De Pénélope… à la « Nouvelle Europe » !

Son prénom continuera de vivre en nous, symbole d’une jeunesse que l’envie du futur pousse à découvrir le monde et à vivre à son échelle.

C’est en pensant à cette jeunesse, que j’avais écrit un livre en 2010, sous le titre « l’Envie du futur » édité par La Voix du Nord-Editions, sur le conseil d’un gendre, au prénom de Patrick, enseignant – économiste imprégné des aspirations de ses étudiants, parmi lesquels Lydwine, la maman de Pénélope…

 

Pénélope ?

Ce prénom, qui semble tomber du ciel, avait inspiré certes Homère et plus récemment en 1913, un opéra issu d’un poème de R. Fauchois et d’une musique de Gabriel Fauré. Mais, de l’épouse du célèbre Ulysse, héroïne de la mythologie grecque à notre Pénélope au destin tragique, rassembleuse de la foule regroupée, depuis un ministre de la République jusqu’à des centaines de parents et d’amis autour de son cercueil, un matin de ce mois d’août 2014, en l’église Jeanne d’Arc du Touquet Paris-Plage, il y a la continuité de l’histoire de notre humanité.

Une humanité dont seul un Dieu peut ainsi avoir éprouvé la foi, en lui ouvrant les perspectives exaltantes de la vie, mais aussi ses souffrances, jusqu’à la mort, en plein ciel, d’un être cher, d’une jolie fille qui ne demandait qu’à vivre !

Étudiante en médecine, et joyeuse, avec son amie d’université, de terminer son stage de futur médecin, dans un hôpital asiatique, Pénélope représentait, avec la beauté de sa féminité, et les espoirs qu’elle incarnait, un monde plus humain, plus proche de ceux qui souffrent. Son sourire disait tout. C’était celui d’une jeunesse, avide d’apporter aux autres plus qu’ils peuvent même attendre d’eux. Il demeurera imprégné dans les esprits et dans un grand nombre de cœurs, au-delà de celui des membres de sa famille…

Mgr Jacques Noyer, évêque émérite d‘Amiens, a su dire les raisons que nous devons puiser en nous de transformer les grandes douleurs, en un acte d’espérance ! D’espérance dans les grains morts d’où, ainsi que nous le chantons, doit jaillir la vie !

 

Nicolas

Une autre figure, de type pénélopien… Je l’ai rencontrée ces jours derniers, au rendez-vous, du festival de musique d’Hardelot, mercredi 6 août. D’origine tchèque, il s’appelle Nicolas Krauze ; il a été invité à diriger l’orchestre national d’ Ile de France, mais aussi l’opéra national de Montpellier. Et d’Avignon, à Versailles, et à Limoges, ce jeune musicien a révélé ses talents.

Placé juste dans l’axe de ce chef d’orchestre, au premier rang, j’ai été profondément admiratif de constater le don de lui, que ce jeune chef d’orchestre offrait à l’assistance. Je le ressentais, maîtrisant et stimulant si parfaitement, et avec une telle souplesse de corps, les rythmes des musiciens, violonistes et violoncellistes, qu’il avait à diriger, que, fasciné, je l’élevais dans mon esprit… au niveau des plus grands gardiens de buts de rêve de football, que je pouvais imaginer.

Nicolas Krauze chef d'orchestre de la Nouvelle Europe

Je me disais en le voyant, virevolter avec l’élégance que sa jeunesse peut favoriser, que l’humanité nous offre en ces temps nouveaux, les images les plus démonstratives de ce qu’elle peut donner de meilleur, en même temps qu’elle nous donne, hélas, quotidiennement par les médias le triste témoignage de ce qu’elle peut générer de pire !

Il y a dans les jeunes d’aujourd’hui, des milliers de grands talents, des milliers d’esprits capables d’élever leur personnalité jusqu’au plus beau don du soi.

Et malheureusement, les pages de ces médias s’ouvrent trop souvent au contre témoignage qu’apporte de la qualité de notre jeunesse du siècle, ceux que la vie a trop facilement rejetés, ou regroupés dans les poches de chômage, de nos villes ouvertes au manque d’harmonie généré par des immeubles construits sans pensée urbanistique et sans exigence sociétale suffisante.

Nicolas Krauze a pris la direction de l’orchestre qui porte bien son nom, « la Nouvelle Europe ». Une grande espérance a stimulé mon réveil le lendemain matin, en pensant à ce qu’il peut apporter lui, ou bien d’autres, aux générations nouvelles… et aux plus anciennes, qui se contentent trop souvent de ne plus penser qu’à elles.

Et quand j’ai vu sa capacité à réunir des talents de différentes nations de notre Union Européenne, de la Pologne à l’Autriche, de la Hongrie à l’Italie… et à la France, j’ai ressenti que nous devions reprendre confiance dans l’achèvement à réussir de la construction d’une Nouvelle Europe ! Une Nouvelle Europe qui demande une gouvernance démocratique commune, du niveau de qualité démontrée par le jeune chef d’orchestre venu jusqu’à nous en ces semaines d’août, à Hardelot.

Et je me suis mis à souhaiter, avec Bernard Delecour, le président accueillant, un grand chef d’orchestre au gouvernail de cette Union Européenne, qui soit capable de s’élever au niveau de Nicolas Krauze, né en 1974, et aujourd’hui tête brillante de son orchestre « la Nouvelle Europe ».


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