Se donner corps et âme !

Pour comprendre l’évolution de notre société, il suffit de jeter un regard à partir du sixième étage de l’hôtel Holiday Inn à Noisy-le-Grand, commune voisine de Villiers-sur-Marne et de Nogent.

Nogent… devenu célèbre en France, à partir de la chanson que nous avons tous entonnée autour d’un petit vin blanc.

Mais on en est plus seulement, où l’on aimait entonner cette chanson. On en est aujourd’hui sur les rives de la Marne, au temps où l’on construit ce que l’on appelle à Paris, une nouvelle Défense. Un formidable ensemble d’habitats et de bureaux en édifices de tailles géantes.

Villiers toutefois a su conserver, sur l’impulsion de son maire, Jacques-Alain Bénisti, son air ancien de commune de bord de Marne, où l’urbain demeure imprégné d’humain.

Noisy lui semble avoir joué la démesure dans les structures d’habitat. L’avenir dira, qui des deux communes gagnera le match d’un futur heureux.

Je pense que les citoyens de Villiers-sur-Marne ont bien fait de s’attacher à leur maire, tant il a su conjuguer en une heureuse symphonie, inspirée sans doute d’Italie, l’ancien et le moderne, la vie et l’harmonie. En le faisant, il garantit à tous les habitants de sa commune, le respect des religions qui s’y croisent, dans un objectif d’un vivre ensemble épanouissant.

Épanouissant à partir d’activités sportives et culturelles, entraînant la jeunesse à libérer son énergie dans une vie sportive autant que dans une vie culturelle, au-delà des journées de travail. C’est un signe très heureux que ce soit l’épouse du maire qui s’attache tout spécialement à veiller à l’animation du centre culturel de la commune appelé : l’Escale.

L’exemple à suivre est donné à Villiers-sur-Marne, comme il est donné en bon nombre de communes de France, où la jeunesse semble apparaître comme un enrichissement et non comme un problème, et où le bonheur de vivre garantit aux jeunes, de ne pas sombrer dans la désespérance et dans la rébellion.

Les jeunes ont soif de travail, d’abord. Et le premier devoir des élus est d’agir pour le développement économique qui sera susceptible de le leur assurer.

Mais les jeunes ont soif aussi d’activités culturelles et sportives pour exprimer les qualités physiques et intellectuelles qui bouillonnent en eux.

Il faut ajouter à cette vérité une donnée de base trop négligée depuis plusieurs décennies à l’égard de la jeunesse.

Les jeunes d’aujourd’hui ont besoin comme ceux d’hier de se nourrir d’une spiritualité

Une spiritualité qui a trop souvent été considérée comme superflue ou réservée à des milieux sociaux accédant à un certain niveau de vie.

Il est temps de reprendre conscience, que la religion comme son sens étymologique le rappelle, relie l’être humain à la conscience de son destin.

Si c’est le vide qui s’ouvre à la conscience des jeunes, les forces du mal s’acharnent à le combler.

C’est donc aux forces spirituelles génératrices d’une aspiration des esprits et des cœurs vers le beau et vers le bien, qu’il faut faire appel pour entraîner les jeunes vers ce qui les élève, au lieu de les laisser dévaler sur les pentes qui les mènent à la haine et à la violence. Haine et violence qui représentent les faces réelles de la laideur.

Or, on l’a trop oublié : c’est la religion qui, au-delà de la simple éducation donnée par parents et enseignants, a la capacité de nourrir les esprits et d’entraîner les cœurs à se tourner vers le bien et vers le beau, en se détournant du mal et du laid.

Les religions catholique, protestante, juive ont façonné l’âme des peuples de notre Europe sous le nom de civilisation.

La laïcité n’a pas pour objet la négation de la religion. Elle a, au contraire, le sens d’un respect du choix, par chacun de sa religion, ce qui impose aux pouvoirs publics de respecter la liberté de ce choix, c’est pourquoi les musulmans peuvent vivre heureux chez nous, comme les chrétiens doivent continuer à vivre heureux dans les parties du monde, où la spiritualité est majoritairement d’origine musulmane.

Il est temps que les élus de notre République, sachant que l’être humain a horreur du vide moralement autant que physiquement, comprennent que cet humain ne peut vivre qu’en se donnant corps et âme.

Si j’ai pensé, il y a deux ans, comme Jacques Noyer, à écrire un livre au titre de : « A nous deux, la vie ! », lui ancien évêque, moi ancien député, c’est tellement l’un et l’autre, nous avons partagé la même idée force. L’idée que la République devait prendre conscience que les forces de l’esprit sont aussi nécessaires que les forces du corps pour propager la vie.

Les matches de la vie ne peuvent être gagnés que si les humains, demain comme hier, parviennent à donner tout leur sens à une expression qui résume tout.

Une expression faite de cinq mots qui, unis, conditionnent le succès dans les combats de l’existence. Cinq mots qui ne peuvent pas être dissociés : Se donner corps et âme !

Léonce Deprez


2 Commentaires

  1. Francis Dec.

    comme cela fait du bien de lire une rubrique comme celle la beaucoup le pense tres peu l ecri ve
    merci

  2. Aubert Jean-Baptiste

    En lisant ce texte plein de bon sens on sort de la désespérance d’espérer pour espérer à nouveau. Merci M. Le Député.

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