Une nouvelle renaissance, qui impose une véritable gouvernance politique !

Il s’agit désormais, à partir d’une France qui a démontré ses capacités de se rassembler, de relancer la vie économique, en respectant l’exigence environnementale de notre siècle !

Les Français comprennent désormais que ce que l’on appelle le retour à la croissance est l’objectif à atteindre en France, en Europe, et dans le Monde ! Ce qui impose une gouvernance politique à trois niveaux : la France, l’Union Européenne, l’Organisation des Nations Unies !

Je dis bien une gouvernance politique. Ce qui impose de redonner tout son sens au mot politique. C’est-à-dire dans son sens étymologique grec, l’art de conduire la Cité. La cité, c’est l’ensemble des citoyens.

Ces citoyens ne vivent plus aujourd’hui au 21ème siècle, à l’échelle de leur ville ou de leur village. Ils vivent grâce aux progrès de l’humanité et des technologies qu’elle a générés, à l’échelle du monde. L’économie depuis 50 ans, s’est de plus en plus mondialisée.

C’est heureux pour les humains, car cette mondialisation permet de faire progresser la vie de centaines de millions d’êtres humains à travers le monde. Et à l’échelle de notre pays, elle a permis à la France, d’être la 6ème puissance commerciale de la planète. Intégrée dans l’Union Européenne, la France joue un rôle moteur au sein de la 1ère puissance économique mondiale, qui affichait, le 1er janvier 2014, un produit intérieur brut de 13 000 milliards de dollars.

Le retour à la simple échelle des nations, qui au siècle dernier s’affrontaient dramatiquement est inimaginable. Au 70ème anniversaire du camp d’exterminations d’Auschwitz, France 2 vient de révéler aux Français, ces jours derniers, dans un film aux images douloureuses, le formidable cap franchi qui ne permet évidemment plus et fort heureusement, de revenir en arrière. « Les nationalismes ne peuvent mener qu’à la Guerre » disait Mitterrand.

Gouvernance politique veut donc dire aujourd’hui, conduite des communautés humaines, aux niveaux différents, où vivent ces communautés. Où elles vivent en même temps, tant l’économie entraîne une interdépendance, entre les nations et entre les regroupements des nations, à un niveau de plus en plus continental.

C’est pourquoi, ces Français qui ont défilé en foules dans les rues de Paris, de Bordeaux, de Lille, de Pau, ou d’ailleurs, le 11 janvier dernier, ne doivent plus accepter que la politique perde son sens, en ayant d’autres objectifs que l’intérêt général et le bien commun de la communauté humaine représentée.

Quel que soit le niveau, la gouvernance politique est devenue une exigence demandant de grandes qualités à celles et ceux qui ont eu la confiance des populations pour défendre cet intérêt général et ce bien commun. Et plus la mondialisation et les progrès technologiques favorisent le développement des marchés et les progrès humains qui en résultent, plus le pouvoir politique est une nécessité devant imposer le respect. Et plus les titulaires des fonctions à assumer doivent démontrer leur capacité à maîtriser les questions économiques, sociales, et les relations humaines à tout niveau.

A cet égard, il apparaît que les obsessions de carrière personnelle, tendant à faire de la politique un métier, et les enfermements des pouvoirs dans des appareils de parti, ne sont pas compatibles, avec les devoirs de la fonction des élus.

J’ai ressenti très heureusement là où j’ai été convié, pour le lancement de l’année 2015, lors de réunions de vœux, un courant susceptible de devenir porteur de cette renaissance de la démocratie, à laquelle les Français, dans leur ensemble, aspirent intimement aujourd’hui.

Du Portel à Gravelines, de Berck à Béthune, d’Hesdin à Lille, j’ai eu le sentiment que les assistances de salles pleines à craquer, qui vivaient ces rencontres, les vivaient dans un autre esprit que les années précédentes. Le changement, il est là dans l’évolution des esprits, tout propos politicien apparaît banni, et toute expression qui n’apporte pas un souffle nouveau d’intérêt général, était exclue des propos des personnalités accueillantes.

En son Palais du Nouveau Siècle lillois, la Région Nord-Pas de Calais a donné l’exemple.

De la part du Président de la Région, Daniel Percheron, comme de la part de Jean-Claude Casadesus, l’harmonie faite homme, les messages adressés étaient de nature à capter l’intérêt de l’assistance, aussi bien qu’à donner un nouveau moral, pour marcher ensemble en direction du futur. Il y avait de l’émotion dans l’air, autant que de la raison.

A Gravelines, j’ai entendu le maire désormais vice-président du Conseil général du Nord. Bertrand Ringot a démontré par les projets d’intérêt général présentés, qu’il méritait d’être la 2ème personnalité de ce grand département. Je me revoyais lui apportant à sa 1ère visite de directeur départemental du tourisme, les conseils d’un aîné s’attachant à la réussite de l’action de son cadet.

Au Portel, j’ai été ému d’entendre le fils d’un Paul Barbarin, avec lequel j’avais créé l’Association pour l’Aménagement de la Côte d’Opale, avoir le courage d’accueillir à sa réunion de vœux, en lui donnant le micro, le directeur général de la centrale nucléaire qui garantissait, à partir du Portel même, l’avenir énergétique du Nord-Pas de Calais.

A Hesdin, j’ai entendu un président de la Communauté de communes, maire d’un village, faisant le pari d’un Pascal, en ayant le courage, de croire en l’avenir de l’Hesdinois, et du Ternois. Mais à condition d’avoir le courage de croire en cet avenir, et de l’assurer par des projets.

A Berck, ce mercredi 28 janvier, dans une salle rénovée par la ville, j’ai entendu Bruno Cousin exprimer en une heure, des perspectives d’avenir de sa Communauté de communes, en faisant comprendre que son ambition était celle d’être un trait d’union, au centre de celle-ci, sans aucune référence à une attache partisane.

A Béthune, j’ai entendu une équipe municipale, exprimer son espoir de voir la ville retrouver sa vocation de ville trait d’union de l’ouest du Bassin ex-minier.

Voilà pourquoi je veux faire comprendre, qu’il faut croire à la capacité des Français de vouloir un vrai changement, venant désormais, d’un Alain Juppé à un Emmanuel Macron, de Brest à Strasbourg, du nord au sud de la France, de vouloir un véritable changement dans les esprits et dans l’art de gouverner.

L’état actuel de la France est devenu suffisamment grave économiquement et socialement, pour que les forces humaines s’unissent à partir des entreprises, créatrices de richesse et d’emplois, et à partir du pacte de responsabilités annoncé.

Pourquoi l’unité nationale, révélée en début janvier, ne deviendrait-elle pas un devoir commun, pour sortir des crises actuelles, et pour que la France rejoue un rôle déterminant au sein d’une Europe, venant d’affirmer enfin sa volonté politique d’une action économique et sociale entraînante, sous la conduite du vrai chef du gouvernement européen que doit être désormais Jean-Claude Juncker ?

Cette unité nationale doit servir la cause d’une Europe devenue enfin politique, se révélant capable de faire respecter dans le monde, ce qu’elle porte en elle de valeurs humaines.

Léonce Deprez


3 Commentaires

  1. UNION, c’est ce qu’avaient compris les membres du Conseil National de la Résistance qui au delà de convictions politiques diamétralement opposées avaient la volonté de (re)construire la France. Malheureusement, 62 ans plus tard, un président de la République n’a eu de cesse de détricoter ce travail. Il avait lui même oublié que sa famille en immigrant avait bénéficié de ce modèle de sagesse. Il en est assez de la dictature des partis politiques.

  2. Hopital Pauleette

    Tout à fait d’accord, mais le monde politique actuel est -il capable de changer de cap? J’en doute.
    Cherchons dans notre société des hommes et femmes valables, honnêtes, gestionnaires. Il y en a certainement, encore faut-il que ces messieurs au pouvoir actuellement, leur permettre d’exister.

  3. L'indépendant

    La mondialisation un progrès ? C’est une plaisanterie ?!! Déracinement esclavagisme économique pour les pays dits « émergents », chômage, misère, désindustrialisation pour les pays dits « développés », voilà son bilan.
    Non la mondialisation n’est pas un progrès et contrairement à ce que veulent faire croire certains, n’est pas inéluctable. Cette « idéologie » est au service de l’anarchie économique ou seule règne la loi du plus fort; en effet, il ne faudrait pas oublier que le libre-échange intégral est issu de l’ultra-libéralisme. De plus, elle prouve, comme le supranationalisme, la démission du pouvoir politique.Alors Monsieur Desprez, svp, ouvrez un peu les yeux, et cessez de vous faire le chantre de la pensée unique.
    Cdt.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *