La société européenne en marche

C’est un de mes petits-fils qui m’a entraîné récemment à Bruxelles au Parlement Européen. Il s’appelle Jean Gabriel Audebert-Lasrochas. Il s’y retrouve chez lui, comme moi-même jadis au conseil régional Nord-Pas-de-Calais ou à l’Assemblée nationale.

Pour me faire connaitre le nouveau Président du Parlement européen, il frappe tout simplement à la porte de son bureau et lui suggère de venir me dire bonjour dans le couloir. C’est ce qu’a fait avec une bonhomie sympathique et dans un esprit presque familial, l’italien Antonio Tanjani. Jean Gabriel, collaborateur de deux députés européens, Marielle Gallo puis Dominique Riquet, pendant près de quatre années ici à Bruxelles, envisage de vivre un nouveau challenge professionnel à Londres et là dans le cadre d’une entreprise internationale privée. Le président du Parlement européen pour lui, c’est le leader qu’il voulait me faire découvrir avant son départ pour la Grande Bretagne.

J’évoque avec le successeur de l’Allemand Martin Schulz, sept minutes de vérité pour faire comprendre le changement d’échelle de notre vie. Notre vie en effet aujourd’hui, trouve son ascension au niveau européen. Et mon petit-fils en est un exemple. J’en éprouvais un sentiment de joie avec cette perspective de vie heureuse et pouvant s’épanouir pour les générations nouvelles qu’il incarne, à un échelon plus élevé.

Il ne faut surtout pas en déduire que les autres échelons de notre vie disparaissent. En vérité, d’une époque à l’autre, il s’agit d’élever le niveau de nos existences. C’est une chance plus grande offerte aux jeunes que de pouvoir vivre à l’échelle européenne, avec une dimension plus large comme cadre de leurs années de formation et au-delà de leurs réussites professionnelles.

Ne pensons surtout pas que cette facilité nouvelle d’ascension soit banale. Elle est tout simplement le fruit déjà très mûr de la progression de l’arbre de notre vie européenne. Les adultes d’aujourd’hui et d’abord les cadres qui les entourent ou les entraînent, doivent en retenir, jour après jour, une réflexion de base. La chance offerte aux générations nouvelles entraîne un devoir. Celui de les préparer à affronter, dans leurs existences, un monde plus large et donc des obstacles plus durs et qui demanderont plus de qualités demain qu’hier.

Le président italien devenu président européen assume ses fonctions dans la prise de conscience en lui-même d’une compétition plus ouverte, tant dans la vie professionnelle que dans la vie publique. Bien sûr a-t-il la chance d’aborder le futur dans la quasi-certitude d’un monde vivant en paix, et ne connaissant plus comme les générations précédentes, l’angoisse et l’horreur des conflits armés opposant les peuples des nations du passé.

Si j’exprime ces réflexions en ces semaines printanières de mars 2017, c’est pour faire comprendre que c’est un véritable printemps qui s’ouvre aux humains d’aujourd’hui. Mais un printemps qui ne durera que dans la mesure où les citoyens sauront mériter de vivre dans une démocratie qui doit avoir comme ambition d’offrir de plus en plus l’image d’un véritable nouveau modèle de société. Ce modèle de société aura un nom, il doit mériter de s’appeler dans l’histoire la « société européenne ».

Léonce Deprez


Un commentaire

  1. Guerin Mahieuw

    je crains que ce soit une société européenne islamique !…. TH.

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