui différencie la nature humaine de la nature animale. Et c’est ce qui assure la base de la dignité qu’il faut reconnaître en toute personne, sur tous continents.

La loi n’est pas la main qu’on donne au citoyen en guide de code de bonne conduite. Elle n’est qu’un code de la route pour tous. Et non pas la glace dans laquelle chacun de nous devons trouver la réponse à nos questions de vie personnelle. Et notamment de vie intime.
Les parents sont faits pour éclairer leurs enfants durant leur temps de formation physique, intellectuelle et morale.
Les enseignants peuvent , par l’éclairage qu’ils donnent aux adolescents, contribuer à former, puis à enrichir le jugement que ceux-ci acquièrent progressivement, depuis l’école…jus qu’à la sortie de leurs études ou de leur apprentissage d’un métier.
Mais ce n’est pas dans le code civil que jeunes et adultes peuvent trouver ce que veut dire aimer, et ce que veut dire s’aimer.

Ayant assumé personnellement, plus de 900 fois, les fonctions d’officier d’état civil en un hôtel de ville que je considérais comme la maison commune d’une grande famille que je ressentais mienne et que je ressens toujours mienne, j’ai toujours pensé que la chance que j’avais était de souhaiter a ceux dont j’officialisais l’union civile de vivre, aussitôt après ou ensuite, en l’église d’en face ou simplement entr’eux, le temps des secrets de leur union.
Tant il est vrai, comme je l’avais entendu dire un jour par François Mauriac « que l’on ne se marie
pas seulement parce que l’on aime, mais pour aimer. »
Avant de ne pas laisser dévoyer le mariage, il faut commencer par ne pas laisser dévoyer l’amour et ne pas apprécier qu’on le dévoie autour de soi.
La conclusion, c’est que c’est au-dedans de nous et non dans le code civil que l’on doit apprendre à concilier dans la vie ces deux mots – clé qui font la supériorité de l’humain sur l’animal : les mots de liberté et d’amour.

L.D


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De mai 68 à mai 2008


Le formidable concentré de ce que les technologies nouvelles apportent à notre société, nous le devons, en une vision instantanée, à Google Earth sur nos ordinateurs.
En quelques secondes, la photo de notre planète parvient à se rétrécir puis à s’élargir jusqu’au point le plus restreint de nos vies. Impossible de dissocier ensuite, intellectuellement et moralement, nos vies locales de celles qui, à des milliards d’exemplaires, se vivent sur les autres parties du monde.
Mais ce progrès, inimaginable il y a encore vingt ans, des technologies de l’information liées aux satellites qui permettent de découvrir nos territoires, aux différentes échelles de nos communautés humaines, n’a de valeur et d’intérêt que s’il contribue à faire évoluer aussi nos mentalités.
Ainsi, à l’heure où la vie sans frontières devient une réalité évidente, nous devons plus que jamais faire preuve d’intelligence et redoubler d’audace, de courage à la veille de chaque prise de décision. Reporter , par crainte du changement ou du dérangement de petits intérêts particuliers ou de mauvaises habitudes, c’est manquer de clairvoyance et de courage et c’est compromettre l’avenir.

J’ai apprécié, dans la nuit de dimanche à lundi en conclusion d’un film documentaire télévisé sur France 3, ces mots d’Edouard Balladur évoquant » cet arbre de mai 68 dont les ramages n’ont jamais cessé de pousser… » « Mai 68 a apporté à notre pays une source de fraîcheur, » a ajouté, avec le sourire malicieux qui lui est propre, celui qui était à l’époque le conseiller social de Georges Pompidou, Premier ministre.
Comme je le disais, durant ces mêmes journées de mai 68, à Strasbourg à la tribune du congrès national des Jeunes Chambres Economiques, les jeunes dirigeants d’entreprises eux-mêmes ressentaient le besoin pour la France de se donner l’ambition d’une nouvelle société.
Chaban est venu…qui, avec une ambition de grand sportif qu’il était, voulut en faire un programme de gouvernement.
Nous avons vécu en vérité sous Pompidou des années de progrès économique et de progrès social. Même si le slogan « Pompidou, des sous « formulé en cortèges, est devenu historique.

En vérité, les Français n’ont pas su, en ce temps là et depuis ces années là, transformer l’essai de ces points gagnés, en se donnant une ambition individuelle et collective de « dépassement ».
Un dépassement en efforts de discipline budgétaire et de renforcement de leur spiritualité. Le résultat est que cette société nouvelle, différente de celle dont rêvait Chaban avec Delors, n’est devenue qu’une société de consommation.
Fort heureusement, il y eut l’euro qui força les Français à accepter de dépasser leurs considérations hexagonales quotidiennes. Mais c’est surtout au niveau du territoire de nos régions que nous avons réussi à donner plus d’ambitions communes et plus d’âme à nos existences.
Tout le problème de notre futur se traduit en une question essentielle : le but de la vie économique et de l’action politique demeurent-ils l’intérêt général ? Doit-on mettre à profit tous les progrès réels ou potentiels de notre nouveau siècle pour satisfaire toujours plus au fil des jours toutes les formes d’égoïsme et tous les intérêts particuliers ?

Se dépasser en commun, c’est réaliser les réformes qui s’imposent au niveau national, européen et mondial, mais aussi des projets qui apporteront plus de chances de vie pour les autres et pas seulement aujourd’hui, pour demain et après demain. C’est, en ce moment, cesser de s’obséder sur soi, alors que la télévision le soir nous annonce 80.000 morts en Chine et 130.000 en Birmanie.
De mai 68 à mai 2008 le chemin de la vie apporte de plus en plus de raisons de ne pas nous enfermer. C’est un chemin de plus en plus exigeant .En termes d’efforts pour être plus efficaces et solidaires.
Tant mieux…si notre vie nous demande plus pour vivre mieux aux échelles des territoires dont Google Earth donne aujourd’hui la vision aux jeunes en recherche d’avenir.

L.D.


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Comme pour rappeler que les défaillances humaines sont aussi sources de drames, au milieu des catastrophes naturelles qui écrasent, cette semaine en Asie, des centaines de milliers de vies, voici l’affaire d’Outreau qui remonte à la surface en France.
Pour avoir vécu les 230 heures d’auditions de la Commission d’enquête parlementaire créée après ce drame judiciaire, je ne peux admettre un instant que reste sans suite, en conclusion de nos travaux, l’engagement pris à l’Assemblée nationale d’aboutir aux réformes qui doivent permettre de ne plus vivre d’autres « affaires d’Outreau »
Le document officiel de 628 pages relatant les travaux et les conclusions de notre commission témoigne de l’engagement que nous avions pris autour du Président André Vallini et du rapporteur Philippe Houillon.
J’avais vigoureusement stimulé le ministre de la Justice pour que le gouvernement adopte ces propositions de réformes dont il nous faut rappeler qu’elles ont été votées à l’unanimité il y a deux ans.
Le ministre Pascal Clément pour des raisons budgétaires, mais aussi en raison de la proximité des élections présidentielles, ne put retenir que certaines propositions. Il eut toutefois le courage de demander que les erreurs commises dans l’instruction de ce dossier soient soumises au Conseil supérieur de la Magistrature.

Cette instruction à sens unique menée par le juge Burgaud m’avait amené à rappeler au procureur de la République de Boulogne sur mer cet aveu traduisant le désarroi de ce trop jeune magistrat : « personne ne m’a dit que je faisais fausse route », a-t-il déclaré devant nous lors de ses déclarations télévisées.
« Comment parveniez- vous à dormir la nuit ? « ai-je demandé au procureur, en sachant qu’il a un sens très précis de ses devoirs .

En effet, le chiffre total de demandes de mise en liberté présentées par les futurs acquittés avait atteint à l’époque le chiffre impressionnant de 363 et l’une des personnes mises en détention injustement était même décédée…
Le Procureur de Boulogne me répondit que « c’était le résultat de la procédure « papier ».
Mais alors, les dialogues entre Procureur et juge d’instruction et entre avocats, porte- paroles de la Défense, Juge d’Instruction et Procureur, quelle place tiennent-ils dans une procédure pénale menant à un tel drame humain touchant plusieurs familles, une commune et une région ?

La vérité, c’est qu’il faut une organisation transversale de la Justice et non seulement verticale.
La vérité, c’est qu’une collégialité de l’instruction aurait évité l’injustice de la mise en détention de longue durée de personnes innocentes.
La vérité, c’est qu’il faut donner au juge des libertés et de la détention dont nous avons instauré la fonction par loi du 15 juin 2000, les moyens suffisants, tant procéduraux que matériels, pour qu’il puisse assumer sa mission, Ce qu’il n’a pu faire dans l’affaire d’Outreau.
La vérité, c’est que l’affaire d’Outreau impose désormais une clôture de l’instruction plus contradictoire et plus équitable, un renforcement de l’autorité et de la place de la Chambre de l’Instruction et un respect plus rigoureux de l’exercice des droits de la Défense.
La vérité, c’est enfin que soit donnée suite à la volonté commune que nous avions exprimée, d’assurer à la Justice les moyens techniques, financiers et humains qu’impose l’incarcération de 60 000 personnes que la France connaît aujourd’hui.

Il y a urgence, à l’heure où la France est tant divisée sur tant de projets de réformes, de ne plus différer l’examen de propositions que nous avions réussi à voter en commun, au nom de l’ensemble du peuple français, pour rétablir la confiance des Français dans leur Justice.

L.D.
www.leoncedeprez.blogspot.com


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En retrouvant la Côte d’Opale après quelques évasions me permettant, outre la détente et le repos, d’observer l’évolution du monde et les investissements réalisés ailleurs, j’ai noté avec intérêt les records d’affluences battus en ce mois de mai 2008.
Les résultats en termes de bouchons au pont d’Etaples ont été mis en évidence avec humour par le quotidien régional : « trois quarts d’heure …à une heure pour parvenir d’Etaples au Touquet. De quoi annuler l’intérêt de l’heure gagnée grâce à l’autoroute A16, depuis sa réalisation il y a dix ans ! »

Les clients touristes pensaient pourtant que la solution était programmée à ce problème majeur !
C’était vrai…..jusqu’à ces jours-ci. Le président Dominique Dupilet l’avait confirmé lui-même, en précisant que le « pont vert « et le tronçon final de l’ex- nationale 39 étaient dans les priorités du Conseil général du Pas de Calais en ce qui concerne les infrastructures.
L’Etat l’a d’ailleurs permis et décidé puisque le Préfet du Pas- de- Calais a prolongé pour son application dans le temps la déclaration d’utilité publique officialisée pour la réalisation de cet ouvrage d’intérêt vital pour les communes du sud de la Côte d’Opale.

Le Préfet de Région me confirmait le 20 juin 2006 : «J’ai pu concrétiser dans le cadre du budget Etat 2006 l’inscription des crédits supplémentaires aux fonds S.A.N.E.F. pour réaliser les acquisitions foncières de la liaison routière A16-Canche, dite « Pont Vert »
Il me précisait : « il m’a été confirmé que les fonds S.A.N.E.F.pour ces acquisitions foncières, promis initialement à l’Etat, seraient transmis au Conseil général du Pas de Calais, nouveau maître d’ouvrage.
IL apparaît que la face primordiale d’acquisitions foncières est en bonne voie et que cela permet d’envisager sa mise en œuvre prochaine ».

Et le 12 mars 2007, le président Dupilet m’écrivait : « en réponse à votre lettre du 8 février 2007, je vous confirme l’action du Conseil général quant aux acquisitions foncières nécessaires à la réalisation de la liaison A 16-rive gauche de la Canche. La procédure est en cours et sera finalisée pour décembre 2007 ».

C’était la conclusion heureuse de plus 10 années d’efforts réalisés en prolongement de ceux qui ont abouti en 1998 à la réalisation de cette autoroute A16. Dix années d’efforts partagés au niveau régional, départemental et intercommunal. Dix années de travail des ingénieurs des services de l’Equipement du Pas de Calais et du ministère des Transports.
Apportant lui aussi son soutien complet à notre Communauté de Communes, le Président du Conseil Régional, Daniel Percheron, m’écrivait par lettre officielle du 9 décembre 2005, en ce qui concerne la participation financière de la Région : « je peux vous confirmer que la Région honorera ses engagements. » (Participation de 27.50 % au financement global du projet, la participation du Département –F.C.T.V.A. comprise étant de 33%. Le Conseil général, depuis la décentralisation décidée par le gouvernement Raffarin , est en effet devenu nécessairement maître d’ouvrage en matière de routes.

Après un tel parcours réalisé dans l’union des Pouvoirs publics et être si prêt du but, je trouve pour le moins regrettable l’annonce évoquée d’un renoncement possible à un tel projet d’intérêt général . C’est le développement durable de notre Pas de Calais littoral qui est en cause. Et c’est l’achèvement de l’autoroute A16 et l’affirmation de la vocation européenne du Touquet Paris-Plage, comme pôle touristique principal de la Côte d’Opale, qui sont en question. Royan, La Baule, Deauville, …..toutes les stations de France ont désormais une voie d’accès incitative pour accueillir les automobilistes !

Faire perdre une heure, comme ces jours derniers, pour relier Paris et Paris-Plage mais aussi l’ensemble de la région au littoral, c’est aberrant et tout à fait contraire à l’intérêt général.
Le Touquet-Paris Plage, a marqué au fil des ans des points importants pour le Nord-Pas de Calais et pour l’économie touristique nationale.
La réalisation de ce projet parmi tous ceux qui avaient été préparés, votés et financés, c’est une chance d’avenir pour la population et une possibilité de croissance supplémentaires pour notre économie régionale.
Il est impensable, dans l’époque difficile que nous vivons, de ne pas les saisir.

L.D.


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Vue fascinante que celle de cette eau claire descendant généreusement de la montagne sous l’effet d’un beau soleil de mai.
L’Isère, en son val, a créé la vie. Une vie qui vient de haut. Une vie qui vient de l’eau.
L’eau source de vie, rappelait Claude Allègre, dans la nuit de lundi, à la télévision.
La formidable nécessaire continuité de l’œuvre de la création, c’est une vérité qui m’envahit depuis mes premières missions officielles nationales, appelé à relier, à partir de nos régions de France, ce que la nature a apporté à l’homme et ce que l’homme doit créer à partir de la nature.
Cette continuité de la création, elle a pour nom Val d’Isère, en Savoie, comme elle a pour nom Le Touquet, Clairmarais ou Noeux les Mines…en notre Pas- de- Calais.
Elle porte le nom de Urgersheim, en Alsace, autant que Mont Saint Michel sur la côte de la Manche.
Au départ, il y a toujours un acte de foi.

Cette union entre le don de la nature à l’homme et le don de l’homme à la nature, j’ai pensé intensément qu’elle pouvait faire naître une source de vie nouvelle. Une station thermale, de montagne, ou maritime, ou de ville d’art et d’histoire, ou un pays d’attrait touristique rural intercommunal…jusque dans notre Région Nord Pas de Calais.
Cette source de vie nouvelle, il s’agit de lui donner une continuité, une force de jaillissement, une cohérence, une cohésion, une ambition, sous le nom d’économie touristique

Notre vingt et unième siècle n’est qu’une étape de plus, depuis le commencement d’une Histoire née à partir d’une terre que le monde entier qualifie de sainte, depuis plus de 2000 ans.
En se faisant homme, Dieu a voulu que le cosmos prenne une dimension humaine.
Et c’est ainsi qu’au stoïcisme des philosophes grecs, s’est substituée une philosophie imprégnée de christianisme.
La croix, en haut du Golgotha, est devenue autant un symbole du chemin de l’humain sur la terre qu’un signe du mystère de l’union voulue par le Créateur entre le divin et l’humain.
Cette union peut et doit donner naissance à un monde porteur de vie bienfaisante et même séduisante. Mais dès qu’on lui tourne le dos, l’humanité subit les terribles expressions de la domination du mal sur le bien.
Une domination du mal, quand le pouvoir devient le but et non le moyen de ceux qui gouvernent, quand le pouvoir des hommes s’identifie à l’argent ou veut s’identifier à celui d’Allah.

J’écris ces lignes en quittant les espaces embellis par la montagne alpine et enrichis par la vie que les Savoyards ont su faire naître et développer en les rendant attirants et accueillants à ceux qui ont besoin de nature et de bon air pour équilibrer leur vie.
Sur notre côte d’Opale, nous avons voulu, nous aussi, créer de la vie économique et sociale en équilibrant celle des autres.
Il s’agit, bien sûr, de continuer cette œuvre, là où la mer vient rejoindre la terre pour y nourrir la vie des hommes.
Comment, de la montagne…à la mer, pourrait-on dissocier l’humain du divin… quand on observe les trésors de bien-être et d’enrichissement que les humains sont capables d’apporter à cette nature à condition de l’aimer comme un bien qu’ils portent en eux, et comme eux,d’origine divine ?
De la montagne…à la mer, en la retrouvant comme un autre régal des yeux, je ressens cette évidence que l’humanité perd le sens de la vie, dès lors qu’elle perd la boussole de la spiritualité qui doit la guider.
J’ai lu quelque part que Saint Jean, dans ses messages d’apôtre, avait évoqué ce grand mouvement qu’est la vie entre ce que l’on reçoit et ce que l’on rend, en apportant, en créant.
Notre chance, en ce nouveau siècle, c’est de pouvoir et de devoir apporter en développement durable. C’est-à-dire en bien commun pour demain
Et en espoir de futur pour les générations nouvelles.

L.D.


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