Une voix qui nous fait regarder vers le haut

Jean-Marc Chevauché, journaliste talentueux, a compris depuis son long séjour professionnel en notre Côte d’Opale, la fonction animatrice de la Presse régionale. Il nous avait ainsi convié récemment à renouveler notre attachement à l’abbaye de Saint Riquier.

Rédacteur en chef adjoint du Courrier Picard, il nous a proposé de revivre les pages de culture que son territoire exprime à travers les murs de ce village célèbre.

Terre de cathédrales, terre gothique, la Somme nous rappelle que le monde carolingien a dominé l’Europe à partir du patrimoine picard.

Riquier avait été converti par des moines venus d’Irlande. Le roi Dagobert et Charlemagne nous ont légué ce haut lieu de la foi chrétienne.

L’abbaye de St Riquier est née en l’an 625, mais s’est développée sous Charlemagne en l’an 800.

Découvrant l’abbaye, Charlemagne confia celle-ci à Angilbert, son gendre, dont le fils a composé le premier texte de ce qui devint le… français. Ce qu’on appelle l’écriture caroline a fait apparaître les premières transcriptions musicales.

Ce n’est qu’en 1972, après plusieurs incendies, que le conseil général de la Somme en fit un musée départemental. Et celui-ci en fit un centre culturel de rencontres vouées aux écritures à l’ère du numérique.

La Picardie a voulu faire de cette abbaye, le cadre d’un festival annuel de musique classique.

Cette Picardie est riche de notre histoire

Merci Jean-Marc… de nous l’avoir rappelé.

Le monde carolingien est né en Picardie. Il a enfanté la langue française.

Les Picards, dont le territoire a été labouré au fil des dernières guerres, offrent à St Riquier, un chapitre religieux de notre histoire.

C’est à partir d’un tel patrimoine, qu’il est possible d’assurer le développement de notre activité touristique de nos « Hauts de France » d’aujourd’hui. Il est très émouvant de revivre en 2016, comme nous l’avons fait ces jours derniers, les chapitres de notre histoire de France, à partir des pierres de nos églises et de nos abbayes.

Les élus de notre siècle, en quelques heures vécues à St Riquier, doivent se rappeler que les générations ne laissent de traces qu’à travers leurs efforts de création. En témoigne à travers la France, les clochers des églises de nos villages et les beffrois de nos villes.

Quand je traversais, en me rendant à mon collège, la vaste place du beffroi de Béthune, j’aimais écouter le son des cloches de son carillon. Le son de ces cloches n’a pas cessé de raisonner en moi durant les centaines de journées de ma jeunesse. Et il est bon que les cloches des églises de nos villages continuent de stimuler au fil des ans, le rythme des vies de nos concitoyens. Quand j’avais quelques minutes de liberté, au fil de mes heures de travail, au 1er étage de l’hôtel de ville du Touquet, les cloches du beffroi me rappelaient celles entendues durant mon enfance. Fort heureusement, les villages sont restés fidèles au rythme de vie que l’angélus évoquait à partir du clocher des églises.

Il est temps de redonner aux jeunes générations, le sens de l’existence qu’évoquent depuis des siècles, les cloches des églises de nos villages. De St Riquier à Béthune, de Béthune à Etaples et au Touquet, les clochers de nos églises demeurent des points de repère dans le charivari de nos existences.

Jean-Marc Chevauché joue bien son rôle de chantre de nos vies, en rappelant à ses amis qu’au-delà des grands titres de nos journaux, il y a une voix qui, du nord au sud et d’est en ouest de notre pays, sensibilise toutes nos existences.

Une voix qui vient du ciel et dont le chant stimule chaque jour nos envies de vivre, dans un esprit commun qui nous fait regarder vers le haut.

Léonce Deprez


3 Commentaires

  1. Porquet

    Très sensible à ce que vous venez d écrire
    Abbevilloise, toujours abonnée eu journal d’Abbeville
    Abbeville berceau de la préhistoire
    Et suis heureuse que dans vos mots vous nous rappeliez que le Picards est l ancêtre du vieux français
    Mon grand à été président delà société d’émulation d Abbeville et j adore quand on parle dema region
    Merci Léonce,vous l avez très bien fait
    Bien à vous

  2. Sehr gut

  3. maillard

    Merci,Léonce ,j’ai beaucoup apprécié !

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