Du Petit-Fils Miraculé… aux Migrants Sauvés

Notre monde du 21ème siècle, appelé à être de plus en de plus ouvert et accessible, doit vivre de plus en plus solidaire.

La télévision nous fait vivre les drames qui surviennent de plus en plus nombreux, sur chaque continent. Ainsi, cette semaine, au Népal où un terrible tremblement de terre vient de briser la vie de plus de 4 000 personnes.

En même temps, nous ne pouvons pas cesser de partager les souffrances ou les peines qui bordurent et jalonnent nos vies quotidiennes, jusqu’à notre porte !

Exemple : je retrouve, cette semaine, en l’église du Touquet, un compagnon de route de 50 années de vie locale, Albert Haudiquet, ancien coiffeur qui travailla plus de trente ans dans le quartier Quentovic et dont le cyclotourisme, en plus de sa femme et de ses enfants ont contribué au bonheur de vivre au Touquet.

Nous  venions, l’un et l’autre, dire au revoir et merci à une figure de 96 ans qui nous a quittés. Ancien combattant, cette figure symbolisait une époque. Celle où il fallait deux métiers pour vivre au Touquet. Roger Coquerelle était peintre à l’entreprise Etty Perret ou Hagneré, durant trois saisons de l’année. Durant la saison d’été, la quatrième, il exerçait la fonction professionnelle d’élégant « valet », à la tenue chatoyante, dans les salons du casino de la Forêt, qui ne s’appelait pas encore Barrière et qui occupait alors tout le bâtiment devenu par la suite « palais de l’Europe ».

Si j’évoque cette tranche de vie du Touquet, c’est parce que Albert Haudiquet, en quittant l’église, m’a dit qu’il avait appris la veille que l’un de ses petits-fils, partant de Londres en vacances au Népal, était un des miraculés de cette  tragédie. Quelques secondes après l’avoir quitté, en hâte, l’hôtel où il se trouvait à Katmandou, s’effondrait sous ses yeux !

Quelques jours auparavant, devant les membres du Syndicat d’initiative du Touquet, le médecin-chef de Sapeurs- pompiers, le docteur Duriez, venait de rappeler que la mondialisation de nos vies imposait désormais de renforcer, entre les humains, l’esprit de fraternité. Il parlait le langage du Pape François !

Mon  compagnon de route touquettois, qui remercie Dieu, aujourd’hui, pour son  petit-fils miraculé, au Népal, doit  partager certainement la même conviction !

Les milliers de migrants qui perdent leur vie, en Méditerranée, par manque d’une gouvernance mondiale, sous le signe de nations appelées à relever les défis de notre temps, comme les victimes des catastrophes naturelles, telles que celle que vient de vivre le Népal, invitent désormais les humains à unir leurs forces, pour ouvrir un voie nouvelle, la voie nouvelle de son salut. En tous continents, en toute union de peuples, sous tout message de religions, la voie du futur ne peut porter qu’un seul nom : fraternité.

Léonce Deprez


Un commentaire

  1. Guérin Mahieuw

    c’est vrai que chaque jour apporte sa quantité de déception et de douleur pour beaucoup !… estimons-nous heureux quand les nôtres ne sont pas touchés ! pauvres immigrés ! mais jusqu’à quand allons nous pouvoir les accueillir ?
    amicalement à tous deux Thérèse

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